Il est des fois où l'incompétence, la procrastination, et l'obstination stérile ont du bon.
Il est des fois où l'incompétence, la procrastination, et l'obstination stérile ne me font pas sortir de mes gonds, alors même que je les constate chez mon Chéwi.
Je sais c'est fou.
Mais imagine.
Depuis des mois et des mois (février je dirais à vue de nez) la poignée de la porte de la cuisine est mourute. Chéwi a attendu plusieurs jours pour aller en acheter une nouvelle. Qui ne convenait pas. Ou qu'il a cassée aussi sec, je ne sais plus. Facile encore quinze jours pour en acheter une autre, qui ne convenait toujours pas. Donc ensuite encore quinze jours pour une qui rentrait, mais qui ne tenait pas. Encore une bonne grosse semaine pour bidouiller un système à base de fil électrique pour faire tenir la poignée - ma cuisine c'est le trou de popotin de l'univers, faut le savoir.
Après, il a réussi à trouver une poignée quasi compatible, mais avec des clous un peu bizarres, mais c'était moins moche.
Et il s'est avéré hier soir que ce n'était pas bien solide.
Voilà pour l'incompétence et la procrastination.
Et en parallèle, le soir, Chéwi travaille sur son netbook dans la Cuisine de l'Enfer -lire: il regarde des vidéos d'émissions de cuisine et zappe sur le Monde quand j'arrive, genre c'est un intellectuel qui se cultive; et accessoirement il prépare un cours ou deux - et ce la porte nécessairement fermée. C'est important. Je ne sais pas pourquoi la porte DOIT être fermée. Mais c'est comme ça. Sans doute pour pas que je saisisse l'étendue de son addiction aux émissions de cuisine, ou alors sa propension à manger des pâtes à la sauce tomate comme si sa survie en dépendait, voire les deux en simultané. Mais si mon amour je t'aime. Quoi?
Mais le truc, c'est que mon chat devient dingue si Chéwi ferme la porte de la cuisine. Il se dit qu'il ne bouffera plus jamais sans doute. Et donc il miaule à la mort, gratte à la porte, et bien sûr si Chéwi ouvre la porte pour qu'il entre, il se sauve et va se planquer sous le canapé, parce que c'est bien connu, les chats c'est rien que des gros psychopathes option torture mentale made in KGB.
Donc Chéwi referme la porte, énervé. Et le chat ressort de sous le canapé, et miaule à nouveau à la mort. Ad lib. Et moi j'hésite entre passer le chat par la fenêtre, et passer Chéwi par la fenêtre, rapport que laisser la porte ouverte tout du long, afin de désamorcer la CatBomb, il peut pas.
Voilà pour l'obstination stérile.
Au final, quand ce soir, alors que tout le monde dormait dans la maison, je me suis rendue dans la pénombre jusqu'à la cuisine pour y reposer un verre et voir s'il ne restait pas du gatal au choc' de ma fille dans le fridge, j'ai été bien contente que la poignée de la porte de la Hell Kitchen me reste dans la main. Parce que j'ai du allumer la lumière du salon pour tenter une réparation.
C'est là que j'ai vu ce qu'un CatBomb qu'on refuse de désamorcer peut faire quand on persiste à lui interdire la porte ouverte. Sous la forme d'un monticule de petites crottes sur mon parquet.
Et comme j'étais pieds nus, il est des fois où l'incompétence, la procrastination, et l'obstination stérile ont du bon.
Non?
(évidemment, je n'ai plus faim pour le gatal au choc, maintenant)
bonus track le double gatal kokeshi style de LaLutine pour ses onze ans de grande fille que je suis trop fière de ma louloute:
Il est des fois où l'incompétence, la procrastination, et l'obstination stérile ne me font pas sortir de mes gonds, alors même que je les constate chez mon Chéwi.
Je sais c'est fou.
Mais imagine.
Depuis des mois et des mois (février je dirais à vue de nez) la poignée de la porte de la cuisine est mourute. Chéwi a attendu plusieurs jours pour aller en acheter une nouvelle. Qui ne convenait pas. Ou qu'il a cassée aussi sec, je ne sais plus. Facile encore quinze jours pour en acheter une autre, qui ne convenait toujours pas. Donc ensuite encore quinze jours pour une qui rentrait, mais qui ne tenait pas. Encore une bonne grosse semaine pour bidouiller un système à base de fil électrique pour faire tenir la poignée - ma cuisine c'est le trou de popotin de l'univers, faut le savoir.
Après, il a réussi à trouver une poignée quasi compatible, mais avec des clous un peu bizarres, mais c'était moins moche.
Et il s'est avéré hier soir que ce n'était pas bien solide.
Voilà pour l'incompétence et la procrastination.
Et en parallèle, le soir, Chéwi travaille sur son netbook dans la Cuisine de l'Enfer -lire: il regarde des vidéos d'émissions de cuisine et zappe sur le Monde quand j'arrive, genre c'est un intellectuel qui se cultive; et accessoirement il prépare un cours ou deux - et ce la porte nécessairement fermée. C'est important. Je ne sais pas pourquoi la porte DOIT être fermée. Mais c'est comme ça. Sans doute pour pas que je saisisse l'étendue de son addiction aux émissions de cuisine, ou alors sa propension à manger des pâtes à la sauce tomate comme si sa survie en dépendait, voire les deux en simultané. Mais si mon amour je t'aime. Quoi?
Mais le truc, c'est que mon chat devient dingue si Chéwi ferme la porte de la cuisine. Il se dit qu'il ne bouffera plus jamais sans doute. Et donc il miaule à la mort, gratte à la porte, et bien sûr si Chéwi ouvre la porte pour qu'il entre, il se sauve et va se planquer sous le canapé, parce que c'est bien connu, les chats c'est rien que des gros psychopathes option torture mentale made in KGB.
Donc Chéwi referme la porte, énervé. Et le chat ressort de sous le canapé, et miaule à nouveau à la mort. Ad lib. Et moi j'hésite entre passer le chat par la fenêtre, et passer Chéwi par la fenêtre, rapport que laisser la porte ouverte tout du long, afin de désamorcer la CatBomb, il peut pas.
Voilà pour l'obstination stérile.
Au final, quand ce soir, alors que tout le monde dormait dans la maison, je me suis rendue dans la pénombre jusqu'à la cuisine pour y reposer un verre et voir s'il ne restait pas du gatal au choc' de ma fille dans le fridge, j'ai été bien contente que la poignée de la porte de la Hell Kitchen me reste dans la main. Parce que j'ai du allumer la lumière du salon pour tenter une réparation.
C'est là que j'ai vu ce qu'un CatBomb qu'on refuse de désamorcer peut faire quand on persiste à lui interdire la porte ouverte. Sous la forme d'un monticule de petites crottes sur mon parquet.
Et comme j'étais pieds nus, il est des fois où l'incompétence, la procrastination, et l'obstination stérile ont du bon.
Non?
(évidemment, je n'ai plus faim pour le gatal au choc, maintenant)
bonus track le double gatal kokeshi style de LaLutine pour ses onze ans de grande fille que je suis trop fière de ma louloute: