Après neuf mois d'une grossesse un peu houleuse (euphémisme) me voilà l'heureuse maman d'un magnifique poupon de bientôt 4 mois et demi (qui s'habille en taille 1 an, mais passons)(et qui vient de percer une dent, aïeeeuuhhh).
L'heure du bilan côté maternel s'impose. Bien sûr au départ, je ne suis pas Sophie Marceau, loin s'en faut, dommage. Non mais si je vous jure, Sophie Marceau, c'est une bombasse hein, on a à peu près la même couleur de cheveux et d'yeux, la même teinte de peau, mais bon après, mouarf. Hum. Au départ donc. Au départ, déjà, je suis grosse. Depuis ce fastueux été 1996 qui voyait l'aboutissement de ma maîtrise de Lettres, j'ai pris 45 kilos. 45 KILOS. Enfin, j'ai pris, faut le dire vite, je n'ai rien demandé du tout moi, quelqu'un a dû lâchement me les refiler pendant mon sommeil, je ne vois que ça. A l'insu de mon plein gré, quelque chose du genre.
Et même si Chéwi dit que je suis toujours la plus belle du monde (juste devant Kate Winslet et Scarlett Johansson, me reste à me teindre en blonde, la belle idée que voilà), 45 kilos dans la chetron, ça ravage un peu l'image de soi. Je passerai habilement sur tous les désagréments qu'on a à être obèse (non ce n'est pas un gros mot), il suffit simplement d'imaginer ce que peut-être la vie de quelqu'un qui porte quasiment le poids de ses trois enfants réunis (24+16+8) sur le dos all day long. Fringues, look désastreux, fatigue, essoufflements, frottements, la liste est longue. Les points positifs? Je suis confortable, et le PitiGasson fait des supers prouts dans mon gras de bras. Oh joie.
Au départ donc, avant la grossesse, vous avez une fille avec 40 kilos de trop (oui il m'en reste 5 des saloperies de 10 pris pendant ces délicieux neuf mois), une peau qui commence à devenir presque potable, des cheveux du tonnerre de feu de dieu que les coiffeuses elles pleurent de jalousie quand elles me voient (merci maman), des ongles nickels.
Et maintenant, 4 mois presque et demi après avoir accouché, le constat est totalement désastreux. Niveau peau, c'est la bérézina. Si pendant neuf mois, pour cause de sécheresse cutanée extrême, j'ai eu une peau de rêve, c'est bel et bien fini. Retour à la case biactol, j'ai l'impression que mon visage accueille de nouveaux comédons chaque jour alors que j'ai 33 ans, mais euuuuhhhh! Et les vergetures? Ouhla, vaste sujet. Pour la Lutine, j'avais massé, hydraté, acheté des produits coûtant facilement un oeil, rien n' y a fait, ça a craqué de partout (prise de poids= 7 kilos). Grandes, longues, larges vergetures partout sur le ventre jusqu'au nombril. Pour le PitiGasson (prise de poids= 3 kilos), j'ai juste hydraté raisonnablement, déprimée, et ça a craqué jusque dans le dos, oui oui j'ai des vergetures dans le dos, appelez le Guiness Book, et au dessus du nombril, sublime. Pour la Boulette j'ai juste fait l'acquisition à Pionch d'un gel douche surgras, et avec une prise de poids de 10 kilos, rien de bien méchant, j'ai maintenant de multiples répliques de la faille de San Andrea partout all over my body.
Et je ne parle pas de la peau du ventre distendue qui pendouille joliment, sinon je pleure sur mon clavier. A ce niveau je songe carrément à la chirurgie esthétique, c'est dire.
Pour l'instant on a donc une gonzesse avec 40 + 5 kilos de trop, et une peau pizza like, qui brille dans le noir, lampadaire style.
Déjà, il y a de quoi aller vivre à la cave.
Et là on rajoute la fameuse chute hormonale des tifs après la grossesse. Regardez la petite photo dans la colonne de droite, vous voyez cette fabuleuse chevelure qui est la mienne? Imaginez maintenant que je n'ai perdu aucun cheveu pendant neuf mois, et que ça y est, enfin ils tombent. Tous d'un coup, comme un seul homme, depuis environ un mois. Je les perds par poignées, alors certes ça ne se voit pas sur la masse, mais dans le dedans de mon chez-moi, c'est la tanière du yéti angora, au moins. J'ai beau les attacher pour les retenir et tenter de circonscrire le massacre rien n'y fait, ils se carapatent par poignées de 120 toute la sainte journée. Et encore, je pourrais survivre au fait d'être la semeuse de tifs officielle de la maisonnée, supplantant ainsi les chats à la troisième place de la Craderie Domestique (après le gras de cuisson et la poussière), si et seulement si je ne me retrouvais pas avec une tignasse de folle échappée de l'asile en permanence.
Parce que j'ai plein de cheveux qui repoussent pour remplacer leurs petits copains disparus dans le tuyau de l'aspirateur et dans la poubelle de la salle de bain, et visiblement ils ont muté en poil de ionf les corniauds. Ce qui fait qu'au dessus de ma chatoyante chevelure lustrée et sublime, dansent crétinement une foison de poils de fesses totalement indisciplinables: j'ai bien essayé les sprays et lotions, et shampoings et j'en passe, sensés mettre au pas ces sales rebelles, mais rien n'y fait, rien!
Mon seul soulagement vient de ma toupine de mails, Lili, qui m'écrit qui lui est arrivé tout pareil, et qu'au bout de quelques mois, les cheveux nouveaux, suffisamment longs, sont retombés. Ouf. J'envisageais très sérieusement de me passer le Gilette Venus sur le crâne, à la Britney, cash, pour arrêter le massacre. Merci Lili.
Pour conclure, 4 mois et demi après l'accouchement, je suis une grosse fille qui se traîne 45 kilos de trop, avec une peau d'adolescente de 14 ans, des cheveux en poils de uq, mais toujours de très jolis ongles. Je fuis mon grand miroir, et je n'ose plus monter sur Salopa (elle boude, ça lui apprendra à être ausis méchante).
Tout va bien.
Je vais aller ranger ma cave, il est temps d'en faire un petit nid bien douillet (et de tester si le wifi descend jusque là).
Soupiiiiiir.
bonus track: des nouvelles notes sur PiyaPiyon le blog que ton môme après, il n'est pas con. Vas-y vite.
L'heure du bilan côté maternel s'impose. Bien sûr au départ, je ne suis pas Sophie Marceau, loin s'en faut, dommage. Non mais si je vous jure, Sophie Marceau, c'est une bombasse hein, on a à peu près la même couleur de cheveux et d'yeux, la même teinte de peau, mais bon après, mouarf. Hum. Au départ donc. Au départ, déjà, je suis grosse. Depuis ce fastueux été 1996 qui voyait l'aboutissement de ma maîtrise de Lettres, j'ai pris 45 kilos. 45 KILOS. Enfin, j'ai pris, faut le dire vite, je n'ai rien demandé du tout moi, quelqu'un a dû lâchement me les refiler pendant mon sommeil, je ne vois que ça. A l'insu de mon plein gré, quelque chose du genre.
Et même si Chéwi dit que je suis toujours la plus belle du monde (juste devant Kate Winslet et Scarlett Johansson, me reste à me teindre en blonde, la belle idée que voilà), 45 kilos dans la chetron, ça ravage un peu l'image de soi. Je passerai habilement sur tous les désagréments qu'on a à être obèse (non ce n'est pas un gros mot), il suffit simplement d'imaginer ce que peut-être la vie de quelqu'un qui porte quasiment le poids de ses trois enfants réunis (24+16+8) sur le dos all day long. Fringues, look désastreux, fatigue, essoufflements, frottements, la liste est longue. Les points positifs? Je suis confortable, et le PitiGasson fait des supers prouts dans mon gras de bras. Oh joie.
Au départ donc, avant la grossesse, vous avez une fille avec 40 kilos de trop (oui il m'en reste 5 des saloperies de 10 pris pendant ces délicieux neuf mois), une peau qui commence à devenir presque potable, des cheveux du tonnerre de feu de dieu que les coiffeuses elles pleurent de jalousie quand elles me voient (merci maman), des ongles nickels.
Et maintenant, 4 mois presque et demi après avoir accouché, le constat est totalement désastreux. Niveau peau, c'est la bérézina. Si pendant neuf mois, pour cause de sécheresse cutanée extrême, j'ai eu une peau de rêve, c'est bel et bien fini. Retour à la case biactol, j'ai l'impression que mon visage accueille de nouveaux comédons chaque jour alors que j'ai 33 ans, mais euuuuhhhh! Et les vergetures? Ouhla, vaste sujet. Pour la Lutine, j'avais massé, hydraté, acheté des produits coûtant facilement un oeil, rien n' y a fait, ça a craqué de partout (prise de poids= 7 kilos). Grandes, longues, larges vergetures partout sur le ventre jusqu'au nombril. Pour le PitiGasson (prise de poids= 3 kilos), j'ai juste hydraté raisonnablement, déprimée, et ça a craqué jusque dans le dos, oui oui j'ai des vergetures dans le dos, appelez le Guiness Book, et au dessus du nombril, sublime. Pour la Boulette j'ai juste fait l'acquisition à Pionch d'un gel douche surgras, et avec une prise de poids de 10 kilos, rien de bien méchant, j'ai maintenant de multiples répliques de la faille de San Andrea partout all over my body.
Et je ne parle pas de la peau du ventre distendue qui pendouille joliment, sinon je pleure sur mon clavier. A ce niveau je songe carrément à la chirurgie esthétique, c'est dire.
Pour l'instant on a donc une gonzesse avec 40 + 5 kilos de trop, et une peau pizza like, qui brille dans le noir, lampadaire style.
Déjà, il y a de quoi aller vivre à la cave.
Et là on rajoute la fameuse chute hormonale des tifs après la grossesse. Regardez la petite photo dans la colonne de droite, vous voyez cette fabuleuse chevelure qui est la mienne? Imaginez maintenant que je n'ai perdu aucun cheveu pendant neuf mois, et que ça y est, enfin ils tombent. Tous d'un coup, comme un seul homme, depuis environ un mois. Je les perds par poignées, alors certes ça ne se voit pas sur la masse, mais dans le dedans de mon chez-moi, c'est la tanière du yéti angora, au moins. J'ai beau les attacher pour les retenir et tenter de circonscrire le massacre rien n'y fait, ils se carapatent par poignées de 120 toute la sainte journée. Et encore, je pourrais survivre au fait d'être la semeuse de tifs officielle de la maisonnée, supplantant ainsi les chats à la troisième place de la Craderie Domestique (après le gras de cuisson et la poussière), si et seulement si je ne me retrouvais pas avec une tignasse de folle échappée de l'asile en permanence.
Parce que j'ai plein de cheveux qui repoussent pour remplacer leurs petits copains disparus dans le tuyau de l'aspirateur et dans la poubelle de la salle de bain, et visiblement ils ont muté en poil de ionf les corniauds. Ce qui fait qu'au dessus de ma chatoyante chevelure lustrée et sublime, dansent crétinement une foison de poils de fesses totalement indisciplinables: j'ai bien essayé les sprays et lotions, et shampoings et j'en passe, sensés mettre au pas ces sales rebelles, mais rien n'y fait, rien!
Mon seul soulagement vient de ma toupine de mails, Lili, qui m'écrit qui lui est arrivé tout pareil, et qu'au bout de quelques mois, les cheveux nouveaux, suffisamment longs, sont retombés. Ouf. J'envisageais très sérieusement de me passer le Gilette Venus sur le crâne, à la Britney, cash, pour arrêter le massacre. Merci Lili.
Pour conclure, 4 mois et demi après l'accouchement, je suis une grosse fille qui se traîne 45 kilos de trop, avec une peau d'adolescente de 14 ans, des cheveux en poils de uq, mais toujours de très jolis ongles. Je fuis mon grand miroir, et je n'ose plus monter sur Salopa (elle boude, ça lui apprendra à être ausis méchante).
Tout va bien.
Je vais aller ranger ma cave, il est temps d'en faire un petit nid bien douillet (et de tester si le wifi descend jusque là).
Soupiiiiiir.
bonus track: des nouvelles notes sur PiyaPiyon le blog que ton môme après, il n'est pas con. Vas-y vite.