Où il faut se procurer des pass pour les bus, et vite!
Le lundi matin, tu te réveilles, et tu te dis que ça va bien les counneries, faut prendre les choses en main là, et s'organiser un minimum, sinon on va finir complètement fichus en moins de 4 jours. Donc direction la grande gare des bus, pour y acheter les fameux Pass, qui te donnent un accès illimité pendant 7 jours à tous les bus, les bus de mer (des bateaux, oui) et au système de vélos. Youhou. Mais le truc ballot tu t'en doutes, c'est que déjà faut y aller à cette grande gare, et que bien sûr il va falloir y aller avec tes pieds. Donc tout le monde debout, on s'habille, on déjeune fissa, et éjection dans la rue, on se bouge le tutu, c'est parti. Bon ben déjà c'est loin, ok, mais tu passes par le Vieux Port, et ensuite tu remontes dans la grosse artère marchande de la ville, qui est loin d'être dégueue à regarder, surtout pour une serial shoppeuse, pouf pouf pouf. Après un ptit quart d'heure de file d'attente avec enfants/balles de ping pong, voilà que la gentille dame m'annonce que mes pass me coûteront deux fois moins cher que ce que j'avais lu, youhou, mais qu'il faut les retirer à l'Office du Tourisme, euh?
Ah. Bah tiens. L'Office du Tourisme, comme dans le grand bâtiment à moins de 15 minutes à pattes de la zonmé, tu veux dire, madame? Hum? Oui? Ok. Respiration ventrale activée, et pillage d'absolument TOUS les horaires de bus disponibles, même ceux qu'on n'empruntera jamais, na! Bah donc rapatriement de la petite troupe vers l'Office du Tourisme. Lalalalalala. Ceci dit, on ne râlera pas, parce que 24 euros la semaine de transports (bus, bateaux, vélos) pour 4 personnes (MaPatate il voyage à l'oeil, c'est parce qu'il est choupitrognon, je crois), on va dire que ce n'est pas partout non plus hein.
Où l'on change de plage
Et donc direction la plage du centre ville, qui a l'immense avantage d'être plus proche et d'avoir un très joli chemin pour y aller, et moi, je veux bien marcher, ok, mais que si c'est beau. Sinon, non. Je fais de l'élitisme pédestre, faut le savoir. Et donc à côté de la plage, il y a une barraque à bouffe, tu t'en doutes. C'est là qu'on commet l'erreur fatale: on achète à nos zonfants chéris un sachet de chichis, ou chourros, à savoir ces longs beignets recouverts de sucre. Si LaLutine et le PitiGasson (et moi ok) on trouve ça bon mais sans plus, MaPatate, lui, a une totale révélation: voilà l'aliment que visiblement il a attendu pendant ses 27 mois d'existence! Il est ex ta ti que. Youhou. Il en mangera quasiment tous les jours jusqu'à la fin du séjour, allant jusqu'à nous réclamer des sous pour aller limite se les acheter lui-même - mais c'est ballot, le gars de la barraque à bouffe ne comprend pas le Patatoïde... Arf. Et t'as pas intérêt à essayer de lui tirer ses chichis, parce qu'il peut être féroce, l'animal!
Où l'on trouve que le Monop' n'est pas très hospitalier
Et parce que bien sûr les pauvres touristes que nous sommes avons besoin de nous sustenter, nous retournons dans cet antre du démon. Et puis LaLutine a besoin d'un produit spécifique - et qui coûte la rétine de mon oeil gauche environ, afin que sa tignasse survive à 15 jours de bord de mer, parce que là, au bout de trois jours, c'est la totalité des Jackson Five à elle tute seule, la pauvrette.
Il est écrit qu'en période estivale le Monop' est ouvert jusque 20h50, visiblement 21h00 c'était trop rond comme chiffre, ils n'ont pas aimé. Tu te dis trop la classe, rapport que tu rentres tard de la plage, parce que tu y vas après la sieste de LaPatate, et que tfassons la fin d'après-midi c'est le mieux, c'est comme au square hein, dès 18h30 t'as la moitié des gens qui se barrent pour aller donner le bain, pffffff, les nazes. Bref, t'arrives au Monop', il est 20h30, tu veux deux trois bricoles pour compléter le repas du soir, tu laisses tes fistons et leur papa à jouer avec la voiture rouge à l'entrée, et tu files avec La Lutine en bas, au rayon alimentation donc. Et là, ça fait même pas 5 minutes que t'es là, à choize tes yahouts natures, que la moitié des lumières du magasin s'éteignent. Ok. On a compris le message, faut dégager. C'est hospitalier ce magasin, ouhla, ça fait envie hein. Limite après tu cherches tes chipes dans le noir, c'est pratique. Pfffffff, tiens.
Où tu te retouves avec une paire de ciseaux de cuisine dans une main, et un maillot de bain neuf dans l'autre
Alors la veille, l'un des objectifs c'était de dégoter un maillot de bain joli pour LaLutine, car le vendredi soir en finissant de remplir sa valise, on s'était rendu compte, elle et moi, que son maillot habituel était tellement défraîchi qu'il n'en était plus portable, à moins que les bikinis jaune pisseux soient devenus fashion sans qu'on ne nous en ait rien dit. Donc je lui ai acheté un maillot très chic, rouge à tout petits pois blancs, avec des petites marguerites pour retenir les bretelles, ravissant, et qui m'a coûté la rétine de mon oeil (le droit), mais c'était le seul que j'ai trouvé de joli, donc obligé, voilà.
De retour de la plage, après le dîner, pendant que les enfants bullent devant Gulli et que Chéwi lance le lave-vaisselle, je rince les maillots. Et c'est là que je remarque qu'entre la doublure et le tissu du maillot de la damoizelle, il y a environ l'équivalent d'une dune de sable. Impossible de le faire sortir de là, à se demander comment il a pu y entrer. Je rince, j'étire le tissu, je le presse, impossible, pas un grain ne s'échappe. Ok. Nous voilà donc en présence de l'unique prototype de maillot de bain qui aspire le sable et ne le relâche JAMAIS. Réfléchissons.
A situation extrême, solution extrême, je vais chercher les grands ciseaux de cuisine, et à 23h00, j'attaque la doublure, je la découpe entièrement, afin de rendre sa liberté aux miyons de grains de sable emprisonnés. J'avoue que d'attaquer aux ciseaux un maillot tout neuf, ce n'est pas particulièrement une activité qui me réjouit, mais quand il faut, il faut. Et j'évite ainsi à ma fille la noyade à la fin des vacances, coulée par son propre maillot de bain, cela aurait été ballot, non?
Où tu te dis que tu as deux solutions pour le lendemain
1 te laisser bouffer par les moustiques
2 aller à la pharmacie ou au monop' ou que sais-je pour trouver un répulsif efficace
Parce que franchement, la citronnelle emportée dans nos bagages, on vient de tester, on est à la limite de la mouraison sur place par asphyxie. Les moustiques ne vont pas rencontrer grande résistance hein...
Au final on ne fera rien, parce qu'on est des grosses feignasses. Enfin quand je dis rien, c'est rien, à part se gratter et traquer l'ennemi à coups de tongs vengeurs...