12 juin 2006

mais ferme ta goule angel!

Bien bien bien.

Il va falloir que j'aprenne à mentir, et à mentir bien comme il faut.

Parce que ce n'est plus possible du tout cette honnêteté débile là, ça me met vraiment dedans, faut voir comme.

J'explique. Pendant que j'en ai encore le courage, tellement que je me sens conne, que limite j'irais bien faire un stage d'amélioration du QI si seulement je savais où trouver un truc pareil (vu que je suis crétine, difficile de se débrouiller hein).

Aujourd'hui, avec mon Chéri on s'est fadé deux heures et demi aller- retour pour aller déposer un dossier de demande de caution + assurance prêt auprès de notre mutuelle. Déjà que se tartir notaire, banquier, toussa, c'est pas la joie totale, loin de là, c'est même plus relou que de regarder le bigdil, facile. Mais alors là, se carapater au fin fond de la cambrousse par 72° sous le cagnard, via des trains-étuves qui te transforment en cocotte minute au bord de l'implosion, surtout quand ils décident que finallement non ils ne passeront pas nanananananananana dans ton cul le train! ben c'était la panacée de l'après-midi pénibeule.
Ensuite rester calme et courtois face à une mini-agente de la mutuelle qui saisit votre dossier à l'allure d'une tortue sous xanax, ce n'est pas évident, surtout que la clim' est un mot inconnu de l'établissement. Je me dis que vu le coup de soleil king size couleur rouge flamboyant qui s'étend sur tout son dos (visible a travers le délicieux top crochet blanc, mouarf) et sa nuque, elle ne doit pas planer au dessus des vertes prairies de l'hilarité et du bonheur extatique, et je reste polie, courtoise, gentille, et compatissante. J'essaie même de lui suggérer que l'on peut changer la taille de l'affichage des polices d'écran, ça évite de se ruiner les mirettes dessus, mais je me tais vite, c'est elle la pro, moi la pauvre petite demanderesse de caution+assurance. Ok.

Arrive le questionnaire médical. Elle ferme la porte de son bocal, pour plus de confidentialité uhuhuhu, et commence le sauna. C'est là que mes neurones ont du fondre. Quand elle me demande mon poids, je ne lui mens pas. Je lui dis: 105. Ce qui est un très léger mensonge vu que je me suis lâchée sur les brioches et autres saloperies grossisantes ces dernieres semaines et que j'ai repris trois putains de kilos, sa mère en bermuda devant Fauchon! Limite j'ai préservé une dignité que seule moi connait. Je sais que mon poids risque de poser problème, car je suis ce qu'on apelle en "obésité légère" ou encore "obésité grade 1" et ça les assureurs ils aiment moyen.
Et bingo, elle saisit toutes mes réponses sur le serveur de l'assureur, et bingo, au lieu de me donner son accord immédiat, le truc me dit non non non trois semaines d'étude de votre dossier madame.
Mais euh?
Punaise, je n'ai rien rien rien du tout, pas de traitements, pas d'opérations, pas d'hospitalisation sauf une quand j'avais 4 ans pour le strabisme, en 1978 bordel, pourquoi je lui ai dit ca aussi tiens??? pas d'arrêt de travail de plus de trente jours, pas de chimio, pas de ticket modérateur 100%, rien rien rien, tests VIH et compagnie faits et négatifs bourdeldimierda. Juste je pèse 105 kilos pour 1m77, oh mon dieu je vais mourir de la grosseur du cul!
Par contre Chéri, 1m75 et 55 kilos (mon cul, il en pèse 52 max!) qui est donc dénutri pour la médecine (qui ne sait pas qu'il bouffe deux saladiers de pâtes à la graisse d'oie par jour hein) et qui n'a jamais fait un test VIH de sa vie, lui, le logiciel sa mère la counasse de putasse, elle lui dit OUI TOUT DE SUITE MON CHERI. Le logiciel il est naze ou quoi, autant il est au dernier stade du sida du cerveau hein, et tu l'assures sur la vie mon ptit pote, non mais comme logiciel, tu touches pas un byte, que dalle, que pouic, nada, tu tripotes les mouches c'est tout!

Je suis furieuse. Si j'avais dit à Miz Red June 2006 que je pesais 92 kilos, non seulement elle n'y aurait vu que du feu, du haut de son mètre 40 de tite boulotte, elle doit peser 65 kilos max, pour elle 92 kilos c'est ENOOOOOOORME, mon dieu Bertha, j'ai eu une cliente aujourd'hui, elle pesait 92 kilos, tu aurais du voir ses pare-chocs et son cul, ouhlà! alors bon elle aurait pas tilté, et moi j'aurais eu mon accord immédiat, au lieu de me stresser comme une GROSSE tanche pendant encore trois semaines (et de ralentir l'obtention de mon prêt d'autant).

J'en ai maaaaaaaaaaarre, je m'en vais de ce pas extraire l'honnêteté de l'intérieur de moi, et activer le module "tourne 7 fois ta langue dans ta grande goule avant de l'ouvrir pour sortir une bourde plus grosse que toi".

Si je ne reviens pas, c'est que j'ai bugué.

09 juin 2006

à oilpé sur la pelouse, it works!

Non mé je vous jure mesdames et messieurs, que le bronzing intensif sur pelouse à 4 brins d'herbes en bas de l'immeuble sous le regard effaré des gentilles mamies, ça donne des résultats de folie. Sous le brillant soleil, l'éclatant astre du jour au zénith du chauffage maximum (ça veut rien dire et je vous proute) la graisse fond, la peau brunit, le cheveu se décolore, et au final, vous avez cette étonnante transformation, la preuve ici en image, sans aucun trucage évidemment bien sûr, c'est un bloug honnête ici, non mais ho!




Epoustouflant, non?


Bon après, il est évident que certaines jalouses sous prétexte que leur pwals capillaires ne sont pas de la blondeur ad hoc souhaitée, sont prêtes à faire des remarques acerbes, mais hola bambina, j'ai toujours la réponse prête à tout, eheh:

drenka dit :
hum
drenka dit :
tu risques de perdre ton maillot
coincoin ravi ravi ravi dit :
spa grave
coincoin ravi ravi ravi dit :
je suis blonde de la fouf en dessous
coincoin ravi ravi ravi dit :
total louque


Hin hin hin.

Le soleil chauffe aujourd'hui, non?

08 juin 2006

tous à oilpé on ze green

Il fait beau, il fait chaud, et au lieu de briquer mon appart comme ce livre fabuleux m'enjoint à le faire avec rigolitude et professionalisme total (merci Heidi, toi seule me comprend) je fais mumuse avec ça, et c'est la faute de cette fille.

Résultats, je me demande quelle tenue que ce serait la mieux pour aller faire rôtir ma graisse de ventre sur la pelouse en bas de l'immeuble, hum?




Vous en pensez quoi?
Perso j'ai une chtite préférence pour la première tenue, mais cela nécessite une épilation soignée, et trop j'ai la flemitude qui pousse...

Han que c'est difficile, le soleil, on se demande bien pourquoi on l'a tant réclamé...


[edit dans ta face] ahahahaha comment je suis trop entrain de vous pousser à faire mumuse au lieu de bosser, aahahahahahaha bientôt je dirige le monde!

05 juin 2006

musclée

Vous en avez ras la barette libellule de votre stremon de deux ans et demi qui se relève environ 417 342 fois par soirée, portant ainsi son heure de coucher de 20:00 à 22:45.
Vous ne supportez plus ses multiples prétextes bidons: pipi! a boua! a li! alin! izouuuu! pipi! pas dodo! izouuuu! umièh, a peuh! pas femé a poht! pipiiiiiiiiiiiiiii! izouuuuuuu! tata! (oui il a un problème avec le son [k] ) etc et en boucle et crescendo.
Vous pensez au meurtre avec préméditation, au passage par la fenêtre du salon, à l'assomage mit bottin, au chatterton pour ligotage et baillonage, à la vente du PitiGasson sur E-bay.
Ce n'est plus possible.
Vous allez craquer, et votre Chéri est à la limite du sanglot nerveux, vous l'avez vu se jeter frénétiquement sur la vaisselle pour cacher son désaroi.
L'heure est grave.

Heureusement j'ai LA SOLUTION.
Oui.
Comme je vous le dis.

Recette infaillible pour calmage absolu de môme relou:
(sans garantie de sommeil cependant)

Aller voir le Pitigasson.
Lui dire avec une grosse voix sourde, celle de la maman vraiment pas au top de l'hilarité, loin de là: Il y en a vraiment assez que tu te rélèves tout le temps, c'est l'heure de dormir! Si tu ne veux pas dormir c'est que tu n'as pas besoin de ton lit, alors moi je te préviens, si tu te relèves, je prends ton lit!
Sortir dignement sans ricaner.
Attendre (environ une minute trente grand maximum)
Toper le PitiGasson qui se relève.
Lui faire les gigas gros yeux + grosse voix pas contente du tout: bon, tant pis, je prends ton lit.
Dégager les peluches du lit et les mettre en tas dans un coin de la chambre /maniaque inside/
Attraper le lit.
Soulever le lit et le mettre à la verticale.
Le pousser pour lui faire traverser l'embrasure de la porte.
Le reposer quand il arrive dans le salon.
Regarder le PitiGasson qui hurle à la mort en espérant que la DDASS vienne à son secours, se retiendre de rigouler (non mais c'est les nerfs, oh, je ne suis pas une sadique)
Quand PititGasson trépigne d'indignation et de chagrin qu'on lui ait chouré son plumard, dire bien fort: bon Chéri, tu viens prendre le lit de ton fils et le descendre à la cave? Il n'en a plus besoin, il ne veut pas dormir!
Regarder son enfant au bord de la syncope devant un tel outrage innaceptable à son sens de la propriété! C'est SON lit bonsandebonsouère!
Le regarder avec un air compatissant, se mettre à son niveau (=s'agenouiller, Super Nanny en force) et lui dire d'une voix sévère mais gentille (si c'est possible, tout est dans le dosage): tu veux récupérer ton lit? pourtant tu ne t'en sers pas?
Après le uiiiiiiiiiiii sangloté, vérifier que l'enfant est bien sûr de lui: tu veux récupérer ton lit, tu es sûr? tu veux aller te coucher?
Quand il aquiesce une deuxième fois entre deux hurlements, balancer le coup de grâce: alors si tu veux ton lit, tu t'assois (montrer le tapis de la chambre) (l'enfant s'assoit illico presto, en tous cas le mien oui) tu ne bouges pas, et tu t'arrêtes de pleurer tout de suite! (motus et bouche cousue, l'enfant peut être embauché directement pour jouer dans un film muet, il gagnera un oscar, facile).
Remettre le lit dans la chambre, refaire le lit, reposer les peluche, ranger le bronx, permettre (oui oui permetttre) à l'enfant de se recoucher avec sa tototte et son doudou puant (ici le célèbre Bû qui ne vas pas tarder à aller tourner dans la machine à laver).
Lui faire un bisou, sortir de sa chambre la tête haute.
Il est 20:45.


Une heure et demi plus tard, se dire que d'accord il ne se relève plus, mais qu'est-ce qu'il cause!

Se dire que le chatterton quand même......

Allez, zou je postule pour l'Award de Ze Best Mum of the Year, ou je vais me servir une aspirine on the rocks?
J'hésite.



bonus track **bingo I did it** :
Ceci est la 600ème note de ce bloug. Je ne vais pas m'en remettre. Oué vous pouvez applaudir, foule en liesse, et me couvrir de pétales de jeunes roses. Lâchez vous.
On remarquera que je fais attention à ne pas la poster le 06/06/06 à 06:06:06, je ne veux pas que mon bloug se mette à vomir en jet en hurlant des gros mots pas polis. Au secours.

bonus track are you crazy like a fool?:
Merci à ceux qui ont tapé dans la ouicheliste APRES mon anniversaire, c'est là que c'est le meilleur. Bande de fous, je vous bizoute.
Un énorme smouatch spécial transatlantique à Miss Lulu, la plus mieux des Lulu de la planète.

la tong maudite 2

Après avoir enfilé mes magnifiques tongs blanches estivales à 10:45, je me rue en dehors de l'appart afin de ne pas faire attendre Alix, et ensuite, de ne pas rater le train pour Paris, où nous devons rejoindre Din et Drenka. Mon sublime jupon blanc tombe à mes pieds après 8 marches descendues, j'aurai du y voir un signe et rentrer chez moi, me changer pour conjurer le sort. Je n'en ai rien fait, je me suis simplement dit que quand on oublie de remonter le fermeture éclair ce sont des choses qui arrivent forcément, et je me suis réjouie de - 1 porter un jean sous mon jupon et - 2 que cela me soit arrivé dans l'escalier et non sur le quai de la gare. A postériori: ne jamais se réjouir de ce genre de choses car Murphy est un sale con, il attend tout simplement son heure.
L'heure ce sera environ 12:15/12:30. Nous déambulons sur l'avenue de l'Opéra, quatre nénettes en goguette se dirigeant vers le restaurant japonais, le ventre gargouillant à la promesse du lâmen, quatre nénettes qui papotent radieuses sous le soleil estival, on l'a attendu celui là, je peux vous dire qu'on le savoure. Quatre filles chatoyantes qui marchent au vent léger, tranquilles, sereines, heureuses. Mais pour l'une de ces quatres jeunes femmes, le drame se trame dans l'ombre.
Bien sûr c'est sur ma goule que ca va tomber, parce que sinon ce n'est pas drôle. En traversant un passage pour piétons sur l'avenue de l'Opéra, la tong blanche gauche, enfilée moins de deux heures auparavant pour la toute première fois, la tong blanche décide que faire tong comme métier c'est un peu pourrave, et qu'elle, ce qu'elle a toujours aimé par dessus tout, ce sont les claquettes, Broadway c'est son rêve. Il lui aura fallu plus d'une semaine pour se décider, mais maintenant, là, alors que le pied gauche va pour se reposer sur le bitume, innocent et sans aucun soupçon sur ce qui se prépare, elle décide de changer de voie: tong c'est out, vive la claquette. Et la semelle de se séparer en deux sur plus de la moitié de la tong, histoire de claquer allègrement le sol en rythme. Et de manquer de faire trébucher une fille à jupon blanc assorti à ses tongs. Et de lui flanquer son début d'après-midi en l'air en l'entraînant dans un tourbillon de péripéties grotesques.
Sacrebleu, les tongs des fois, c'est vraiment des sales radasses.

-Ah maissssss euh non mais c'est pas possiiiiiiiiiible, non mais attendez là, je les ai mises il y a moins de deux heures et la semelle lâche? Mais euuuuuuuuuh qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça? Et évidemment je n'ai pas pris ma colle néoprène avec moi!

En même temps, hum, se trimballer avec de la néoprène dans son sac ce n'est pas le total louque glamourous style, m'enfin ça aurait été bien utile.

C'est là que Din propose le chewouingomme qu'elle est entrain de mâcher (la folie de la jeunesse, l'impudence, l'insolence, tout ça on lui pardonne) pour recoller la semelle. Je décline sa proposition en rigolant, car là je rigole encore, genre ahahahahahaha, il n' y a qu'à moi que ça arrive, ahahahahahha, j'arrive à marcher quand même, c'est juste un coup à prendre, mais bon c'est un peu chiant, ce serait bien d'aller acheter de la colle. Première erreur.

Direction le Monop', et recherche active du rayon bricolage. On y trouve de la super glue 3 que ça me gave d'en racheter un tube alors que j'en ai un tout neuf à la maison, et il est limite plus cher que la paire de tongs. Il y a également un tube de néoprène de la marque monoprix, je me décide pour celle là, le prix est relativement abordable, et puis la néoprène c'est toujours bien utile. Deuxième erreur.

Commence alors la recherche de la caisse, toujours avec la tong qui se la pète façon fred astaire. Il y a plein d'autres tongs dans ce magasin, si j'étais elle je ferais moins ma maline, car la poubelle n'est pas loin, la tong est un élément aisément remplaçable. Une caisse enfin trouvée, l'attente commence. On papote, on papote, on papote, pinaise mais ça fait trois plombes qu'on papote et ça n'avance pas? Ah bah oué y'a une dame qui est entrain d'acheter l'intégralité du stock du monoprix devant nous, la nouille, y'en a pour trois siècles et demi au moins, on se casse.
Une autre caisse. Je paie de suite, je fais du charme à la caissière pour qu'elle me découpe aux ciseaux l'emballage plastique du tube de colle.

Et vite, en plein milieu du rayon, je déchausse mon pied gauche, j'ouvre le tube de colle, et je recolle hâtivement la partie de la semelle décollée. Comme je le fais chez moi avec mon tube de néoprène de lusque, je réenfile ma tong aussi sec et je vais pour me casser de là et aller me goinfrer de lâmen. Troisième erreur.

Je sais bien que vous vous attendez à ce que je reste le pied collé au sol, et je suis désolée de vous décevoir mais non. Faut pas exagérer non plus. De toutes façons cela ne risquait pas d'arriver, car la colle que je viens d'acheter est largement moins efficace que le chewouinegomme de Din n'aurait pu l'être si je l'avais en premier lieu accepté. C'est simple, cette colle ne colle pas.
Et cette colle déborde: il y a de la colle sur le sol du Monop', aïe aïe aïe, viiiiiiiite filons. Enfin vite, c'est une manière de parler, car la semelle de la tong est en pleine désolidarisation. Saloperie de chiasse coulante.
Nous voilà dehors, de retour sur le bitume, et il faut que je me rendre à l'évidence: la semelle ne tient pas. La colle glisse et la semelle part en biais sous la tong, manquant de me faire tomber à chaque pas. J'ai beau m'arrêter et appuyer de tout mon poids (pourtant j'ai des arguments pour moi de ce côté là hein, groumphhhh) rien n' y fait.

Je vais même me retrouver à marcher pied gauche nu sur le trottoir pendant que je serre tong et semelle entre mes doigts, histoire de les forcer à se rabibocher, bon sang de bonsoir. Il est bien évident que là les trois autres se retiennent de pouffer mais n'en pensent pas moins, et que moi j'ai juste envie de mourir. Je suis la fille la moins glamour du monde. C'est scientifiquement prouvé: je suis entrain de marcher dans l'avenue de l'Opéra, par un beau soleil de début juin, la tong blanche assortie à mon jupon blanc serrée dans ma main, mon pied nu sur le trottoir. C'est lamentable, c'est pitoyable, et mes doigts sont sales de tenir la semelle de la tong, et la colle fait rien qu'à me faire chier exprès, et d'ailleurs c'est limite pas de la colle, c'est de la crotte de nez en tube, voilà ce que c'est. Je suis dé-pri-mée.
Je réenfile la tong et me remet à marcher. La semelle se rebarre de côté, obligé. J'en ai assez de me déhancher comme une danseuse de calypso pour tenter de la remettre en place, j'en ai plus que marre, je tope la tong , je tope la semelle, je l'arrache, poubelle, je remet la tong.


Et me voilà, par ce merveilleux jour d'été, en compagnie de trois coupines formidables, me dirigeant vers mon restaurant favori, sur des tongs de hauteur différente. La différence est minime, il faut le savoir pour le voir, mais moi je le sais, je suis déséquilibrée, j'ai le pied gauche et les mains sales, de la crotte de nez en tube dans mon sac, et même si mon jupon vole au vent léger, je suis la fille la moins glamour du monde, c'est scientifiquement prouvé.
Que le Dieu du Hype me vienne en aide, je suis perdue.








bonus track /maniaque inside/
le bouquin de mon émission fétiche existe! La vie m'aime.

04 juin 2006

la tong maudite

Je vous jure qu'il n' y a qu'à moi qu'arrive ce genre de choses, et que de plus malgré des apparences parfois trompeuses je ne fais absolument pas exprès pour attirer l'attention sur moi ou pour remplir mon blog. Je crois simplement qu'il est écrit quelque part que je suis la femme la moins glamour du monde. A un tel point qu'il m'arrive de me demander pourquoi je fais encore des efforts pour essayer de ressembler à quelque chose de potable au lieu de traîner en vieux tee shirt défraîchi et pantalon de grossesse XXL, ce qui serait agréable au final. Si. Parce que j'ai beau faire du mieux que je peux dès lors que des opportunités de vie sociale s'offrent à moi (oui les sorties d'école ça compte pour du beurre et arrivera bien le matin où j'emmènerais ma fille à l'école en ayant oublié de me vêtir, en plus d'y aller en quasi permanence le cheveu relevé à la va-vite, le teint blafard et le fût tâché) il y a obligatoirement couille dans le potage. Roubignolle dans la soupe. Coucougnette dans le lâmen. Vous vous souvenez tous et toutes encore avec horreur de la Pustule Immondasse qui avait osé disgracier mon fabuleux visage de madonne empâtée alors même que je faisais ma mondaine en compagnie de dessineux trop d'la boulette.
Aujourd'hui, ce ne fût pas pire, mais presque.
Aujourd'hui, amis lecteurs, j'ai été victime de la tongue maudite.
Remontons dans le temps.
Le jour du Bubon Infect, je vaquais dans les boutiques avec Miss Din, shoppeuse folle et de bonne humeur. Avisant à mes pieds jolis (ok à mes pieds pourris) des tongs au bord de la crevaison, je me rendis en son heureuse compagnie jusqu'au Hache et Aime le plus proche (celui qui refile des tickets qui surfent sur la vibe de la hypitude avec des dromadairzz dessus, whaouh ça roxxe de la facturette) et je fis l'aquisition via ma carte bleue (darling je t'aime tou es la plous belle et ton code me fait vibrer, miaoumiam) non pas d'une, ni même de deux, mais bel et bien de trois paires de tongs - et d'une barrette à veuchs trop choupchoup qui me faisait honteusement de l'oeil, ce ne sont rien que des dévergondées dans les rayons, ce magasin c'est le Diable. Trois paires de tongs oui oui, une marron, une rose pêche, une blanche, les connaisseuses voient desquelles je parle.
En pleine rue, à peine mon achat terminé, je me met à la recherche d'une poubelle, et sans aucune pitié pour mes tongs mourantes mais non encore officiellement défuntées, je les jette aux ordures avant d'enfiler la paire marron toute neuve. Din est un peu affligée du fait que je me déchausse et me rechausse en public en plein milieu d'un trottoir parisien à haute fréquentation piétonnière, mais il faut qu'elle apprenne la vie cette petite- non ne me tape pas avec ton ours en peluche, sale môme!
Jusque là tout va bien. Ensuite je passe une après-midi fabuleuse, jusqu'au moment où je me rends compte que l'Ignoble Protubérance Pustuleuse a envahi mon doux visage poupin et béat. Enfin tout ça vous savez déjà.
Les tongs roses et les blanches se trouvent remisées dans un coin de l'appart en attendant un futur usage.
Et ce matin, à 10. 45 pour être précise, m'étant vêtue d'un jupon blanc, je me dis que les tongs blanches pourraient donnner un look estival bienvenu et coquet à ce premier jour de réel beau temps de juin (je rapelle que jusqu'à avant-hier nous étions en novembre par un tour de passe passe météorologique encore inexpliqué par Patrick Drevet).




et là comme je suis trop fatiguette, ben je vais me coucher.
la suite demain, si vous êtes sages.

03 juin 2006

attention QI exceptionnel

Je sais que c'est mal de se moquer. Je sais bien. Mais qu'y puis-je si la nature m'a faite telle que je ne sais que ricaner sournoisement de mes congénères, dès lors qu'ils ont la malchance de faire ou dire des bêtises sous mon nez. Je suis comme ça, limite je n'y peux rien, peut-être même que c'est génétique, allez donc savoir?

Franchement aussi il y en a qui le font vraiment exprès.
Comme ces trois gonzesses, genre 20/25 ans maxi, habillées comme euh, des Bratz? oué des Bratz tiens. Ouais même qu'à la réflexion c'était des clones des Bratz, toutes les trois très grandes, avec plein de tifs, des culs moulés dans le jean ou la mini, un bonheur visuel. En grappe (oui à trois on peut dire une grappe, si je veux d'abord) devant le rayon des pâtes, elles discutent. Si fort qu'on ne peut manquer leur conversation, surtout quand on essaie de passer avec le caddie et qu'elles bloquent le passage avec leurs mouvements hystériques genre on vient de découvrir des platformshoes au rayon des panzani, oh my god.
Et donc les trois gonz' leur but là tout de suite c'était bel et bien d'acheter des pâtes, mais voilà une activité que visiblement elles accomplissaient pour la première fois, car cela demandait moults conciliabules (quoiqu'à si haute voix peut-on encore parler de conciliabule, ou doit on évoquer la conférence de presse?) et fortes interrogations métaphysiques. Notamment sur la taille du paquet à prendre pour réussir à satisfaire les appétits de tous. Là j'ai cru comprendre qu'il y avait des mâles inclus dans la future boustifaille, et que donc fallait assurer de la nouille, attention attention ce n'est plus de la rigolade, y'a de la testostérone dans l'affaire, c'est du sérieux. L'une des trois finit par serrer sur son giron plutôt rembourré un paquet de nouilles fines pionch, comme si, enfin, elle avait trouvé le doudou le plus hype du monde.
Une autre cependant, dans un grand mouvement de chevelure blonde, limite Pamela courant au ralenti sur la plage de Malibu, s'interroge sur ce fait crucial: oui mais est-ce qu'on en aura assez?
Et là, la troisième, dans un éclair de lucidité et une volonté affirmée de partager son savoir ancestral avec les individus de sa tribu, s'exclame: oh mais ouais attends, carrément y'en aura assez, tu sais les pâtes dans l'eau ça gonfle!


Mazette, j'ai failli m'auto-mutiler l'orteil dénudé par la tong avec mon caddie, tellement je me suis retiendue de ne pas ricaner méchamment.
Bon ensuite, bien sûr, j'ai du rejouer toute la scène à Alix, qui avait tout raté, trop occupée à analyser la composition d'un paquet de riz.
Et donc je me suis moquée, c'est mal, flagellez-moi.

01 juin 2006

note au bord de la crise de nerfs

Une fois de plus, le terrible démon Money me titille le cervelet inférieur, le coin reptilien qui me dit qu'il serait temps que je compte mes pépettes, vu que la conjoncture actuelle est à la dépense obligatoire et que si je veux pas me retrouver comme une demeurée avec un découvert abyssal et les huissiers à ma porte (non papa j'exagère, sors ta tête du four, ta fille fait a-tten-tion) pour abus de boulettes vapeurs (mais c'est que c'est cher ces petites merdes caloriques en plus), il est grand temps pour moi de sacrifier à l'autel du grand Capital environ deux heures de ma vie à rentrer des chiffres dans des cases en tuant lentement mes magnifiques yeux kakis (assortis à ma future cuisine, total staïle la meuf) sur des facturettes proches de la décomposition (ceci dit Hache et Aime imprime ses tickets sur un fabuleux papier imprimé petits chameaux -ou dromadaires? je ne sais jamais? ce qui vaut le coup de dépenser 15 euros pour trois paires de tongs, je vous le dis)(si je sais pour les bêtes à bosses, mais là je ne sais pas car je n'ai pas encore ressorti la facturette, je vous dis ça de mémoire, oh).
Après la phrase la plus longue de l'histoire de ce blog, je pense que ca se voit que je meurs d'envie de faire mes comptes, et que non pas du tout, je ne suis pas en pleine conduite d'évitement en tapant comme une furieuse sur le clavier du portable de chéri que maintenant c'est le mien, et que je vais devoir lui coller de la technologie wifi aux fesses si je veux pouvoir le mettre où je veux dans le nouvel appartement, celui qui aura une cuisine kaki et rose, parce que la cuisine actuelle fait pleurer des larmes de sang à mes beaux yeux kaki, comme la future cuisine, donc.
Cette phrase aussi était pas mal longue mais moins que la précédente et surtout j'ai évité habilement l'insertion de parenthèses disgracieuses (parce que tout le monde sait que les parenthèses sont les bubons des notes de bloug, tout comme les !!!!!! sont la preuve de votre immaturité complète et de votre hystérie latente, voire de votre trolisme inconscient, si, je sais ce que je dis, bon sang)(là je me suis retenue de cracher une palanquée de points d'exclamations, car vraiment ce n'est pas crédible de se contredire aussi vite, cela nuit à la crédibilité du propos, propos, qui j'en suis sûre, ne vous échappe aucunement, surtout à toi entrain d'approcher sournoisement ton mulot de la petite croix là haut pour te barrer de mon bloug, mais casse-toi sale toi radasse, de toutes façons tu sens mauvais du neurone et je suis persuadée que tu ne captes rien à la beauté toute happening et new roman (le nouveau roman qui se la pète, pas la police Times, bourdel) de cette note qui n'en finit pas (mais c'est que je ne veux pas faire mes comptes aussi... là je ne me rapelle plus si je dois refermer ou non la parenthèse, et non seulement je m'en tamponne l'anus avec ma patacul géante mais en plus j'ai la giga flemme d'aller vérifier, faut prendre l'ascenceur, et j'ai pas envie: voici donc la première parenthèse virtuelle de la blogsphère, tu la fermes si tu veux, et surtout tu fais gaffe à tes doigts, parce que tu pourrais te pincer fort. [ ] <--- position ou non de la parenthèse virtuelle auto-gérée.
Comme je suis bien consciente que cette note part sévère en coucougnettes à haute teneur en OGM, il va falloir l'achever rapidement (repose cette hache tout de suite, on est dans un blog civilisé, ou dans ce qui fait office de) avant que je perde 41 lecteurs, ceux qui ont oublié de viendre hier histoire que je franchisse, glorieuse et toute de lumière auréolée, la barre des 23 000 mensuels, que j'aurais pu me la péter sévère devant mon traker, voire danser nue dans mon salon la danse des 23 000, quel spectacle on a manqué, pas merci les 41, ah vraiment, vous devez vous sentir le cul merdeux, bande de stupides! Tout ça pour dire que j'espère que je vais réussir à faire mes comptes au lieu d'entamer la 351 ème partie de la journée de Spider Solitaire Drenka'sWay of Fun, ou pire d'aller me coucher avec Biba, et non je n'ai pas acheté Biba pour moi mais bel et bien pour mon Chéri qui a déjà tout lu, parce que vous comprenez bien qu'il faut qu'il entretienne sa part féminie de temps en temps, ce qui bien évidemment ne passe pas par le dépôt de ses chaussettes sales dans le panier à linge mais par la lecture d'un magazine inepte. Et c'est prof de Lettres, non mais je vous jure.

Nous finirons en annonçant des programmes de qualité ce soir sur la 6ème chaîne de notre magnifique télévision française, hautement motivant pour faire ses comptes (non je ne regarderais pas Panique chez le Coiffeur si je n'ai pas fait mes comptes et surtout bouclé (ahahaha bouclé/coiffeur, je suis trop forte) mes comptes) et en vous posant une question surprise, interdit de relire plus haut ni de zyeuter dans la side bar, ni de tricher en regardant sur le voisin, attention: DE QUELLE COULEUR SONT MES YEUX? Celui qui répond 110 C se prend un coup de tong.


Enfin, je suppose que le temps de faire mes comptes, j'ai au moins 50 commentaires pour me récompenser de mon effort surhumain et me consoler de mon endettement, sinon vous êtes les pires lecteurs du monde et vous ne me méritez pas.


edit: interdiction formelle de multi-commenter, sinon ca va chier des bulles grave.
Ah punaise ce que ca fait du bien des fois de diriger FachoLand.

30 mai 2006

tout schusss dans la veuca

C'est sans doute la faute aux 32 ans qui ont un peu du mal à passer, et peut-être aussi la faute au Ketchup Monster qui a tendance à me tournebouler la caboche. Je vais vous raconter ce que j'ai fait dans la cave hier soir.
Il faut savoir qu'Alix et moi avons pour habitude de descendre régulièrement à la cave pour échanger des vêtements pour notre petite tribu, ou encore pour la ranger en maugréant contre ces andouilles de mecs qui y mettent un boxon pas permis, alors que nous, bien sûr, nous sommes la Perfection du Rangement OR GA NI SE. Oui.
Hier soir il était donc convenu que je devais refiler le parc à Xila pour Rollmops le Chonchon, son bibou qui aime à rouler sur le parquet pour se déplacer. Et que nous en profiterions pour trouver de quoi vêtir ses fesses potelées pour le jour où nous reviendrions miraculeusement au mois de mai/juin à la place de cet improbable octobre qui nous flotte sur la goule et nous vente dans les esgourdes.

Alors qu'en retard je franchis la porte menant aux caves de l'immeuble, je suis saisie par le froid glacial de l'endroit. Flûte. Alix est déjà dans sa cave, elle farfouille dans le bazar de cartons à la recherche de fringues pour son pioupiou, mais ce n'est pas gagné, l'essentiel étant rose ou à fleurs. L'inconvénient d'avoir eu deux filles. Bah oué.
Glaglatant tout ce que je peux, j'ouvre ma cave, en sort sans tout exploser le parc pour les bibous qui trouvent malin de rouler dans l'appart, et le dépose devant la cave de la dame, qui semble fort affairée dans ses fouilles vestimentaires.
Bon.
Puisque personne il n'en a rinafout' de moi, va falloir que je fasse mon intéressante, puis à dire vrai je m'enquiquine un peu, on n'en est pas encore arrivées à la partie où je sors mes cartons et où je fais l'argument de vente de chaque fringue dans le but de la lui refourguer, et encore moins à celle où en ayant marre de raconter notre vie à fond de cave on remonte vers la lumière se taper des boulettes vapeur chez le chinois d'à côté (ventre veut manger! ventre a faim!).
Je retourne dans ma cave où j'avise, suspendu au mur par un crochet rouillé datant de la construction de l'immeuble, un sac de sport orange pétard, datant lui de la période où j'étais encore jeune et svelte (temps révolu s'il en est, vu que je suis la baleine de 32 ans la plus grosse DU MONDE)(vos gueules les mouettes).
Dans le sac, mes rollers. Oué mes rollers! Eh les gens dites donc, mes rollers! Ceux que j'avais acheté en vacances à Nice avec mon Chéri pour fêter mon concours réussi, pour me la péter sévère sur la promenade des zanglés. Oh pinaise, ca ne nous rajeunit pas, ça ma bonne dame, oh non non non.
Mes rollers.
[larme d'émotion]
Je parie que je tiens encore trop bien dessus.
Ah même que si ca se trouve le couloir des caves fait une piste de rollers trop bien.
Zoup, décrochage du sac.
Zoup j'ai dit!
Mais euh, c'est quoi ce crochet de mierda?
Bien bien bien, maintenant que le sac a bien voulu se désolidariser du mur, ouvrons-le. Uhhhh, mes rollers. Virage de converses, enfilage de Roller 1. En se tenant à la porte de la cave. Ok. Roller 1 enfilé. Lacets faits, scratch scratché sévère. Sécurité, euhhhh, sécurité, ben euh comment ça fonctionne ce truc déjà bon sang de bonsouère? Sécurité laissée libre de ses mouvements, de toutes manières je ne m'en vais pas déambuler comme une sauvage sur le pavé parisien, je vais juste aller me casser gentiment la goule dans le couloir des caves de l'immeuble.
Attention, enfilage de Roller 2. Je n'ose pas lever le pied de peur de me ramasser la tronche sur un sachet de mort aux rats. Allez, un peu de courage. Hop. Lacets, scratch, sécurité tuféchié, et zoup zoup je passe devant la cave d'Alix.
Ouh ouh Alix, regarde, une géante roulante!
Ouh houh!

C'est que c'est amusant de faire du roller dans le couloir des caves, on pousse des cris d'ofraie, on se retient au mur (suffit juste d'étendre les bras pour toucher les murs des deux côtés, total security), on se souvient que ca fait très mal aux jambes cette affaire, et quand le minuteur éteint la lumière, on hurle à sa coupine de rallumer, avant de se vautrer dans le noir. Oui Monsieur L'Interne Whaouwhaou, tu comprends bien que je me suis pétée le poignet en me rattrapant au mur de la cave en faisant du roller dans le noir et surtout en essayant de retrouver cet abruti de minuteur sa mère la péripatéticienne!

Arrive le moment où après avoir fait une démonstration magistrale des fameux 8 au sol qui musclent les fessiers façon Véronique et Davina, mais en mieux, je n'en puis déjà plus, et je pleure pour enlever ces engins de torture roulants.

Je m'appuie sur la porte de la cave, dénoue les lacets de Roller1, vire le scratch, désenclenche la sécurité vaguement enfoncée, et ahahahahaha en fait elle ne veut pas viendre la saloperie? C'est là que Murphy entre en scène puisqu'en essayant de défaire la sécurité je redécouvre avec bonheur comment elle s'enclenche, et tout à ma joie la serre au maximum. Amis décérébrés, bonjour. Mon pied est entrain de mourir d'asphyxie, il est bleu déjà. Et je ne me souviens évidemment pas comment virer cette merde de sécurité.

Il faut que je m'assois pour étudier au clair cette histoire avant de périr de la gangrène du ripaton, le soir, au fin fond des caves, à l'heure où retentit le Ketchup Monster dans la Sloggi. Une chaise, mon royaume pour une chaise, sinon je vais devoir m'assoir par terre, et la terre me semble bien loin de moi là, vu qu'avec ces engins de malheur le sommet de mon crâne n'est guère loin du plafond (certes bas) de la cave.

Alix, ma sauvatrice, fonce dans ma cave tête baissée, au péril de sa laïfe (il y a en effet pléthore de cartons en dangereux équilibre qui risquent de lui fracasser la permanente) et en ressort après moults contorsions une chaise, blanche, cannée, qu'elle m'avait d'ailleurs prétendument prêtée, mais pour de vrai entreposée (système de rangement dit "des vases communiquants" ou "mon bordel se range en devenant ton bordel").

Posage victorieux de chaise au milieu du couloir. Asseyage prudent de popotin.
Enlevons cette sécurité, allez, bourdel di mierda, ca ne doit pas être si difficile? Enfin, j'y arrive, je libère mon pied, puis l'autre. Je repose mes pieds fourbus sur le doux béton de la cave, qu'il est agréable de retrouver le plancher des vaches.
Mais?
Mais?
Mais?
Qui enfile déjà le Roller 1 à peine remis de ses émotions, hein qui?
Qui faisant fi de son minuscule 38 fillette enfourne son peton cambré de danseuse de salon dans mon 41 de grande bringue?
Mais elle est folle?
Ok pas plus que moi.

Le seul souci, c'est que les pieds qui nagent dans les rollers n'assurent aucunement la stabilité de la personne et voilà Xila qui s'appuie sur les murs pour prendre son élan et qui se laisse ensuite roulée, pliée en deux, le popotin en l'air, tout schusssssssss dans la veuca. Incroyable que nos cris hystériques et nos ricanements de hyènes n'aient pas alerté les charmantes mamies de l'immeuble.

Demain soir, quand mon bide sera moins en vrac, on y retourne, on dira à nos Chéris qu'il faut qu'on range bien les caves, ouh là c'est Beyrouth là-dedans au moins, et je crois bien que je sais où sont rangés les rollers de mon amoureux. Et c'est bien le diable si je ne trouve pas une corde ou un truc du genre, histoire de s'essayer au trot atellé à Vincennes?




bonus track MTM (Muscle Ton Mulot):
Il y a plein de nouveaux trucs trop bieng sur Piyapiyon.
Il y a une tof de Xila à pwal sur son bloug. Si! (il y a une chanson ébouriffante de génialité aussi)

27 mai 2006

touillèrze

2 ans que je vous supporte bande de pénibles, deux ans punaise! 595 posts avec celui-là parce que bien sûr les chiffres n'étant pas mes zaminches, je ne suis pas foutue de faire un chiffre rond pour faire joli sur le gatal d'anniv.

2 ans.
Mazettte.

Et si au mois de juin 2004 je regardais avec une larmichette émue les 50 gens trop gentils venus voir ce que je pouvais bafouiller, aujourd'hui je regarde incrédule les 750 pécos en moyenne qui viennent renverser leur café sur mes commentaires et qui laissent des miettes sur mes notes. Bande de sauvage.


Allez, vous en reprendrez bien une petite tranche?



(un bisou à chacun, merci à vous de prendre le temps de viendre lire ma vie d'aventurière de l'ultime, et même si je râle, la quasi totalité du temps, je vous aime)

25 mai 2006

intermède je vais aller me pendre

Il était une fois une fille qui s'en allait déjeuner avec sa copine dans un restaurant japonais au nom de montagne (non mais vraiment) en compagnie de quelqu'un qu'elle admire achtment, genre euh tiens: oué lui.
Il était une fois une fille qui ensuite rencontre grâce à l'intermédiaire du monsieur qu'elle admire achtement, une fille que vraiment elle l'aime grave: genre euh tiens: oué elle (achetez ses bédés et riez bêtement et aimez la pour la vie aussi, c'est un ORDRE).
La fille est super contente, mais alors, c'est la joie dans son petit coeur, parce qu'en plus Anne Guillard lit son blog et rigole, alors whaouh c'est la consécration. La fille peut être une midinette avec fan attitude intégrée si elle veut d'abord, et elle vous proute.
C'est donc toute guillerette et la banane accrochée à la face que la fille rentre chez elle après un déjeuner et une après midi absolument fa bu leux.
C'est sur un petit nuage qu'elle franchit la porte de l'appartement, qu'elle explique au Chéri que Boulet vraiment trop il est rigolo et pas du tout chiant quand il fait Monsieur Google, et que même elle a rencontré la fille qui dessine Valentine, à savoir quand même la meilleure bédé du monde.
C'est toute contente, ravie, au 7ème ciel, y'a même plus de mots comment je vais faire, que la fille se dirige vers sa salle de bains pour se laver les mains, car son papa lui a toujours bien répété que quand on rentre des transports en commun faut se laver les mains, sinon la chtouille vient à toi et tu meurs dans d'affreuses souffrances (mon père est un grand comique qui s'ignore).
C'est en se regardant machinalement dans le miroir de la salle de bain que la fille aperçoit la Chose.
Le Boutus Immondus.
Enorme.
Blanc.
Au dessus de sa lèvre.
Il n'était pas là ce matin le gros connard!

La fille veut mourir.
La fille demande à Din depuis combien de temps elle avait cette Chose sur son magnifique visage charismatique d'une beauté incroyable, hum?
Depuis le restaurant?
Ok.

La fille veut se pendre.

Adieu, monde cruel.



ps larmoyant à mort: et en plus je vais avoir 32 ans dimanche et ma ouicheliste reste bloquée à 69 et c'est même pas érotique, et 32 ans c'est vieux pourtant et il faudrait que je m'achète du Biactol c'est ça? Je vais mettre la tête dans le four je reviens.

24 mai 2006

télépathie

Il est encore tôt dans la cuisine. Il est neuf heures du matin. J'émerge suffisament, après la douche et le lessivage de veuchs, pour aller me préparer mon petit déjeuner. Je suis encore un peu au radar, j'effectue les gestes habituel, machinalement. Je mets la casserole d'eau à chauffer, je sors mon bol, mon plateau, je rapplique ma balance de ménage sur l'évier, je pose le bol dessus, je prends mon pot de chocolat trop bon, et avant de verser la poudre dans le bol, j'allume la balance.
Rien.
Je réappuie.
Rien.
Je ré-réappuie.
Rien.
Je ré-ré-réappuie
(ouh là vous en avez déjà marre hein)
RIEN!
Mais mais mais, qu'est-ce qui se passe dans ma cuisine? Juliette ma balance n'a-t-elle pas supporté la mort de Roméo le grille pain et a préféré mettre fin à ses jours?
Je ré-ré-ré-réappuie
(tiens 25 lecteurs en moins)
RIEN. Nada. Que pouic. Rinafout' de la laïfe la Juliette.
Là c'est toute ma vie qui défile sous mes yeux à la vitesse X32 du lecteur dvd en pleine course. Je me demande comment je vais survivre sans Juliette, sans ses mesures de professionelle, mes garde-fous pour ne pas ressembler à un hippopotame qui concourt pour Miss Aérophagie 2OO6.
Je vais devoir kidnapper (balance-napper??) la Miss B. d'Alix, en plus elle est extra-plate, et verte, et je suis sûre qu'elle ferait un super couple avec Bluezy le nouveau grille pain.
Mais non, je ne peux pas continuer comme ça, j'avais déjà déclaré la mort clinique de Roméo alors qu'il était encore vivant, je ne peux commettre une nouvelle erreur de diagnostic. Non.

Je ré-examine Juliette. Je mobilise toutes mes forces intellectuelles (quasi nulles à cette heure matinale ok, mais on va faire comme si) pour l'observer sous toutes les coutures. Je me met à l'écoute de Juliette, tous mes sens sont tendus vers elle, pour qu'elle vive, qu'elle continue de m'aimer et de m'aider au quotidien. Je la regarde, je la scrute... Mon dieu mais qu'elle est sale, c'est fou ça, personne ne la nettoie donc jamais dans cette maison?

Mais c'est pour ça qu'elle ne veut plus fonctionner, elle a trop la honte d'être la crasseuse de la cuisine, elle n'ose plus sortir ses petits chiffres à quartz, elle est la risée sur l'étagère et elle le sait, elle souffre de sa condition, en plus Roméo est devenu le zombie de dessous l'évier, ni mort, ni vivant, elle n'en peut plus, c'est la grêve. Juliette est MALHEUREUSE, Juliette veut alller passer un ouiklend dans un SPA de lusque, tout de suite, maintenant, sinon tu peux te brosser Angel pour peser ton Poulain Ligne Gourmande.

Ok. J'attrape l'éponge, la petite brosse à dents, le produit vaiselle, et je la frictionne, je la nettoie, je la brique, jusque dans les moindre recoins, un peeling total avec un petit soin lustrant au final à l'aide d'un Sopalin.

La voilà qui brille à nouveau, jeune et fraîche comme au premier jour. Toute la cuisine lui fait de l'oeil. Délicatement je la repose sur l'évier, je pose le bol, j'appuie doucement sur son bouton. Surtout ne pas l'effaroucher.

Et le miracle s'accomplit. Elle s'allume, tous chiffres dehors, la cuisine rayonne de bonheur et la douce lumière du matin baigne la scène d'un hallo quasi biblique.

Le matin, dans le soleil de ma cuisine, je suis télépathe avec les balances de ménage.
Je suis un être supra-naturel, je ne vois que ça.


23 mai 2006

faire part




Alix et mon auguste personne sommes très fières de vous annoncer la naissance de notre piti bloug commun, qu'il est bien, qu'il est chouette, qu'il est rutilant, et que même vous pouvez y aller y faire un tour (voire 2).
De quoi s'agit-il donc?

Ben euh.
De parler de notre petite tribu, de ce qu'on trafique, de ce qu'on foire, de ce que nos enfants aiment ou détestent, de ce qu'on bricole, de ce qu'on découvre. Sans se la jouer, parce qu'être une maman, c'est trop l'aventure hein. Ce n'est donc pas le moment de faire nos crâneuses ou pire nos Perfect Mums.

Donc voilà.

Ah oui, comme c'est marqué en bas du blog,
PIYAPIYON est un bloug déconseillé aux gens qui n'aiment pas les enfants,
et il est STRICTEMENT interdit aux Perfect Mums de tout pwal.
vous êtes préviendus.

22 mai 2006

really hot

Aujourd'hui, je devais aller dans un endroit un peu classieux, pour faire un gros chèque. Oui j'accède à la propriété, et je vais m'endetter sur 30 ans et non je n'ai pas peur, je suis morte de trouille. Enfin je vous raconterais tout ça en temps et en heure, là je voulais parler d'autre chose.

Il fallait donc que j'aille signer ce gros chèque pour conclure le compromis de vente, et je ne voulais pas y aller avec mon louque de folie, parce que quand même le notaire, c'est un type avec une cravate tout ça, je vais chez lui, je respecte les coutumes du pays hein. Non je ne mets pas de cravate, oh vous êtes bêtes, vous alors. Vous le faites exprès. Non je me suis dit faut que j'évite la jupe sur le jean, tout en gardant cependant l'option "cacher autant que faire se peut mon arrière-train de la taille de la porte d'Aix". Je suis restée intransigeante sur les tongs, faut pas charrier non plus. Il me restait donc l'option tunique longue cache-popotin (enfin cache, mouarf mouarf, pour ça faudrait la toile de tente de Madame Michu au camping des Myosotis Ardents de Pétaouchnok-les-Bains. Au moins).

Oh madre de dios de malheur sour ma goule, je n'ai plou qu'oune seule tounique de propre. Et elle est pliée en boule* dans le placard.

Mon dieu.
Mon dieu.
Mon dieu.


Il va falloir que je sorte

le






fer à repasser.


/sueurs froides/

Vraiment, repasser, c'est un truc que j'adore. Ah ouais c'est l'amour total entre le fer à repasser, l'eau déminéralisée, la planche et moi. On se fait des plans sesque je vous dis que ça. C'est pour cette raison que la planche à repasser est à la cave, que le fer est planqué sous trois tonnes de bouquins et 15 paires de pompes dans le placard de l'entrée, et que mon linge sèche la quasi totalité du temps sur cintre. Hin hin hin.

Là je ne pouvais pas y échapper.
Déroulement de la situation: "angel repasse sa tunique".

Angel récupère le fer à repasser sans se prendre les Lagarde et Michard sur la chetron, bravo Angel!
Angel se demande sur quoi elle va pouvoir repasser, vu qu'elle n'a pas de planche à repasser, à part à la cave, mais la cave c'est loin.
Angel se décide pour le lit de sa fille, en plus il est fait, c'est vraiment un signe.
Angel cherche une prise pour brancher le fer.
Angel trouve une prise mais le lit bloque un peu.
Angel dégage mieux le fil.
Angel est prête.
Angel fais gaffe à ne pas cramer les peluches de sa fille, sinon elle va se faire engueuler, et à juste titre.
Angel, pour vérifier si le fer est chaud, pose sa main dessus.
Angel hurle.
Angel a deux neurones, c'est scientifiquement prouvé.
Angel repasse sa tunique avec environ une envergure de fil de 22,3 cms. Très pratique. Pas long du tout. Pas chiant.
Angel repasse les deux côtés d'un coup, parce que pas possible d'enfiler la tunique sur le lit comme sur une table à repasser.
Angel est satisfaite du résultat. Ca fait moins sorti de la goule de la vache quand même. Un petit effet j'ai dormi dedans vraiment séduisant.
Angel enfile sa tunique. Pas mal.
Angel débranche le fer, repose le fer dans le carton, trouve que ca sent le chaud.
Angel pose le fer par terre et sort de la chambre.
Revient fermer la porte, histoire que les couillons de chat ne se brûlent pas.

Une heure après le Chéri rentre du travail, trouve le fer, le range. Ne pose aucune question.

Angel joue au Spider Solitaire à la Drenka's way of fun.


Le notaire en a rien eu à taper de la tunique. Il a préféré nous raconter des trucs pas passionnants pendant deux heures et nous ponctionner d'un chèque de malade mental après.
Pfff les mecs, tous pareils. La prochaine fois je ferai moins d'efforts. Je viendrai en jogging et pas coiffée. Na.




*si si c'est possible.

21 mai 2006

exclusivité

Cela m'arrive un peu près tous les 7 ans: mon anniversaire coïncide avec la Fête des Mères. Et j'en ai marre. Dimanche prochain c'est mon anniversaire, alors elles dégagent les grognasses pétainistes et leurs folles envies de blender 1O vitesses pour trucider le marmot, d'aspirateur ultra puissant pour zigouiller les chaussettes égarées de monsieur le mari étourdi, et autres bijoux clinquants du manège de chez Carrouf (ou leclerc je ne sais plus et je m'en tamponne sévère l'arrière train). Bon ok, les mamans chouettes qui vont recevoir un truc handmade moche (ou pas) de la part de leur progéniture aimante peuvent rester. Les autres, à dégager.
Le 28 mai j'ai 32 ans et déjà que ça me gonfle, devoir me fader en plus les niaiseries et autres guimauves commerciales, c'est au-delà de mes forces. Le premier qui m'offre un gaufrier, je lui refais le portrait façon mur de Berlin.
C'est clair?