06 mars 2015

#65

Déjà c'est la semaine de la reprise, elle se finit, tu es sur les rotules, rapport que tu as un petit souci pour remettre ton dodo à l'endroit et que tes élèves ont une pêche d'enfer.
C'est le moment où LaPatate t'annonce, non pas les poux, NON PAS LES POUX, ouf non, que ses chaussures de sport sont trop petites et que si ça continue comme ça il va se transformer en fillette chinoise - non là c'est moi qui extrapole, mais ça revient au même vu le niveau de chouigne.
J'aurais du m'en douter, ce sont celles de l'année dernière, il m'avait dit en septembre qu'elles étaient encore impec et bien à sa pointure, donc fallait s'y attendre, ses pieds ont fini par gagner.
Alors le vendredi je finis à 11h30 mais en vrai je termine plutôt vers 16h30/17h00 car je n'ai toujours pas trouvé les petits lutins qui font le boulot à ma place.
Aujourd'hui j'ai réussi à finir à 15h30 parce que je suis trop forte, ahaha.
Et donc, au lieu de rentrer m'écrouler dans mon canaprout, pour savourer avec un peu d'avance mon week end, et me baigner dans la satisfaction de savoir ma semaine de boulot toute préparée, bah non.

Mission Decathlon.

Youpi.

Avec LaPatate, qui après la cantoche a déboulé dans ma classe et a siesté dans le canapé de ma bibli, non mais la vie trop dure qu'il a lui...

Donc, un train, un bus, et nous voilà au centre commercial, et là moi je dis non.

NON.

Parce que tu vois je suis fatiguée, je fais l'effort de me fader les transports en commun, je tente d'être une mère pas trop pourrite, et de prendre en considération les demandes légitimes de mon gamin en matière de pompes de sport, alors bizarrement, hein, je reconnais, je suis un peu chiante, mais bizarrement, donc, j'apprécierais qu'on ne cire pas à outrance les sols du centre commercial.
Alors oui ça fait beau et propre, ça brille, ce petit côté bourgeois bien entretenu ce n'est pas insupportable, mais en fait si. Parce que limite ça glisse. Non en fait ça glisse pas, juste ça n'adhère pas correctement. C'est vicieux quoi.
Et tu t'enfiles des kilomètres d'allées bien éclairées et toutes brillantes  en retenant chacun de tes pas, oh pas de beaucoup, mais suffisamment en tous cas pour t'épuiser mollets et cuissots.
Comme de marcher sur du sable avec des tongs, un peu.

Mon fils a des nouvelles baskets pour le sport, et des nouvelles baskets pour la ville aussi, mais moi je n'ai plus de jambes.

Traiteur jap' pour les gamins ce soir, et houmous pour moi, hors de question de rester debout une minute de plus.

Mourir.


Parce que si tu glisses, après tu habites dans des fesses qui ne sont pas les tiennes!


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