Du coin de l'oeil je l'observe.
Il est arrivé habillé d'un costume noir, et de gants en cuir noir. Cheveux gris argenté, coupe militaire, une bonne cinquantaine d'année.
Il a enlevé sa veste, montrant ainsi un polo noir à manches courtes.
Il a ôté ses gants qu'il a posé sur le siège devant lui.
Il a ensuite entrepris de plier sa veste méthodiquement, avant de la déposer dans le garde-bagage.
Il s'est assis, sa tâche accomplie.
Il a remis ses gants.
Il a fixé le vide droit devant lui.
Je n'ai pas attendu de savoir s'il allait zigouillé la moitié du wagon, je descendais à l'arrêt suivant, je n'ai pas demandé mon reste.
Des gants au mois de mai, obligé, c'est au moins un tueur à gages.
Obligé.
