04 janvier 2008

angel, chirurgien urgentiste de doudou

Le lundi 30 décembre, le chirurgien dormait du sommeil du juste. Réveillé par un vacarme un peu très pénible, il décide de changer de lit, et d'aller se pieuter manu militari dans un plumard bien calme, quitte à en vider son occupant (va prendre ton petit déjeuner!). Bien que le chirurgien soit très fatigué, il n'arrive pas à se rendormir. Bon du coup il joue à la DS, ça occupe.

Tout d'un coup un grand cri retentit!

MON DIEU!

Une urgence!

Voilà qu'on apporte au chirurgien, qui curieusement était totalement à pwal - ??? - un petit singe, très mignon, très usé de la vie et de l'amour à juger de son état général, et qui n'a plus que trois pattes-
HEIN? QUOI?
Trois pattes?

Horreur!

Mais oui c'est bel et bien le célèbre Câlinologue de Haut Niveau, le Sprinteur du Réconfortage, l'immense et fameux Mister , himself, en train de souffrir mille morts avec son bras gisant à quelques centimètres de lui, totalement détaché de son corps! Ultime outrage du temps à un petit corps déjà bien malmené: plus de force dans les bras raplaplas, les mains déchirées par des trous béants, un trou derrière la nuque, des kystes filaire un peu partout. Et maintenant, le pire était arrivé, un bras manquait!

Il y a URGENCE!

Le chirurgien sait qu'il n'y a pas une seule minute à perdre, car le compagnon du petit singe, un certain Mr P. Gasson, est aux abois: il est en état de choc devant l'état plus qu'alarmant de son ami de toujours, il en a les larmes aux yeux, ce sont ses cris de désespoir qui ont fait sortir le chirurgien de son lit.

Le chirurgien saute dans sa culotte, et rapidement, d'une claque bien sentie derrière la nuque, assomme Mr , l'expédiant pour quelques heures dans un coma propice à la dure opération qui l'attend. Enfilant une blouse sale, qui traînait sur un fauteuil, le chirurgien aux 400 coups, cherche fébrilement son matériel, et finit par trouver l'aiguille ad hoc. Reste encore à trouver le fil de la bonne couleur, histoire que le rattachage du bras au corps laisse le moins de marques possible. Mr P. Gasson, connaissant bien son ami, aide au choix crucial.

Enfin, le moment est venu de recoudre, dans le silence le plus complet. A part un certain Mr G. Patate qui n'arrête pas de mettre le dawa et que les forces de l'ordre de la Chéwi Cie appellées en renfort immobilisent aussitôt et envoient voir là-bas si j'y suis (et je n'y étais pas).

L'opération est longue, le chirurgien sait qu'il n'a pas le droit à la moindre erreur, il en va de la vie de son patient, et de sa réputation auprès de Mr P. Gasson, qu'il ne saurait décevoir, au risque de se voir laminer menu menu menu. Les boules un peu. Enfin, au bout d'un temps un petit peu très très long, le bras est de nouveau solidement arrimé au corps inanimé du fameux Médaillé Olympique du Bisou. Le chirurgien essuie la sueur qui perle à son front, et se dit qu'il devrait profiter de l'anesthésie pour effectuer quelques autres opérations qui n'ont que trop attendues.

Mais c'est du lourd dont on parle là, de la chirurgie réparatrice, voilà qui n'est pas facile. Et surtout il va falloir du matos que peut-être on l'a pas. Aha. Il faut joindre vitefébienfé un autre centre hospitalier de pointe, la Clinique Xila, ultra réputée pour la qualité de ses interventions et la disponibilité de ses équipes et matériels. La chance est du côté de Mr : la Clinique Xila possède en effet un greffon de muscles de bras, il suffit juste de venir le récupérer dans leurs locaux, en faisant abstraction du fait que le médecin de garde est encore en pyjama Poopy.
Le chirurgien urgentiste saute dans son jean, enfile ses tongs, et file tel l'éclair récupérer les greffons de muscles de bras, que c'est trop de la chance, et que youhou.

Enfin, de retour, il commence l'opération la plus complexe de toute sa carrière, vu que quand même ce n'est pas un chirurgien très doué. Il pratique l'ablation des kystes filaires qui parsèment le corps du petit singe, le rendant parfois disgracieux, et recoud le trou derrière sa nuque, avant qu'il ne soit fatal.
Ensuite, prenant son courage à deux mains, il positionne les greffons à l'intérieur des bras raplaplas, et des mains toutes plates. Armé de son aiguille et du fil couleur patte sale qui va bien, il referme les mains, essayant de rendre les cicatrices les moins disgracieuses possibles. C'est un peu un échec de ce côté là, mais il est fatigué le chirurgien, il n'a encore rien mangé, ne sent pas très bon, et a passé une nuit de merde. Donc bon on ne critique pas, merci.

Le résultat est plus qu'honorable. Rassurant Mr P. Gasson sur le fait que son ami chéri n'a en rien souffert de ses multiples opérations, il lui rend intact, éveillé, et prêt aux câlins, son doudou enfin réparé.

P. Gasson, armé de son indétachable tototte, part en compagnie de son pétant la forme, se vautrer sur le canapé afin de regarder son dévédé préféré des Barbapapas.

Tout est bien, et le chirurgien peut enfin aller prendre une douche, se vêtir décemment, et voir ce que ce bruyant Mr G. Patate a de si important à dire, vu qu'il recommence à mettre le dawa all over the place.

Le petit déjeuner, ce sera pour une autre fois.
On se rattrapera sur les chocolats.




bonus coincoin style:



- les premiers canards légo de PitiGasson,
qui sont aussi ses premières constructions légo avec modèle -
30 décembre 2007
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