05 mai 2005

précision

Nous sommes le 5 mai 2005. Et ouais. Non mais réalisez un peu que diantre!
LE 05.05.05 !
Ben ui ça m'amuse.
Trop con, je n'étais pas réveillée à 05.55 ce matin, ça aurait fait un post encore plus intéressant.


EH DITES! Aujourd'hui ma Lutine a 5,5 ans! Elle est balèze d'avoir 5,5 ans le 05.05.05! Ouais ok j'arrête. Ceci dit elle est née à 15.45.

04 mai 2005

cérémonie funèbre




Merci Din pour ces superbes condoléances (pas du tout rigolotes, non non, il s'agit de condoléances tout de même, faut même pas sourire). Mes tongs fétiches sont en effet décédées, vendredi de la semaine dernière. Alors que je me rendais chez Alix, les 15 mètres à parcourir leur ont paru trop longs, elles étaient en bout de course, elles n'en pouvaient plus, et l'une d'elle a lâché l'affaire. Pendant une journée j'ai continué à les porter, par respect pour leur dépouille encore chaude. Il a enfin fallu se rendre à l'évidence, il fallait faire disparaître les corps. Surtout que j'avais racheté deux nouvelles paires. Hum.
C'est le coeur gorgé de chagrin que je les ai portées, toutes deux réunies en une étreinte morbide, vers la poubelle de la cuisine. J'ai chanté pour accompagner le cortège. Je ne me souvenais plus de la marche funèbre, alors une petite marche nuptiale, chantée avec un ton mélodramatique à souhait, et déjà, la poubelle était là. Alors que je m'apprêtais à les déposer en leur dernière demeure, la vision d'une couche puante du Gnomazizi m'a arrêtée. Je ne pouvais pas décemment les laiser là, dans cette odeur toxique. Non. Pas mes tongs adorées. Je les ai posées délicatement sur le couvercle de la poubelle. Je savais que plus tard, mon Chéri les emporterait, en descendant les poubelles. Et je suis partie, je m'en suis retournée sans un mot.

Et j'ai enfilée mes nouvelles tongs roses, toutes neuves.
Je n'ai pas de coeur.



Et une nouvelle note sur LARIRETTE, parce que vous le valez bien.

03 mai 2005

participation



Sur une idée et une réalisation de mon chéri, une nouvelle particpation au chat-lenge de Mushroom Hunting. Si vous ne connaissez pas encore le chat-lenge, allez-y voir d'un coup de mulot.

02 mai 2005

cause dans le micro

Quatre mecs dans le bus, peut-être 18 ans, mais sans doute moins. Le total look je me la pète je suis une racaille, alors qu'en fait non ce sont juste de fascinants exemples de la connerie masculine de cet âge, quand la testostérone menace de faire péter le dernier neurone survivor.

Extrait:
L'autre bouffon, tu sais ce qu'il parle aux meufs? Des étoiles et des chiens! J'ai failli l'exploser!

Et c'est tout ce dont je me rapelle, donc pour être une blogueuse parfaite, il me faut un magnétophone de poche, puissant, et discret. Parce que pour retenir un dialogue avec une syntaxe pareille, il faut une mémoire qui fait le quadruple de la mienne. Au minimum.

Bon ok je traduis pour ceux qui relisent la phrase rescapée depuis 10 minutes et qui pigent que pouic: le jeune homme évoque son sujet de prédilection, vu qu'il a bavé dessus pendant les 15 minutes de trajet que nous avons du supporter en sa bruyante présence, à savoir les filles. Il retranscrit ici sommairement et de façon éliptique, le cas d'un ami à lui qui, quand il s'adresse à une jeune fille, lui parle de sujets tels que les étoiles et les chiens. Il estime que ces thèmes sont indignes de la part d'un homme, un vrai, un qui porte son fut dans lequel il peut se loger lui ainsi que tous ses potes, au niveau des genoux, et une casquette subtilement orientée vers l'arrière de manière à protéger 5,2 cm² de nuque des coups de soleil. Il exprime enfin l'envie qui l'a saisi de faire comprendre violemment à cet ami à quel point son attitude est déplacée.

C'est juste moi qui vieillit ou bien?

01 mai 2005

something weird in my bathroom

Ce soir je suis feignasse, vous ne pouvez pas imaginer. J'ai du rangement à faire, genre j'en ai maxi pour 15 minutes, mais ça fait plus de deux heures que je suis dessus, car le mode SlowOnly est activé: chaque action de 30 secondes est suivie d'une longue phase de glandouillage improductif. Bref.
Lors de l'une de ces actions, hop je vais dans ma salle de bain.
Là j'entends un bruit bizarre.

Comme le chant d'un petit oiseau.
Mais les petis moineaux qui des fois logent dans une cavité du mur à côté du vasistas, celui qui est irrémédiablement coincé en position ouverte, ne chantent pas la nuit. La nuit ils dorment. Enfin je crois, je ne suis pas une spécialiste en petits zoziaux.
Je cherche à me rapprocher de l'origine du gazouillis, quasi ininterrompu. Je pense à une canalisation peut-être? Ben oui, nous quand on a faim, on a le ventre qui gargouille, alors peut être les canalisations des fois... non?
Non.
Ca vient visiblement du bord de la baignoire, là où il y a tout un attroupement de produits cosmétiques divers.
Comme je suis froussarde, j'appelle mon chéri à la rescousse, en plus ça lui donne l'impression d'être un mec héroïque et courageux, c'est tout bénef.
Il arrive, il écoute, il trouve.
Il est fort hein. Oui c'est mon chéri, c'est pour ça (non mais il lit le blog aussi, alors hop, triple effet bonux).
Il trouve


...



ma bombe de gel à raser la gambette.
Ma bombe de gel à raser aux extraits de soie qui chante un concerto pour Moineaux en cuicui mineur dites donc!

Non mais c'est possible ça? Il paraitrait selon le chéri qui est super balèze en physique (oui bon j'arrête) que ce serait l'air qui essaierait de sortir, et que cuicuicuicui donc. Vu que ma Lutine a joué avec la bombe tout à l'heure, c'est possible. J'en sais rien. Elle a juste peut être une envie subite d'exprimer un talent jusque là ignoré, et quel endroit est plus approprié pour s'entraîner vocalement qu'une salle de bain, mmmhhhhhh?


Toujours est-il qu'à l'heure actuelle, elle chante toujours. Ma vie est trépidante, je retourne glandouiller.

futée la gonzesse

Prévoir à l'avance le cadal qu'on veut se faire offrir pour son anniversaire, ça demande une réflexion poussée.
Cette année, ce dont j'ai réellement envie, c'est d'une tablette graphique.
Pour que mon fazeur que j'ai il trouve lui aussi que m'offrir une tablette graphique est la meilleure idée de l'année, voire même un geste nécessaire pour ma survie artistique (hin hin hin), une bonne recette:
mettre en fond d'écran le résultat agrandi de ce dessin hand made sur artpad.com;
attendre que mon père passe à la maison;
attendre qu'il remarque le fond d'écran (ce qu'il ne manque pas de faire, vu que c'est un accro des pécés)
répondre que oui c'est moi qui l'ait fait;
expliquer le système, et lui montrer le tit film;
dire merci oui c'est pas mal, mais (attention astuce qui bute) qu'est-ce que c'est compliqué avec le mulot, ouh là! je pourrais faire vachement mieux si j'avais une tablette graphique hein. Surtout que ma copine elle m'a envoyé Toshop et Painter hein, mais les installer sans tablette graphique, ben c'est un peu comme manger une pizza sans fromage.

Et voilà.
Je préviens que si à mon anniversaire il m'offre un bouquin, ça va barder. Non mais parce que pour les bouquins, je vous ai, vous.




On me dit à l'oreillette que je suis méga lourde et que si ce matraquage dure encore jusqu'au 28, vous allez boycotter le blog et vous aurez grave raison. Oops.

30 avril 2005

moral push up

Recette home made pour se rebooster le moral dans les chaussettes après passage dans cabines à double-miroir hargneux, et décès de la paire de tongs fétiche:
nouvelle séance shopping, pas pour les fringues mais pour les ACCESSOIRES, et avec une copine of course;
en portant le nouveau top super joli avec décolleté qui bute les yeux des garçons (au moins si c'est gros, que ça serve à quelque chose hein);
retrouver la même paire de tongs roses, et l'acheter, avec sa copine la paire de tongs noires;
entrer chez Gap pour trouver le sac de ses rêves, ne pas le trouver mais se faire draguer éhontément par le vendeur canon qui a facile 8 ans de moins, alors qu'on se dirige vers la sortie du magasin*;
s'acheter 28 jours en avance son cadal d'anniversaire, un beau sac en velour vieux rose, et trouver avant le sac la broche parfaite qui ira dessus.

Par contre aucune demande d'autographe pendant mon shopping à la Défense, où étaient donc mes 300 lecteurs quotidiens, on se le demande!?! Vous pourriez faire un effort que diable. Hin hin hin.



* le premier qui me dit que c'était un geste commercial, je le ratatine à coups de tongs, et gaffe, elles sont toutes neuves, c'est de la tong de compet' !

29 avril 2005

be strong

Le truc en fait c'est qu'on s'endort un peu chaque jour qui passe. Le reflet dans le miroir s'apprivoise, jour après jour, matin après matin, et puis des fois on ne prend même plus la peine de regarder son reflet, car on sait que les fringues que l'on vient d'enfiler pour la 354ème fois nous vont, point barre. On est à l'aise, on vit, on fait moyennement gaffe. Arrive le moment où l'usure se fait sentir, et là faut renouveller le stock.
Les rayons pour une fois sont fournis en fringues qui vont, un miracle, mais y'a fallu aller dans le seul Hache et Aime de la région qui accepte que certaines filles fassent plus d'un 44.
Plein de futs et de hauts sur le bras, on se dirige vers la cabine d'essayage. On sourit, car on est avec sa copine. On trouve que c'est fou comme la fille qui veille au bon ordre de passage dans les cabines ressemble à Del4yo mais en moins rigolote quand même. La méfiance bien endormie, c'est dans une bulle de douce euphorie de shopping qui va bien, que nous pénétrons dans la cabine.
Vaste, lumineuse, éclairage pas trop agressif, des patères en nombre suffisant.
Des miroirs.
Deux.
Stratégiquement disposés de façon à ce que l'on se voit entièrement.
On se désape. Et là je vais repasser au"je" parce que ce qui suit ne vous concerne pas toutes les filles, loin de là, et sûrement pas vous messieurs.
JE me vois. Je ne me reconnais pas. Loin de la carapace du jean 100 fois mis, du débardeur qui cache un peu la misère, en slip et soutif, OH MON DIEU! mais c'est MOI là? Moi dans ces deux miroirs qui, putains de sadiques, se renvoient à l'infini mon image gigantesque?
Mais d'où sort ce postérieur hippopotamesque? Depuis quand je me trimballe ces bourrelets de cuisses absolument disgracieux? Punaise deux grossesses, le ventre en a quand même vachement pris un coup! Et l'association des trois éléments, cul, bide, cuisses, et ce n'est pas moi que je vois dans ce miroir, c'est une saleté de déesse de la fécondité préhistorique. Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est beau une femme préhistorique, ou je vous balance ma massue à la face, vous allez voir toute la gracilité et la poésie de la déesse callipyge, nom d'un mammouth laineux!
Respire, respire, respire.
Je suis donc ressortie de cette fichue cabine, avec deux pantalons qui me vont, trois hauts très sympas, et la ferme intention de reprendre très sérieusement le régime qui se traine la haut depuis un mois. Parce que fichtre non, la fille dans le miroir, ce n'est pas moi. Faut pas déconner non plus.
Si je vous dis qu'en plus ma fameuse paire de tongs roses, celles qui m'ont rendues célèbres de par les blogs et au delà des océans même, mes tongs chéries, ont finies par mourir, ce soir, tranquillement, vous pouvez imaginer facilement mon état d'esprit.
Non?
Visualisez un volcan en éruption.
Vous y êtes.
Eloignez vous, ça risque de provoquer des dégâts.

28 avril 2005

en fait, ce qui se passe....

Je suis devenue handicapée des doigts de la main, et là ce n'est plus possible de taper avec une paille entre les dents, j'ai fini par toper une terrible crampe du maxilliaire inférieur gauche et je souffre le martyr, je me nourris de soupe en brique knorr même pas bonnes et de milk-shake à la fraise rapportés amoureusement à dos de chameau oops non de chéri, donc stop, désolée y'a pas de nouvelle note, voilà, quoi. Je vous aime énormément mais faut pas charrier ni pousser Lucette dans son vomi de clown (copyright cali).

Ahem, non ça ils ne vont jamais le gober, sauf le tit moustachu près du radiateur, mais c'est parce qu'il somnole grave depuis fin février, et que même moi en bikini sur une plage de rêve ça ne lui a arraché qu'un pâle frémissement de sourcil.

En fait je suis hyper désolée, mais il y a environ comme un cirque qui s'est installé en bas de l'immeuble, alors avec les jongleurs qui m'envoient des bouteilles enflammées dans les fenêtres, l'éléphant qui me réveille avec son barrissement à 15 000 watts dans les esgourdes, la girafe que je suis obligée de chasser constamment car elle essaie de gober les jeunes pousses sur mon balcon, comme si je n'avais pas déjà asez à faire à ce niveau avec mes deux voraces de chats herbivores, grumblllll, et la femme à barbe qui me squatte le paillasson pour que je lui prête la machine infernale d'Alix, ben figurez vous que je ne trouve plus une seule minute à moi pour bloguer. D'ailleurs faut que je vous laisse, le Gnomazizi est accroché à un trapèze, je le sens moyen ce coup là.....

Ouais super crédible.
...
Pfff personne ne va vouloir y croire, juste ils ont appeler la brigade anti-sniff pour faire vérifier mes plantations sur le balcon.


Le vrai du vrai véritable pas en toc du tout, c'est qu'il faut de la glace menthe-choco pour alimenter ce blog, et que là, hop, épuisage de la chose dans tous les Picard de France, je sais j'ai téléphoné, je suis blacklistée chez Picard maintenant, avec le doux surnom de la Psychopathe à la Glace, veri dangerous, raccrochez tout de suite, si c'est pas ballot tout de même. Donc plus de glace, plus de blog, et ouais. Triste constat que voilà. Et les petits malins qui me suggèreront la livraison via glacières UPS depuis les USA, j'accepte, du moment que c'est eux qui financent le truc.

En même temps de là à ce qu'ils réussisent à m'envoyer de la glace menthe choco via amazon.com, y'a une petite marge. Non j'aurais l'air maline avec ma boite aux lettres dégoulinante de glace fondue. Va falloir se creuser un peu plus le ciboulot.

Chers lecteurs et lecteuses du blog, je suis aflfigée de devoir vous apprendre cette boulversifiante nouvelle, mais c'est comme ça, il va falloir se serrer la ceinture un peu, parce que ma très ignorée compteuse de visiteurs, Adelaïde Glopsec, est décédée hier soir d'un avalage raté de petit pois, et conséquence dramatique de cette mort complètement pas prévue, hop, je suis obligée de m'installer à la porte du blog, et de compter moi-même les gens sur mon petit calepin, avec mon crayon à papier mal taillé, car j'ai égaré le taille crayon dans l'affolement. C'est très dur, alors bon, voilà, je passe ma journée à ça en attendant que mon appel de candidature porte ses fruits. Si vous êtes intéressé par ce poste à très faibles rémunérations, mais haut prestige, n'hésitez pas à téléphoner à l'accueil du blog, y'a un répondeur.

Ouais en même temps le petit personnel de blog ça fait vachement pompé sur Cali et Heidi, ensuite elles vont me réclamer des royalties exhorbitantes genre le PIB du Guatemala, trop la mairde.
Va falloir cracher la valda. Hop, un tit coup de TopThé pour la route, et let's go:


Je suis désolée mesdames et messieurs, mais je n'ai rien à raconter. Mon blog a 11 mois aujourd'hui, il fallait bien que ça arrive un jour. Dans un mois, j'ai 31 ans, je serais donc bien ancrée dans la trentaine, et c'est peut-être le début de la fin, qui sait?
Allez si je suis bien réveillée tout à l'heure (oui avec l'âge qui arrive on se couche avec les copines les galinacées) je vous raconterais comment j'ai malignement orienté mon fazeur que j'ai sur le choix de mon cadal d'anniv. Mais va falloir être sage, faire gaffe à ne pas noter toutes les fautes de frappe rapport à ma paille entre les dents, éviter habilement le crottin de zèbre dans les commentaires, me soudoyer en promesse de bacs de glace menthe-choco, et passer en file indienne la porte du blog, dans le calme, que je puisse vous compter fastoche.
Bizoux (oui une fois n'est pas coutume)

26 avril 2005

c'est grave docteur?

Maintenant que chez moi c'est quasiment tout nickel partout, (sauf la salle de bains, mais je ne vais pas tarder à lui régler proprement son compte à coups de sopalin, d'antikal, et de pshiiiit ajax, à celle là, j'ai déjà appellé mon super pote M'sieur Propre, on a rencard demain matin) je peux vous avouer un truc. Je suis maniaque.


Pas la maniaque style tu peux manger par terre sur le sol de ma cuisine, je ne suis pas une folle de l'antibactérien qui fait bien plus que buter les bactéries d'ailleurs, ni même maniaque du genre je défaille au moindre grain de poussière, vu que j'ai allégrement élevé tout un troupeau de sympathiques moutons gris sous mes meubles et derrière mon canapé pendant plusieurs mois, et ce sans aucun complexe.
Non. Je suis une maniaque avec des manies. Pas un truc grave genre les TOCs, juste des manies comme Monica dans Friends (ouais j'ai des supers références culturelles, mais vraiment là, on ne peut pas mieux trouver comme comparaison).
Si vous connaissez, vous vous souvenez sûrement de cet épisode où elle explique ses petites manies à son chéri: il faut mettre la housse de couette dans tel sens, pour que les têtes des fleurs soient orientées vers la tête du lit. Vous ne pouvez pas savoir combien cela me parle.
Pour moi c'est l'évidence même, je ne pourrais pas faire autrement si d'aventure il me pétait l'idée d'acquérir une couette à fleurs, ce qui franchement ne risque pas d'arriver, le trip Laura Ashley, ce n'est pas trop ma tasse de Darjeeling.
Chez moi, il y a plein de petits trucs que j'organise de telle ou telle manière, et cela dure des mois avant que je ne fasse évoluer le chmilblik. Je passe à la version upgradée de la manie que quand les circonstances matérielles ou un grain d'innovation dans mon cerveau de folledingue m'y pousse irrémédiablement.
Exemple: les coussins sur mon canapé sont alignés par dégradé de couleur. Je ne conçois pas qu'on les y dispose autrement. Si mon chéri les range différemment, je repasse derrière pour les mettre bien comme il faut. Et je lui réexpluique pour la 100ème fois démonstration à l'appui, l'ordre à suivre. Et comme à chaque fois il me dit que je suis frappée. Ce n'est pourtant pas compliqué: droits contre l'assise du canapé, pour ménager un maximum de place pour les fessiers qui voudraient s'y assoir, et la fermeture de la housse contre le jeté de canapé, car vraiment sinon ce n'est pas très élégant. Vous voyez bien que je ne suis pas très normale. Comment puis-je me soucier de l'élégance sur mon canapé alors que je sors parfois avec mon jean craqué au niveau des cuisses, mes tongs limite décédés (je veux leur assurer une mort digne et honorable en service vous comprenez, et non les jeter encore chaudes dans le vide-ordures) coiffée avec un clou et pas maquillée.
Les bibliothèques de mon salon, voient s'aligner des livres classés par genre, puis par collection, puis par auteur. Par ordre alaphabétique of course. Ce qui me fait penser que c'est le bronx dans le rayon SF et qu'il faudrait que j'aille y mettre un peu d'ordre. Les dvds, idem, classés en trois catégories: dessins animés, films que la Lutine peut aussi regarder, films que pour les grands. Pour l'instant il n'y a que les cds qui aient échappés à ma maniaquerie, sans doute que je répugne à trier la discothèque de jazz de mon chéri, car le jazz, ça me hérisse direct le poil de bras, désolée pour les adorateurs de Count Basie.
Evidemment je range aussi les produits par type sur les étagères du frigo, après avoir viré les emballages en carton crados des magasins, j'aligne les compotes par parfum, les desserts, les fromages, etc...
Le pire en fait ce sont les chambres de mes gnomes. Là aussi la maniaquerie du rangement règne. Deux règles priment: la première, que ce soit joli à regarder, la seconde, que ce soit facile à ranger tous les jours (ok plusieurs fois par jour). Et la seconde est soumise à la première. Je pars du principe que chaque objet ou jouet à une place attribuée, ce qui facilite le rangement en fin de journée, c'est un truc que j'ai topé quand j'avais ma classe de petite section. Gain de temps énorme. Là je peux encore passer pour à peu près normale, logique, organisée, limite parfaite femme d'intérieur (arf arf arf). Mais c'est quand je parle du rangement des petits jouets du Gnomazizi dans les deux petits paniers de son étagère que je me rends compte que l'on me regarde d'un drôle d'air. Qu'est ce que j'y peux moi si je trie les jouets par couleur? Enfin par catégories de couleurs. Dans ce panier, les rouges, bleus, jaune et verts vifs, et dans celui là, les roses, violets, et couleurs acides. Faut pas s'étonner que personne ne range à ma place après. D'ailleurs je ne veux pas. Je suis du pain béni pour les psys, là, je le sens.
Ou encore quand je range la totalité de la ferme Little People de mon petiot, et que je met tel personnage à tel endroit, telle barrière à tel autre, que j'organise comme ça et pas autrement, et tous les jours pareil. Alors oui ça va plus vite quand c'est un schéma répétitif, mais non ce n'est pas très normal de repasser derrière mon chéri qui a rangé autrement. Je ne peux pas laissé ce bonhomme là conduire le tracteur: il doit distribuer la nourriture dans l'étable crébindiou!
Les tits bonhommes en blanc ne sont pas loin.
Et quand je vois que mon fils de 17 mois sait mettre un truc à la poubelle, qu'il a une folle attirance pour le balai, qu'il essuie le sol avec le moindre bout de sopalin qui lui tombe sous la mimine, je m'inquiète. Je transmet la folie à mon enfant! Toute la journée à mon contact, je le contamine!
C'est seulement quand je regarde ma fille qui n'en a rien à battre de mon organisation de ses étagères, qui repose les trucs à la place qui lui chante, ou à celle que j'affectionne avec un petit sourire l'air de dire bon c'est pour te faire plaisir, que je me dis que tout n'est pas perdu. Et que je vais bien m'amuser quand elle sera ado. J'en frémis d'avance.


Allez un petit dernier pour la route, il va vous plaire: je range tous mes tickets de carte bleue dans des enveloppes marquées au nom du mois. Et ensuite quand j'ai beaucoup de petites enveloppes, et que ca bourre trop le tiroir de mon bureau, je les mets dans des boîtes à chaussures et je les descend à la cave. On sait jamais si le fisc venait me demander des comptes?
Bouhouhouhouhouhouhouh. Je suis dingue.

25 avril 2005

do not disturb



William Bouguereau. Une vocation.


Et punaise je viens de passer DEUX HEURES à chercher une image pour faire un truc style Heidi au lieu de ranger vraiment mon bureau.
Conclusions:
1. La procrastination c'est mal.
2. Heidi tu es la meilleure. Et oui j'ai pris Bouguereau en désespoir de cause, c'est lamentable. Punaise si ça se trouve tu l'as déjà utilisé celui-là, un horrible doute m'étreint. Bouhouhouhouhouhou.

Et pour ceux qui se demandent pourquoi diable je range mon bureau à cette heure ci, la réponse est très simple mes petits cocos en sucre: parce que le reste de la journée j'ai glandouillé dans mon lit ou dans mon canapé à bouquiner. Et ouais.

24 avril 2005

virtual life



Eh eh il est vachement sympa le mannequin virtuel à mon effigie. Parce que si le visage est confondant de réalité (manque juste la paire de binocles roses sur le nez) je doute fort de ressembler réellement à ça sur la plage cet été. Pourtant j'ai rentré les bons chiffres, ma vraie taille et mon vrai poids. Seulement le logiciel ne prends pas en compte:

le ventre un peu distendu après deux grossesses,
les vergetures monumentales sur ma peau ultra fragile, qui risquent pas de se barrer d'ici le petit troisième,
le fait que je suis plutôt d'une teinte très très très légèrement halée (juste au dessus du lavabo en fait).

Et, trop sympa, il m'a gentiment offert:
un léger remontage de nichons,
un épilation totale sans points rouges après,
le 36 fillette dont j'ai toujours rêvé,
et un effilage des pointes.

Donc en gros c'est moyennement moi là. Je serais aussi glamour en bikini ça se saurait. Bouhouhouhouhouhouhou. Allez j'attends encore un peu avant de me mettre la tête dans le four.

23 avril 2005

mode d'emploi lost in translation

Je veux que dis-je j'EXIGE que l'on me fournisse le mode d'emploi du Gnomazizi. Déjà j'ai du me dépatouiller sans notice explicative avec sa soeur, mais elle était un tantinet plus compréhensible. Là, vraiment, j'ai tout de même beaucoup de mal.
Et comme rien ne vaut une bonne démonstration par l'exemple, et que le blog se doit de temps en temps d'être didactique pour se la péter dans les réunions mondaines, alors, hop, exemple tout frais de cet après-midi.

L'enfant, 17 mois hier, beau comme un camion dans son tee-shirt caméléon orange, se réveille de ses deux heure trente de sieste- non ne bavez mesdames-messieurs les parents qui me lisez avec le doigt qui se crispe soudain sur le mulot, il s'agit là d'un fait exceptionnel, qui arrive maximum deux fois par mois, le reste du temps j'ai droit au mieux à l'heure vingt syndicale; il se réveille donc de fort méchante humeur. Et que ça chouinasse, et que ça veut être porté, et que ça gigote dans les bras, et que ça hurle si on repose le paquet chouineur gigoteur par terre, et que ça prend les calins et les bisous comme une torture physique insoutenable. Nous avons là un merveilleux exemple de relouserie absolue chez le jeune enfant.
Comme je suis une mère un tantinet observatrice, en même temps notez bien que j'ai que ça à fiche de mes journées hein, élever le gnome, vu que je suis payée pour (bon ok j'adore ça), je me dis en mon for intérieur à haute voix... Pause explicative: comme je passe une grosse partie de mon temps avec un bébé de 17 mois qui parle donc swahili, ouzbek et guatemaltais en même temps, comme vous n'êtes pas sans le savoir si vous suivez un minimum, toute oppurtunité langagière est donc bonne à prendre si je ne veux pas me retrouver avec une voix croassante en m'adressant à la première personne adulte de la journée. Fin de la pause explicative.
Je me dis donc (on y vient): bon ben je vais te donner des barquettes, tu dois avoir faim. Ce que tout de suite je traduis pour le gnome: viens maman va te donner des gâteaux.
Là déjà je devrais me méfier, car l'enfant grave addicté à la barquette choco-noisette se devrait à ce moment précis de courir couche à terre vers la cuisine en braillant nano nano nano nano ce qui dans son patois improbable signifie gâteau. Le temps que je le rejoigne il aurait déjà topé le paquet sur l'étagère et essaierait vigoureusement d'exploser le petit étui en alu qui contient 6 doses de sa drogue favorite.
Ben en fait non, il reste à mes jambes en chouinant. Je le porte, je le dépose dans la cuisine, et là, mes amis y'a cafouillage mental, j'innove! Note pour plus tard: ne jamais innover avec un bébé de 17 mois. Surtout un bébé de 17 mois mal réveillé. C'est foncer droit dans le mur, y'a le bug de l'année qui se profile. Le truc qui devrait durer 2 minutes va en prendre 15 facile, l'angoisse.
J'innove, medames et messieurs, je donne trois barquettes au lieu de deux, et comme je sais que l'enfant aime à tenir ses provisions dans ses mains avant de les manger, et que trois c'est trop pour seulement deux mimines, je lui présente les gâteaux dans un bol en plastique (bleu, mais on s'en tamponne le coquillard). Il hurle. Ah merdum. Koikinya encore?
Ah ben vi, il veut les trois barquettes dans les mains. Zéro changement, j'avais préviendu.
Non mais non je ne veux pas moi, il va s'en mettre partout, le chocolat fondu c'est pas hyper esthétique sur le tee-shirt. Que ceux qui veulent me traiter de maniaque ou de tortionnatrice de la liberté du gnome de moins d'un et demi me jette la première bouteille de Vanish OxyGel à la tronche. Non mais. Puis c'est moi l'adulte, c'est moi la mère, c'est moi qui décide, je ne vais pas me laisser marcher dessus par un attila en slip Garfield, même s'il fait à merveille les yeux du Chat Potté dans Shrek2. Puis ce n'est pas du tout mon genre, vous commencez à bien me connaître.
Je dis donc que c'est les barquettes dans le bol, ou niet pas de barquettes. Rien à péter des barquettes dans le bol, il le jette de rage, le malapris. Je lui repropose, il manque de le rebalancer, mais ah ah trop maline j'ai prévu le coup et j'esquive habilement, call me Indiana.
Hurlage. Ingénieuse tentative de diversion par l'équipe parentale réduite de moitié, moi donc, si si, je lui propose un verre d'eau. Youpi. Il boit, deux fois. Je lui rerepropose le bol avec les barquettes. Peine perdue. Là ma légendaire patience se carapate en fin fond de la Patagonie, pour élever des moutons et non écrire des chansons niaisifiantes, et je me remet le popotin calé dans mon fauteuil devant le PC. L'enfant hurle à la mort, mais mais mais sa mère l'abandonne là, elle l'IGNORE, mais est-ce possible? Quel sacrilège ignoble je commet là, envers lui, l'évident Maître du Monde.
[...]
J'ai pitié, il est petit encore mon bébé, il apprend à devenir grand, alors bon. Je le prends sur mes genoux, et je lui montre le bol de barquettes. Il prend les trois. Il est Buté asc Obstiné le fiston. Je lui en reprend deux, il chouine, puis finallement, il commence à la manger. Arrivée à la seconde (avec une tentative pour prendre les deux dernières d'un coup) il gigote pour descendre, il veut aller sur le balcon je pense. Je le laisse faire, il va sur le balcon avec la barquette à la main. Et hop, il.... ouais bingo, il re-hurle!
Gn?
Mais qu'est ce qu'il veut ce gniard?
Là je me laisse avoir comme une bleue, j'ai atteint mon quota de hurlage vous comprenez. Donc oui je lui donne la denrière barquette, et il repart tout content sur le balcon avec ses deux barquettes à la main. Et il reste là à bader mes plantations toutes neuves, et son bac à sable design home-made, et il ne mange pas ses fichues barquettes. Je les vois déjà qui commencent à fondre dans ses petites mains potelées. Je l'enjoins de les manger, rien à taper, il arrive à prendre son petit balai dans une main en plus de la barquette qui s'y trouve déjà.
Je commence à m'énerver sévère, ça bout là-dedans, je vois l'heure d'aller chercher ma fille qui approche, le môme qui n'a pas encore fini son goûter, et puis ma machine qui est finie mais que je n'ai plus le temps d'étendre vu le temps employé à régler une saleté de problème de barquettes, alors que bon sang de bonsoir, d'habitude il les baffre en trente secondes!
Je lui propose de s'assoir sur son camion qu'il adore, je prends la peine de l'installer au soleil, et il sourit, environ 30 secondes avant de rechouiner. Je l'enlève du camion, je me rassois, il me fatiiiiiiiiiiiiigue. Et du coin de l'oeil je le vois qui va se rassoir pépère sur son camion, avec un air béat sur la face. Il me nargue là, il se fout ouvertement de ma goule, mais ce n'est pas possible, j'ai enfanté un monstre de machiavélisme, il est venu au monde pour faire chier sa reum jusqu'à ce que mort s'en suive ou quoi? Mais il est trop chou avec ses petits mollets potelés et ses petits pieds nus, ses mains minus dans lesquelles crébindiou la barquette n° 3 est entrain de fondre! Je la lui reprend, et il ne pleure pas? Mais pourquoi donc pleurait-il tout à l'heure? Pour faire iech, ouais voilà, c'est la seule explication logique. Gn (bis).
Je repose la barquette n°3 (oui c'est aussi ça le parentalisme à domicile, au bout d'un moment on numérote les barquettes, faut s'occuper le cervelet) dans le bol (toujours bleu, toujours sur mon bureau, il n'est pas gonflant le bol, pas comme d'autres qui... oui rester à la maison à s'occuper de son môme entraîne un certain animisme, que voulez vous) et je remarque qu'elle est en deux morceaux, un grand et un petit, vraiment petit, genre le bout de la barquette (et oui cette phrase comporte plus de texte entre parenthèses que de free texte, c'est une phrase blogogiquement modifiée, on admire, merci).
La seconde barquette enfin mangée, il me reste quelque chose comme trois minutes avant de décoller de l'appart avec le Gnome et la valisette Kinder du goûter de la Lutine, et mes clés aussi, sinon merdae gigantae, et je tend le bol avec la barquette décapitée à mon fils. Qui ne prend que le grand bout, car le petit bout on ne voit pas trop à quoi ça ressemble, ce n'est pas clairement identifié comme une barquette, alors autant maman veut m'EMPOISONNER avec un truc louche, argh, fuyons. [Soupir]
Je rassure les ardents défenseurs de la barquette choco-noisette, le tit bout fut aussi mangé, et non pas par moi, bandes d'insidieux, mais bien par le Gnome, je ne cherche plus à comprendre.

Toujours ce foutu mode d'emploi. C'est quand déjà que les Gnomes se mettent à parler le langage des humains?
Je me demande juste parce que j'ai un peu hâte. Un peu.
(ok beaucoup)


Un gros merci à Isadora pour m'avoir supporté moralement pendant cette dure épreuve. Des bizoux.



EH DITES! Oh regardez moi ça:




Si vous ne connaissez pas encore le blog de Din, il est temps de réparer cette erreur monumentale. Il a un mois et quelques jours, et il est aussi beau que sa maman est rigolote.

21 avril 2005

messages (2)



Loin des fées, des fleurs, et des tits hamsters rondouillards, voilà des tee-shirts pour Lutine de 5 ans et demi qui affichent la couleur.

20 avril 2005

la Bouse

Voilà ce que je subis trois fois par jour actuellement. Et pas qu'un peu hein.




Ah ça faisait longtemps que ce blog n'avait pas parlé de couches puantes. Ca devait trop manquer, je le vois à vos sourires béats.


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Un nouveau post chez Agathe, et ouais. Gaffe c'est une vengeance perso j'crois bien.