Même si j'ai l'air d'être une sacrée feignasse comme ça, genre je reste chez moi avec mon Gnome et je cours partout avec ma Lutine et puis c'est tout, dans la vie d'avant le Gnome, et dans la vie d'après le Piékipouss3, je suis instit. Hum. Professeur des écoles.
Et oui le projet Piékipouss3 est toujours d'actualité (2007 environ selon les pronostics les plus optimistes) malgré les nombreuses et répétées tentatives d'intimidation de ses deux aînés pour qu'il ne reste qu'un projet. Bref.
Pour être prof des écoles j'ai du subir l'ultime torture, à savoir passer une année à l'IUFM. Sans s'endormir en cours, sans insulter ou blesser un formateur (qui la plupart du temps n'a JAMAIS enseigné à l'école élémentaire, et encore moins en maternelle et qui par conséquent débite des conneries au kilomètre) sans faire bouffer leurs blocs rhodia aux gnognottes de services au Q.I. de moule pas fraiches.
J'ai adoré. Trop de bonheur. Pas du tout stressant.
Il y avait des conférences aussi. Où les intervenantes (jamais d'hommes, JAMAIS! complètement injuste!) ne savaient pas (cocher toutes les options):
utiliser le micro,
parler clairement,
utiliser un vocabulaire connu de tous (termes iufmesques en abondance),
utiliser le rétroprojecteur et les transparents,
et surtout être intéressantes (ou dans le sujet).
La moins pire de toutes (oui ça se dit si je veux, je suis instit, faut suivre) fut la conférene sur La Voix. On y a appris quelques trucs sympas noyés dans la masse. Je ne me souviens même pas m'être endormie. C'est dire. La nana nous avait parlé de colonne d'air, de voix de ventre, d'épargner sa voix, de moduler la voix selon les situations, vraiment pendant 15 minutes c'était correct. Bon le reste n'était que babillages destinés à remplir les 2 heures 45 surnuméraires et justifier ses tarifs honteusement élevés. Mais 15 minutes d'infos réutilisables, à l'IUFM, on ne crachait pas dessus.
Ce long préambule pour vous dire que mon chéri, capétien de Lettres Modernes tout neuf, va dans le même IUFM, mais du côté des profs de collège-lycée. Hier il avait aussi sa petite conférence de 3 heures sur La Voix. Youpi. L'intervenante était absente. Youpi. Ils n'ont pas annulé la conférence. YOUPI! A la place, ils ont demandé à un prof de chant de l'animer au déboté. YOUPI!!!
Ben du coup mon chéri à moi que j'ai, et dont le futur métier est d'apprendre à notre belle jeunesse à apprécier Balzac et Zola, il a passé trois putains de longues heures à chanter Frère Jacques. Même en canon didon. YOUPI!
Quand on sait à quel point il chante horriblement mal (ma fille depuis qu'elle sait parler lui demande de se taire dès qu'il oublie qu'il n'est pas seul et qu'il essaie d'aligner trois sons disharmoniques) on ne peut qu'imaginer l'intensité de son bonheur pendant ces trois longues longues longues heures. A la fin il est reparti avec une belle liasse de feuillets: des schémas de la gorge, et les paroles et musique de Frère Jacques. Super utile. Super réutilisable. Et puis ça va bien l'aider dans sa pratique de classe. Si ses élèves bavardent trop et s'en battent les coucougnettes du mouvement réaliste au 19ème siècle, il pourra toujours leur chanter Frère Jacques maintenant qu'il connait les paroles par coeur (oui trois heures, ça a légèrement tendance à vous entrer de force la rengaine dans le crâne).
Ca leur apprendra à ces petits merdeux.
(han les povs mômes)
Et oui le projet Piékipouss3 est toujours d'actualité (2007 environ selon les pronostics les plus optimistes) malgré les nombreuses et répétées tentatives d'intimidation de ses deux aînés pour qu'il ne reste qu'un projet. Bref.
Pour être prof des écoles j'ai du subir l'ultime torture, à savoir passer une année à l'IUFM. Sans s'endormir en cours, sans insulter ou blesser un formateur (qui la plupart du temps n'a JAMAIS enseigné à l'école élémentaire, et encore moins en maternelle et qui par conséquent débite des conneries au kilomètre) sans faire bouffer leurs blocs rhodia aux gnognottes de services au Q.I. de moule pas fraiches.
J'ai adoré. Trop de bonheur. Pas du tout stressant.
Il y avait des conférences aussi. Où les intervenantes (jamais d'hommes, JAMAIS! complètement injuste!) ne savaient pas (cocher toutes les options):
utiliser le micro,
parler clairement,
utiliser un vocabulaire connu de tous (termes iufmesques en abondance),
utiliser le rétroprojecteur et les transparents,
et surtout être intéressantes (ou dans le sujet).
La moins pire de toutes (oui ça se dit si je veux, je suis instit, faut suivre) fut la conférene sur La Voix. On y a appris quelques trucs sympas noyés dans la masse. Je ne me souviens même pas m'être endormie. C'est dire. La nana nous avait parlé de colonne d'air, de voix de ventre, d'épargner sa voix, de moduler la voix selon les situations, vraiment pendant 15 minutes c'était correct. Bon le reste n'était que babillages destinés à remplir les 2 heures 45 surnuméraires et justifier ses tarifs honteusement élevés. Mais 15 minutes d'infos réutilisables, à l'IUFM, on ne crachait pas dessus.
Ce long préambule pour vous dire que mon chéri, capétien de Lettres Modernes tout neuf, va dans le même IUFM, mais du côté des profs de collège-lycée. Hier il avait aussi sa petite conférence de 3 heures sur La Voix. Youpi. L'intervenante était absente. Youpi. Ils n'ont pas annulé la conférence. YOUPI! A la place, ils ont demandé à un prof de chant de l'animer au déboté. YOUPI!!!
Ben du coup mon chéri à moi que j'ai, et dont le futur métier est d'apprendre à notre belle jeunesse à apprécier Balzac et Zola, il a passé trois putains de longues heures à chanter Frère Jacques. Même en canon didon. YOUPI!
Quand on sait à quel point il chante horriblement mal (ma fille depuis qu'elle sait parler lui demande de se taire dès qu'il oublie qu'il n'est pas seul et qu'il essaie d'aligner trois sons disharmoniques) on ne peut qu'imaginer l'intensité de son bonheur pendant ces trois longues longues longues heures. A la fin il est reparti avec une belle liasse de feuillets: des schémas de la gorge, et les paroles et musique de Frère Jacques. Super utile. Super réutilisable. Et puis ça va bien l'aider dans sa pratique de classe. Si ses élèves bavardent trop et s'en battent les coucougnettes du mouvement réaliste au 19ème siècle, il pourra toujours leur chanter Frère Jacques maintenant qu'il connait les paroles par coeur (oui trois heures, ça a légèrement tendance à vous entrer de force la rengaine dans le crâne).
Ca leur apprendra à ces petits merdeux.
(han les povs mômes)