Où la météo est une sale punaise
Je suis optimiste comme fille. La veille ma mère, en ligne avec moi, a consulté trois sites météo, et si deux disaient que le déluge allait nous noyer, l'un disait qu'il ferait beau avec des passages nuageux. Evidemment j'ai cru ce dernier, tu penses!
J'avais mis le réveil pour qu'à 10h05 on soit dehors afin de prendre le bus qui nous emmène à la grand place où se situe la gare routière, pour prendre le second bus, celui qui en moins de 30 minutes te dépose sur l'île de Ré. Comme je suis ultra-optimiste et un max feignasse, je n'ai pas prévu de picnic, je me dis qu'on trouvera une ptite supérette sur place pour acheter de quoi se sustenter sur la plage.
A peine 2 minutes qu'on attend le premier bus, que les premières gouttes tombent. Le temps que le bus arrive et ce sont des trombes d'eau qui se déversent sur nos tronches. Mais on monte quand même, on est des durs, on y croit, on veut bagarrer le Bad Karma et lui faire mordre la poussière, coûte que coûte! Arrivés à la gare routière, il pleut toujours, et enfin, avant que le bus pour l'île de Ré n'arrive, il s'arrête de pleuvoir et un timide rayon de soleil fait son apparition. Youhou, on monte donc dans le bus, on y croit à fond. Tout le trajet il fera un temps maussade, mais sans la moindre goutte.
Le bus franchit le pont, et nous laisse là. A deux minutes de la plage, mais au miyeu de nulle part! De supérette je n'en vois pas. Deux restos j'aperçois. Sinistres sous le ciel plombés, pas accueillants pour deux sous. Les enfants veulent voir la plage, on y va, elle est ma gni fi que. Déserte. Le ciel est sombre, d'un bleu gris menaçant, l'océan d'un vert gris peu engageant. Des éclairs zèbrent l'horizon, les premières gouttes tombent, on remballe tout et on se retrouve, au miyeu de nulle part, dans un abribus pourri, sous la pluie qui tombe sans cesse. Et rien à manger. Le prochain bus part dans plus d'une heure. Que faire? Rester? Attendre que la météo devienne plus clémente? LaLutine est désespérée, les garçons surexcités, c'est l'angoââââsse. J'appelle ma mère avec le peu de batterie qui me reste, c'est mon point d'accès au oueb, et ce qu'elle me dit n'est pas réjouissant: il y a un ptit bled à une borne de là, et la météo est ultra pessimiste. Raaaaa. On décide de rentrer, à quoi bon rester sous cette pluie à crever de faim? C'est notre avant-dernier jour de vacances, c'est la louze.
On finra par arriver chez nous à 14h00, après être passé au Monop' acheter des pizzas. Et comble de l'horreur, ma pizza aux légumes grillés se révèlera être aux... épinards! Je l'ai mangée quand même, c'est dire le degré de dépression!
Où Angel est dé pri mée
Chéwi veut emmener les enfants à la plage, moi je ne suis pas motivée, ce n'est pas ce pâle rayon de soleil qui va me faire sortir, pas envie de me retrouver sous l'orage arrivée à la plage, je n'y crois plus, je suis lasse. Chéwi sortira donc avec les garçons, et moi je resterai à la maison avec LaLutine, toujours déprimée elle aussi. Au final, il fera un soleil éclatant, et je serai complètement dé goû tée de n'avoir pas suivi Chéwi à la plage! Raaaaaa. Pour compenser ma bêtise absolue, je commence les bagages et le ménage, me disant que si je fais tout maintenant, le lendemain, dernier jour de vacances, on pourra retourner à l'île de Ré, s'il ne pleut pas. Je passe donc trois heures à ranger et faire les bagages passant ainsi mes nerfs. Quelle merveilleuse journée, youhou!