11 avril 2014

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Même quand je pars de l'école à 20h15 après deux heures trente de rangement de ma classe - aidée de ma fille, heureusement, l'appât du manga est toujours très important - et après une grosse semaine depuis samedi dernier à réunir, éditer, annoter pour compléter, faire terminer, plastifier et relier 64 livres de travail pour mes élèves ( 3 livres pour mes 17 moyens, 1 seul mais gros, pour mes 13 grands, je te laisse faire le calcul),  même là, alors que mes piles sont à plat, mon oeil hagard, et mon cheveu en bataille, je ne peux me résoudre à faire des pâtes au beurre aux gamins qui toute cette semaine où j'étais la tête dans le guidon, bossant jusque 23h30 tous les soirs, n'ont mangé que du tout prêt et du vite préparé.

Je décide donc de faire des galettes garnies, et chacun choisit sa garniture. Je cuisine les légumes, les pommes de terres rissolées, et puis je commence la préparation des galettes.
Il ne faut pas oublier la fatigue.
La fatigue est un bubon sur la peau de bébé de ta bonne volonté et de ton enthousiasme débordant.
J'ai trois doigts brûlés pour en témoigner.
Bigre.
Ca fait bobo, un peu, le surf entre les différentes poêles, quand tu te rates.

Demain, si quiconque s'essaie à me réveiller avant 9h00 du matin, je préviens, la descente à la cave à coup de pieds rageurs au chamallow est au programme, félin ou enfant, je ne ferais pas de détails. Ma rage sera sans équivoque et intégralement ciblée sur l'auteur du crime. Zêtes préviendus. Foutez-moi la paix, je récupère.


aller jusqu'au lit, un vrai défi...
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