N'oublie pas ce détail.
Deux.
Donc quand au coeur de la nuit je me lève complètement ensuckée pour aller aux toilettes - ma vessie est une pure saloperie, je sais - et que je n'allume pas la lumière du salon, ne me demande pas pourquoi, pour économiser l'énergie, pour ne pas réveiller les chats, parce que bordel c'est la nuit, que sais-je, et que donc je traverse le salon en suivant le petit chemin entre le dos de mon canapé et la grande bibliothèque - c'est facile, c'est balisé pour la zombie walk de 3h du mat' - je me sens super fière de moi quand dans la pénombre j'évite juste à temps le skate du Zèbre, qui doit être rangé sous le canapé mais qui - bien sûr - se trouve habilement placé en travers de mon chemin-pipi, et que j'esquive comme une pro, évitant ainsi de me vautrer et de m'ouvrir le crâne avec la chance qui me caractérise habituellement. C'est donc fière, et maintenant bien réveillée, que je marche dans un truc mou et collant.
Le chewing-gum que LaPatate a négligemment craché par terre, parce qu'il trouve über fun en ce moment non seulement de mastiquer du chewing-gum hors de prix, mais en plus de le cracher quand il a fini.
J'ai deux fils.
Et a priori, ils complotent contre moi.
Je ne vois pas d'autre explication.
Aller faire pipi au milieu de la nuit relève du Koh Lanta en appartement.
Je comprends les pots de chambre de nos ancêtres.
Oh oui.
Je comprends.
Non mais le chewing-gum c'est trop cool!
