18 septembre 2004

h é r o ï q u e

Je suis extrêmement fière de moi. Bravo moi.
Hier matin, ma fille nous hurle dessus qu'arghhhh miséricorde et affreusaisons il y a une araignée dans sa chambre, help à l'aide, elle va décéder dans la minute si on agit pas en conséquence (en gros ça donnait: ahhhhhhhhhh maman papa y'a une araignée dans ma chambre ahhhhh faut l'enlever viiiiiiiiiiiiite!)
Le temps qu'on arrive (là vous vous imaginez que chez nous c'est hyper grand genre un loft de 450 mètres carrés alors que non, c'est un trois pièces) et l'acrobatique bestiole commençait une descente périlleuse en filin direction le parquet. Je crie à mon chéri de l'attraper, voire même de l'écrabouiller, mais non, il reste planté là, genre le plat de nouilles froides, elle bouge eh oh, j'attends qu'elle soit arrivée en bas pour l'écrabouiller d'un coup de pantoufle. (oui mon chéri c'est Bruce Willis en fait, vous ne le saviez pas?)
Et là incroyable, mesdames et messieurs, j'ai été émue par le tragique destin de cette petite araignée qui allait finir sa vie dans quelques secondes, misérable petite crabouillure sous une semelle de pantoufle usée jusqu'à la corde, tout ça parce que monsieur ne voulait pas prendre la peine de la toper pour la flanquer dehors.
Et non ce blog ne va pas deviendre un blog bisounours, ça va bien hein.
Ceci est juste une ode à mon sang froid extraordinaire, car si je ne m'auto-acclame pas, qui le fera? Ben voilà.
Donc toute émotionnée par cette petite saleté à 8 pattes, j'ai pris mon courage comme je pouvais, j'ai filé dans le salon (environ trois mètres à parcourir) et j'ai vidé une petite boîte russe que j'ai depuis des années et qui me sert de vide poches à mini pièces.
Je suis retournée dans la chambre, et hop, j'ai refermé la boite (deux parties, c'est pratique) sur l'araignée, en prenant soin de couper le fil au dessus d'elle. Et ensuite, j'ai ouvert paisiblement la fenêtre de ma fille, et j'ai posé doucement la boîte fermée sur le rebord. Puis je l'ai ouverte, très calmement. La petite saleté était là toute immobile, limite elle me fixait de ses yeux effrayés. J'étais très fière de moi. J'avais vaincu la bête.
Et j'ai refermé tranquillement la fenêtre.
Là mon chéri ne trouva rien de mieux à faire que de me culpabiliser sur le froid dehors, et le fait que si ça se trouvait ses bébés l'attendront indéfiniment sous le lit, avant de mourir de faim. Pffff. Peureux va!
Donc oui je suis capable de jeter l'araignée dehors sans la crabouiller au préalable, deviendrais-je donc une gentille fille ? Dans tous les cas, mon pôpa, arachnophile convaincu, serait fier de moi. Mais je suis encore loin de donner à manger de la confiote aux guêpes sur le bout de mon doigt, comme lui.
Courageuse, mais pas téméraire.
Conclusion qui tue.
Pour les bravos, allez donc dans les commentaires, moi je retourne me trifouiller les méninges et asticoter Gougeule pour participer dignement au concours de MissLulu.
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