27 juillet 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 2

Tout le monde à la playa!

Où tout le monde il veut aller sur la plage, et où cela prendra un peu plus de temps que prévu...

Depuis hier aprem' qu'on est arrivé ce serait bien d'aller poser nos tutus sur le sable, voire nos petons dans les vagues de l'Atlantique. On est venus pour ça, alors, c'est parti mon kiki, on y va. On est bien un peu claqué par l'expédition "remplis ton frigo" du matin même, Chéwi, LaLutine & MaPatate étant allés rendre une chtite visite à Môsieur Picard, tandis que PitiGasson et moi repartions à l'assaut de l'hostile Monop' parce qu'on n'est pas des feignasses, on peut réussir à tout faire avant 12h30 heure de fermeture des deux magasins, bien évidemment pas du tout à côté l'un de l'autre, ce qui a donc nécessité l'envoi de deux équipes de terrain. Fatigués ok, mais rien qui ne résiste à une bonne petite sieste. Attend, on est en vacances hein, faudrait voir à ne pas l'oublier!

Munis du plan de la ville, que j'avais demandé à l'office du tourisme plus de trois semaines avant notre départ, nous nous dirigeons d'un bon pas vers ce qui nous semble la plage la plus proche. On estime le trajet à maximum une demi-heure. Il fait un temps changeant typique du bord de mer, un soleil sublime voilé d'un coup par un groupe de nuages, avant de revenir nous imposer ses rayons caniculaires, etc etc.

J'ai la tête dans le plan, je suis con cen trée. Mais très vite, je suis dépasée par une évidence: les rues indiquées sur le plan ne correspondent en rien au tracé réel, et les rues que je traverse dans la réalité ne sont pas mentionnées sur le plan. Ok, on reste CALMES. Non je ne crie pas du tout, je suis zen, je suis en vacances, je marche avec la zénitude, je demande de l'aide à l'homme de ma vie, voilà. Chéwi et moi, en bons co-pilotes, essayons tant bien que mal de nous diriger, mais rien n'y fait, et au final on se retrouve complètement paumés, égarés dans le plus long rallongi du monde. Et crois-moi, ce quartier de la ville n'est franchement pas riant.

Déjà il n'y a personne, ensuite c'est moche, ensuite c'est immense et quasiment aucune plaque de rue pour essayer de te tirer de ton marasme. Tu te démerdes, c'est la politique de la ville dans ce quartier, je pense qu'ils y envoient les gens pour les bizuter en fait hein, c'est juste méchant! Mais avec Chéwi on prend le parti d'en rire, cherchant tous les qualificatifs possibles pour cet endroit sublime: coquet, plaisant, chatoyant, accueillant seront les grands gagnants. Parce qu'au final, au lieu de la demi-heure annoncée grand max, c'est bel et bien une heure quarante qu'il nous faudra pour rejoindre la plage.

Mais mais mais, comme nous avons le tutu bordé de nouilles il faut croire, on finira à mi-course par déboucher sur un sublime parc qui longe l'océan sur plusieurs kilomètres, jusqu'à la plage. Là, plus de poussette pour MaPatate, la liberté de courir sur les pistes cyclables, ou de grimper sur le dos complaisant de sa soeur. Les enfants sont émerveillés, le spectacle de l'océan est splendide, et le parc réellement magnifique! Ok on s'est paumés comme des gros nazes, mais on l'a fait avec classe et panache, non? Bonus non prévu au programme donc, balade dans un très beau parc où l'on peut voir un tit lapin déboucher d'un sentier, et où les papillons volettent au vent léger. Ouais ok il bruine un peu, mais rien de bien embêtant... la preuve, une heure quarante de marche, pas un seul loustic n'a moufté que c'était long ou qu'il était fatigué, ce qui est si exceptionnel qu'il faut bien le mentionner pour la postérité!

Au final la plage s'avère sympa, les vagues sont toutes gentilles, et les enfants sont rapidement en maillot et se baignent sous l'oeil vigilant de leur pôpa occupé très sérieusement à construire un château de sable, pendant que je me plonge avec délice dans mon premier Vargas... Le pied, enfin.

Mais il faut rentrer, tout de même, et là je m'emmêle encore complètement les pédales et dans les horaires de bus, puisque je décrète qu'il n'y a pas de bus le dimanche entre la plage et la maison, alors que, aïe aïe aïe, je me rendrai compte le lendemain qu'en fait le bus qui relie notre maison à cette plage ne passe QUE le dimanche et les jours fériés. Lalalalalalala. 40 minutes pour rentrer, en insultant généreusement le gars qui a osé dessiner le plan de la ville. On le soupçonne d'ailleurs fortement de s'adonner en loucedé à la respiration prolongée de substances illicites, on dit ça, on dit rien.

Et donc au final, personne ne s'étonnera que l'on ait trouvé notre repas du soir délicieux, car bien mérité, que l'on ait pris un plaisir immense à rester un bon quart d'heure sous la douche, et que bien sûr, on se soit endormi comme des bouses de base avant 23h00... Bah oui. Hein.
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