C'est que ces fichues hormones commencent à m'escagasser sévère. Non mais flûte quoi. Merde même. Chié.
Encore tout à l'heure, au supermarché, quasi seul endroit social que je fréquente encore, vu que ahahahahahaha Mamie Anémie c'est moi, malaises + fatigue extrême, le duo gagnant pan dans les dents, bref au sioupeurmarket, voilà qu'obligatoirement, arrive le moment de passer à la caisse. Déjà ça me gonfle parce que faut que je ressorte tout du chariot et tout poser sur le tapis à la con là, et qu'au bout de 10 boîtes de bouffe pour chats débiles, et 4 paquets de pâtes, j'ai le postérieur en souffrance ultime, merci la sciatique la truie, et je me déplace comme une goliotte pour pas crier de douleur devant des inconnus. Remarquez, je devrais, faudrait essayer pour voir.
Encore tout à l'heure, au supermarché, quasi seul endroit social que je fréquente encore, vu que ahahahahahaha Mamie Anémie c'est moi, malaises + fatigue extrême, le duo gagnant pan dans les dents, bref au sioupeurmarket, voilà qu'obligatoirement, arrive le moment de passer à la caisse. Déjà ça me gonfle parce que faut que je ressorte tout du chariot et tout poser sur le tapis à la con là, et qu'au bout de 10 boîtes de bouffe pour chats débiles, et 4 paquets de pâtes, j'ai le postérieur en souffrance ultime, merci la sciatique la truie, et je me déplace comme une goliotte pour pas crier de douleur devant des inconnus. Remarquez, je devrais, faudrait essayer pour voir.
Donc voilà que la bourgeasse devant moi se met à taper la discuss avec la caissière que trop c'est sa potesse, et que j'me casse rechercher des trucs en rayon, et que blablabla sur les jus attrape-couillons, genre tu bois 20cls à un prix prohibitif et ça te remplace un nombre hallucinants de fruits et légumes (comme ça tu peux de goinfrer de kebabs en toute bonne conscience), déjà la bourgeasse elle commençait à me chauffer. Elle avait un joli sac, donc je me suis focalisée dessus (ou comment réussir à lui chourer sans qu'elle réalise, hin hin hin).
Mais même. Voilà que j'ai réussi à poser tout mon barda sur le tapis, et là j'attends comme une cloche, que la caissière daigne arrêter de bavarder avec la grognasse, et qu'elle accélère un chouïa le mouvement, parce que là une minute par article, sans déconner, elle se fout clairement de moi. Et ensuite, le pire du pire, pendant qu'elle continue de papoter avec sa potesse méchée maquillée à la truelle, elle l'encaisse, et voilà que Bourgeasse La Truie met sans mentir 5 minutes à mettre ses povs bouteilles de jus dans DEUX sacs plastique, l'un sur l'autre, l'écologie la dame elle ne doit même pas savoir que ça existe, pire, elle s'en tamponne complètement. Et la caissière, ni vu ni connu j'tembrouille, commence à passer absolument toutes les boîtes pour chats, les conserves, les boissons, et le pot de mayo light de mes courses. Toute la place qu'elle peut occuper sans foutre en l'air sa copine dégénérée, pas de problème elle l'occupe. Je suis énervée. Et là quand l'autre daigne se casser, la caissière la plus débile du monde, obligé, continue son rythme d'enfer, alors que je n'ai même pas de place pour poser mes CABAS écolos sur la caisse afin de les remplir.
Je lui fais remarquer avec toute la gentillesse, la diplomatie, et l'humour qui me caractérisent en ces temps d'hormones en folie, que ça va être moyen possible pour moi si elle ne ralentit pas le rythme le temps que je range tout ce qu'elle a déjà passé. Et voilà qu'elle se met à rigoler en disant: chouette je vais prendre une pause, et elle se casse. Tronche des clients derrière moi. Joie, bonheur, extase. L'autre tanche en rajoute en braillant à ses copines travailleuses que super la cliente lui demande de se mettre en pause, elle va trop vite! Je ne dis rien, je reste focalisée sur le remplissage de mes sacs. Je suis enceinte, je vous jure que ça me tue de ne pas avoir ni les ovaires ni la force physique de lui arracher les yeux, là, tout de suite. Parce qu'il faudrait la remettre à sa place hein, foin de compassion envers le job peu payé et super chiant, cette fille se moque clairement de moi, et c'est inacceptable.
Sauf que je dis rien, même quand elle me fait tout un cake pour trouver le prix des petits suisses, que je peux même pas lui dire d'abandonner tellement elle me chauffe, car c'est la nourriture de base de PitiGason et si je reviens sans sa dose, il va mourir, au moins. Je ne dis rien, je ne fais rien, je suis comme le loup enragé enfermé dans le doux corps impassible de l'agneau. Ca me tue.
Et là voilà qui braille comme un âne pour dire à sa collègue le prix des petits suisses, vu qu'Alix, qui a eu l'intelligence de se barrer à une autre caisse, a le même problème de prix. La caissière apalgue la cliente derrière moi, stoïque comme le marbre mais qui n'en pense pas moins j'en suis sûre (peut-être est-elle enceinte aussi?) pour lui demander si elle ne l'a pas dérangé en criant aussi fort. La dame lui répond que non, et voilà, les bras m'en sont tombés, POC, que la caissière s'approche d'elle par dessus sa caisse et lui dit sur le ton de la confidence: non mais même si ça vous avait dérangé, je vous le dis, je m'en fous. En rigolant.
Uh?
Et moi, totalement anihilée du cortex, ondes cérébrales plates, mononeurone en grève de durée indéterminée, je lui sors: les fins de journées sont difficiles. C'est tout.
Gn?
J'en arrive à ma conclusion (ouais aujourd'hui il y a une conclusion, mais n'y prenez pas goût): ce soir, comme tant d'autres jours depuis que les hormones ont pris le pouvoir sur mon cerveau et mon caractère, j'ai été polie, irrémédiablement et stoïquement polie. Jusqu'à maintenant, je me disais que les femmes qui sont polies, posées, mesurées, face aux gens grossiers, incompétents, et désagréables, étaient des femmes admirables, car elles ne s'abaissent pas au niveau incroyablement minable de leurs interlocuteurs.
Vu les sentiments qui m'habitaient en vivant cette scène, vu comment j'ai envie de me fâcher en écrivant ces lignes, je me demandea ujourd'huisi ces personnes polies, posées et mesurées, dont j'endosse l'habit bien malgré moi depuis 4 mois, ne sont simplement pas ou des femmes enceintes décérébrées, ou de pauvres loups agonisants dans des carcasses d'agneau que chaque jour on piétinne un peu plus.
Mais ce que je sais, c'est que le jour où ces fichues hormones daigneront se casser et me redonner ma véritable personnalité, il ne fera pas beau être celui qui le premier osera me marcher sur les pieds. Une bombe à neutrons sera alors de la rigolade à côté de ma réaction. BOUM.
Mais même. Voilà que j'ai réussi à poser tout mon barda sur le tapis, et là j'attends comme une cloche, que la caissière daigne arrêter de bavarder avec la grognasse, et qu'elle accélère un chouïa le mouvement, parce que là une minute par article, sans déconner, elle se fout clairement de moi. Et ensuite, le pire du pire, pendant qu'elle continue de papoter avec sa potesse méchée maquillée à la truelle, elle l'encaisse, et voilà que Bourgeasse La Truie met sans mentir 5 minutes à mettre ses povs bouteilles de jus dans DEUX sacs plastique, l'un sur l'autre, l'écologie la dame elle ne doit même pas savoir que ça existe, pire, elle s'en tamponne complètement. Et la caissière, ni vu ni connu j'tembrouille, commence à passer absolument toutes les boîtes pour chats, les conserves, les boissons, et le pot de mayo light de mes courses. Toute la place qu'elle peut occuper sans foutre en l'air sa copine dégénérée, pas de problème elle l'occupe. Je suis énervée. Et là quand l'autre daigne se casser, la caissière la plus débile du monde, obligé, continue son rythme d'enfer, alors que je n'ai même pas de place pour poser mes CABAS écolos sur la caisse afin de les remplir.
Je lui fais remarquer avec toute la gentillesse, la diplomatie, et l'humour qui me caractérisent en ces temps d'hormones en folie, que ça va être moyen possible pour moi si elle ne ralentit pas le rythme le temps que je range tout ce qu'elle a déjà passé. Et voilà qu'elle se met à rigoler en disant: chouette je vais prendre une pause, et elle se casse. Tronche des clients derrière moi. Joie, bonheur, extase. L'autre tanche en rajoute en braillant à ses copines travailleuses que super la cliente lui demande de se mettre en pause, elle va trop vite! Je ne dis rien, je reste focalisée sur le remplissage de mes sacs. Je suis enceinte, je vous jure que ça me tue de ne pas avoir ni les ovaires ni la force physique de lui arracher les yeux, là, tout de suite. Parce qu'il faudrait la remettre à sa place hein, foin de compassion envers le job peu payé et super chiant, cette fille se moque clairement de moi, et c'est inacceptable.
Sauf que je dis rien, même quand elle me fait tout un cake pour trouver le prix des petits suisses, que je peux même pas lui dire d'abandonner tellement elle me chauffe, car c'est la nourriture de base de PitiGason et si je reviens sans sa dose, il va mourir, au moins. Je ne dis rien, je ne fais rien, je suis comme le loup enragé enfermé dans le doux corps impassible de l'agneau. Ca me tue.
Et là voilà qui braille comme un âne pour dire à sa collègue le prix des petits suisses, vu qu'Alix, qui a eu l'intelligence de se barrer à une autre caisse, a le même problème de prix. La caissière apalgue la cliente derrière moi, stoïque comme le marbre mais qui n'en pense pas moins j'en suis sûre (peut-être est-elle enceinte aussi?) pour lui demander si elle ne l'a pas dérangé en criant aussi fort. La dame lui répond que non, et voilà, les bras m'en sont tombés, POC, que la caissière s'approche d'elle par dessus sa caisse et lui dit sur le ton de la confidence: non mais même si ça vous avait dérangé, je vous le dis, je m'en fous. En rigolant.
Uh?
Et moi, totalement anihilée du cortex, ondes cérébrales plates, mononeurone en grève de durée indéterminée, je lui sors: les fins de journées sont difficiles. C'est tout.
Gn?
J'en arrive à ma conclusion (ouais aujourd'hui il y a une conclusion, mais n'y prenez pas goût): ce soir, comme tant d'autres jours depuis que les hormones ont pris le pouvoir sur mon cerveau et mon caractère, j'ai été polie, irrémédiablement et stoïquement polie. Jusqu'à maintenant, je me disais que les femmes qui sont polies, posées, mesurées, face aux gens grossiers, incompétents, et désagréables, étaient des femmes admirables, car elles ne s'abaissent pas au niveau incroyablement minable de leurs interlocuteurs.
Vu les sentiments qui m'habitaient en vivant cette scène, vu comment j'ai envie de me fâcher en écrivant ces lignes, je me demandea ujourd'huisi ces personnes polies, posées et mesurées, dont j'endosse l'habit bien malgré moi depuis 4 mois, ne sont simplement pas ou des femmes enceintes décérébrées, ou de pauvres loups agonisants dans des carcasses d'agneau que chaque jour on piétinne un peu plus.
Mais ce que je sais, c'est que le jour où ces fichues hormones daigneront se casser et me redonner ma véritable personnalité, il ne fera pas beau être celui qui le premier osera me marcher sur les pieds. Une bombe à neutrons sera alors de la rigolade à côté de ma réaction. BOUM.