24 avril 2014

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Mon chat, il a 16 ans, et ça fait 16 ans qu'il me prend pour une abrutie finie.
Regarde aujourd'hui, j'ai profité que les enfants allaient dormir chez leur père, pour me rendre au cinéma.
Comme je connais les énergumènes, et que je ne suis pas une maîtresse sans coeur, j'ai pris soin de nourrir les bestiaux AVANT de partir au cinoche. Donc distribution de pâtée pour les félins, à 20h15, pif paf pouf, babaille les moustachus, je me casse.
Bien évidemment, foin d'altruisme, je pensais surtout à protéger mes arrières, les psychocats ayant la vengeance facile et inventive - à ce propos j'ai acheté deux rideaux de douche, c'est qu'à 5 euros l'unité, j'ai pris de l'avance sur le ChatonDuDémon, tu vois, je suis pré vo yan te.
Bref.
22h et des brouettes, je franchis la porte de l'appart, et voilà que mon chat se met à me miauler dessus de façon intempestive, genre il n'a pas bectave depuis deux semaines et il va mourir d'hypoglycémie dans le quart d'heure qui suit. Genre la meuf elle est trop con, elle a déjà oublié qu'elle m'a servi mon dîner, allons-y, faisons lui prendre des vessies pour des lanternes, hop hop, ni vu ni connu jt'embrouille.
Je suis lasse.
Si lasse.
J'ai gueulé un bon coup pour la forme, depuis il est couché à bonne distance de ma personne et me lance à l'occasion des regards courroucés. Si je me lève, il se précipite à la cuisine en miaulant hein.

Je vais le mettre à la diète, il va comprendre c'est qui le chef de meute.
Ah merde, on me dit qu'il s'en fout, c'est un individualiste à tendance anarchiste et terroriste sur les bords.
Ok.
Je suis eue, donc.

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