Ahahahahaha.
J'ai une CONNEXION!
Si.
Même que ouais.
Le seul souci c'est que je n'ai réussi à installer le tout que sur le portable de mon Chéri qui crie déjà que sa batterie va clamser...
Je rachète un nouvel ordi et je reviens
lalalalalalalalalala
15 mars 2006
intermède fight la graisse
1) Nager 1500 mètres en brasse coulée>> fait
2) Manger 326 rondelles de courgettes >> fait
3) Manger 124 carottes >> fait
4) Boire une citerne >> fait
5) Oublier le gras trop gras et le sucré trop sucré >> fait
6) Planquer Pinkie dans un tiroir de la commode>> fait
7) Dormir 120 heures pour récupérer du 1) >> à faire.
Allez dans 2 ans, c'est sûr je serais une bimbo chabidouah. Au moins.
2) Manger 326 rondelles de courgettes >> fait
3) Manger 124 carottes >> fait
4) Boire une citerne >> fait
5) Oublier le gras trop gras et le sucré trop sucré >> fait
6) Planquer Pinkie dans un tiroir de la commode>> fait
7) Dormir 120 heures pour récupérer du 1) >> à faire.
Allez dans 2 ans, c'est sûr je serais une bimbo chabidouah. Au moins.
14 mars 2006
illumination
Il faut que le printemps arrive, vite. Le temps est à la dépression, malgré le soleil éclatant de ces derniers jours. C’est la faute de cette saleté de Pinkie, la balance la plus queauhnne à l’ouest de la Seine, qui me dit que malgré mes efforts de régime pré-mise sur orbite du troisième loustic(ahahahaha je suis trop une folle dans ma tête ahahahah ahem, je suis juste dingue) que je perds du poids certes, mais qu’en gros je fonds aussi vite qu’une motte de beurre dans le bac à légumes. Et dieu sait que j’en bouffe des légumes. Misère.
C’est aussi la faute de cet appart de moi qu’on a avec mon Chéri, et qui, déprime hivernale d’un côté (plus absence de connexion entraînant une addiction au cocktail mortel canaprout+friends) et surcharge de taf de l’autre, est deviendu un peu crado, beaucoup cracra, limite si je n’agis pas tout de suite, je pourrais dans quelques mois être une excellente participante pour C’est du propre, mon émission fétiche s’il en est.
C’est là que j’ai eu l’illumination. Vu que je ne suispas super motivée pas motivée du tout pour reprendre la piscine par le froid polaire qui règne actuellement, je me suis dit, en mon for intérieur (un endroit au poil, je ne vous invite pas parce que c’est trop petit et un peu le boxon, mais c’est veri naïce je vous assure) que peut-être je pourrais allier régime et ménage de printemps, histoire de bouger mon derche en rythme pour perdre ma graisse tout en récupérant un appart nickel chrome. Si c’est pas une bonne idée ça ! Ce que je suis intelligente, je m’époustoufle des fois, c’est l’hallu complète.
Ok, pas si intelligente que ça, puisque depuis 8 ans que j’ai ma gazinière, j’ai enfin osé détacher les boutons pour nettoyer la crasse derrière, et en fait c’est super facile, et de voir ma gazinière enfin propre j’ai failli avoir un orgasme. Ce n’est que la perspective de tout ce qui me reste encore à briquer dans cette thurne qui m’a redescendue vite fait du 7ème ciel.
Dommage.
Et oui, l’absence de connexion m’a enfin fait tomber du côté obscur de la Force : je suis entrain de devenir une ménagère de moins de 50 ans. C’est un véritable drame.
La phrase qui n’a rien à voir :
Vu le niveau de chianterie absolue de mes louctics en ce moment, c’est fou que je ne sois pas encore tombée dans le coulommier ou les paquets de chips. C’est que je veux perdre du poids pour faire le petit troisième vous comprenez ? Non ? C’est normal, je suis irrécupérable. Oskour.
C’est aussi la faute de cet appart de moi qu’on a avec mon Chéri, et qui, déprime hivernale d’un côté (plus absence de connexion entraînant une addiction au cocktail mortel canaprout+friends) et surcharge de taf de l’autre, est deviendu un peu crado, beaucoup cracra, limite si je n’agis pas tout de suite, je pourrais dans quelques mois être une excellente participante pour C’est du propre, mon émission fétiche s’il en est.
C’est là que j’ai eu l’illumination. Vu que je ne suis
Ok, pas si intelligente que ça, puisque depuis 8 ans que j’ai ma gazinière, j’ai enfin osé détacher les boutons pour nettoyer la crasse derrière, et en fait c’est super facile, et de voir ma gazinière enfin propre j’ai failli avoir un orgasme. Ce n’est que la perspective de tout ce qui me reste encore à briquer dans cette thurne qui m’a redescendue vite fait du 7ème ciel.
Dommage.
Et oui, l’absence de connexion m’a enfin fait tomber du côté obscur de la Force : je suis entrain de devenir une ménagère de moins de 50 ans. C’est un véritable drame.
La phrase qui n’a rien à voir :
Vu le niveau de chianterie absolue de mes louctics en ce moment, c’est fou que je ne sois pas encore tombée dans le coulommier ou les paquets de chips. C’est que je veux perdre du poids pour faire le petit troisième vous comprenez ? Non ? C’est normal, je suis irrécupérable. Oskour.
13 mars 2006
freedom (la crise de nerfs)
J'entame aujourd'hui ma 4 ème semaine sans connexion. Je reste calme. Je suis calme. Je suis trop calme. Je ne deviens pas du tout folle. Je ne suis pas du tout entrain de me dire que si ma connexion n'est pas établie c'est tout simplement parce que je n'ai pas fait mes comptes, ni terminé de trier mes photos, ni finit de convertir mon blog en fichier word, ni rangé mes placards, récuré ma cuisine, débarassé mon balcon, rangé mon bureau, perdu 45 kilos, et éventré les chats au milieu du salon et de la fumée d'encens, en sautillant à pwal barbouillée de jus d'airelles. Si, c'est pour ça. C'est obligatoirement pour ça.
Sinon.
Sinon c'est du sadisme.
Et ça, c'est vraiment très méchant. Voilà.
La phrase qui a à voir:
Heureusement Dominique m'a envoyé un cadal de folie, et du coup j'ai évité de justesse l'inscription au saut en parachute et les cours de poterie aztèque. Ouf. Bises Madame.
Sinon.
Sinon c'est du sadisme.
Et ça, c'est vraiment très méchant. Voilà.
La phrase qui a à voir:
Heureusement Dominique m'a envoyé un cadal de folie, et du coup j'ai évité de justesse l'inscription au saut en parachute et les cours de poterie aztèque. Ouf. Bises Madame.
11 mars 2006
No sherlock inside
Cher Grille Pain Jaune la Redoute
Je suis désolée de t’avoir cru mort hier, c’est le résultat d’une terrible méprise judiciaire. Il s’est en effet avéré que certains faits sont venus éclairer ce matin d’un jour nouveau et ta pseudo-mort et ses conditions dramatiques.
Rappelons les faits. Hier matin, alors que je préparais mon petit déjeuner, j’ai fait appel à tes bons et loyaux services, faisant fi du fait que tu es un danger ambulant vu que tu es le seul grille-pain de la maisonnée. Je t’ai branché (eh eh), j’ai introduis (uh uh) les deux tranches de pain de mie, et j’ai abaissé la manette. Rien. La manette est remontée aussitôt. Incrédule, j’ai renouvelé la manœuvre. Rien. Que pouic, que dalle, nada. Je t’ai pleuré environ 5 secondes et demi, cher grille pain jaune la redoute, et je suis ensuite allée faire griller mes tartines dans la poêle, audacieuse et débrouillarde que je suis.
Mais le plus dramatique, c’est qu’une heure après, à peine, je surfais sur un site d’électroménager à la recherche d’un autre grille pain. Le modèle de mes rêves repéré, t’ayant complètement oublié, je suis partie l’acheter en boutique. Ton remplaçant, couleur lavande, design tout en courbes voluptueuses, un thermostat 7 positions et une touche stop sublime, peut même faire réchauffer les délicieuses brioches et les succulents pains au chocolat auxquels je n’ai pas le droit, car je suis grosse (c’est Fanny qui le dit hein!).
Ce n’est que ce matin que mon Chéri, désirant brancher une lampe dans la prise où tu avais trouvé la mort, s’est rendu compte que c’était peut-être la prise elle-même le problème, vu que la lampe refusait de s’allumer. Elle ne pouvait être décédée, l’ampoule étant neuve. Et puis deux morts coup sur coup dans ma cuisine, cela relevait des meurtres en séries, mama mia ! Testée sur une autre prise, la lampe fonctionna, et toi, cher grille pain jaune la redoute, tu ressuscitas ! Je me sentis toute petite, misérable, lamentable, de t’avoir ainsi abandonné, mis au rebut sans la moindre enquête, acceptant totalement et pleinement ta mort, m’en remettant aussitôt, comme si, oui je l’avoue, je l’avais attendue avec impatience, toute joyeuse à l’idée de faire flamber ma carte bleue.
Et le pire, c’est que la prise était elle-même innocente, il s’est avéré au final qu’un balai était tombé sur le disjoncteur dans le placard, et avait coupé un plomb. Quelle aventure hein ? Allez, dis-moi que tu ne m’en veux pas ? Je sais que tu es relégué au fin fond d’un placard en attendant la casse, alors que Miser Bleu se la pète sévère sur l’étagère, mais, bon, life if life, et quand on est jaune et qu’on risque de provoquer des brûlures au troisième degré en cas de légère maladresse, et qu’en plus on est pourvu d’un cordon d’alimentation ridiculement court (oui moins de 50 cms, c’est très court, désolée) il ne faut pas non plus s’étonner.
Cher grille pain jaune la redoute, tu m’as été bien utile, tu ne m’as jamais rien coûté, et je ne regrette pas ton absence.
Que cette note sur le blog te serve d’épitaphe et d’oraison funèbre, et basta, j’ai une folle envie de pain grillé et fromage allégé aux noix, donc hasta la vista baby.
La phrase qui n’a rien à voir :
Dans ce rêve cette nuit, celui où une fois de plus je me baladais à poil dans la rue, sans savoir si je devais être gênée ou non, mal à l’aise tout de même, une phrase m’a traversé le cortex onirique : si tout le monde se trimballait tout nu dans la rue, ma vie serait moins compliquée. Tu m’étonnes !
Je suis désolée de t’avoir cru mort hier, c’est le résultat d’une terrible méprise judiciaire. Il s’est en effet avéré que certains faits sont venus éclairer ce matin d’un jour nouveau et ta pseudo-mort et ses conditions dramatiques.
Rappelons les faits. Hier matin, alors que je préparais mon petit déjeuner, j’ai fait appel à tes bons et loyaux services, faisant fi du fait que tu es un danger ambulant vu que tu es le seul grille-pain de la maisonnée. Je t’ai branché (eh eh), j’ai introduis (uh uh) les deux tranches de pain de mie, et j’ai abaissé la manette. Rien. La manette est remontée aussitôt. Incrédule, j’ai renouvelé la manœuvre. Rien. Que pouic, que dalle, nada. Je t’ai pleuré environ 5 secondes et demi, cher grille pain jaune la redoute, et je suis ensuite allée faire griller mes tartines dans la poêle, audacieuse et débrouillarde que je suis.
Mais le plus dramatique, c’est qu’une heure après, à peine, je surfais sur un site d’électroménager à la recherche d’un autre grille pain. Le modèle de mes rêves repéré, t’ayant complètement oublié, je suis partie l’acheter en boutique. Ton remplaçant, couleur lavande, design tout en courbes voluptueuses, un thermostat 7 positions et une touche stop sublime, peut même faire réchauffer les délicieuses brioches et les succulents pains au chocolat auxquels je n’ai pas le droit, car je suis grosse (c’est Fanny qui le dit hein!).
Ce n’est que ce matin que mon Chéri, désirant brancher une lampe dans la prise où tu avais trouvé la mort, s’est rendu compte que c’était peut-être la prise elle-même le problème, vu que la lampe refusait de s’allumer. Elle ne pouvait être décédée, l’ampoule étant neuve. Et puis deux morts coup sur coup dans ma cuisine, cela relevait des meurtres en séries, mama mia ! Testée sur une autre prise, la lampe fonctionna, et toi, cher grille pain jaune la redoute, tu ressuscitas ! Je me sentis toute petite, misérable, lamentable, de t’avoir ainsi abandonné, mis au rebut sans la moindre enquête, acceptant totalement et pleinement ta mort, m’en remettant aussitôt, comme si, oui je l’avoue, je l’avais attendue avec impatience, toute joyeuse à l’idée de faire flamber ma carte bleue.
Et le pire, c’est que la prise était elle-même innocente, il s’est avéré au final qu’un balai était tombé sur le disjoncteur dans le placard, et avait coupé un plomb. Quelle aventure hein ? Allez, dis-moi que tu ne m’en veux pas ? Je sais que tu es relégué au fin fond d’un placard en attendant la casse, alors que Miser Bleu se la pète sévère sur l’étagère, mais, bon, life if life, et quand on est jaune et qu’on risque de provoquer des brûlures au troisième degré en cas de légère maladresse, et qu’en plus on est pourvu d’un cordon d’alimentation ridiculement court (oui moins de 50 cms, c’est très court, désolée) il ne faut pas non plus s’étonner.
Cher grille pain jaune la redoute, tu m’as été bien utile, tu ne m’as jamais rien coûté, et je ne regrette pas ton absence.
Que cette note sur le blog te serve d’épitaphe et d’oraison funèbre, et basta, j’ai une folle envie de pain grillé et fromage allégé aux noix, donc hasta la vista baby.
La phrase qui n’a rien à voir :
Dans ce rêve cette nuit, celui où une fois de plus je me baladais à poil dans la rue, sans savoir si je devais être gênée ou non, mal à l’aise tout de même, une phrase m’a traversé le cortex onirique : si tout le monde se trimballait tout nu dans la rue, ma vie serait moins compliquée. Tu m’étonnes !
10 mars 2006
Intermède Scrabble
Ce soir, alors qu’Alix et moi rentrions de courses, son Minimec dans sa poussette, Monsieur Deuzan dans la sienne, la Lutine trottinant à nos côtés, elle aperçoit sur l’autre trottoir une gonzesse habillée comme un sac de patates. Genre des poteaux considérables dans des bas fins, une jupe droite en tergal ras la moule (si c’est possible) avec un trench bleu marine informe et des souliers bas type mocassins. Il s’avère que Madame Pohataba est une ennemie jurée de Xila. Qu’elle ne peut pas la blairer depuis facile des millénaires, même que déjà à l’époque des scouts, c’était la haine farouche. Whaouh.
- Non mais au lycée c’était une sacrée c-o-2-n-e hein !
- Alix, ma fille sait lire, elle comprend quand on épelle uhuhuhuhu.
- Ah oué, ben elle était super q-u-e-a-u-h-2-n-e. Mais d’une force !
Muf muf muf.
Cette fille est formidable.
- Non mais au lycée c’était une sacrée c-o-2-n-e hein !
- Alix, ma fille sait lire, elle comprend quand on épelle uhuhuhuhu.
- Ah oué, ben elle était super q-u-e-a-u-h-2-n-e. Mais d’une force !
Muf muf muf.
Cette fille est formidable.
09 mars 2006
intermède vlan dans tes gencives
Mercredi matin, je vais récupérer la fille d’Alix à son cours de musique. Dans le hall du conservatoire, j’attends.
Dans les grands fauteuils, une petite fille, très mignonne. Une petite poupée à cheveux bouclés et aux grands yeux bleu marine.
Elle me regarde. Je la regarde. Je lui souris. Elle me sourit.
- T'es grosse.
- Oui en effet, tu as tout à fait raison. Et toi, tu es une très jolie petite fille avec une très grande bouche que tu vas devoir apprendre à fermer.
Je regarde sa maman qui ne sait absolument plus où se mettre. Je rajoute :
- Non mais parce que je doute que tout le monde le prenne aussi bien que moi.
Hin hin hin. Oh mais si je le prends bien allez, elle est toute mignonne cette louloute, elle ne fait qu’énoncer une stricte vérité. (bouhouhouhouhou)
C'est juste que Pinkie la méchante balance et mon abruti de miroir me serinent à longueur de journée que je suis grosse. Et maintenant, Fanny, trois ans, s’y met aussi. C’est à la limite du harcèlement non ? Et allez expliquer à une chtite merdouille de moins d’un mètre que vous avez déjà perdu 4 kilos mais que cela ne se voit pas. Pffffff.
La phrase qui n’a rien à voir (mais un peu quand même):
Tout à l’heure, un peu dans le coma, je suis allée aux toilettes pour faire pipi, et je ne me suis rendue compte en sortant que je n’avais pas eu besoin de défaire ni le bouton ni la fermeture éclair de mon fût, qu’il était descendu tout seul, un fut que j’ai acheté il y a un mois? Hu ?
Dans les grands fauteuils, une petite fille, très mignonne. Une petite poupée à cheveux bouclés et aux grands yeux bleu marine.
Elle me regarde. Je la regarde. Je lui souris. Elle me sourit.
- T'es grosse.
- Oui en effet, tu as tout à fait raison. Et toi, tu es une très jolie petite fille avec une très grande bouche que tu vas devoir apprendre à fermer.
Je regarde sa maman qui ne sait absolument plus où se mettre. Je rajoute :
- Non mais parce que je doute que tout le monde le prenne aussi bien que moi.
Hin hin hin. Oh mais si je le prends bien allez, elle est toute mignonne cette louloute, elle ne fait qu’énoncer une stricte vérité. (bouhouhouhouhou)
C'est juste que Pinkie la méchante balance et mon abruti de miroir me serinent à longueur de journée que je suis grosse. Et maintenant, Fanny, trois ans, s’y met aussi. C’est à la limite du harcèlement non ? Et allez expliquer à une chtite merdouille de moins d’un mètre que vous avez déjà perdu 4 kilos mais que cela ne se voit pas. Pffffff.
La phrase qui n’a rien à voir (mais un peu quand même):
Tout à l’heure, un peu dans le coma, je suis allée aux toilettes pour faire pipi, et je ne me suis rendue compte en sortant que je n’avais pas eu besoin de défaire ni le bouton ni la fermeture éclair de mon fût, qu’il était descendu tout seul, un fut que j’ai acheté il y a un mois? Hu ?
07 mars 2006
je veux dééééjeuuuner en paiiiiiiiiiiiix!
Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Ne me dites pas que vous n’étiez pas au courant, tout le monde le dit voyons ! Même l’envers des paquets de céréales, ceux qui vous proposent de faire un régime en mangeant plein de céréales sucraillées, deux fois par jour. Pouah.
Je m‘en tamponne un peu en fait de savoir si le petit déjeuner est important ou non, et quel est son grade dans la hiérarchie de la bouffe quotidienne. Juste je voudrais pouvoir déjeuner tranquille. Le matin il faut que je recharge les batteries pour la journée, et cela inclut le fait que j’ai 20 minutes de calme, avec un bol de thé, de la confiture, des tartines, de la compote et un yaourt.
Avant, si vous savez bien avant, l’époque QJAUC (Quand J’Avais Une Connexion), je prenais mon petit déjeuner devant mon ordi, en rentrant de l’école. Je mangeais peinarde en faisant mon tour des … sniffff…. Non je ne peux pas l'écrire, c’est trop dur. Enfin vous savez bien, mon tour des b*l*o*g*s. Ouin. Pour atteindre la tranquillité absolue, j’avais une super ruse de Super Mozeur de mon côté, une arme secrète que l’on se refile sous le manteau sur les bancs des squares : je mettais un DVD à Monsieur Deuzan. 20 minutes allez, ce n’est pas la mort des neurones du gnome hein, il survivra ! Ok, j’accorde que ce n’est pas glop, mais c’est ça ou il se récupère une mère affreusement de mauvaise humeur : mes 20 minutes de tranquillité sont absolument indispensables pour ma survie mentale et mon équilibre psychologique. Et puis cet enfant a un problème comportemental aigu : il refuse de jouer seul dans sa chambre. Il est à moins de 4 mètres de moi, mais il faut croire qu’un gouffre nous sépare, dès lors que je lui tourne le dos dans mon fauteuil.
De toutes façons, maintenant que la période QJAUC (uhuhu c’est facile à prononcer en plus, allez on essaie : kjok ! Trop bien, vous êtes doués) est entre parenthèses (pour combien de temps, seul Dieu le Provider nous le dira), le temps du dvd est révolu. Enfin, soyons francs, je ne suis pas subitement devenue une excellente mère ayant absorbé sagement sans rien revomir tout son Pernoud et son Antier, non non non, juste là c’est moi qui squatte la téloche. J’ai bien tenté le petit déjeuner devant un magazine sur la table de la cuisine, mais comme qui dirait que le loustic a pété un câble, et il ne peut pas jouer dans la cuisine à mes pieds, non, non, non. Donc je me prépare mon petit déj’ en rentrant de l’école, et je m’installe devant un épisode de Friends. C’est là la terrible vie de la fille qui subit une pénitence d’abstinence ouebesque hein : après avoir rematé l’intégrale de Sex and the City, on attaque Friends, 10 saisons, y’a du boulot. Oui, vous pouvez sortir vos kleenex, je sais bien que je fais pitié.
Un petit déjeuner devant un épisode de Friends, durée 20 minutes, voilà qui ne devrait pas être bien sorcier. Hier matin, je teste.
Je rentre de l’école, l’enfant est de bonne humeur, à peine débarrassé de ses trois couches de fringues anti-froid, le voilà qui joue dans le salon. Il fait un vacarme d’enfer, mais ma préparation de petit dej’ n’en est pas affectée. Pendant que le pain grille et que l’eau du thé frémit, j’opère un rapide transfert de toute la ferme little People de la chambre vers le salon, j’installe tout près de la fenêtre, la ferme, l’écurie, le puits, les tracteurs, les animaux, les personnages. Je retourne terminer mon plateau en cuisine et enfin, je viens m’affaler devant ma série. A peine me suis-je posée que Monsieur Deuzan est vivement intéressé par le contenu de mon plateau. Je lui propose des gâteaux, pour m’en débarrasser. Non il veut du pain grillé. Je vais donc lui faire griller une tranche. Je reste calme. Je la lui donne, je m’installe, j’allume la télé, le magnétoscope, je commence à étaler la confiture. Je mange, je rigole, mais quel bonheur. J’entends un grand BANG dans la cuisine. Les chats ont probablement fait tomber le grille pain. Je braille depuis le canaprout, Monsieur Deuzan en rajoute une couche, deux chats couillons et penauds sortent à toute berzingue de la cuisine. Je reprends mon petit déjeuner.
Tiens Monsieur Deuzan a fini sa tranche de pain. Pas bête Monsieur Deuzan a une mémoire. Une mémoire sélective très performante. Par exemple il oublie aussitôt quand je lui dis de ranger son bronx, c’est comme si une tornade avait emporté mes paroles tout aussitôt que je les ai prononcées, mais quand je propose des gâteaux, même 10 minutes plus tôt, j’ai sans le savoir gravé mes paroles dans le marbre éternel des circonvolutions de son cortex.
Monsieur Deuzan me demande donc les gâteaux. J’appuie sur Pause, je vais dans la cuisine, je lui mets 4 sablés dans un bol, je les lui donne. Ah bah non, Monsieur Deuzan il ne veut pas de sablés, comme il me l’explique en ougandais médiéval, non il veut des boudoirs. Suis-je sotte, vraiment, une mère bonne à fiche à la poubelle hein. Je lui en apporte deux, mais non il en veut trois. Quelle riche idée ai-je eu de lui apprendre à dénombrer. Je lui refile ses trois boudoirs, je me retiens de les lui bazarder dans la tronche, je veux déjeuner en paix quoi. C’est d’ailleurs à cette seule volonté absolue d’épargner au maximum mon moment de tranquillité que Monseigneur Casse Couille doit d’être encore assis sur ses fesses à gouverner sa ferme, au lieu de se retrouver en exil dans sa piaule à coup de pied au derche.
Alors que Monsieur Deuzan a déjà mangé deux boudoirs et demi, et fait brailler 15 fois son tracteur au son de Hiahahihaho, un autre grand BANG en provenance de la cuisine. Il s’agit, je n’en doute plus, d’une Ligue visant à me faire perdre et ma patience légendaire (si je vous assure, je suis très patiente…… environ 30 secondes par jour) et le fil de mon épisode de Friends. Et non le fait que je l’aie vu 32 fois n’y change rien. Cette fois ci je me lève, et je vais constater qu’une casserole se retrouve maintenant en équilibre sur la grille de la gazinière : visiblement elle a été le point de chute d’un chat grimpé sur le placard pour choper des boudoirs. Monsieur Deuzan me regarde très sérieusement remettre la casserole en place, et enfermer les boudoirs dans une boite hermétique. Nous retournons dans le salon, pour constater que la moitié de boudoir restant est entrain de se faire consciencieusement émietter par deux psychopathes en fourrure. Nous avons été feintés, et pas qu’un peu ! Devant l’enfant révolté par temps de méchanceté féline, il me faut aller chercher un autre boudoir, après avoir jeté le cadavre du précédent à la poubelle : ce n’est pas parce qu’on a deux ans que l’on a envie de manger un boudoir à la salive féline. Beurk.
Conclusion : J’ai réussi à prendre mon petit déjeuner devant Friends, en environ 4 à 5 périodes. Je ne me suis pas énervée. Je suis une héroïne du quotidien. Cependant, j’ai pris bonne note que la prochaine fois je devrais enfermer les chats dans la salle de bain, prévoir un buffet consistant pour mon glouton de gamin, et ajouter un Xanax à mes vitamines du matin. Lalalalalalala. Ou alors je me lève une demi-heure avant tout le monde ?
Nan je déconne.
Je m‘en tamponne un peu en fait de savoir si le petit déjeuner est important ou non, et quel est son grade dans la hiérarchie de la bouffe quotidienne. Juste je voudrais pouvoir déjeuner tranquille. Le matin il faut que je recharge les batteries pour la journée, et cela inclut le fait que j’ai 20 minutes de calme, avec un bol de thé, de la confiture, des tartines, de la compote et un yaourt.
Avant, si vous savez bien avant, l’époque QJAUC (Quand J’Avais Une Connexion), je prenais mon petit déjeuner devant mon ordi, en rentrant de l’école. Je mangeais peinarde en faisant mon tour des … sniffff…. Non je ne peux pas l'écrire, c’est trop dur. Enfin vous savez bien, mon tour des b*l*o*g*s. Ouin. Pour atteindre la tranquillité absolue, j’avais une super ruse de Super Mozeur de mon côté, une arme secrète que l’on se refile sous le manteau sur les bancs des squares : je mettais un DVD à Monsieur Deuzan. 20 minutes allez, ce n’est pas la mort des neurones du gnome hein, il survivra ! Ok, j’accorde que ce n’est pas glop, mais c’est ça ou il se récupère une mère affreusement de mauvaise humeur : mes 20 minutes de tranquillité sont absolument indispensables pour ma survie mentale et mon équilibre psychologique. Et puis cet enfant a un problème comportemental aigu : il refuse de jouer seul dans sa chambre. Il est à moins de 4 mètres de moi, mais il faut croire qu’un gouffre nous sépare, dès lors que je lui tourne le dos dans mon fauteuil.
De toutes façons, maintenant que la période QJAUC (uhuhu c’est facile à prononcer en plus, allez on essaie : kjok ! Trop bien, vous êtes doués) est entre parenthèses (pour combien de temps, seul Dieu le Provider nous le dira), le temps du dvd est révolu. Enfin, soyons francs, je ne suis pas subitement devenue une excellente mère ayant absorbé sagement sans rien revomir tout son Pernoud et son Antier, non non non, juste là c’est moi qui squatte la téloche. J’ai bien tenté le petit déjeuner devant un magazine sur la table de la cuisine, mais comme qui dirait que le loustic a pété un câble, et il ne peut pas jouer dans la cuisine à mes pieds, non, non, non. Donc je me prépare mon petit déj’ en rentrant de l’école, et je m’installe devant un épisode de Friends. C’est là la terrible vie de la fille qui subit une pénitence d’abstinence ouebesque hein : après avoir rematé l’intégrale de Sex and the City, on attaque Friends, 10 saisons, y’a du boulot. Oui, vous pouvez sortir vos kleenex, je sais bien que je fais pitié.
Un petit déjeuner devant un épisode de Friends, durée 20 minutes, voilà qui ne devrait pas être bien sorcier. Hier matin, je teste.
Je rentre de l’école, l’enfant est de bonne humeur, à peine débarrassé de ses trois couches de fringues anti-froid, le voilà qui joue dans le salon. Il fait un vacarme d’enfer, mais ma préparation de petit dej’ n’en est pas affectée. Pendant que le pain grille et que l’eau du thé frémit, j’opère un rapide transfert de toute la ferme little People de la chambre vers le salon, j’installe tout près de la fenêtre, la ferme, l’écurie, le puits, les tracteurs, les animaux, les personnages. Je retourne terminer mon plateau en cuisine et enfin, je viens m’affaler devant ma série. A peine me suis-je posée que Monsieur Deuzan est vivement intéressé par le contenu de mon plateau. Je lui propose des gâteaux, pour m’en débarrasser. Non il veut du pain grillé. Je vais donc lui faire griller une tranche. Je reste calme. Je la lui donne, je m’installe, j’allume la télé, le magnétoscope, je commence à étaler la confiture. Je mange, je rigole, mais quel bonheur. J’entends un grand BANG dans la cuisine. Les chats ont probablement fait tomber le grille pain. Je braille depuis le canaprout, Monsieur Deuzan en rajoute une couche, deux chats couillons et penauds sortent à toute berzingue de la cuisine. Je reprends mon petit déjeuner.
Tiens Monsieur Deuzan a fini sa tranche de pain. Pas bête Monsieur Deuzan a une mémoire. Une mémoire sélective très performante. Par exemple il oublie aussitôt quand je lui dis de ranger son bronx, c’est comme si une tornade avait emporté mes paroles tout aussitôt que je les ai prononcées, mais quand je propose des gâteaux, même 10 minutes plus tôt, j’ai sans le savoir gravé mes paroles dans le marbre éternel des circonvolutions de son cortex.
Monsieur Deuzan me demande donc les gâteaux. J’appuie sur Pause, je vais dans la cuisine, je lui mets 4 sablés dans un bol, je les lui donne. Ah bah non, Monsieur Deuzan il ne veut pas de sablés, comme il me l’explique en ougandais médiéval, non il veut des boudoirs. Suis-je sotte, vraiment, une mère bonne à fiche à la poubelle hein. Je lui en apporte deux, mais non il en veut trois. Quelle riche idée ai-je eu de lui apprendre à dénombrer. Je lui refile ses trois boudoirs, je me retiens de les lui bazarder dans la tronche, je veux déjeuner en paix quoi. C’est d’ailleurs à cette seule volonté absolue d’épargner au maximum mon moment de tranquillité que Monseigneur Casse Couille doit d’être encore assis sur ses fesses à gouverner sa ferme, au lieu de se retrouver en exil dans sa piaule à coup de pied au derche.
Alors que Monsieur Deuzan a déjà mangé deux boudoirs et demi, et fait brailler 15 fois son tracteur au son de Hiahahihaho, un autre grand BANG en provenance de la cuisine. Il s’agit, je n’en doute plus, d’une Ligue visant à me faire perdre et ma patience légendaire (si je vous assure, je suis très patiente…… environ 30 secondes par jour) et le fil de mon épisode de Friends. Et non le fait que je l’aie vu 32 fois n’y change rien. Cette fois ci je me lève, et je vais constater qu’une casserole se retrouve maintenant en équilibre sur la grille de la gazinière : visiblement elle a été le point de chute d’un chat grimpé sur le placard pour choper des boudoirs. Monsieur Deuzan me regarde très sérieusement remettre la casserole en place, et enfermer les boudoirs dans une boite hermétique. Nous retournons dans le salon, pour constater que la moitié de boudoir restant est entrain de se faire consciencieusement émietter par deux psychopathes en fourrure. Nous avons été feintés, et pas qu’un peu ! Devant l’enfant révolté par temps de méchanceté féline, il me faut aller chercher un autre boudoir, après avoir jeté le cadavre du précédent à la poubelle : ce n’est pas parce qu’on a deux ans que l’on a envie de manger un boudoir à la salive féline. Beurk.
Conclusion : J’ai réussi à prendre mon petit déjeuner devant Friends, en environ 4 à 5 périodes. Je ne me suis pas énervée. Je suis une héroïne du quotidien. Cependant, j’ai pris bonne note que la prochaine fois je devrais enfermer les chats dans la salle de bain, prévoir un buffet consistant pour mon glouton de gamin, et ajouter un Xanax à mes vitamines du matin. Lalalalalalala. Ou alors je me lève une demi-heure avant tout le monde ?
Nan je déconne.
intermède bouhouhouhou
Cher Monsieur Mon Nouveau Provider
Je t’assure que ce n’était pas la peine de me balancer ce délai de rétractation de 10 jours.
Tout d’abord je ne compte pas me rétracter du tout, suffisait de demander, bourdeldimarde, et j’en ai rien à tamponner que ce soit les démarches légales, je veux une connexion internet le plus vite possible, mais tu lis pas mon blog ou quoi ?
Ensuite 10 jours, bourdelapoute, mais tu es fou ou quoi, 10 jours ?
Enfin, m’annoncer que c’est seulement ce samedi que ma demande d’ouverture de ligne a été activée, vraiment, c’est de la torture mentale. Ajouter qu’il va me falloir attendre environ 15 jours pour que cela soit effectif, c’est un meurtre, tout simplement. 25 jours ? Monsieur Mon Provider, j’ai mis des baffes pour vachement moins que ça hein.
Et ce n’est pas la peine de ricaner, je sais très bien que je ne peux rien faire d’autre qu’attendre, et pester. Alors j’attends, et je peste. Saleté de Provider de Mierda, un mois entier sans connexion internet, c’est monstrueux. Je ne souhaiterais même pas ça à mon pire ennemi. D’ailleurs à toi je te souhaite juste un orifice annal agrémenté de multiples et délicates boursouflures herpésiennes du plus bel effet. Tu le mérites. Si. C’est de bon cœur. Enflure.
Je t’assure que ce n’était pas la peine de me balancer ce délai de rétractation de 10 jours.
Tout d’abord je ne compte pas me rétracter du tout, suffisait de demander, bourdeldimarde, et j’en ai rien à tamponner que ce soit les démarches légales, je veux une connexion internet le plus vite possible, mais tu lis pas mon blog ou quoi ?
Ensuite 10 jours, bourdelapoute, mais tu es fou ou quoi, 10 jours ?
Enfin, m’annoncer que c’est seulement ce samedi que ma demande d’ouverture de ligne a été activée, vraiment, c’est de la torture mentale. Ajouter qu’il va me falloir attendre environ 15 jours pour que cela soit effectif, c’est un meurtre, tout simplement. 25 jours ? Monsieur Mon Provider, j’ai mis des baffes pour vachement moins que ça hein.
Et ce n’est pas la peine de ricaner, je sais très bien que je ne peux rien faire d’autre qu’attendre, et pester. Alors j’attends, et je peste. Saleté de Provider de Mierda, un mois entier sans connexion internet, c’est monstrueux. Je ne souhaiterais même pas ça à mon pire ennemi. D’ailleurs à toi je te souhaite juste un orifice annal agrémenté de multiples et délicates boursouflures herpésiennes du plus bel effet. Tu le mérites. Si. C’est de bon cœur. Enflure.
06 mars 2006
dormir, c'est possible?
Avant-hier, ma fille a encore perdu une dent. J’aimerais bien savoir combien de temps encore ca va durer, car sur ce coup là elle a pillé les dernières réserves de la petite souris. Enfin bref.
Elle a tenu à déposer sa dent sous son oreiller, a voulu installer du gruyère à côté de son lit alors qu’elle sait pertinemment que la petite souris c’est moi - certains mythes ont la vie dure, ce que j’ai refusé – certains mythes sont au régime. Lorsqu’elle fut profondément endormie, je me risquais jusque dans sa chambre. J’aurais bien pu tirer au bazooka dans ses peluches qu’elle n’aurait pas tressailli : quand elle dort, le monde peut bien s’écrouler. J’ai subtilisé la dent sous l’oreiller, et je l’ai remplacée par un livre illustré de Pucca et un tout petit ours en peluche acheté à deux balles cinquante dans une boutique de dégriffés. Heureuse de ma mission accomplie, sans surcharge pondérale à l’arrivée de surcroît, je file sous ma couette, et m’endors.
Tout est merveilleux au pays de Candy.
Sauf.
Sauf que vers une heure indéterminée de la nuit, à l’heure où je suis tellement incrustée dans mon matelas qu’on peut effectivement dire que j’en écrase sévère et que ma peau est striée des marques des draps, la porte de la chambre de ma fille s’est ouverte. Dans tout l’immeuble assoupi, pas d’autres bruits que ceux des pieds nus de la Lutine sur le parquet, si ce n’est mon terrible ronflement d’enrhubée chronique. L’enfant toute guillerette vient à la rencontre de ses géniteurs endormis, fin prête à nous faire partager son hilarité quant à ce merveilleux ouvrage drolatique à l’extrême qu’est J’aime Garu… et les raviolis aussi ! (sic) et à nous présenter sa nouvelle copine super chouette, Juliette, l’ours à l’écharpe bleue et au cœur rouge. Ouééééééééééééééééééé.
Comment dire ?
Elle s’est fait recevoir la mioche.
La prochaine fois la petite souris va lui laisser un tube de Valium, histoire que l’on puisse pioncer tranquille.
Parce que www.ma-vie-est-formidable.blogsizan.net à 2 heures du mat’, c’est non. C’est le dur apprentissage de la vie, mais c’est non. Si elle recommence, je vous préviens qu’à trois heures du mat’, j’irais la réveiller pour lui raconter mes angoisses nocturnes sur le retour, un jour peut-être, de ma connexion internet, et ses conséquences psychologiques graves sur mon microcosme mental. Zut.
Elle a tenu à déposer sa dent sous son oreiller, a voulu installer du gruyère à côté de son lit alors qu’elle sait pertinemment que la petite souris c’est moi - certains mythes ont la vie dure, ce que j’ai refusé – certains mythes sont au régime. Lorsqu’elle fut profondément endormie, je me risquais jusque dans sa chambre. J’aurais bien pu tirer au bazooka dans ses peluches qu’elle n’aurait pas tressailli : quand elle dort, le monde peut bien s’écrouler. J’ai subtilisé la dent sous l’oreiller, et je l’ai remplacée par un livre illustré de Pucca et un tout petit ours en peluche acheté à deux balles cinquante dans une boutique de dégriffés. Heureuse de ma mission accomplie, sans surcharge pondérale à l’arrivée de surcroît, je file sous ma couette, et m’endors.
Tout est merveilleux au pays de Candy.
Sauf.
Sauf que vers une heure indéterminée de la nuit, à l’heure où je suis tellement incrustée dans mon matelas qu’on peut effectivement dire que j’en écrase sévère et que ma peau est striée des marques des draps, la porte de la chambre de ma fille s’est ouverte. Dans tout l’immeuble assoupi, pas d’autres bruits que ceux des pieds nus de la Lutine sur le parquet, si ce n’est mon terrible ronflement d’enrhubée chronique. L’enfant toute guillerette vient à la rencontre de ses géniteurs endormis, fin prête à nous faire partager son hilarité quant à ce merveilleux ouvrage drolatique à l’extrême qu’est J’aime Garu… et les raviolis aussi ! (sic) et à nous présenter sa nouvelle copine super chouette, Juliette, l’ours à l’écharpe bleue et au cœur rouge. Ouééééééééééééééééééé.
Comment dire ?
Elle s’est fait recevoir la mioche.
La prochaine fois la petite souris va lui laisser un tube de Valium, histoire que l’on puisse pioncer tranquille.
Parce que www.ma-vie-est-formidable.blogsizan.net à 2 heures du mat’, c’est non. C’est le dur apprentissage de la vie, mais c’est non. Si elle recommence, je vous préviens qu’à trois heures du mat’, j’irais la réveiller pour lui raconter mes angoisses nocturnes sur le retour, un jour peut-être, de ma connexion internet, et ses conséquences psychologiques graves sur mon microcosme mental. Zut.
05 mars 2006
intermède culturel
La Cour Puget, au Louvre.
Sculptures Françaises, c’est le programme du jour.
Voilà un type qui dort, un faune je crois bien. Il en écrase sévère le gars.
C’est aussi la première statue en frontal nudity masculine que voit ma fille. Jusque là elle a vu plein de Diane Chasseresses les nibs à l’air, des petits angelots cul nul, des Neptune torse poil, mais la zigounette qui prend le frais, c’est une première.
- A ton avis il ne lui manque rien à ce faune ?
- Ben non ?
Un moment passe. Elle s’interroge. Elle re-regarde.
- Ah si ! Il lui manque sa culotte en fait.
Conclusion 1 : Ma fille n’est pas choquée pas la nudité masculine au premier abord. C’est plutôt classe.
Conclusion 2 : Elle a passé le reste de la visite à brailler à tous les messieurs à oilpé de remettre leur culotte. Super moins classe. Cependant ils sont restés de marbre. Hin hin hin.
Sculptures Françaises, c’est le programme du jour.
Voilà un type qui dort, un faune je crois bien. Il en écrase sévère le gars.
C’est aussi la première statue en frontal nudity masculine que voit ma fille. Jusque là elle a vu plein de Diane Chasseresses les nibs à l’air, des petits angelots cul nul, des Neptune torse poil, mais la zigounette qui prend le frais, c’est une première.
- A ton avis il ne lui manque rien à ce faune ?
- Ben non ?
Un moment passe. Elle s’interroge. Elle re-regarde.
- Ah si ! Il lui manque sa culotte en fait.
Conclusion 1 : Ma fille n’est pas choquée pas la nudité masculine au premier abord. C’est plutôt classe.
Conclusion 2 : Elle a passé le reste de la visite à brailler à tous les messieurs à oilpé de remettre leur culotte. Super moins classe. Cependant ils sont restés de marbre. Hin hin hin.
04 mars 2006
parapluie
Je choisis un parapluie. Un grand. Un rose fuchsia. Bien que j’hésite avec l’orange que Monsieur Deuzan me propose. C’est là que je me souviens de la passion de mon fiston pour mon précédent parapluie, et des crises de nerfs pour le porter à chaque fois que je le sortais.
Ensuite je choisis un parapluie pour ma Lutine. Il y en a des jolis avec des paillettes dans le manche dans le magasin. Un truc de fille ça devrait lui plaire. Le petit garçon ne se tient plus, il me voit choisir deux parapluies, et rien pour lui ? C’est une honte une infâmie que dis-je un oubli, sûrement ? Il réclame, il est un peu indigné, il faudrait voir à ne pas le prendre pour un moins que rien, lui aussi il a le droit à son pébroque, comme tout le monde !
- Mais mon chéri, il n’y a pas de parapluie pour petit garçon dans ce magasin, je t’en achèterais un plus tard, ne t’inquiète pas.
Trop je suis une feinteuse de première classe, on voit l’entraînement quotidien, n’est-ce pas.
C’est là que la vendeuse entre en action :
- Si si j’en ai dans le fond du magasin.
- Ah. Eh bien montrez-les moi.
Le premier modèle qu’elle me présente est vraiment moche, bleu marine vert et jaune, pouah. Monsieur Deuzan trépigne déjà, un parapluie à sa taille ! Elle m’en montre un autre, rouge, jaune, vert, avec un manche rouge, bien pétard. Le prix finit de me convaincre. L’enfant ouvre son parapluie à ouverture automatique (quelle merveille, il ne s’en est toujours pas remis) dans le magasin. Il parade. Il rayonne. C’est Noyel et son anniversaire en même temps. En mieux.
Quand on retrouve Alix quelques minutes plus tard, il exulte :
-Avu ? Maman até apuie !
Il marche dans le centre commercial avec son parapluie ouvert, il ne pleut pas mais qu’importe.
Le soir, il faudra bien ranger le parapluie dans le placard, et il lui fera un câlin et un bisou avant de refermer la porte.
Mon fils est tombé en amour d’un parapluie.
S’il ne se dépêche pas de pleuvoir, je connais un petit garçon qui va être très malheureux.
Je pourrais toujours demander à son père de chanter. Pour voir.
Ensuite je choisis un parapluie pour ma Lutine. Il y en a des jolis avec des paillettes dans le manche dans le magasin. Un truc de fille ça devrait lui plaire. Le petit garçon ne se tient plus, il me voit choisir deux parapluies, et rien pour lui ? C’est une honte une infâmie que dis-je un oubli, sûrement ? Il réclame, il est un peu indigné, il faudrait voir à ne pas le prendre pour un moins que rien, lui aussi il a le droit à son pébroque, comme tout le monde !
- Mais mon chéri, il n’y a pas de parapluie pour petit garçon dans ce magasin, je t’en achèterais un plus tard, ne t’inquiète pas.
Trop je suis une feinteuse de première classe, on voit l’entraînement quotidien, n’est-ce pas.
C’est là que la vendeuse entre en action :
- Si si j’en ai dans le fond du magasin.
- Ah. Eh bien montrez-les moi.
Le premier modèle qu’elle me présente est vraiment moche, bleu marine vert et jaune, pouah. Monsieur Deuzan trépigne déjà, un parapluie à sa taille ! Elle m’en montre un autre, rouge, jaune, vert, avec un manche rouge, bien pétard. Le prix finit de me convaincre. L’enfant ouvre son parapluie à ouverture automatique (quelle merveille, il ne s’en est toujours pas remis) dans le magasin. Il parade. Il rayonne. C’est Noyel et son anniversaire en même temps. En mieux.
Quand on retrouve Alix quelques minutes plus tard, il exulte :
-Avu ? Maman até apuie !
Il marche dans le centre commercial avec son parapluie ouvert, il ne pleut pas mais qu’importe.
Le soir, il faudra bien ranger le parapluie dans le placard, et il lui fera un câlin et un bisou avant de refermer la porte.
Mon fils est tombé en amour d’un parapluie.
S’il ne se dépêche pas de pleuvoir, je connais un petit garçon qui va être très malheureux.
Je pourrais toujours demander à son père de chanter. Pour voir.
03 mars 2006
today: no glamour inside
Ce matin il fait glauque. La bruine matinale s’est transformée en flaques gigantesques, qu’il faut stratégiquement éviter à l’approche des véhicules hippomobiles, à moins qu’on soit pris d’une folle envie de se faire hydrater le futal et les converses de bon matin. Il tombe des cordes en fait. Il fait moche. J’ai beau regarder partout, il n’y a rien qui réveille la pupille, qui fasse sautiller un peu le cœur, histoire de réveiller la machine encore endormie. Monsieur Deuzan cocoone sous la bulle de la protection pluie de sa poussette, la Lutine se dépêche d’aller à l’école, les tresses planquées sous la capuche de l’imper rouge, seule touche de couleur dans un monde gris et mouillé, un monde sale et triste. Pouah.
Evidemment mon parapluie si trendy de Hache et Aime a rendu l’âme, il est devenu un réel danger public et il a fallu l’abattre, mesure préventive, le cadavre n’est pas encore enseveli, ou alors on s’en est chargé à ma place, je n’en avais pas le courage. Je suis nue tête sous la flotte, alors que j’ai lavé mes cheveux hier matin, merdouillasse quoi, c’est trop pas juste. Justement j’ai bien besoin de me retrouver toute trempée, une petite pneumonie, ça fera bien sur mon CV de mars, où s’alignent déjà sagement un syndrome grippal, une angine, et mon petit dernier, trop il est mimi et roudoudou, le rhume de cerveau carabiné, celui qui t’attrape le crâne et l’écrabouille, environ 36 000 fois par jour, ouais, c’est chouette.
Je marche dans les rues détrempées, j’évite les flaques, j’évite les voitures, mes lèvres sont comme pas épilées, pleine de petites peaux mortes dues aux nuits à dormir la bouche ouverte pour essayer de respirer, j’essaie de rester un minimum souriante, mais allez-y, vous, faut le vouloir, surtout quand on s’est finalement résolue à mettre la grande écharpe autour de sa tignasse plutôt que de son cou, pour ne pas avoir des dreads détrempées en rentrant à la maison. Je ressemble à une babouchka déprimée en arrivant devant l’école, heureusement que le ridicule ne tue pas. Sinon je serais tombée depuis longtemps au champ d’honneur des mères sans voiture qui emmènent leur enfant à l’école, alors que manifestement la météo est foncièrement hostile.
Mais je sais ce qu’il me faut*, le remède à la grisaille absolutissime , il me faut un magnifique parapluie coloré, un truc plein de peps, king size, un parapluie tellement too much qu’il en sera furieusement hype.
Non mais parce qu’il paraît qu’au mois de mars la météo va continuer de me pisser sur la tête, alors autant prendre les devants avant de me transformer en serpillière humaine.
Evidemment mon parapluie si trendy de Hache et Aime a rendu l’âme, il est devenu un réel danger public et il a fallu l’abattre, mesure préventive, le cadavre n’est pas encore enseveli, ou alors on s’en est chargé à ma place, je n’en avais pas le courage. Je suis nue tête sous la flotte, alors que j’ai lavé mes cheveux hier matin, merdouillasse quoi, c’est trop pas juste. Justement j’ai bien besoin de me retrouver toute trempée, une petite pneumonie, ça fera bien sur mon CV de mars, où s’alignent déjà sagement un syndrome grippal, une angine, et mon petit dernier, trop il est mimi et roudoudou, le rhume de cerveau carabiné, celui qui t’attrape le crâne et l’écrabouille, environ 36 000 fois par jour, ouais, c’est chouette.
Je marche dans les rues détrempées, j’évite les flaques, j’évite les voitures, mes lèvres sont comme pas épilées, pleine de petites peaux mortes dues aux nuits à dormir la bouche ouverte pour essayer de respirer, j’essaie de rester un minimum souriante, mais allez-y, vous, faut le vouloir, surtout quand on s’est finalement résolue à mettre la grande écharpe autour de sa tignasse plutôt que de son cou, pour ne pas avoir des dreads détrempées en rentrant à la maison. Je ressemble à une babouchka déprimée en arrivant devant l’école, heureusement que le ridicule ne tue pas. Sinon je serais tombée depuis longtemps au champ d’honneur des mères sans voiture qui emmènent leur enfant à l’école, alors que manifestement la météo est foncièrement hostile.
Mais je sais ce qu’il me faut*, le remède à la grisaille absolutissime , il me faut un magnifique parapluie coloré, un truc plein de peps, king size, un parapluie tellement too much qu’il en sera furieusement hype.
Non mais parce qu’il paraît qu’au mois de mars la météo va continuer de me pisser sur la tête, alors autant prendre les devants avant de me transformer en serpillière humaine.
La phrase qui n’a rien à voir mais quand même un peu :
Je me suis toujours demandé, en voyant la pub Tahiti douche, là où les gens dansent à moitié à oilpé en se savonnant comme dans un téléfilm éwotique de la 6, dès qu’il tombe des trombes des tonnes de flotte sur leurs goules extasiées, ce qui se passerait si la pluie cessait de tomber avant qu’ils ne soient rincés ? Hum ?
* en plus d'une connexion, cela va sans dire.
02 mars 2006
01 mars 2006
I m gonna die (part 4)
Dépression.
C’est le nom que l’on donne à la pathologie qui atteint la personne privée de quelque chose qui lui est cher et qui en devient apathique. Par exemple, quand un abruti d’empaffé de mierdasse de provider fournit un modem qui claque (de honte probablement), que de colère on résilie, et que le nouveau (encore) gentil provider met un chouïa de temps à rétablir la connexion.
Loin de la connexion, certains dépérissent. Quand d’autre en profitent pour se lancer dans des délires mégalos sur SimCity, j’en connais une qui se laisse crever. De désespoir.
Loin de la connexion, certains dépérissent. Quand d’autre en profitent pour se lancer dans des délires mégalos sur SimCity, j’en connais une qui se laisse crever. De désespoir.
Voire même qui trouve plus tragique et pitoyable de rajouter à la pathologie mentale une pathologie physique croquignolette, genre un syndrome grippal (quoi de plus normal après tout pour un coin coin en plastoc par ces temps de virus de la grippe aviaire ?) et/ou une angine. Ce qui est sûr c’est qu’il y a eu comme une armée de petits minuscules tiny tiny frigos qui ont emménagé dans mon ventre, des frigos à froid ventilés, dont l’haleine à toujours glacée se répandait en moi par vagues successives, transformant mon quintal grassouillet en un amas tremblotant et gémissant : je veux mouriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir, j’ai chauuuuuuuuuuuuuuuud, j’ai froiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid, j’ai maaaaal à la gooooooooooooooorge, je me sens pas biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien du touuuuuuuut.
J’ai vaincu cependant, mais ma ligne adsl n’est toujours pas connectée. Va falloir que je m’essaie à la tuberculose du mulot pour espérer un signe ou quoi ?
Surtout que le Ketchup Mosnter arrive, et que donc je pourrais bientôt dire que je n'ai plus de connexion internet, que je soigne ma grippe aviaire, et que les Allways GoodNight ca tient moyen la route. Si avec ça personne ne me lance une pièce ou une moitié de cheeseburger, c'est que je ne sais plus apitoyer les foules.
Je tiens cependant à remercier, car oui je crois que je mérite haut la main l’Oscar de la meuf la plus relouse du monde : Alix, ma maman, ma copine Delphine, et Din, pour avoir courageusement supporté mes jérémiades incessantes et ma voix de crapaud mutant, ainsi que M6 pour avoir diffusé deux programmes fabuleux hier soir et m’avoir aidé à franchir la dernière ligne fiévreuse en rigolant comme une bécasse.
Et je signale que Pinkie est ravie, du coup j’ai perdu 1,5 kilo en moins de trois jours. J’ai pourtant fait attention à manger suffisamment pour ne pas que mon corps se mette en état de famine. Mais le métabolisme de haut-fourneau, ça consomme. Pour chauffer une carcasse pareille à 39°, il en faut de la graisse hin hin hin.
La phrase qui n'a rien à voir:
Alors que cette enfant de 6ans même pas 1/4 vient de récolter sa première punition scolaire pour rêvassage avéré, la voila qui, pour écrire ses 3 lignes "Je ne m'amuse pas en classe et je me mets au travail", redécouvre comme une grande la technique de j'écris 3 fois le même mot pour aller plus vite. Si elle pouvait mettre ce sens pratique au service de son travail scolaire... Ca me laisse rêveuse!
Je sévis aussi ici: je suis l'invité du JEDI BLOG et j'en suis très fière.
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