Ah ah.
C'est quelque chose dont je suis extrêmement convaincue, mais que veux-tu, des fois, j'oublie, et je râle, et je préfèrerais que, et voilà, paf, j'obtiens.
Donc la prochaine fois je ferais bien attention à me réjouir de la température caniculaire dans ma salle de classe et non m'en plaindre en disant que je veux la clim'.
Parce que le Karma est un sacré enfoiré. Surtout le mien, hein, on est bien d'accord.
Après l'école j'avais prévu sur mon planning de faire les grosses courses, de surveiller les devoirs, faire à manger, dîner, faire ma couleur et ma lessive.
Je viens juste de finir d'étendre ma lessive, et mes cheveux sont encore bien trempés - mais d'une couleur décente.
Pourquoi?
Parce qu'au moment de ranger mes surgelés après mes courses, la porte du congélo refusait une fois de plus de fermer rapport au refroidissement climatique accéléré interne à la bête, prise dans les glaces arctiques.
Et que donc, aidée de mon fidèle sèche-cheveux, de trois serpillères ultra absorbantes, de mon Ado héroïque en assistante de choc, d'une bouilloire, d'une casserole, d'un couteau à bout rond, et d'une Patate extatique, j'ai mis un temps infini à me geler les doigts et à dégivrer jusqu'au dernier petit cristal de glace ce congélo lunatique. J'ai eu de l'eau glacée sur les pieds, les mains, la tronche - ma fille est maladroite dans l'essorage de serpillère - j'ai manipulé moult glaçons que j'ai refourgué à LaPatate qui s'est empressé d'aller les faire fondre dans la baignoire, et c'est miracle que je ne souffre pas d'engelures.
Donc la prochaine fois que je pète de chaud, je me réjouis.
Stout.
Pendant ce temps, dans mon congélo, la résistance s'organise...
