Le truc en fait c'est qu'on s'endort un peu chaque jour qui passe. Le reflet dans le miroir s'apprivoise, jour après jour, matin après matin, et puis des fois on ne prend même plus la peine de regarder son reflet, car on sait que les fringues que l'on vient d'enfiler pour la 354ème fois nous vont, point barre. On est à l'aise, on vit, on fait moyennement gaffe. Arrive le moment où l'usure se fait sentir, et là faut renouveller le stock.
Les rayons pour une fois sont fournis en fringues qui vont, un miracle, mais y'a fallu aller dans le seul Hache et Aime de la région qui accepte que certaines filles fassent plus d'un 44.
Plein de futs et de hauts sur le bras, on se dirige vers la cabine d'essayage. On sourit, car on est avec sa copine. On trouve que c'est fou comme la fille qui veille au bon ordre de passage dans les cabines ressemble à Del4yo mais en moins rigolote quand même. La méfiance bien endormie, c'est dans une bulle de douce euphorie de shopping qui va bien, que nous pénétrons dans la cabine.
Vaste, lumineuse, éclairage pas trop agressif, des patères en nombre suffisant.
Des miroirs.
Deux.
Stratégiquement disposés de façon à ce que l'on se voit entièrement.
On se désape. Et là je vais repasser au"je" parce que ce qui suit ne vous concerne pas toutes les filles, loin de là, et sûrement pas vous messieurs.
JE me vois. Je ne me reconnais pas. Loin de la carapace du jean 100 fois mis, du débardeur qui cache un peu la misère, en slip et soutif, OH MON DIEU! mais c'est MOI là? Moi dans ces deux miroirs qui, putains de sadiques, se renvoient à l'infini mon image gigantesque?
Mais d'où sort ce postérieur hippopotamesque? Depuis quand je me trimballe ces bourrelets de cuisses absolument disgracieux? Punaise deux grossesses, le ventre en a quand même vachement pris un coup! Et l'association des trois éléments, cul, bide, cuisses, et ce n'est pas moi que je vois dans ce miroir, c'est une saleté de déesse de la fécondité préhistorique. Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est beau une femme préhistorique, ou je vous balance ma massue à la face, vous allez voir toute la gracilité et la poésie de la déesse callipyge, nom d'un mammouth laineux!
Respire, respire, respire.
Je suis donc ressortie de cette fichue cabine, avec deux pantalons qui me vont, trois hauts très sympas, et la ferme intention de reprendre très sérieusement le régime qui se traine la haut depuis un mois. Parce que fichtre non, la fille dans le miroir, ce n'est pas moi. Faut pas déconner non plus.
Si je vous dis qu'en plus ma fameuse paire de tongs roses, celles qui m'ont rendues célèbres de par les blogs et au delà des océans même, mes tongs chéries, ont finies par mourir, ce soir, tranquillement, vous pouvez imaginer facilement mon état d'esprit.
Non?
Visualisez un volcan en éruption.
Vous y êtes.
Eloignez vous, ça risque de provoquer des dégâts.
Les rayons pour une fois sont fournis en fringues qui vont, un miracle, mais y'a fallu aller dans le seul Hache et Aime de la région qui accepte que certaines filles fassent plus d'un 44.
Plein de futs et de hauts sur le bras, on se dirige vers la cabine d'essayage. On sourit, car on est avec sa copine. On trouve que c'est fou comme la fille qui veille au bon ordre de passage dans les cabines ressemble à Del4yo mais en moins rigolote quand même. La méfiance bien endormie, c'est dans une bulle de douce euphorie de shopping qui va bien, que nous pénétrons dans la cabine.
Vaste, lumineuse, éclairage pas trop agressif, des patères en nombre suffisant.
Des miroirs.
Deux.
Stratégiquement disposés de façon à ce que l'on se voit entièrement.
On se désape. Et là je vais repasser au"je" parce que ce qui suit ne vous concerne pas toutes les filles, loin de là, et sûrement pas vous messieurs.
JE me vois. Je ne me reconnais pas. Loin de la carapace du jean 100 fois mis, du débardeur qui cache un peu la misère, en slip et soutif, OH MON DIEU! mais c'est MOI là? Moi dans ces deux miroirs qui, putains de sadiques, se renvoient à l'infini mon image gigantesque?
Mais d'où sort ce postérieur hippopotamesque? Depuis quand je me trimballe ces bourrelets de cuisses absolument disgracieux? Punaise deux grossesses, le ventre en a quand même vachement pris un coup! Et l'association des trois éléments, cul, bide, cuisses, et ce n'est pas moi que je vois dans ce miroir, c'est une saleté de déesse de la fécondité préhistorique. Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est beau une femme préhistorique, ou je vous balance ma massue à la face, vous allez voir toute la gracilité et la poésie de la déesse callipyge, nom d'un mammouth laineux!
Respire, respire, respire.
Je suis donc ressortie de cette fichue cabine, avec deux pantalons qui me vont, trois hauts très sympas, et la ferme intention de reprendre très sérieusement le régime qui se traine la haut depuis un mois. Parce que fichtre non, la fille dans le miroir, ce n'est pas moi. Faut pas déconner non plus.
Si je vous dis qu'en plus ma fameuse paire de tongs roses, celles qui m'ont rendues célèbres de par les blogs et au delà des océans même, mes tongs chéries, ont finies par mourir, ce soir, tranquillement, vous pouvez imaginer facilement mon état d'esprit.
Non?
Visualisez un volcan en éruption.
Vous y êtes.
Eloignez vous, ça risque de provoquer des dégâts.