12 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 14

Le coup de foudre

Où l'on se lève à 9h15 et où l'on met le turbo

Ok, on se réveille comme des bouses, ok, mais à peine le pied posé par terre je vois que malgré les prédictions sinistres de la météo, il fait un soleil magnifique, dans un grand ciel bleu. Tout le monde debout, vite vite vite, on s'habille, viiiite, je jette les tenues des enfants sur leurs lits, - dépêchez-vous, on y retourne, on se maaaagne! je m'habille à toute vitesse, et pendant que Chéwi change la couche de LaPatate et l'habille, je prépare le sac de plage, les horaires des bus, la rabane, les jouets de sable, la totale. Viiiiite on se bouge bouge bouge, petit déjeuner, viiiiiiiiiiite, on se coiffe, on enfile les tongs, et EJECTION à 10h05, tout le monde dehors, on file attraper le bus! Il fait beau, ça va être impec', on a le moral au top du top, c'est parti mon kiki.

Où l'on flippe de rater le bus pour l'île de Ré

Alors oui, on a rencontré la chauffeuse de bus la plus nulle de l'histoire. Déjà elle radine son bus avec quasi 10 minutes de retard, alors que la circulation est fluide au possible. Passé le pont, l'avenue devant la gare c'est l'angoisse, on y passe à chaque fois trois minutes, elle réussira à en passer 10 parce qu'elle DISCUTE avec une gonzesse, et qu'elle ne saisit AUCUNE opportunité pour avancer, totalement délirant, limite le feu vert repasse au rouge sous son nez tellement elle ne REGARDE PAS LA ROUTE. Une passagère râle parce qu'elle ne lui ouvre pas la porte alors que l'arrêt est demandé? Elle prend tout le bus à témoin de l'incivilité des gens de nos jours ah lalalalalla. Euh, madame? Et si tu faisais ton job, juste 5 minutes, pour voir, histoire que par exemple on ne rate pas notre correspondance, vu que nos 15 minutes de battement initiaux, par tes soins, ils sont réduits à peau de tutu là! Raaaaaa. Je regarde l'heure toutes les trois secondes, elle se traîne, elle papote, c'est l'enfer. On doit courir comme des dératés pour attraper le bus pour l'île de Ré, en la maudissant pour les siècles et les siècles.

Où l'on passe une journée idyllique

Ah oui la veille, même sous l'orage on avait trouvé la plage très belle. Sous le soleil, c'est juste magnifique. Une merveille absolue. Il est 11h15, il n'y a personne, les enfants sont en maillot le temps de se dire et se baignent, montrent des coquillages, des bernards l'hermite et des étoiles de mer à leur môman qui bouquine tranquillou sur sa rabane en admirant de temps à autre l'océan et les enfants qui jouent dans les vagues.... C'est le pa ra dis sur terre. Il fait chaud, mais le vent de l'océan empêche de cuire, c'est par fait. Coup de foudre absolu pour cette plage, sauvage, vraiment très belle, et cet océan qui parfois s'interrompt un court instant dans son ressac, laissant les enfants tout étonnés du silence soudain des vagues qui se sont tues... C'est dit, l'année prochaine on revient, c'est le coup de foudre, le vrai.

Je n'ai toujours pas prévu de pique nique, mais c'est décidé, aujourd'hui on mangera au restaurant, autant les restaurants en ville me paraissent tape à l'oeil et attrape-touristes, autant ici, je ne sais pas, j'ai un bon feeling. On marche un petit kilomètre en bord de mer, le temps d'arriver sur le port de la toute petite ville qui commence au pied du pont. On repère un restaurant, avec une terrasse très sympathique sur la mer. On s'installe, on commande des moules-frites, parce qu'on est 4 sur 5 a littéralement A DO RER les moules-frites, et la serveuse nous propose au prix du menu enfant une grosse assiette de frites + crevettes pour LaPatate qui se régale et est sage comme une image.

La serveuse viendra en début de repas nous rapatrier à l'intérieur: il va pleuvoir quelques grosses gouttes dans moins de 5 minutes, ça ne durera pas dit-elle, mais vous serez mieux dedans! Mazette, cette fille est bien meilleure météorologue que les nouilles qui préparent les bulletins hein. Effectivement, à peine à l'abri, avec nos précieuses assiettes, une grosse averse de trois minutes tombe et rince le paysage. Le soleil revient aussitôt. Whaouh. Je ne sais pas ce qui m'épate le plus, la précision d'horloger suisse de la serveuse, ou le fait que le repas soit si copieux et si bon pour une somme tout à fait modique...

Après un rapide passage dans une boutique de souvenirs - note pour plus tard, ne JAMAIS dire à LaLutine viens, tu peux acheter une carte postale si tu veux, rapport que la carte postale se transforme en baudet en peluche, je dis ça je dis rien, le parent repu et heureux est un parent faible; on retourne pour trois longues heures à la plage, reculant toutes les demi-heures notre bivouac pour échapper à la marée qui monte plutôt vite... LaPatate a tombé le maillot, après une mini-sieste dans sa poussette, c'est le retour à la nature, c'est Rahan le fils des âges farouches, il se délecte de taper des galets les uns contre les autres, peut-être essaie-t-il de faire du feu?
Les enfants s'éclatent, ils courent, se baignent, s'enterrent dans le sable, font des châteaux et des échafaudages périlleux de galets, c'est une après-midi délicieuse. Obligé, on reviendra!

On part vers 19h00, ravis d'avoir passé une journée aussi réussie, qui clôt superbement des vacances très agréables, présente une merveilleuse revanche sur le BadKarma de la veille et fait la nique aux présentateurs météos et à leurs prévisions plus que hasardeuses: ils prévoyaient une journée de pluie, il a fait un grand ciel bleu, à l'exception d'une unique averse de trois minutes!

C'est avec l'absolu certitude qu'on reviendra l'année prochaine que je finis les bagages pour le départ de lendemain...


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