06 mars 2006

dormir, c'est possible?

Avant-hier, ma fille a encore perdu une dent. J’aimerais bien savoir combien de temps encore ca va durer, car sur ce coup là elle a pillé les dernières réserves de la petite souris. Enfin bref.

Elle a tenu à déposer sa dent sous son oreiller, a voulu installer du gruyère à côté de son lit alors qu’elle sait pertinemment que la petite souris c’est moi - certains mythes ont la vie dure, ce que j’ai refusé – certains mythes sont au régime. Lorsqu’elle fut profondément endormie, je me risquais jusque dans sa chambre. J’aurais bien pu tirer au bazooka dans ses peluches qu’elle n’aurait pas tressailli : quand elle dort, le monde peut bien s’écrouler. J’ai subtilisé la dent sous l’oreiller, et je l’ai remplacée par un livre illustré de Pucca et un tout petit ours en peluche acheté à deux balles cinquante dans une boutique de dégriffés. Heureuse de ma mission accomplie, sans surcharge pondérale à l’arrivée de surcroît, je file sous ma couette, et m’endors.

Tout est merveilleux au pays de Candy.


Sauf.

Sauf que vers une heure indéterminée de la nuit, à l’heure où je suis tellement incrustée dans mon matelas qu’on peut effectivement dire que j’en écrase sévère et que ma peau est striée des marques des draps, la porte de la chambre de ma fille s’est ouverte. Dans tout l’immeuble assoupi, pas d’autres bruits que ceux des pieds nus de la Lutine sur le parquet, si ce n’est mon terrible ronflement d’enrhubée chronique. L’enfant toute guillerette vient à la rencontre de ses géniteurs endormis, fin prête à nous faire partager son hilarité quant à ce merveilleux ouvrage drolatique à l’extrême qu’est J’aime Garu… et les raviolis aussi ! (sic) et à nous présenter sa nouvelle copine super chouette, Juliette, l’ours à l’écharpe bleue et au cœur rouge. Ouééééééééééééééééééé.

Comment dire ?

Elle s’est fait recevoir la mioche.

La prochaine fois la petite souris va lui laisser un tube de Valium, histoire que l’on puisse pioncer tranquille.

Parce que www.ma-vie-est-formidable.blogsizan.net à 2 heures du mat’, c’est non. C’est le dur apprentissage de la vie, mais c’est non. Si elle recommence, je vous préviens qu’à trois heures du mat’, j’irais la réveiller pour lui raconter mes angoisses nocturnes sur le retour, un jour peut-être, de ma connexion internet, et ses conséquences psychologiques graves sur mon microcosme mental. Zut.
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