Où l'on se lève tard tard tard
Mais atta, y'a pas de miracle non plus, on se couche à des heures impossibles, et en plus, je ne veux pas cafter, mais le lit du môssieur dans lequel Chéwi et moi nous dormons, il tient plus de la planche à clous que d'un bultex five stars hein. Une horreur. Déjà il parait que c'est un 140 que moi je te parie que non, rapport que MON lit c'est un 140 et j'y ai bien plus de place, ensuite le matelas est dur comme du bois, et le lit est vraiment haut, moi qui aime à poser un pied par terre quand je dors - me demande pas, c'est impossible, en plus j'ai la trouille de me ramasser sur le plancher et d'atterrir directement dans le salon! Oui entre les lames du plancher, tu vois le salon, biiiiiiiiiiiih. Chéwi et moi on terminera les vacances avec des douleurs dorsales assez remarquables, des vrais ptits vieux, l'angoisse.
Où l'on part à la recherche du 8ème Vargas
Levés tard, on a juste le courage d'aller acheter nos nouveaux pass de transports, mais pas celui d'aller visiter quoi que ce soit. Avant l'heure du déjeuner, j'entraîne donc toute la petite troupe à la recherche du 8ème Vargas. La ptite nénette super classe de l'Office du Tourisme m'a indiqué qu'il ya deux grosses librairies dans la rue du Monop', roule ma poule, un coup de passeur et nous vla arrivés. Chéwi et les ptits gars filent au Monop' acheter de l'eau et du pain, LaLutine et moi partons en exploration. Première librairie, toute simple, une sorte de très grosse maison de la presse, avec un rayon poche extrêmement bien achalandé. Ils ont tous les Vargas quasiment, et même le 9ème, mais le 8ème, niet. Argh. J'achète le 9ème donc - Dans les bois éternels, et un paquet de tictac pour la louloute qui me fait des grands yeux, pfffffff.
On ressort, tiens, des cartes postales pas moches, miracle! On en prend un bon paquet et des enveloppes imprimées d'une photo du Vieux Port et des armoiries de la ville, histoire de faire genre.
On finit par retrouver Chéwi et les garçons, trop fort, et direction La Poste, pour acheter des timbres, j'ai des vacances trop palpitantes je te raconte que ça. Non mais c'est toujours intéressant de savoir comment ça se passe ailleurs. Et crois-moi, c'est différent. Chez moi la Poste c'est minus, c'est blindé de monde, c'est à crever de chaud sur place, un vrai sauna, les employés sont moyennement aimables, autant te dire que ce n'est pas un endroit que je fréquente avec plaisir. Là, c'est complètement l'hallu: un bâtiment très beau, ancien, immense, accessible aux handicapés et donc à ma poussette, climatisé, à l'intérieur c'est gigantesque, un bureau attribué à chaque type d'opération, du retrait de colis à l'achat de timbres en passant par l'envoi de tous types de paquets ou lettres, complètement délirant! Le personnel est aimable, courtois, et disponible. En moins de 5 minutes je suis dehors avec mon carnet de timbres. Youhou!
Sur le chemin pour retourner dans la grande avenue à la recherche de la seconde librairie, Chéwi dégotte une librairie religieuse, et PAF, en ressort avec un bouquin sur les Gnostiques. Non mais je vous jure, il me tue hein - j'ai lu le début, c'est intéressant, remarque.
Je finis par trouver la seconde librairie, immense, de très grande qualité, avec un personnel nombreux et hyper classe, ils ont absolument TOUT Vargas, SAUF Les vents de Neptune, que je cherche. Enfin l'ordinateur dit qu'il en reste un, mais on ne le trouvera ni dans les rayonnages de poche policiers, ni dans les présentoirs de policiers, ni dans les tourniquets sur le trottoir. QUI A VOLE MON EXEMPLAIRE DU HUITIEME VARGAS HEIN?? Bouhouhouh. Dé pri mée je suis, j'achète le tout petit recueil de nouvelles Coule la Seine pour essayer de me remonter le moral, et demande où je peux trouver rapidement ce fichu bouquin? On m'indique une petite maison de la presse dans l'une des petites rues piétonnes à côté du port. Je n'ai plus le temps, c'est l'heure du bus pour rentrer déjeuner. Je rentre chez moi, en croisant les doigts, et en espérant que la quête du bouquin impossible à trouver ne devienne pas un leimotiv de mes vacances à la plage!
Où Angel cherche Vargas et trouve le bonheur gustatif ultime
C'est l'heure d'aller à la plage, et je n'ai absolument aucune pitié à abandonner à Chéwi le gros sac de plage et les trois mouflets, pendant que je cours vers la maison de la Presse. Je la trouve relativement rapidement, et à l'intérieur je dégage en rigolant une jolie vendeuse de sa page FaceBook pour lui demander de l'aide. Et PAF, elle me rapporte le 8ème Vargas, avec le sourire en prime. YOUHOU! Danse de la joie! Je paie, je ressors, il fait beau, je marche toute seule dans la rue piétonne, je suis CON TEN TE. En retournant vers la plage, j'aperçois un glacier qui vend des glaces italiennes, à un prix tout à fait modeste, je craque. Je m'achète une glace à la pomme verte, la vendeuse me tend mon cornet, énorme, gigantesque, avec une tite cuillère en plastique. Le bonheur. Je goûte, je ne connais absolument pas ce parfum, et c'est tout simplement d i v i n. Frais, léger, sucré mais pas trop, avec un délicieux goût de pomme. Raaaaaaaaaaaaa. Je l'ai fini bien avant d'arriver à la plage, qui est à un ptit quart d'heure de marche. Je retrouve mes zouzous, et les chichis de LaPatate, mais je décline son offre, je n'ai plus faim ***sifflote***
En rentrant de la plage, j'irai acheter une glace à chacun, et la poussette de LaPatate se prendra une grande claque de chocolat, uhuhuhuh.
Où PitiGasson est malheureux...
Le pov le pov le pov enfant. En rentrant de la plage, au-dessus du pont qui enjambe les voies SNCF, voilà qu'il lâche son fameux caillou porte bonheur qu'il tenait pourtant serré dans sa main. C'est horrible, c'est affreux, il ne fait que pleurer pleurer pleurer que ce caillou c'était le mieux du monde et que jamais il n'en retrouvera un pareil, ouinnn ouiiiinn ouiiiiiiin. Impossible de le consoler, impossible d'aller récupérer le caillou, disparu corps et bien dans la végétation qui borde les voies. Il est si triste d'avoir perdu son caillou en forme d'étoiles, que j'essaierai le soir de lui redonner un peu le sourire en écrivant son prénom sur un petit galet blanc, et en le vernissant. Il l'acceptera, mais j'ai bien vu que ce n'était pas pareil. Il n'est pas aussi chouette. Je rajoute une étoile dessus, c'est mieux, mais bon... C'est dur parfois la vie des petits gars de 5 ans et demi.
Où Angel se fait une colo
Non mais oué, j'ai fini par craquer, donc hop, achat de colo au Monop', et hop, pendant que Chéwi prépare le repas, je fais poser ma colo. Claquée par mon marathon Vargas, je m'affale dans le fauteuil de cuir vert devant la télé. Et manque de le ruiner en y appuyant par mégarde ma nuque. Non mais quelle cruche je fais hein! Heureusement un bon coup d'éponge plus tard et on ne voit plus rien, mais des fois je me collerai des baffes tellement je suis atterrée de ma bêtise...
Au final, j'aurais des cheveux à peu près potables, malgré une longueur nullach' qu'il va falloir couper.