Nous ferons bien sûr abstraction du fait que mon neurone unique a officiellement rendu l'âme à l'approche du 9ème mois de grossesse, et que par voie de conséquence inéluctable, je suis déclarée cliniquement plate de l'encéphalogramme. Par contre, plate du cul, là c'est mort pour un bout de temps les zaminches, va falloir s'y faire, enfin moi surtout, vous, bon, vous vous en foutez, tant que je n'ai pas la désobligeance de m'assoir sur vous.
Le pré-requis pour lire correctement ce qui va suivre sans se demander toutes les trois lignes si je suis totale goliotte ET globalement handicapée est donc le suivant: "je suis enceinte de 8 mois du bébé baleine le plus gros du monde et mon cerveau mouline à vide depuis quelques jours". Voilà.
Tout a commencé il y a trois jours. La Lutine m'a prise en photo, et au vu du résultat, je me suis prise une sacrée torgnolle en pleine face. Mais mais mais qui est donc cette Chose Immonde, au bide énorme, au cul d'hippopotame obèse, aux cheveux ternes, habillée comme un sac, avec des bras de bouchère mayennaise hein? Moi? Oh arrêtez de déconner, je sais bien que je suis l'incarnation de la glamouritude et de la grelucherie, ce ne peux pas être moi? Zéro bijou, zéro make-up, zéro coiffage, no-look total, air bovin, je suis dé so lée, mais ce n'est pas moi. Not possibeule. Hypothèse rejetée. Et on oubliera également que le ventre de la Chose sur la photo est aussi gros à 4 semaines et demi du terme que le mien à deux jours d'accoucher de mon fils (52 cms, 3,6 kilos) sous peine d'aller s'auto-césariser direct au ciseaux à ongles dans la salle de bains.
Bref, une reprise en main s'imposait. Non parce que la nidification c'est trop chouette, tout réunir pour organiser la chambre du bébé, les meubles, la déco, les petites fringues (dans lesquelles il ne rentrera visiblement qu'un orteil, mon bébé sera le seul à aller cunu de la maternité le pauvre, ou alors faudra que je lui prête un tee-shirt à moi???) tout le petit bordel indispensable à l'accueil joyeux et organisé d'un petit nouveau dans nos vies, mais il n' y a pas que le rangement et la déco dans la vie! Il y a aussi la GLAMOURITUDE bordel!
(les lecteurs fidèles noteront à cette débauche de points d'exclamation, mon degré élevé d'hystérie, qui n'est malheureusement pas prêt d'aller en s'amenuisant au train où vont les choses)
Avant-hier, au programme, donc:
- dépoilage de la Grosse
- maquillage (au moins du rouge à lèvres et du mascara, un peu de tenue oh)
- parfumage
- habillage un peu près assorti
- coiffage et virage de l'immonde chouchou (au moins en extérieur)
- collier minimum exigé
- manucure pieds/mains.
Non mais sinon quand Zizi2 va me voir, il va prendre peur et re-ramper à l'intérieur, au secours... Au fait il a enfin un prénom, si ce n'est pas extraordinaire, il échappe au joli blaze de BébéX, c'est top, non?
Alors revenons à l'étape dépoilage qui est sans conteste la plus difficile à maîtriser pour une femme enceinte au bide proéminent, croyez-moi sur parole. Le reste c'est trop facile.
Le truc, c'est que j'ai à disposition pour vaincre le Grand Messant Pwal trois outils de plus ou moins haute précision, et de plus ou moins grande efficacité dans la durée, et je suis désolée, on ne comptera pas ma vieille pince à épiler toute pourrite dans le lot, je ne suis pas encore dingue au point de m'épiler pwal par pwal...
Donc, dans ma salle de bain- je vous ai dis que Chéwi a enfin nettoyé la salle de bain, vu que je l'ai menacé de le faire moi-même et d'accoucher dans la foulée, de préférence sur ses Pakédkopis? bref, trop chouette, dans ma salle de bains propre limite reluisante, j'ai:
- un rasoir Gilette Venus bleu très joli, très rapide, plutôt aisé à manipuler, mais à repousse ultra rapide (au bout de 5 minutes je pique, sans blague)
- un épilateur qui bute tout, pas trop douloureux, mais hyper hyper long, et puis ca repousse en une dizaine de jours, c'est relou.
- de la cire chaude avec bandelettes, plutôt rapide, et très efficace dans le temps (au moins un mois) et pas top doudouille non plus.
Je me suis dit, oué la cire c'est trop bien, l'autre fois ma reum m'avait prêté un roll-on, j'avais fait le devant des jambes sans problèmes, et Alix m'avait fait l'arrière des mollets. Résultat nickel. Donc l'autre jour Alix a acheté deux roll-on de cire à faire chauffer, un pour elle et un pour moi. Et c'est là que ça a commencé à merdouiller sévère.
J'explique.
J'ai voulu faire toute seule, hier. Marre d'être considérée comme une handicapée de la laïfe, en plus depuis quelques jours je me sens mieux, je respire mieux et je n'ai presque plus de malaises (par contre je suis toujours aussi neuneu et aussi crevée). Donc toute seule l'épilation à la cire chaude, tranquille, et les cuisses au rasoir, comme d'hab'.
Pendant que le roll-on chauffe au bain marie, je vais me doucher et je fais les aisselles et les cuisses, je maîtrise trop bien. Je sors de ma douche, je m'essuie, je vais chercher le roll-on dans la casserole et je manque de m'ébouillanter les doigts. Sauf que ce roll-on ne se réchauffe qu'au micro-onde. Je m'étais dit que rien à fout', chauffer pour chauffer, une casserole ca fait aussi bien l'affaire. Sauf que non.
La cire sent super bon, un parfum d'agrumes hyper agréable, ça me donnerait faim limite, elle est bien chaude mais pas brûlante, elle s'étale facilement sur la gambette, je pose la bande, je lisse bien du plat de la main, tiens c'est bizarre ma main devient toute collante et la bande est trempée? bah, je tire, aucnue douleur dites donc, est-ce bien normal? bah oui, tous mes pwals sont encore bien fierots sur ma jambe aussi.
Ok.
La cire est trop liquide, elle ne colle pas, je ne vois que ça. Peut-être elle est trop chaude? On va la laisser refroidir. Je m'occupe, je laisse passer une demi-heure, je retente, que dalle. La foutue cire ne colle pas et il est temps d'aller chercher mes enfants à l'école. Je sortirais donc sapée un peu près correctement (on oubliera le pénible épisode du top qui chez moi me fait un décolleté impec et qui, dès que je pose le bout de la tongue dehors, me dépoile jusqu'au nombril exhibant mon soutif au tout-venant, mouarf), parfumée, maquillée, coiffée, bijoutée, mais poilue de la gambette éléphantesque (ouais j'ai des oedèmes aussi, c'est jouli tout plein, je kiffe bien la chose, pas du tout envie de m'amputer hein).
L'après-midi, après avoir consulté Alix qui n'a eu aucun souci avec sa cire et son roll-on, mais elle a un micro onde, ELLE, je sais donc que mon roll-on peut fonctionner, mais chez moi, c'est visiblement niet. Quand même ça m'escagasse cette affaire. Je couche mon fiston, je refais chauffer un temps minuscule la saloperie au bain-marie, je me désape du fût, et j'applique la cire. La bande. Qui me recolle directe à la pogne. Je tire. Oué j'ai enlevé un pwal. Trop chouette, à ce rythme là, je vais aller accoucher avec des mollets hyper design du pwal je ne vous dis que ça.
C'est bon, j'abandonne le roll-on, je le filerai à ma môman, et puis il me reste un pot de cire à faire chauffer au bain-marie, c'est un chouïa plus relou, ça s'étale avec une sorte de bâton d'eskimau, voyez, le tit batonnet en bois là, je ne connais pas le nom technique, pis flûte j'ai plus de neurones...
Hop c'est parti pour le pot, je l'ouvre, je le pose dans la casserole et je le fais chauffer. Zen. Pendant qu'il chauffe, j'appelle ma môman pour lui dire que j'ai un roll-on tout neuf mais très méchant à lui refiler, quelle petite veinarde hein. Et voilà qu'on se raconte des beuhtises et que blablablabla, j'oublie complètement mon pot de cire au thé vert entrain de limite bouillir dans la casserole. Ouais au thé vert, ça donne soif après avoir donné faim la cire, non mais je vous jure, ils font tout pour qu'on la bouffe ou bien? Bref.
Je raccroche, je me rue dans la cuisine - là vous êtes invités à visualiser une espèce de grosse gonzesse qui menace de basculer à chaque seconde vers l'avant, en slip et tee shirt informe, qui tente d'avancer plus vite qu'un mollusque barbouillé à la super glu 3, en gromellant des injures contre ses articulations qui couinent et se révoltent, j'arrête le feu, je retire au péril de ma vie le pot de cire de son jaccuzi en ébullition. C'est là qu'il faut mélanger la cire avec le petit bâton, qui ô miracle de la technologie moderne, comporte en l'une de ses extrémité un petit carré d'encre bleu qui réagit à la chaleur: si celle-ci est excessive et que la cire risque non seulement de me dépoiler mais également de me désquamer la guibolle, le carré s'efface pour laisser apparaitre, comme me l'explique la notice, un NO clair et net.
Ok.
Quelqu'un peut m'expliquer le hiéroglyphe que j'ai sous les yeux? Ni carré bleu, ni écriture lisible, une sorte de tatouage primitif au dessin abstrait, voilà tout ce que je vois. Bon je fais quoi? ben oui, vous auriez fait pareil, je tente sur un petit bout de peau, genre le poignet, pour voir si ça va faire une cloque ou si je peux survivre. Je suis une warrior de la life moi mesdames et messieurs, ça ne rigole pas.
La cire est impec, et tiens en fait la, réaction thermique a du enfin s'achever, je peux lire NO! sur le petit bâton, alors que bon, en fait c'est OUI! vu que dès la cire appliquée sur ma jambe, la bande bien lissée, je tire et hophop plus de poils et même pas mal.
Et là commence, mes amis, le total carnage.
Parce qu'étaler de la cire bien collante justement, avec un bâton d'eskimau, sur les jambes hypertrophiées d'une femme enceinte à fort périmètre abdominal, croyez-moi sur parole, ce n'est pas de la tarte. Au bout de 10 minutes j'avais fait deux bandes, et il y avait de la cire plein le pot, plein le marche pied Hic et Ah dont je me suis aidée pour me contorsionner, mais aussi sur le parquet, le dessus du canapé et le clavier de mon portable: ah les joies de taper avec juste l'ongle des deux petits doigts pour communiquer avec Xila à coups de "c'est le bronx, oskour, je vais mourir".
Mais au final, au bout de genre deux heures, j'avais épilé les deux mollets, et j'avais fini de nettoyer le dawa dans tout l'appart. Juste à ce moment là mon fils s'est réveillé de la sieste, et il a trouvé que ça collait bizarre par terre quand même.
Je suis trop fière de moi: j'ai passé une journée entière pour épiler deux mollets, après on s'étonne que rien n'avance dans cette barraque, mais en même temps, bon, tout se met en travers de ma route hein. Surtout mon bide, surtout.
Mais je suis revenue au top de la glamouritude, même avec un pantalon à taille élastiquée et un tee-shirt de base, si si. Si allez. Soyez pas vaches!
Bonus Track Plein de Chtrucs:
le truc énervant du jour: le slogan d'Aubert, magasin de puériculture: "réussir son bébé". Je le crois même pas qu'un con a pu pondre une horreur consumériste et culpabilisante pareille. On vit vraiment dans une monde mené par un souci de perfection totalement sclérosant et entièrement dévoué au Dieu Pognon. Féchié. Je ne leur achèterai même pas une tototte à ces débiles.
(merci à Anne qui a attiré mon attention sur cette horreur, via mes commentaires)
le truc trop chouette du jour: la super gentille chtite vendeuse du toy's R us qui m'a apporté depuis l'accueil une super chaise trop confortable, pour que je puisse m'assoir au rayon Playmobil, vu que j'avais demandé si je pouvais m'assoir sur un chariot de chargement, mais bof en fait c'était plutôt dangereux (très bas et peu stable, à cause des roulettes). Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais toute émouvue. Love sur elle, ça rassure de voir qu'il y a des gens chouettes.
la niouz hallucinante du jour: bah je vous raconterais demain, tiens, na!
le petit lien jouli et sympathique qui va bien: Tous chez Pénélope, c'est frais, mignon, et rigolo, et elle a un sympathique coup de crayon, ça fait friser la mirette.
Le pré-requis pour lire correctement ce qui va suivre sans se demander toutes les trois lignes si je suis totale goliotte ET globalement handicapée est donc le suivant: "je suis enceinte de 8 mois du bébé baleine le plus gros du monde et mon cerveau mouline à vide depuis quelques jours". Voilà.
Tout a commencé il y a trois jours. La Lutine m'a prise en photo, et au vu du résultat, je me suis prise une sacrée torgnolle en pleine face. Mais mais mais qui est donc cette Chose Immonde, au bide énorme, au cul d'hippopotame obèse, aux cheveux ternes, habillée comme un sac, avec des bras de bouchère mayennaise hein? Moi? Oh arrêtez de déconner, je sais bien que je suis l'incarnation de la glamouritude et de la grelucherie, ce ne peux pas être moi? Zéro bijou, zéro make-up, zéro coiffage, no-look total, air bovin, je suis dé so lée, mais ce n'est pas moi. Not possibeule. Hypothèse rejetée. Et on oubliera également que le ventre de la Chose sur la photo est aussi gros à 4 semaines et demi du terme que le mien à deux jours d'accoucher de mon fils (52 cms, 3,6 kilos) sous peine d'aller s'auto-césariser direct au ciseaux à ongles dans la salle de bains.
Bref, une reprise en main s'imposait. Non parce que la nidification c'est trop chouette, tout réunir pour organiser la chambre du bébé, les meubles, la déco, les petites fringues (dans lesquelles il ne rentrera visiblement qu'un orteil, mon bébé sera le seul à aller cunu de la maternité le pauvre, ou alors faudra que je lui prête un tee-shirt à moi???) tout le petit bordel indispensable à l'accueil joyeux et organisé d'un petit nouveau dans nos vies, mais il n' y a pas que le rangement et la déco dans la vie! Il y a aussi la GLAMOURITUDE bordel!
(les lecteurs fidèles noteront à cette débauche de points d'exclamation, mon degré élevé d'hystérie, qui n'est malheureusement pas prêt d'aller en s'amenuisant au train où vont les choses)
Avant-hier, au programme, donc:
- dépoilage de la Grosse
- maquillage (au moins du rouge à lèvres et du mascara, un peu de tenue oh)
- parfumage
- habillage un peu près assorti
- coiffage et virage de l'immonde chouchou (au moins en extérieur)
- collier minimum exigé
- manucure pieds/mains.
Non mais sinon quand Zizi2 va me voir, il va prendre peur et re-ramper à l'intérieur, au secours... Au fait il a enfin un prénom, si ce n'est pas extraordinaire, il échappe au joli blaze de BébéX, c'est top, non?
Alors revenons à l'étape dépoilage qui est sans conteste la plus difficile à maîtriser pour une femme enceinte au bide proéminent, croyez-moi sur parole. Le reste c'est trop facile.
Le truc, c'est que j'ai à disposition pour vaincre le Grand Messant Pwal trois outils de plus ou moins haute précision, et de plus ou moins grande efficacité dans la durée, et je suis désolée, on ne comptera pas ma vieille pince à épiler toute pourrite dans le lot, je ne suis pas encore dingue au point de m'épiler pwal par pwal...
Donc, dans ma salle de bain- je vous ai dis que Chéwi a enfin nettoyé la salle de bain, vu que je l'ai menacé de le faire moi-même et d'accoucher dans la foulée, de préférence sur ses Pakédkopis? bref, trop chouette, dans ma salle de bains propre limite reluisante, j'ai:
- un rasoir Gilette Venus bleu très joli, très rapide, plutôt aisé à manipuler, mais à repousse ultra rapide (au bout de 5 minutes je pique, sans blague)
- un épilateur qui bute tout, pas trop douloureux, mais hyper hyper long, et puis ca repousse en une dizaine de jours, c'est relou.
- de la cire chaude avec bandelettes, plutôt rapide, et très efficace dans le temps (au moins un mois) et pas top doudouille non plus.
Je me suis dit, oué la cire c'est trop bien, l'autre fois ma reum m'avait prêté un roll-on, j'avais fait le devant des jambes sans problèmes, et Alix m'avait fait l'arrière des mollets. Résultat nickel. Donc l'autre jour Alix a acheté deux roll-on de cire à faire chauffer, un pour elle et un pour moi. Et c'est là que ça a commencé à merdouiller sévère.
J'explique.
J'ai voulu faire toute seule, hier. Marre d'être considérée comme une handicapée de la laïfe, en plus depuis quelques jours je me sens mieux, je respire mieux et je n'ai presque plus de malaises (par contre je suis toujours aussi neuneu et aussi crevée). Donc toute seule l'épilation à la cire chaude, tranquille, et les cuisses au rasoir, comme d'hab'.
Pendant que le roll-on chauffe au bain marie, je vais me doucher et je fais les aisselles et les cuisses, je maîtrise trop bien. Je sors de ma douche, je m'essuie, je vais chercher le roll-on dans la casserole et je manque de m'ébouillanter les doigts. Sauf que ce roll-on ne se réchauffe qu'au micro-onde. Je m'étais dit que rien à fout', chauffer pour chauffer, une casserole ca fait aussi bien l'affaire. Sauf que non.
La cire sent super bon, un parfum d'agrumes hyper agréable, ça me donnerait faim limite, elle est bien chaude mais pas brûlante, elle s'étale facilement sur la gambette, je pose la bande, je lisse bien du plat de la main, tiens c'est bizarre ma main devient toute collante et la bande est trempée? bah, je tire, aucnue douleur dites donc, est-ce bien normal? bah oui, tous mes pwals sont encore bien fierots sur ma jambe aussi.
Ok.
La cire est trop liquide, elle ne colle pas, je ne vois que ça. Peut-être elle est trop chaude? On va la laisser refroidir. Je m'occupe, je laisse passer une demi-heure, je retente, que dalle. La foutue cire ne colle pas et il est temps d'aller chercher mes enfants à l'école. Je sortirais donc sapée un peu près correctement (on oubliera le pénible épisode du top qui chez moi me fait un décolleté impec et qui, dès que je pose le bout de la tongue dehors, me dépoile jusqu'au nombril exhibant mon soutif au tout-venant, mouarf), parfumée, maquillée, coiffée, bijoutée, mais poilue de la gambette éléphantesque (ouais j'ai des oedèmes aussi, c'est jouli tout plein, je kiffe bien la chose, pas du tout envie de m'amputer hein).
L'après-midi, après avoir consulté Alix qui n'a eu aucun souci avec sa cire et son roll-on, mais elle a un micro onde, ELLE, je sais donc que mon roll-on peut fonctionner, mais chez moi, c'est visiblement niet. Quand même ça m'escagasse cette affaire. Je couche mon fiston, je refais chauffer un temps minuscule la saloperie au bain-marie, je me désape du fût, et j'applique la cire. La bande. Qui me recolle directe à la pogne. Je tire. Oué j'ai enlevé un pwal. Trop chouette, à ce rythme là, je vais aller accoucher avec des mollets hyper design du pwal je ne vous dis que ça.
C'est bon, j'abandonne le roll-on, je le filerai à ma môman, et puis il me reste un pot de cire à faire chauffer au bain-marie, c'est un chouïa plus relou, ça s'étale avec une sorte de bâton d'eskimau, voyez, le tit batonnet en bois là, je ne connais pas le nom technique, pis flûte j'ai plus de neurones...
Hop c'est parti pour le pot, je l'ouvre, je le pose dans la casserole et je le fais chauffer. Zen. Pendant qu'il chauffe, j'appelle ma môman pour lui dire que j'ai un roll-on tout neuf mais très méchant à lui refiler, quelle petite veinarde hein. Et voilà qu'on se raconte des beuhtises et que blablablabla, j'oublie complètement mon pot de cire au thé vert entrain de limite bouillir dans la casserole. Ouais au thé vert, ça donne soif après avoir donné faim la cire, non mais je vous jure, ils font tout pour qu'on la bouffe ou bien? Bref.
Je raccroche, je me rue dans la cuisine - là vous êtes invités à visualiser une espèce de grosse gonzesse qui menace de basculer à chaque seconde vers l'avant, en slip et tee shirt informe, qui tente d'avancer plus vite qu'un mollusque barbouillé à la super glu 3, en gromellant des injures contre ses articulations qui couinent et se révoltent, j'arrête le feu, je retire au péril de ma vie le pot de cire de son jaccuzi en ébullition. C'est là qu'il faut mélanger la cire avec le petit bâton, qui ô miracle de la technologie moderne, comporte en l'une de ses extrémité un petit carré d'encre bleu qui réagit à la chaleur: si celle-ci est excessive et que la cire risque non seulement de me dépoiler mais également de me désquamer la guibolle, le carré s'efface pour laisser apparaitre, comme me l'explique la notice, un NO clair et net.
Ok.
Quelqu'un peut m'expliquer le hiéroglyphe que j'ai sous les yeux? Ni carré bleu, ni écriture lisible, une sorte de tatouage primitif au dessin abstrait, voilà tout ce que je vois. Bon je fais quoi? ben oui, vous auriez fait pareil, je tente sur un petit bout de peau, genre le poignet, pour voir si ça va faire une cloque ou si je peux survivre. Je suis une warrior de la life moi mesdames et messieurs, ça ne rigole pas.
La cire est impec, et tiens en fait la, réaction thermique a du enfin s'achever, je peux lire NO! sur le petit bâton, alors que bon, en fait c'est OUI! vu que dès la cire appliquée sur ma jambe, la bande bien lissée, je tire et hophop plus de poils et même pas mal.
Et là commence, mes amis, le total carnage.
Parce qu'étaler de la cire bien collante justement, avec un bâton d'eskimau, sur les jambes hypertrophiées d'une femme enceinte à fort périmètre abdominal, croyez-moi sur parole, ce n'est pas de la tarte. Au bout de 10 minutes j'avais fait deux bandes, et il y avait de la cire plein le pot, plein le marche pied Hic et Ah dont je me suis aidée pour me contorsionner, mais aussi sur le parquet, le dessus du canapé et le clavier de mon portable: ah les joies de taper avec juste l'ongle des deux petits doigts pour communiquer avec Xila à coups de "c'est le bronx, oskour, je vais mourir".
Mais au final, au bout de genre deux heures, j'avais épilé les deux mollets, et j'avais fini de nettoyer le dawa dans tout l'appart. Juste à ce moment là mon fils s'est réveillé de la sieste, et il a trouvé que ça collait bizarre par terre quand même.
Je suis trop fière de moi: j'ai passé une journée entière pour épiler deux mollets, après on s'étonne que rien n'avance dans cette barraque, mais en même temps, bon, tout se met en travers de ma route hein. Surtout mon bide, surtout.
Mais je suis revenue au top de la glamouritude, même avec un pantalon à taille élastiquée et un tee-shirt de base, si si. Si allez. Soyez pas vaches!
Bonus Track Plein de Chtrucs:
le truc énervant du jour: le slogan d'Aubert, magasin de puériculture: "réussir son bébé". Je le crois même pas qu'un con a pu pondre une horreur consumériste et culpabilisante pareille. On vit vraiment dans une monde mené par un souci de perfection totalement sclérosant et entièrement dévoué au Dieu Pognon. Féchié. Je ne leur achèterai même pas une tototte à ces débiles.
(merci à Anne qui a attiré mon attention sur cette horreur, via mes commentaires)
le truc trop chouette du jour: la super gentille chtite vendeuse du toy's R us qui m'a apporté depuis l'accueil une super chaise trop confortable, pour que je puisse m'assoir au rayon Playmobil, vu que j'avais demandé si je pouvais m'assoir sur un chariot de chargement, mais bof en fait c'était plutôt dangereux (très bas et peu stable, à cause des roulettes). Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais toute émouvue. Love sur elle, ça rassure de voir qu'il y a des gens chouettes.
la niouz hallucinante du jour: bah je vous raconterais demain, tiens, na!
le petit lien jouli et sympathique qui va bien: Tous chez Pénélope, c'est frais, mignon, et rigolo, et elle a un sympathique coup de crayon, ça fait friser la mirette.