27 mars 2006

sherlock inside

S'il y a bien un truc qui pourrit la vie c'est de perdre ses clés. Si, je sais bien que vous savez de quoi je parle. La première fois que j'ai perdu mes clés, je sautillais gracieusement à travers le parc pour aller emprunter un livre à la bibliothèque, et ces fourbasses de clés à la noix sont tombées dans l'herbe, en plein dans l'immense couverture de feuilles mortes. Mon papa était entrain de me tuer quand ma mère a eu l'immense et géniale idée de l'envoyer au commissariat voir si quelqu'un ne les aurait pas trouvées. Merci mille fois au monsieur qui faisait caguer son iench dans les feuilles mortes et qui a trouvé mon trousseau donc. La joie d'avoir 13 ans.

18 ans plus tard environ, Chéri innocemment pose la question:
- Où est-ce que t'as fichu les clés de la cave, hein?

Et là, les gens, j'en sais foutre rien.

Paniiiiiiiiiiiiiiiiiique à bord après que les endroits usuels aient été passés au peigne fin.
Petit pot sur l'étagère, que dalle. Etagères voisines, rien du tout. Mon bureau, du bordel à l'infini mais pas de clés de cave. Mes poches, mon sac, le dessous des meubles, nada. Mazette va falloir enfoncer la porte de la cave, on est mal là.
J'apelle Alix, paniquée, elle n'aurait pas trouvé mes clés de cave par hasard? Vu que je les laisse traîner chez elle aussi? Nope madame, elle a nettoyé son salon a fond et elle n'a rien vu. Je vais vérifier quand même (oui la confiance est une fondation importante de l'amitié, ahahahahha), j'en profite pour lui taxer ses clés et voir si je n'aurais pas bêtement laissé les clés sur la porte de ma cave, nouillasse gordasse que je suis. Non cela aurait été trop beau (même si preuve évidente de ma counerie désormais légendaire).

Alors que je m'en retourne chez moi, déconfite, j'essaie de réquisitionner mes derniers neurones survivors. Je descend l'escalier et je me souviens que la dernière fois que je suis allée à la cave c'était vendredi. Hum vendredi. je portais mon pantalon kaki. Sans jupe par dessus, à cause du rendez-vous à la banque, pas envie de passer pour une sale hippie, même s'il s'avère que c'est ce que je suis. J'arrive dehors, il fait doux. Ok, si j'avais mon pantlaon kaki sans jupe, j'ai du ranger les clés dans ma poche. J'arrive devant mon escalier, je commence à le monter. Bon ensuite le soir, obligatoirement, j'ai du poser mon pantalon sur le dossier de mon fauteuil d'ordi, vu que je suis une fille très raffinée et organisée que ça fait peur tant de grâce et de féminité réunies. Si. J'arrive à la porte de l'appart, et je réfléchis que si j'ai mis comme à mon habitude le fût sur mon fauteuil, les poches au dessus de l'assise, il y a de grandes choses pour que les clés aient glissé de la poche et soient tombées entre l'assise et le dossier. Sous le coussin de l'assise donc. J'ouvre ma porte, je fonce, je regarde et BINGO.

Call me sherlock.

Clés-0 / Angel-1




Et en fait me revoilà bien sur le oueb, sans squattage intempestif chez ma coupine, puisque Chéri et moi avons eu l'ingénieuse idée d'échanger mon ordi pourri contre son portable high tech, vu que tout le monde sait bien qu'un ordi pourri suffit pour taper trois lignes sur word deux fois par mois. Eh eh.
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