Ce matin à 9h mon S4 m'informe qu'il est temps d'émerger de mon sommeil de parpaing.
J'explique gentiment depuis mon lit, à ma chère et tendre progéniture, qu'il serait de bon ton de se lever, de prendre une douche, de se vêtir, d'enfiler leurs chaussettes et chaussures, de faire leur lit et de petit déjeuner s'ils ont faim, et que pour ce faire, ils ont une heure.
Je t'avoue que piloter des enfants quand tu es debout ce n'est déjà pas particulièrement aisé, mais quand tu restes couchée parce que
1 tu es en vacances - bah si, quand même
2 tu as la maladie de la faiblesse aigüe
3 tu as la motivation d'un pneu crevé
ça commence à devenir un petit peu compliqué, vu que les gredins en profitent grandement.
Tu te dis que ce n'est pas bien grave, que dans une heure ils vont te dégager le plancher et que tu seras bien tranquille.
Une heure c'est long.
Très long.
Quand tu dois répéter un nombre de fois approchant le million les mêmes consignes - lave toi, habille toi, arrête d'embêter ton frère, pas de grossièretés dans cette maison, mets ton gilet - bizarrement, ça n'a pas tendance à caresser ta fibre maternelle dans le sens du poil, ni à remonter ta jauge de vie.
On ne s'étonnera donc guère qu'à 9h29 j'avais déjà une folle envie de les balancer en chaussettes, sans gilet sous la parka, mais avec leur sac d'affaires, direct en bas de l'immeuble, pour qu'ils y attendent en se battant comme des chiffonniers et en attrapant une double pneumonie si ça leur pète, que leur géniteur vienne procéder à leur extraction.
J'étais trop faible pour ce faire.
C'est bien dommage.
Ca aurait été fort amusant.
Si si.
Ils sont partis avec trois minutes de retard, et c'était limite les trois minutes les plus longues de toute ma vie. Non je n'exagère pas. Bon si un peu.
Et après leur départ, je suis allée fermer la porte de l'appartement à clé, et je suis allée me recoucher:
