Je me souviens de l'époque où on allait faire du camping, c'était avant que ma mère ne découvre, ô joie, les délices des Gîtes de France... Cette année là, je ne devais guère avoir plus de 8/9 ans, maxi l'âge de ma fille aujourd'hui je dirais, à vue de nez.
Je me souviens vaguement de ce terrain de camping en particulier, ils ont tendance à tous se mélanger dans mes souvenirs, je sais que cette année là mes parents avaient une grande tente, et mon frère et moi une plus petite. Et surtout, ce qui est particulièrement vivace dans mon esprit, c'est que notre emplacement était vraiment très très très loin des sanitaires, que les douches y étaient froides, et que ce n'était pas d'une propreté rutilante. Pour aller de la tente jusqu'aux sanitaires, je pense que je devais marcher un sacré bout de temps, l'aller-retour devait bien avoisiner le petit quart d'heure.
Un soir je suis allée me coucher, je pensais que tout allait bien. Mais en fait, ma vessie, cette garce, fomentait en secret, alliée à mon cerveau de fillette, un plan diabolique destiné à m'humilier sans recours en grâce possible. Malin lecteur, intelligente lectrice, tu sais déjà ce qui est arrivé, mais cela ne m'empêchera pas de t'en conter les malencontreux détails, histoire de vider mon sac une bonne fois pour toutes!
Vers le milieu de la nuit, je dormais profondément. Et je rêvais. Je m'en souviens tellement clairement. Je faisais de la balançoire, en chemise de nuit, sur ces balançoires toutes simples, une planche de bois attachée par deux cordes, à la grande branche d'un arbre, seul en haut d'une colline avec partout de l'herbe à perte de vue. C'était le crépuscule, je me balançais dans l'air frais et parfumé du soir, j'étais tellement bien, parfaitement détendue. L'envie d'aller aux twalettes m'apparut comme tout aussi détendue et naturelle et je ne pris pas la peine de descendre de ma balançoire.
Bien évidemment, mes ptits zamis, vous vous en doutez, je me suis réveillée en sursaut, le tutu baignant dans une mare au fond de mon duvet. Quelle misère! Quelle honte! Vite vite je suis sortie de la tente, mon frère dormant toujours... Il faisait nuit noire, j'avais peur dehors, et il était bien sûr hors de question que je marche jusqu'aux sanitaires, en pleine nuit, sans lumière, toute seule, ah mais t'es fou dans ta tête ou quoi? Je me suis éloignée de quelques pas de ma tente, le maximum avant de hurler de terreur, et j'ai terminé mon affaire dans l'herbe.
Hum, c'était chouette le lendemain matin hein.
On comprendra pourquoi le camping et moi, c'est fi ni to, et ce pour environ l'éternité.
Biiiiiiiiiiiiiiih!
Je me souviens vaguement de ce terrain de camping en particulier, ils ont tendance à tous se mélanger dans mes souvenirs, je sais que cette année là mes parents avaient une grande tente, et mon frère et moi une plus petite. Et surtout, ce qui est particulièrement vivace dans mon esprit, c'est que notre emplacement était vraiment très très très loin des sanitaires, que les douches y étaient froides, et que ce n'était pas d'une propreté rutilante. Pour aller de la tente jusqu'aux sanitaires, je pense que je devais marcher un sacré bout de temps, l'aller-retour devait bien avoisiner le petit quart d'heure.
Un soir je suis allée me coucher, je pensais que tout allait bien. Mais en fait, ma vessie, cette garce, fomentait en secret, alliée à mon cerveau de fillette, un plan diabolique destiné à m'humilier sans recours en grâce possible. Malin lecteur, intelligente lectrice, tu sais déjà ce qui est arrivé, mais cela ne m'empêchera pas de t'en conter les malencontreux détails, histoire de vider mon sac une bonne fois pour toutes!
Vers le milieu de la nuit, je dormais profondément. Et je rêvais. Je m'en souviens tellement clairement. Je faisais de la balançoire, en chemise de nuit, sur ces balançoires toutes simples, une planche de bois attachée par deux cordes, à la grande branche d'un arbre, seul en haut d'une colline avec partout de l'herbe à perte de vue. C'était le crépuscule, je me balançais dans l'air frais et parfumé du soir, j'étais tellement bien, parfaitement détendue. L'envie d'aller aux twalettes m'apparut comme tout aussi détendue et naturelle et je ne pris pas la peine de descendre de ma balançoire.
Bien évidemment, mes ptits zamis, vous vous en doutez, je me suis réveillée en sursaut, le tutu baignant dans une mare au fond de mon duvet. Quelle misère! Quelle honte! Vite vite je suis sortie de la tente, mon frère dormant toujours... Il faisait nuit noire, j'avais peur dehors, et il était bien sûr hors de question que je marche jusqu'aux sanitaires, en pleine nuit, sans lumière, toute seule, ah mais t'es fou dans ta tête ou quoi? Je me suis éloignée de quelques pas de ma tente, le maximum avant de hurler de terreur, et j'ai terminé mon affaire dans l'herbe.
Hum, c'était chouette le lendemain matin hein.
On comprendra pourquoi le camping et moi, c'est fi ni to, et ce pour environ l'éternité.
Biiiiiiiiiiiiiiih!