16 juin 2008

angel et sa factrice

Le truc c'est que je l'aime bien ma factrice. Elle est charmante, elle est gentille, elle fait très bien son travail, avec le sourire, elle est très professionnelle et très consciencieuse, et aussi elle est souriante et dit bonjour quand on la croise dans la rue sur son vélo. Je vous souhaite à tous une factrice aussi chouette, parce que franchement, elle assure grave. Entre elle et le beau facteur des colis, qui monte à l'étage livrer les colis qui n'entrent pas dans la boîte, qui laisse devant la porte si tu n'es pas là, ou qui confie à la voisine, franchement on est super gâtés dans mon immeuble, vraiment.

Mais depuis une dizaine de jours, il y a un petit souci entre ma factrice et moi. Elle ne le sait pas, car je n'ai pas osé le lui dire. Mais plus ça avance, et plus il y a comme qui dirait une coucougnette qui flotte dans le potage de la béatitude. Et pas petite petite la coucougne, oh non.

Parce que voilà ce qui se passe.
Le matin quand je reviens de l'école, vers 9:00, je rentre chez moi toute fatiguette, pas super réveillée, affamée, avec MaPatateChoupi dans les bras. J'enlève mes tongs, j'enlève ses nu-pieds au bébé, et son gilet, je vais chercher le coussin d'allaitement, je prépare son lit, ferme ses volets, et je m'installe dans le canapé, avec mon chat, mon bébé qui tète, et la DS de ma fille. C'est la tranquillité. Le bonheur. Le calme. J'attends que MaPatateRéveilléTropTôt s'endorme pour aller le déposer dans son lit. Le bébé tète, le chat ronronne, j'arrose mes fleurs et fais mes emplettes dans Animal Crossing, j'attrape des papillons, et depuis 10 jours environ, quand le bébé tout endormi commence à lâcher le sein, la factrice SONNE à l'INTERPHONE, et pas qu'un peu mon n'veu.

Je me retrouve à me lever avec bébé endormi au sein dans les bras, pour clopincloper vers l'interphone, décrocher, et là elle me dit:
- C'est la factrice, la clé ne marche pas, vous pouvez m'ouvrir?
Et moi je dis:
- Oui, oui!
Je raccroche.
Et voilà.
Le bébé est réveillé, et tout est foutu, il ne dort pas de la matinée et me met le dawa et je ne peux pas déjeuner autrement qu'en douce entre deux bêtises de l'affreux jojo, et c'est vraiment pas cool, voilà. Ouin. Non mais ouin. Une heure et demi de sieste foutue en l'air et remplacée par une heure et demie de bêtises choupitrognonnes certes mais particulièrement usantes.

Alors bon je la comprends bien la factrice, faut qu'elle fasse son job, et qu'a-t-elle comme options d'interphonage à part moi le matin à 9:30?

- Mamie Folette, au rez-de chaussée, que bon le temps qu'elle comprenne ce qu'on lui demande, la factrice a le temps de démonter la porte du hall au tournevis cruciforme. Trois fois.

- Simone ma Mignonne, que excuse-moi mais la factrice elle n'est pas folle, elle a pas envie de se faire pourrir la vie de bon matin ni de se prendre des seaux d'huile bouillante dans la tronche, tous aux abris, la teigne est de sortie.

- Mon voisin du dessus, charmant, toujours là, mais il a 91 ans et a du mal à se déplacer, c'est d'ailleurs nous qui lui montons son courrier tous les jours, je suppose que la factrice ne veut pas le faire déplacer inutilement.


Tous les autres ils sont au travail. Y'en a même un qui n'est là qu'un petit mois par an. Le lâcheur.

Donc elle sonne chez bibi.
Et moi je n'en peux plus.
C'est l'enfer.

Depuis 10 jours, la seule et unique fois où j'ai réussi à endormir et déposer dans son lit MaPatateRumppsshhhee avant qu'elle ne sonne - BIIIIIIIIPPPPPP, beh, quand elle a enfin sonné, j'étais aux twalettes.

Misère.
Va falloir que cela cesse.
Et vite.
VITE!



Oui, il y a deux notes aujourd'hui, je rattrape ma feignasserie d'hier, mon dieu mon dieu mon dieu que je suis bonne avec vous, c'est fabuleux, vous avez trop de chance de m'avoir, c'est moi qui vous le dis, et je sais de quoi je parle. Hin hin hin.
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