10 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 12

Le bad karma pointe le bout de son sale museau

Où l'on passe une bonne matinée

Ce matin, c'est la visite des musées des automates et modèles réduits, ce n'est pas très très loin de la maison, on y va à pied, il fait très beau et très chaud, on ne se perd même pas, et les enfants sont absolument ravis et enchantés de cette double visite. MaPatate aimera particulièrement la grande scène animée de l'entrée du musée des automates, avec ses dizaines de peluches qui s'activent dans une grand maquette représentant une petite rue. J'aimerai beaucoup moins l'intelligente personne qui a construit une estrade pour permettre - je suppose, aux plus petits de bien voir, mais qui leur permet surtout d'aller directement dans la rue vérifier comment cette grenouille ouvre sa fenêtre. Hum. Un véritable aimant à bêtises ce truc, mais plutôt réussi, dans le genre un peu kitsch.

Et bonheur, en rentrant, on trouvera sur le chemin une boîte aux lettres pour nos cartes postales, et croyez-moi, c'est la seule boîte que l'on ait repérée dans toute la ville en dehors de celles de la Poste. Ihhhhhh. Joie ultime.

Où PitiGasson échappe au coiffeur et s'éclate un max

Sur le chemin du retour, on passe devant un salon de coiffure. Youhou, moi qui n'en peut plus des cheveux du PitiGasson, qui s'hérissent sur le haut de son crâne, et rebiquent dans son cou et sur ses oreilles, je suis ravie: allez viens mon chéri, on va te faire couper les cheveux, on rejoindra Papa et les autres après!
Tu parles Charles, il me faut dix grosses minutes pour le convaincre, et Chéwi, LaPatate et LaLutine sont déjà loin quand je réussis enfin à faire entrer mon petit récalcitrant au changement dans le salon. La coiffeuse est seule, elle a l'air bien sympathique, mais ahahahahaha, elle attend quelqu'un dans 5 minutes, et ne peut donc pas nous prendre. Misère, tant d'efforts, tant de force de conviction, pour me voir essuyer un refus. Raaaaaa.

Voilà que l'enfant râle, il voulait rentrer avec son frère et sa soeur, de toutes façons il ne voulait pas qu'on lui coupe les cheveux, ahhhhh t'es pénible maman hein, on fait quoi maintenant??
Eh bien il nous reste à rentrer, mais comme je sens qu'il faut que je redore mon blason, je lui autorise 15 minutes de jeu libre dans la grande fontaine devant l'Aquarium.
Et il s'en donne à coeur joie, il court, il saute, il crie, il rigole, devant le regard envieux d'un groupe d'enfants assis en plein cagnard, attendant probablement le bus, et à qui bien sûr on a interdit de faire un truc pareil. Les passants eux sourient et rient de voir ce gamin si heureux, totalement trempé de la tête aux pieds, qui va jusqu'à s'asseoir sur un jet d'eau pour amuser la galerie.
Il rentrera à la maison ravi ravi ravi, en laissant des traces de pas mouillées tout le long du chemin, un vrai bonheur. Bah au moins, trempés, ses cheveux ne rebiquent plus!

Où Angel s'empêtre et accumule les bourdes

L'après-midi, pendant que tout le monde est à la sieste et que je lézarde dans le canapé, le téléphone sonne: le proprio ne pourra pas être là samedi pour reprendre ses clés, il me propose de rester trois jours de plus, ou alors de m'envoyer quelqu'un à sa place. Comme une gourde, et parce que j'ai du mal à réagir vite quand on me change mes plans, je lui dis que je préfère la seconde solution, que je ne suis pas sûre que je puisse changer les billets de train. Deux heures plus tard, après en avoir discuté avec Chéwi et mon pôpa qui s'occupe de mes chats at home, et que Chéwi soit allé voir à la gare pour les billets, on rappelle pour accepter plutôt la première solution, les jours bonus. Bah non, ce n'est plus valable. Flûte. Il a du réfléchir et se dire que niveau assurance ce n'était pas moyen glop. Je suis dé goû tée.

Et le Bad Karma s'installe, tranquille, peinard. Il se met à pleuvoir, non stop, on ne peut pas aller à la plage, c'est nul. PitiGasson perd sa dent, celle qui bouge depuis un mois au moins, pile là, PAF. Chéwi sort sous la flotte pour aller au Monop' lui chercher la ptite peluche Pokemon à 5 euros dont il nous rabat les oreilles depuis le début du séjour. Zeeeeennnn.
Je prends ma douche, je vais pour ressortir de la cabine, la poignée me reste dans la main, impossible de la remettre, je flippe pour ma caution, biiiiiiiih.
Je sens que la Bad Karma est là, et ça se confirme quand je me couche, et que je veux lire tranquille dans mon lit: ma ptite lampe bleue fétiche refuse de s'allumer, et même si je lui mets des piles neuves, c'est mort, elle n'émet plus la moindre lumière. Ouiiiiiiiin.

On décide que pour contrer le mauvais sort, et malgré la consultation de trois oracles météo dont deux nous prédisent un déluge imminent, on va se délocaliser le lendemain à l'île de Ré. On ne se laissera pas faire, non mais oh!
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