Je choisis un parapluie. Un grand. Un rose fuchsia. Bien que j’hésite avec l’orange que Monsieur Deuzan me propose. C’est là que je me souviens de la passion de mon fiston pour mon précédent parapluie, et des crises de nerfs pour le porter à chaque fois que je le sortais.
Ensuite je choisis un parapluie pour ma Lutine. Il y en a des jolis avec des paillettes dans le manche dans le magasin. Un truc de fille ça devrait lui plaire. Le petit garçon ne se tient plus, il me voit choisir deux parapluies, et rien pour lui ? C’est une honte une infâmie que dis-je un oubli, sûrement ? Il réclame, il est un peu indigné, il faudrait voir à ne pas le prendre pour un moins que rien, lui aussi il a le droit à son pébroque, comme tout le monde !
- Mais mon chéri, il n’y a pas de parapluie pour petit garçon dans ce magasin, je t’en achèterais un plus tard, ne t’inquiète pas.
Trop je suis une feinteuse de première classe, on voit l’entraînement quotidien, n’est-ce pas.
C’est là que la vendeuse entre en action :
- Si si j’en ai dans le fond du magasin.
- Ah. Eh bien montrez-les moi.
Le premier modèle qu’elle me présente est vraiment moche, bleu marine vert et jaune, pouah. Monsieur Deuzan trépigne déjà, un parapluie à sa taille ! Elle m’en montre un autre, rouge, jaune, vert, avec un manche rouge, bien pétard. Le prix finit de me convaincre. L’enfant ouvre son parapluie à ouverture automatique (quelle merveille, il ne s’en est toujours pas remis) dans le magasin. Il parade. Il rayonne. C’est Noyel et son anniversaire en même temps. En mieux.
Quand on retrouve Alix quelques minutes plus tard, il exulte :
-Avu ? Maman até apuie !
Il marche dans le centre commercial avec son parapluie ouvert, il ne pleut pas mais qu’importe.
Le soir, il faudra bien ranger le parapluie dans le placard, et il lui fera un câlin et un bisou avant de refermer la porte.
Mon fils est tombé en amour d’un parapluie.
S’il ne se dépêche pas de pleuvoir, je connais un petit garçon qui va être très malheureux.
Je pourrais toujours demander à son père de chanter. Pour voir.
Ensuite je choisis un parapluie pour ma Lutine. Il y en a des jolis avec des paillettes dans le manche dans le magasin. Un truc de fille ça devrait lui plaire. Le petit garçon ne se tient plus, il me voit choisir deux parapluies, et rien pour lui ? C’est une honte une infâmie que dis-je un oubli, sûrement ? Il réclame, il est un peu indigné, il faudrait voir à ne pas le prendre pour un moins que rien, lui aussi il a le droit à son pébroque, comme tout le monde !
- Mais mon chéri, il n’y a pas de parapluie pour petit garçon dans ce magasin, je t’en achèterais un plus tard, ne t’inquiète pas.
Trop je suis une feinteuse de première classe, on voit l’entraînement quotidien, n’est-ce pas.
C’est là que la vendeuse entre en action :
- Si si j’en ai dans le fond du magasin.
- Ah. Eh bien montrez-les moi.
Le premier modèle qu’elle me présente est vraiment moche, bleu marine vert et jaune, pouah. Monsieur Deuzan trépigne déjà, un parapluie à sa taille ! Elle m’en montre un autre, rouge, jaune, vert, avec un manche rouge, bien pétard. Le prix finit de me convaincre. L’enfant ouvre son parapluie à ouverture automatique (quelle merveille, il ne s’en est toujours pas remis) dans le magasin. Il parade. Il rayonne. C’est Noyel et son anniversaire en même temps. En mieux.
Quand on retrouve Alix quelques minutes plus tard, il exulte :
-Avu ? Maman até apuie !
Il marche dans le centre commercial avec son parapluie ouvert, il ne pleut pas mais qu’importe.
Le soir, il faudra bien ranger le parapluie dans le placard, et il lui fera un câlin et un bisou avant de refermer la porte.
Mon fils est tombé en amour d’un parapluie.
S’il ne se dépêche pas de pleuvoir, je connais un petit garçon qui va être très malheureux.
Je pourrais toujours demander à son père de chanter. Pour voir.