22 novembre 2006

angel traumatise son PitiGasson

J'ai encore fait ma mauvaise mère. Oui, je sais c'est une habitude. En même temps, être Super Nanny tout le temps, ça demande de cultiver sa face de cul, et là vraiment, non. Je suis trop glamour pour ça, entre deux pets et trois hoquets gastriques.

Mais c'est qu'il nous cherche hein. Donc logiquement il nous trouve. Enfin il me trouve plus qu'il ne trouve son Pôpa, car son Pôpa il est toujours entrain de se battre contre les très méssans Pakédkopis, le pauvre.
Aujourd'hui, comme à de moult reprises, d'où la bad mozeur attitioude d'ailleurs, le PitiGasson réclame des petits suisses comme dessert (mon fils est un junkie, si vous connaissez un bon centre pour décrocher du petit suisse framboise Pionch, mon mail vous ouvre grand ses bras) et surtout, sans honte aucune, il réclame qu'on lui donne à manger ses petits suisses. Parce que manger ses petits suisses tout seul, c'est twooooo duuuuuuhhhh!
Ben tiens.
Le paternel refuse de céder, selon les règles en vigueur dans la maisonnée. Le paternel n'a plus le temps de lire mon bloug à cause des Pakédkopis, donc je peux dire ici que le midi je lui refile ses petits suisses à la petite cuillère devant Dorémi. Lalalalalalala (l'air de rien).
Comme l'enfant continue à chouinasser, qu'on sent que la crise est proche, ta-daaaaaaa, intervention des forces spéciales!

Etape 1: J'attrape les petits suisses, et je les repose dans le frigo:
- Si tu trouves que c'est trop dur de les manger tout seul, je les range, les petits suisses c'est fait pour être mangé ou pour vivre dans le frigo. Quand tu te sentiras assez fort pour les manger tout seul, tu me préviendras!
Non mais.
Hurlage.
Hurlage.
Hurlage.
L'enfant est indigné: non seulement on refuse de lui filer sa dose, mais en plus on la lui retire de dessous le nez? Qu'est-ce que c'est que ce procédé indigne? Hurlons tous en choeur, révoltons-nous, l'heure est grave!

Etape 2: Demander s'il va manger seul? Oui? Ok. Ressortir les petits suisses du frigo, les poser sur la table. L'enfant rechouinasse aussi sec pour qu'on lui donne à manger à la béquée, parce que là, c'est sûr, ses petits muscles sont si faibles, que porter une cuillère à sa bouche équivaut à transporter une montagne pour une fourmi, au moins. Attention les noeils, j'enfile mon super costume de Sioupeur Bad Mozeur, ça va chauffer.
- Mange ton petit suisse tout seul!
- Naaaaaaaaaaaannnn céééééééé duuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhh!
- Mais non, ce n'est pas dur, regarde...
Attrapage du petit suisse, et gobage par mes soins affairés (miaoumiam, banane-fraise, c'est krokrobon) de la chose en quatre cuillerées, sous les yeux emplis de larmes du pauvre petit innocent au bord de l'évanouissement hypoglycémique.
HURLAGE.
HURLAGE.
HURLAGE.

Je suis un monstre. Cependant, ce soir, il a mangé son petit suisse tout seul comme un grand.
Eh eh.


Mais il faut dire qu'entre temps, PitiGasson a fêté ses trois ans, et qu'entre le gâteau nounours, ses multiples cadeaux, les amis, les bonbecs, et tout et tout, il est devenu super grand!


21 novembre 2006

angel est trop polie

C'est que ces fichues hormones commencent à m'escagasser sévère. Non mais flûte quoi. Merde même. Chié.

Encore tout à l'heure, au supermarché, quasi seul endroit social que je fréquente encore, vu que ahahahahahaha Mamie Anémie c'est moi, malaises + fatigue extrême, le duo gagnant pan dans les dents, bref au sioupeurmarket, voilà qu'obligatoirement, arrive le moment de passer à la caisse. Déjà ça me gonfle parce que faut que je ressorte tout du chariot et tout poser sur le tapis à la con là, et qu'au bout de 10 boîtes de bouffe pour chats débiles, et 4 paquets de pâtes, j'ai le postérieur en souffrance ultime, merci la sciatique la truie, et je me déplace comme une goliotte pour pas crier de douleur devant des inconnus. Remarquez, je devrais, faudrait essayer pour voir.

Donc voilà que la bourgeasse devant moi se met à taper la discuss avec la caissière que trop c'est sa potesse, et que j'me casse rechercher des trucs en rayon, et que blablabla sur les jus attrape-couillons, genre tu bois 20cls à un prix prohibitif et ça te remplace un nombre hallucinants de fruits et légumes (comme ça tu peux de goinfrer de kebabs en toute bonne conscience), déjà la bourgeasse elle commençait à me chauffer. Elle avait un joli sac, donc je me suis focalisée dessus (ou comment réussir à lui chourer sans qu'elle réalise, hin hin hin).

Mais même. Voilà que j'ai réussi à poser tout mon barda sur le tapis, et là j'attends comme une cloche, que la caissière daigne arrêter de bavarder avec la grognasse, et qu'elle accélère un chouïa le mouvement, parce que là une minute par article, sans déconner, elle se fout clairement de moi. Et ensuite, le pire du pire, pendant qu'elle continue de papoter avec sa potesse méchée maquillée à la truelle, elle l'encaisse, et voilà que Bourgeasse La Truie met sans mentir 5 minutes à mettre ses povs bouteilles de jus dans DEUX sacs plastique, l'un sur l'autre, l'écologie la dame elle ne doit même pas savoir que ça existe, pire, elle s'en tamponne complètement. Et la caissière, ni vu ni connu j'tembrouille, commence à passer absolument toutes les boîtes pour chats, les conserves, les boissons, et le pot de mayo light de mes courses. Toute la place qu'elle peut occuper sans foutre en l'air sa copine dégénérée, pas de problème elle l'occupe. Je suis énervée. Et là quand l'autre daigne se casser, la caissière la plus débile du monde, obligé, continue son rythme d'enfer, alors que je n'ai même pas de place pour poser mes CABAS écolos sur la caisse afin de les remplir.

Je lui fais remarquer avec toute la gentillesse, la diplomatie, et l'humour qui me caractérisent en ces temps d'hormones en folie, que ça va être moyen possible pour moi si elle ne ralentit pas le rythme le temps que je range tout ce qu'elle a déjà passé. Et voilà qu'elle se met à rigoler en disant: chouette je vais prendre une pause, et elle se casse. Tronche des clients derrière moi. Joie, bonheur, extase. L'autre tanche en rajoute en braillant à ses copines travailleuses que super la cliente lui demande de se mettre en pause, elle va trop vite! Je ne dis rien, je reste focalisée sur le remplissage de mes sacs. Je suis enceinte, je vous jure que ça me tue de ne pas avoir ni les ovaires ni la force physique de lui arracher les yeux, là, tout de suite. Parce qu'il faudrait la remettre à sa place hein, foin de compassion envers le job peu payé et super chiant, cette fille se moque clairement de moi, et c'est inacceptable.

Sauf que je dis rien, même quand elle me fait tout un cake pour trouver le prix des petits suisses, que je peux même pas lui dire d'abandonner tellement elle me chauffe, car c'est la nourriture de base de PitiGason et si je reviens sans sa dose, il va mourir, au moins. Je ne dis rien, je ne fais rien, je suis comme le loup enragé enfermé dans le doux corps impassible de l'agneau. Ca me tue.

Et là voilà qui braille comme un âne pour dire à sa collègue le prix des petits suisses, vu qu'Alix, qui a eu l'intelligence de se barrer à une autre caisse, a le même problème de prix. La caissière apalgue la cliente derrière moi, stoïque comme le marbre mais qui n'en pense pas moins j'en suis sûre (peut-être est-elle enceinte aussi?) pour lui demander si elle ne l'a pas dérangé en criant aussi fort. La dame lui répond que non, et voilà, les bras m'en sont tombés, POC, que la caissière s'approche d'elle par dessus sa caisse et lui dit sur le ton de la confidence: non mais même si ça vous avait dérangé, je vous le dis, je m'en fous. En rigolant.
Uh?
Et moi, totalement anihilée du cortex, ondes cérébrales plates, mononeurone en grève de durée indéterminée, je lui sors: les fins de journées sont difficiles. C'est tout.
Gn?


J'en arrive à ma conclusion (ouais aujourd'hui il y a une conclusion, mais n'y prenez pas goût): ce soir, comme tant d'autres jours depuis que les hormones ont pris le pouvoir sur mon cerveau et mon caractère, j'ai été polie, irrémédiablement et stoïquement polie. Jusqu'à maintenant, je me disais que les femmes qui sont polies, posées, mesurées, face aux gens grossiers, incompétents, et désagréables, étaient des femmes admirables, car elles ne s'abaissent pas au niveau incroyablement minable de leurs interlocuteurs.
Vu les sentiments qui m'habitaient en vivant cette scène, vu comment j'ai envie de me fâcher en écrivant ces lignes, je me demandea ujourd'huisi ces personnes polies, posées et mesurées, dont j'endosse l'habit bien malgré moi depuis 4 mois, ne sont simplement pas ou des femmes enceintes décérébrées, ou de pauvres loups agonisants dans des carcasses d'agneau que chaque jour on piétinne un peu plus.

Mais ce que je sais, c'est que le jour où ces fichues hormones daigneront se casser et me redonner ma véritable personnalité, il ne fera pas beau être celui qui le premier osera me marcher sur les pieds. Une bombe à neutrons sera alors de la rigolade à côté de ma réaction. BOUM.

18 novembre 2006

PitiGasson et les choses de la vie

Ce matin, profitant que la Lutine était à l'école, occupée à récolter des bons points, dealer des billes et apprendre des nouvelles figures en saut à la corde, j'ai discuté avec le PitiGasson, qui deviendra un Monsieur Troizan mercredi. Surtout que l'énergumène maîtrise de mieux en mieux la conversation, malgré des difficultés de prononciation toujours présentes, histoire de pimenter la vie de sa mère qui passe son temps précieux à essayer de deviner ce qu'est une wèm' fani (si tu trouves, tu gagnes) et autres étrangetés langagières.

Après avoir joué au sasseuh, avoir tenté de m'éventrer avec une règle de 30 cms en faisant le méssan piwat', voilà que le Gnome me grimpe sur les genoux. Qu'il profite, vu que bientôt la circonférence ventresque empêchera ce genre d'acrobaties. Pour l'instant, le gras de bidon se transformant en muscle utérin, il y a toujours autant de place qu'avant, c'est chouette (comment je crâneuuuuuuh, lalalalalère, hum, bref)

- Céaki ce gwo bidon?
- A maman, tiens, pardi.
- Iléhou le bébé bidon? Mwa a pu dans bidon de maman.
- Beh là [je montre la partie dure de mon ventre] il est encore petit. Quand il sera grand jusque là [je montre un point juste en dessous de ma poitrine] il sera assez grand pour sortir.
- Ah? Paw là? [montre le point sous mes nénés]
- Non, le bébé il sort par la zézette.

Tronche du môme.
Hilarité du môme.

Beh quoi, c'est vrai hein, je ne vais pas lui conter des billevesées sous prétexte que c'est politiquement correct pour le temps de langage en Petite Section hein.

- Uhuhuhuhuhuhuhu et y manz le bébé?
- Oui il mange, par un tuyau entre lui et moi, le cordon ça s'apelle, il mange un peu ce que je mange.
- Le cowdon?
- Oui voilà.

Bien évidemment, quand j'ai fait une interro surprise quelques minutes plus tard, pour évaluer les nouvelles connaissances en obsétrique de mon gamin, je n'ai pas été surprise:

- Alors par où il sort le bébé?
- Pah la zézette!!!
[tronche hilare]
- Et comment il mange?
- ...

Ben tiens. Tous les mêmes.



bonus glouare et beauté:
Grâce à Mister Lomalarch, mon bloug se la pète grave, il est absolument mortellement beau, surtout sous FF (mais sous IE c'est regardable hein) donc on se lève tous pour Lomalarch et on lui fait la Ola du siècle, que dis-je du millénaire! MERCI Monsieur, mes nerfs te doivent une fière chandelle.

angel hurle à l'aide!

SUPPLEMENT HYSTERIQUE DU SAMEDI MATIN MIDI:
Alors j'en ai super marre de ce code de bouse qui me pourrit les nerfs. Parce que le pire c'est que c'est quasi potable sous IE (un comble!!) et total merdouillasse sous FF. Je songe au suicide là quand même, et ce d'autant plus que cette relouserie de "container" je l'ai farpaitement réussi et sur le blog d'Alix, et sur PiyaPiyon. Mais bon, je n'étais pas enceinte, faut croire qu'avec un seul neurone, c'est mission impossible. Par voie de conséquence, j'ai tout de même publié le nouveau décors du bloug, esentiellement dans un souci de ralebolitude et aussi pour que les lecteurs geeks et geeketes qui ont 5 minutes puissent me dire via mail où j'ai cacaté pour que ce soit infect à ce point. NON MAIS IL FAUT M'AIDER HEIN, CA URGE! Merci de votre soutien et d'épargner mes nerfs. Et le premier qui dit qu'il n'aime pas le rose (à part toi) je mords.

17 novembre 2006

la femme enceinte est tellement glamour

(on fera tous genre on ne voit pas du tout du tout que j'écris cette note pour cacher le fait que le code du nouveau blog est entrain de me rendre chèvre, merci à vous)

Dès lors qu'on ouvre un magazine pour future maman (ou maman chtarbée qui rebelote l'affaire) on ne peut pas manquer ses sublimes gonzesses enceintes jusqu'aux yeux, maquillées, coiffées impec, fringuées nickel et ultra fashion, irradiant le bonheur total de bientôt mettre bas le soleil de leur vie.
Arf.

Je regarde ces pages de papier glacé, et je ricane. Je me vois avec mon fût d'avant régime pré-Opération BB3, celui qui, à 4 mois de grossesse, ne nécessite aucun enlevage de bouton ou dézipage pour aller aux wawas car il me tombe et que le prochain qui me dit qu'il me faut des bretelles je le mords (Alix, Papa, oui c'est pour vous). Je me vois avec mes converses, mon vieux débardeur naze, mon rouge à lèvre qui se barre en goguette dès que je m'enfile la tablette de choc, mes jambes pas épilées (ste honte), mes ongles pas vernis, bon la coiffure là ça va carrément super mais je reviens de loin (et la couleur attend toujours).
Je ricanne, mais tout de même, ce qui reste de féminin en moi se sent un tantinet merdeux. Du coup ce matin, je me suis dit que j'allais ressembler à un truc potable pour emmener mes loulous à l'école.
On fera genre j'ai pas zappé la douch.e, mais bon c'était ça où foirage total de l'opération par manque de temps, et on admire la jolie tite robe noire de grossesse H&M, les collants presque pas flingués (le trou arrêté au vernis rose thé est sous le pied, maline), les chaussures fines de fille qui font presque plus mal aux pieds, la veste en jean, la touche de rouge, la grande écharpe colorée pour atténuer le côté corbeau.
Trop classe la fille. Bon ok ça se voit toujours pas que je suis enceinte, vu que 1 le cul et 2 l'estomac sont toujours plus proéminents que mon utérus, mais quand même l'ensemble est carrément regardable.

Sauf que.

J'aimerais ce qu'on me dise ce qu'il y a de glamour chez une femme qui tout le long du trajet aller-retour jusque l'école a tellement mal au dos à cause de sa sciatique qu'on croirait à la voir marcher qu'elle a passé une folle nuit de sesque avec son Chéwi alors qu'en fait non. Une femme qui gaze à qui mieux mieux car son bide est ravagé par le fer pris pour contrer l'anémie gravidique. Une femme qui rote, a des renvois et des hauts le coeur car elle a eu la sottise ce matin de manger 5 barquettes à la framboise. Une femme qui se contracte de douleur à cause de ses brûlures d'oesophage au 15ème degré (la framboise est une salope). Une femme qui pèle entre les sourcils, saigne des gencives et désquamme du cuir chevelu.
J'attends.
Parce que là, j'ai beau chercher je vois pas.
En plus y'avait une tâche sur mon collant et ma robe était mal ajustée, on voyait un bout de mon soutif.

Je propose de rester sous ma couette jusqu'au 15 avril.
Proposition acceptée à l'unanimité par la totalité des votants, à savoir, moi.

16 novembre 2006

angel, reine de la nullité

Il se trouve que je suis enceinte (on va finir par le savoir!) et par voie de fait mononeuronale à tendance régressive. Cependant je ne perds pas espoir et je me suis attelée à repeindre le blog, et par la même à m'exposer aux critiques, je suis d'un courage exemplaire, on applaudit, merci!
On note la mononeuronalité de mes propos par l'utilisation abusive de deux points d'exclamation en deux phrases, c'est pitoyable. Et encore heureusement que j'écris au lieu de parler, car certains pourront vous le confirmer, les mots de plus de trois syllabes je n'arrive tout simplement pu à les prononcer, y'a embouteillage. Mononeuronalité, à dire, c'est mort.

Malheureusement Mono Neurone s'est mis en pause, ce con, et après trois heures passées sur le code de ce bloug pourri hier soir, ça ressemble genre à rien sur FireFox, et à un gerbatif puissant sur IE (et je sais de source sûre que certains parmi vous utilisent IE, et vous me pourrissez la vie hein). Je continue donc d' y travailler, mais franchement, j'ai peu d'espoir de retrouver mon intellect brillant d'ici ce soir.

Soyez patients, donc.
Allez faîtes pas vos truies.

13 novembre 2006

angel est une mère au rabais

EPISODE 1:

Depuis vendredi je suis l'heureuse mère d'un garçonnet de quasi 3 ans et de son nouveau compagnon: Virussoïde Gerboïde CacaFlotte. Bonheur. Son papa s'est beaucoup occupé de lui parce que déjà c'est un chouette papa, et puis aussi il a peur que sa grosse femme enceinte ne fasse amie-ami avec Virussoïde et perde le peu d'efficacité qui lui reste (étendage du linge, dépoussierage des étagères, préparation de soupe revigorante, câlins en tous genre). Déjà que je m'évanouis tout le temps, alors si en plus je me vide de partout, ça va être coton à gérer pour Chéwi, déjà que ses Pakédekopis lui mènent une vie infernale hein, ouhla, ça suffit bien.

Donc Chéwi, armé du spray javel, de sa machine à laver à motié morte, de son courage et de sa détermination naturelle, a donc passé de vendredi soir à ce matin 11 00 où il a du libérer les Pakédekopis dans leur milieu naturel, tout son temps avec FistonLaGerbe. Joie. Enfant collé sur lui 24/24, ou alors enfant qui exige qu'on lui tienne la main pendant qu'il regarde Mimi Cracra l'eau elle aime ça. Quand il devait s'absenter pour une mission d'ordre top prioritaire, aller aux wawas (oui les papas ont des besoins, eux aussi!), acheter des carottes à LP, poster un colis, prendre sa douche, on entendait depuis le canapé s'élever cette litanie: Je veux mon papa, je veux mon paaaaaapaaaaa je veux mon papaaaaaaaaaaaa.

Et donc à 11:00 ce matin, Chéwi de moi m'a abandonnée, il est parti, avec ses Pakédekopis, et son sac et son sandouich, pour proférer la bonne parole littéraire. Et je me suis retrouvée avec PitiGasson, juste crevé, qui ne vomit plus, ne cacate plus liquide, n'a plus de fièvre, et qui allongé par terre de tout son désespoir est entré en méditation transcendantale: JEVEUHMONPAPAAAJEVEUHMONPAPAAAA, environ 549 fois jusqu'à ce que sa soeur rentre de l'école pour déjeuner.

L'enfant enlève son manteau, et se dirige vers le petit tas prostré sur le parquet, que j'ai fini par abandonner lâchement après moults tentatives infructueuses de consolage en tout genre.
- Papa reviendra ce soir, mais là tu as Maman, c'est déjà mieux que rien.

Merci mon coeur, moi aussi je t'aime.


EPISODE 2:

PitiGasson s'est réveillé de sa sieste le sourire aux lèvres- nan je déconne, en hurlant JEVEUHMONPAPAAAAAAAAAAAAAAAAAA, déjà c'était top moumoute. Il a fallu un temps proche de l'éternité pour réussir à faire qu'il sorte de son lit, qu'il arrête de brailler, qu'il formule quelques souhaits simples pour qu'on puisse améliorer sa situation: canapé, dessin animé, bib de lait. Je pensais que c'en était fini de l'apocalypse, que j'allais tranquillement attendre que Chéwi rentre et prenne le relais avec Relou The First, sauf que bien sûr je suis immensément naïve (et bête).
Est arrivé le moment M, où l'enfant, ayant à peine bu la moitié de son bib, l'oeil mou devant son dvd (pourtant chouettissime) avise sa mère, apparemment inactive. Il me lance un truc du genre: a veuh alette!
Gn?

Je lui dis que s'il veut aller aux toilettes, qu'il y aille. Zen, genre. Mais dans ma tête: au secours, pourvu qu'il ne me repeigne pas les wawas, je survivrai pas, c'est mon fils je l'aime, mais je devrais le vendre sur e-bay après ça hein. Pas la peine de nous affoler, il ne veut pas aller aux toilettes, il veut alette. Ce qu'est alette je n'en ai strictment aucune idée. Je suis obligée d'apeller les forces extérieures de traduction simultanée, à savoir ma fille, experte en déchiffrage de Frère Relou 3ème année. Qui décode vite fait bien fait qu'alette, c'est une galette. Ah. Elle est douée y'a pas à dire, parce que son bro acquiesce, oui il veut une galette. Ne pas chercher à comprendre pourquoi maintenant il le prononce correctement, ce serait aller flirter avec le black out mental.

Bien, une galette donc, ça tombe bien, nous avons encore pas mal des ces délicieuses petites galettes bretonnes pur beurre rapportées du Mont Saint-Michel par Alix. Je file à la cuisine, je lui en ouvre un sachet de 4, j'en profite pour becter trois oursons innocents (ok, 5, deux rouges, deux verts, un jaune), et je rapporte mon butin à mon enfant, trop heureuse d'avoir évité la crise diplomatique. Arf. Je suis immensément naïve (et bête). Parce que comme me l'assène avec un ton à la limite du méprisant la chair de ma chair, celui que j'ai mis un certain nombre d'heures à pondre il y a quasi trois ans (dont un fabuleux moment de douleur que je ne citerai pas ici de peur d'effrayer les femmes enceintes de mon lectorat) : ça a pas galette, ça a gato! Ah bah tiens. Et il n'en veut pas, puisque lui il veuh galette, pas gato, galette! Mais euhhhhhhhhhhhhhh?

Allo Scotland Yard? J'ai comme un petit souci niveau enquête là, il faut que je trouve des galettes chez moi, mais visiblement pas les galettes bretonnes hein, ça ne fait pas l'affaire, non non, cherchez pas, non? Vous avez un inspecteur à me dépêcher vite fait bien fait? Non? C'est bien ma veine, je vais devoir me démerder seule. Au bout de plusieurs minutes de questionnement, j'arrive à extorquer deux infos supplémentaires: les galettes sont yaunes, et wangées dans le placah. Bon comme les galettes bretonnes quoi, il se fout clairement de ma tronche ce mouflet puant (oui en plus il gaze monstrueux, je suis en apnée). Commence sérieusement à m'échauffer le loustic, va y'avoir de la patience qui va voler en éclats, je vous dis que ça. Je le chope, je l'emmène dans la cuisine, j'ouvre le placard et lui fait un inventaire des gatals présents. Non, non, non, et non. Les galettes bretonnes (je retente, on sait jamais)? NON!

Là il se met à hurler é où galettes? é où galettes? en boucle. Mazette, j'ai le sang qui bouillone, c'est trop tard, je ne peux plus retenir, ca va sortir, je...
- Dans ton cul! Regarde bien, tu devrais les trouver tes galettes!
Ooops.
Je suis une mauvaise mère c'est honteux, non mais vraiment, une maîtrise de Lettres sur un sujet sérieux, un job sérieux, et tout ça pour sortir ce genre de trucs à mon enfant de trois ans. Je l'abandonne, priant le Ciel qu'il n'aille pas vérifier les nouvelles informations fournies par sa mère indigne.

Je retourne m'assoir, je me drape dans le mutisme et la fierté toute trouée. Ne trouvant plus écho à sa mono plainte, l'enfant se dirige vers la chambre de sa soeur, entrain de faire ses devoirs, sourde à tout ce bazar. Il lui pose la question fatale: é où galette?
Et la voilà qui l'enserre de son bras et lui explique avec une voix toute empreinte de douceur et de calme, que les galettes bretonnes sont dans le placard, mais que s'il veut de la vraie galette, il va falloir attendre presque deux mois qu'on fête les rois. Et ensuite elle lui propose de jouer avec sa piscine Playmobil. Tout tranquille, il s'exécute.

Ma mâchoire se décroche. Je suis déprimée. Anéantie. Je suis une mère nulle. Nulle.



Enfin, je tiens à dire que je viens de finir de rédiger cette note le cul posé sur une chaise de nain munie d'un coussin crabe, pour que le PitiGasson s'endorme en sécurité et tranquillité. J'ai emporté mon portable dans sa chambre, et que si on me retrouve morte demain, ce sera bien normal, l'apnée n'a qu'un temps, au bout d'un moment les gaz nauséabonds finissent par vous tuer. Oué je suis une mère nulle, mais j'ai le sens du sacrifice.


(mon dieu c'est une usine à prouts, je me saaaaauuuuuuveuuuh)

12 novembre 2006

angel regarde la pub

Normalement le dimanche matin, on devrait tous avoir le droit de rester dans son lit à buller, dans un silence de cathédrale, dans le respect de ce jour où, logiquement, aucun impératif ne nous pousse à hasarder un orteil hors de sous la couette pour vérifier que, oui, c'est indéniable ça caille.
Normalement.

Quand on a eu l'idée saugrenue de pondre deux mouflets, si réussis et rigolus soient-ils - et je n'évoque même pas celui qui est entrain de jouer au trampoline dans mon utérus, le dimanche matin option grasse mat, c'est légèrement foiré. Ce dimanche matin, j'avais l'infîme chance de pouvoir exaucer un rêve qui depuis 7 longues années n'est plus qu'un lointain souvenir, là-bas, en 1999... En effet PitiGasson était exceptionellement endormi passé 7h30, au lieu de brailler son habituel: y fé jouh, y fo se levéééééééééé, y fé jouh, y fo se levéééééééééé. Le pauvre enfant étant atteint depuis vendredi soir d'une Gastro Fulguro-Gerbe option Caca Flotte, il était bel et bien l'ombre de lui-même, là-bas, au fond de son petit pieu, dans sa petite chambre perso.

Sauf qu'évidemment, et enfin on arrive à un truc intéressant, mais c'est de votre faute ausi, faut pas me laisser disgresser, sinon c'est la cata hein, évidemment donc, il y a une grande soeur dans le tableau, et qu'à 9h30, alors que j'écrasais mon matelas de toute la force de mes trente-huit tonnes pionçant sauvagemment, l'oreiller humide de bave, la tronche explosée de sommeil, la demoiselle estima que son tour de cadran étant accompli, elle avait toute légitimité pour venir escagasser le couple parental.

Horreur. Les yeux à moitié collés de sommeil, j'aperçois la Chose qui se prétend être ma fille m'agiter sous le nez une télécommande, pour qu'elle puisse satisfaire à son rituel du dimanche matin, regarder les dessins animés. Féchié. Et elle s'empresse aussitôt d'aller ouvrir les volets, parce que sa maman lui a assez répété que regarder la télé dans le noir c'est mauvais pour les noeils. Vélatué.
Pendant qu'elle regarde aux anges son épisode de Kuzco, j'essaie d'émerger, mais l'écran de la télé reste désespérément flou. Je suis dans le brouillard les amis, c'est quelque chose. Kuzco se termine, et alors commencent ces horribles pubs pour enfants que l'on ne peut éviter aux alentours de Noyel, dès lors que l'on allume son téléviseur sur les émissions enfantines.
Un concentré d'horreur, de niaiserie, de débilité, et de mocheté.
Ce qui bien sûr me réveille totalement.

Et c'est là que je la vois.
La pub.
Incrédule je la regarde, avec sa musique débilitante, ses couleurs pastels, son ton enjoué qui dégouline de sucre, son jouet totalement hallucinant.

Parce que ce matin, chers lecteurs, chères lectrices, j'ai vu la pub pour Barbie et Tanner. Qui est Tanner me direz vous? Tanner c'est le chien de Barbie. Alors oui elle a bien le droit d'avoir un clebs la blondasse siliconnée qui chausse du 28 et qui a du se faire amputer d'environ toutes les côtes et ratiboiser la motié du bassin pour rentrer dans son fût en 32. Mais là quand même faut voir le clebs hein! Déjà j'avais halluciné sur Barbie Césarienne, aussi apellée Midge enceinte (oué Barbie peut pas avoir de gniards parce que je pense qu'elle ne couche pas hein), avec son bide amovible dans lequel se cache un bébé trop moche, et sur Mamie Barbie, avec ses deux rides sur le front, ses veuchs gris et sa taille 44 (gaffe Barbie, en grandissant tu vas ressembler à ta reum, faut arrêter les doughtnuts vite fait hein) tout en m'étonnant de ne pas trouver les injections de Botox pour réparer les outrages du temps dans la boîte.

Mais avec Tanner, les concepteurs de chez Mattel ont fait super fort. Parce que Tanner le Clébard est livré avec une série de croquettes, sortes de tic-tacs marronasses, alors que Barbie est armée d'une tige à embout magnétique, et d'une poubelle à pédale. Pourquoi? Parce que quand Tanner mange ses croquettes (oh le bon toutou) et qu'ensuite on lui actionne la queue de bas en haut,et de haut en bas, et bien, Tanner déféque sur le faux gazon. Oui oui le chien fait caca. Ensuite Barbie, avec son ramasse crotte, élimite vite fait bien fait l'objet du délit en le jetant à la poubelle (urgh)
Sauf que la série de tic-tacs maronnasses n'étant pas illimitée, il y a fort à croire que Tanner, dans un souci de recyclage évident, mange son propre popo. Hum. Quelle belle leçon de propreté et d'hygiène. J'adore.

Mais au réveil, je vous jure que c'est traumatisant. Et je sais maintenant pourquoi les deux seules Barbies de ma fille ne verront pas leur tribu de décérébrées s'aggrandir. Déjà j'aime moyennement les chiens, mais alors un chien qui mange ce qu'il chie, va falloir me payer hein.


Comme vous êtes super curieux, je vous offre deux vidéos trouvées sur YouTube.

La fameuse publicité, inaudible et en anglais, mais vous saisirez l'essentiel:





et cette vidéo rigolote comme tout, qui vous offre une merveilleuse démonstration de Tanner en pleine action:






bonus track:
Hier je suis allée chez le coiffeur faire réparer les outrages de l'autre jour, j'ai vécu un moment d'intense bonheur en retrouvant visage humain et chevelure de rêve, et j'ai jubilé quand la très charmante Marianne m'a demandé si mon ancienne coupe avait été faite au rasoir pour obtenir un résultat aussi, euh, bizarre? Une photo pour les curieuses et les gentilles dames qui m'ont aidées à retrouver le sourire. Love sur vous (again).


appel à témoin intéressé:
Si vous avez une machine lavante/séchante dans votre home sweet home, merci de me donner votre avis, histoire de savoir dans quoi je vais m'engager quand je toucherai ma prime maternité du 7ème mois. Ma machine à laver actuelle est en fin de vie (ne lave plus qu'à 30°, feignasse!) et j'ai impérativement besoin d'un sèche-linge, mais c'est super compliqué d'en installer un indépendant dans une salle de bain où poser une prise de terre risque de me coûter les yeux de la tête. Merci d'écrire au blog qui transmettra.

10 novembre 2006

angel et le régime qui tue

Je préviens que plein de filles vont me haïr à la lecture de cette note (et que plein de mecs vont en avoir strictement rien à taper, et ils auront bien raison) mais si c'est le cas, allez vite lire quelques notes plus bas mon post polyplaintif en ouiiiiiiiiiiiiiin mineur, ça devrait relativiser le binz.

Donc.

Hier j'ai mangé. Si. Dingue non?
Enfin bref.

Hier j'ai mangé:

- le matin, en rentrant de l'école, une part de gatal au choc, et deux crocodiles (les bonbecs, rôôô)
- au goûter, vers 17:00, un sandouich au coulommiers, de taille honnête (un tiers de baguette?)
- le soir vers 22 00, une (très) grosse assiette de pâtes aux boulettes.

(je sais, la diététique est mon amie)

Passionant hein.
Non mais attendez.

Ce matin j'avais encore perdu 200g.

Je devrais faire breveter mon régime gatal au choc/sandouich au claquos/pâtes aux boulettes, je ferai fortune. Par contre je devrais bien prendre soin d'écrire en tout petit petit minuscule, que
ce régime ne convient qu'aux femmes enceintes dysfonctionelles comme ma pomme, à savoir, celles qui perdent du poids au lieu de prendre 25 kilos.


Hin hin. Haïssez moi.

09 novembre 2006

l' ANGEL ' O ' THON

Ce n'est plus possible. Je ne reconnais plus ma tête, ni ma texture de cheveux, j'ai eu beau laver, faire des soins, sécher précautionneusement, je reste coincée avec la tête de Louis XVI, après passage au séche-linge. Mes pointes sont fichues, effilochées, bouffées, j'ai l'impression d'avoir des poils de fesse au bout de mes veuchs. C'est super-moche, et je ne mettrais pas de photo, parce que déjà je me trouvais beurk avant, mais là je ne suis plus regardable. Quoique, limite c'est moins moche en photo qu'en vrai, dixit Alix, qui a vu les deux (oui quelle veinarde!).

J'en ai rêvé cette nuit (kill la coiffeuse, kill kill kill!) et même en regardant Jack Bauer hier soir, je n'étais pas concentrée, pardi je regardais la coupe et la coiffure de Michelle en me disant: punaise j'avais ça, pourquoi je suis allée chez le coiffeur, hein pourquoi???
Je sais qu'en matant mon enregistrement de Prison Break ce soir, je regarderai songeuse Michael Scoffield, en soupirant: ah bah oué, la tonte made in prison, voilà la solution.

J'ai pris mon courage à deux mains, j'ai téléphoné au salon. J'ai entendu sur le haut parleur ma coiffeuse d'hier sortir des horreurs sur ma tronche, genre elle avait hyper bien fait son boulot, et que vu mes cheveux bouclés (gn???) on pouvait rien faire de structuré sans brushing, non mais qu'est-ce qu'elle croit celle là? et que non elle ne voulait pas me parler, tout en engueulant la petite standardiste de la foutre dans ce pétrin avec ses initiatives pourries. Joie immense. J'ai répondu séchement et j'ai raccroché. Envie de pleurer. Déjà que je me sens moche, déjà qu'enceinte j'ai l'impression d'être une serpillère en fin de vie abandonnée au fin fond du bidet, là, c'était juste trop.

J'ai ravalé mes larmes, attendu que mon coeur arrête de battre la chamade (quoi de pire que d'entendre des horreurs dégoisées sur vous alors que nous n'êtes pas sensée écouter?) et j'ai rapellé. Et là j'ai eu beau dire à ma nouvelle interlocutrice que je ne voulais pas de cette coupe là, que je n'avias pas demandé ça, qu'on m'avait mal conseillé, que je me sentais affreuse, que ma fille avait hurlé en me voyant, elle a persisté à dire que ma coupe était sublime, et que mon idée de faire un carré court pour cacher le massacre, c'était céder à la facilité (gn???). Et m'a refilé un rdv avec ma tortionnaire samedi matin. J'ai dit avec une toute petite voix que je préfèrerais avec elle, plutôt, et elle a dit oui, avec un ton condescendant qui m'a complètement achevée.

Je n'irai pas.
Je préfère payer dans mon salon Dessange habituel, plutôt que de me faire humilier. La grosse fille à tignasse qui n'est pas satisfaite de ce qu'on lui a si chèrement vendu comme la merveille du siècle, très peu pour moi.
Et croiser la responsable de mon mal-être, et devoir sourire et lui faire des courbettes parce que je suis polie et tellement flinguée par les hormones que toute ma vindicte habituelle n'est plus que simple souvenir qui s'efface, ce n'est pas une option envisageable.

C'est pour ça, que sur une idée d'Alix, qui sait pertinement ce qu'est la misère capillaire et le fait d'être physiquement malade quand on se regarde dans un miroir, je lance l'Angel ' O ' Thon, à savoir un appel à vous mes lecteurs adorés, parce qu'en plus d'être moche, enceinte, et grosse, je n'ai plus un flèche sur mon compte.

Alors si tu veux que je re devienne une bombe, clique sur le bouton et fais ce que tu as à faire.
(vous êtes achement beaucoup à lire le bloug, alors un euro ou deux devraient le faire)
Et si tu n'as pas un flèche non plus, ou si tu n'as pas envie, va en paix, je comprends...

Sur ce , je vais voir ce qu'il me reste de portable comme chapeaux...


EDIT: Vous avez été adorables (et il y a deux folledingues dans le lot hein) et vu qu'il y a suffisament et même un chouïa en trop, je ferme l'Angel' O ' Thon, avec une chtite larme à l'oeil, car y'a pas à tortiller, vous êtes super classes, les gens. Love sur vous.

08 novembre 2006

angel est ultra furax

Au départ, déjà, la femme enceinte se sent moyennement belle, à l'exception de certaines folledingos qui se trouvent mégasexy avec un bide de la taille de l'Utah, un cul en forme de fauteuil poire, des vergetures, une peau qui tire, et un teint brouillé.
Au départ, vu que je suis quand même une fille plutôt grosse on va dire, et plutôt grande aussi, je me trouve moyen glamour.
Donc en ce moment, l'équation grossesse+grosse fille fait que je me sens un peu près aussi magnifique qu'une éléphante mal attifée, et mal coiffée.
Mal coiffée, voilà le souci. Le carré court est devenu carré long, aussi appelé, le total look baba cool du double rideau de veuchs, pas sortable autrement qu'accessoirisé d'une pince ou une barrette, histoire de dégager un peu le visage. On rajoute mon incroyable épaisseur de cheveux, et on visualise le tout.

Alors, je me suis dit, allez zou, il faudrait que t'aille faire un tour chez le coiffeur, histoire de ressembler à quelque chose au niveau capillaire. Mon idée, c'était une coupe sur ma base longue, mais dégradée et structurée, qui me donne l'air coiffée sans que j'ai besoin ni d'accessoire, ni de brushing. Et j'ai bien précisé que je trouvais mes cheveux assez volumineux comme ça, et qu'il ne fallait donc pas en rajouter, bien au contraire.

Voilà ce que j'ai dit à la très jolie, et très bien coiffée, coiffeuse de chez Jacques Dessange, ce matin à 11 heures. Alléchée par la chouette réussite sur la tête de ma coupine, j'avais pris rendez-vous, et j'étais toute contente à l'idée de me faire pomponner et de ressembler presque à un être humain et moins à une serpillère en fin de vie. J'étais là en toute confiance, vu que je suis une habituée des salons Jacques Dessange depuis quelques années déjà.

Sauf que.

Sauf que je suis tombée sur la mal-comprenante de service. Déjà, j'ai le cuir chevelu en feu, à force de m'être fait démêler la tignasse à coups de peigne rageurs. J'ai bien précisé que j'étais super sensible, mais le message a du se perdre entre ma bouche et ses oreilles. Le vide intersidéral est sans doute responsable hein. Je reste super polie, rigolote et tout, à converser aimablement, pendant que chaque mèche de ma chevelure est tirée sans aucune pitié un nombre incalculable de fois. Je me fais ensuite couper mèche à mèche là encore les cheveux, je ne vois pas trop où se situe la coupe structurée, mais bon je suis trop une béotienne de la coiffure, puis ce n'est pas terminé, je vois bien qu'elle coupe, donc logiquement je reste confiante.

Elle s'acharne à me coller les cheveux en arrière, façon yorkshire à sa mamie, mais rien que je ne puisse dégager ensuite. Ne vexons pas l'artiste au travail. Et vas- y que je t'ébourriffe chaque mèche, que je te colle du pshhhiiittt, que je te froisse les bouts de cheveux, que je te dégrade dans la masse et que je t'effile les pointes. Toujours pas de trace dans le miroir de coupe structurée. Bon. Sans doute que le miracle Jacques Dessange va apparaitre au séchage.

Je refuse le brushing, merci bien le look à la Dallas, et on m'envoie donc sous la lampe. J'ai oublié ma montre, mais je sens bien que ça fait déjà un bail que je suis là, et même je commence à crier famine, pendant que l'asticot que je porte fait des vagues dans son bocal. Je reste un temps super long sous cette fichue lampe, je vois mes cheveux qui sèchent, Miss Zéro Neurone vient me voir histoire d'ébourrifer encore plus ma tronche, et après chacun de ses départs j'essaie de réaplatir le truc.

Mes cheveux sont secs, je reviens à mon fauteuil, Miss N'importe Quoi qui prenait sa pause déjeuner (radasse! elle a le droit de bouffer elle!) revient terminer son oeuvre. Et vas-y que j'ébourriffe, que je te laque, que je froisse et que je décolle. Je vois émerger dans le miroir une immonde réminiscence de mes années collège. Je n'ose y croire. Mais si, je n'hallucine point, revoilà, en face de moi, l'adolescente de 14 ans qui s'était faite toute seule son dégradé avec les ciseaux de maman, devant le miroir de la salle de bain. La même!
In cro ya ble!
La nausée me prend, car Dieu sait que je l'ai détestée cette coupe. Me voilà relookée en Diana Ross, moi qui me rêvait en Monica Belluci. Mes cheveux ne sont plus qu'un immense volume de mèches crêpées dans une sorte de dégradé progressif seventie's à mort.
Je serre les dents, j'ai faim, je suis fatiguée, j'ai des vertiges, je passe au vestiaire puis à la caisse, et là, les moins de 60 euros que l'on m'avait promis pour me pousser à prendre rendez-vous (10% sur le forfait à 60 euros le mardi et le mercredi!) se sont subitement transformé en 69 euros (77 euros normalement!), par l'opération du Saint Esprit je suppose. Je raque, je ne desserre pas les mâchoires, je file dans la rue, je garde en poche les pourboires que j'avais prévu pour la shampouineuse et la coiffeuse. Faut pas charrier non plus.

Le temps de rentrer chez moi et je suis en rage. J'ai payé 69 euros pour une coupe que je sais faire moi-même et que je déteste, je me trouve immondément moche, et moi qui voulait avoir l'air coiffée naturellement, quand je franchis ma porte, la première remarque de ma fille, faisant écho à son regard halluciné, c'est mais maman, pourquoi tes cheveux sont tout emmêlés?
Arf.
Et le mieux, c'est que le seul moyen de cacher le massacre, c'est de mettre une pince. Comme hier quoi. Moins 69 euros et avec le cuir chevelu détruit pour les millénaires à venir.


Je ne croyais pas que c'était possible, mais en fait si, on peut ressortir super moche d'un salon Jacques Dessange. Toutes mes certitudes s'effondrent. Tout comme mon moral.



bonus même pas optimiste:
J'ai relavé, reséché le plus soft possible, et c'est à peine moins pire. Le mois prochain, je vais devoir faire couper court pour rattraper le coup. Ma joie est immense.
Ce qui est sûr, c'est que je n'irais pas dans ce salon Jacques Dessange.

bonus rêvons ensemble:
Si tu es lectrice/lecteur de mon bloug, que tu me trouves fabuleuse, et que tu es coiffeuse/r de métier, et que tu as du temps libre, n'hésite pas à me contacter. Tu auras droit à ma merveilleuse conversation rigolote et à mon fabuleux gatal au choc maison. Et à tout mon amour pour les décennies futures.

07 novembre 2006

angel recrute

OFFRES D'EMPLOIS:



Jeune Femme super trop gentille et trop classe, ne se plaignant jamais de rien, de surcroît belle ET intelligente, cherche à embaucher pour son usage personnel et/ou familial:

- nurse anglaise really charming, genre Mary Poppins (SuperNanny, s'abstenir) pour gérer les trajets école-maison de deux charmants enfants, une fillette de 7 ans et un bambin de 3 ans bientôt. Un bon maniement de la poussette et des cuisses de nageuse est-allemande sont un plus appréciables.

- cuisinier émérite, capable à la fois de réveiller l'appétit hyper défaillant de la seule femme enceinte qui perds du poids, et de stimuler l'appétit d'un charmant adorable et trop chouette petit garçon de bientôt trois ans qui ne mange à peu près rien à part des gâteaux, des nougats, des pâtes au ketchup, des yapurts, compotes et oui des fois la soupe de sa mère. C'est donc un défi quotidien qui vous attend. Si vous êtes Jamie Oliver, la place est à vous. Cyril Lignac accepté aussi.

- masseur kinésithérapeute, gentil, doux, et doué, avec musique d'ambiance et table de massage spécial gros bidons. Sosie de Michael Scoffield accepté.

- chauffeur, pour rapporter les courses depuis le supermarché, ou alors Bruce Willis pour tirer mon caddie. Trajet dans le froid polaire possible, prévoir doudoune et moonboots poilues.

- orchestre philarmonique, pour endormir le charmant bambin. Compétences en contortionnisme recherchées, il s'agit tout de même de tenir dans une pièce de 10m2. De l'endurance serait un plus. Le charmant enfant peut mettre trois plombes avant de daigner pioncer.

- femme de ménage, patiente, méthodique, maniaque, et n'ayant pas peur des défis insurmontables (présence d'une "chambre à bordel" à déblayer).

- peintre sur carrelage, pour refaire la cuisine, avant qu'il n'y ait un meurtre de commis.

- électricien, pour installer une prise de terre dans ma salle de bain, parce qu'il est hors de question que je vive avec trois charmants enfants et sans sèche-linge.

Le tout pour des raisons médicales particulièrement pénibles. URGENT!



Envoyer lettre de motivation+photo, ainsi qu'un CV complet et une vidéo rigolote, au blog, qui transmettra.







bonus track garanti sans pièges:

ADOPTIONS

Sciatique UMP (à droite donc), particulièrement collante, résistante, et douloureuse, cherche nouvel hôte, pour cause de suicide de l'hôtesse actuelle (diagnostic médical ultra pessimiste).

Donne deux chats, 8 ans et demi d'âge, sublimes, mais cons. Prévoir nerfs d'acier et rouleau(x) de sopalin (dégueulis possibles voire fréquents)

Cherche à adopter compte bancaire ultra-fourni, urgent.

06 novembre 2006

la Lutine atteint l'âge de raison



(passé une bonne heure et demi à monter cette chierie de maison playmo)



Mais a quoi ressemble donc une fillette de 7 ans me direz-vous, heureux nullipares, ou parents affublés seulement de zizis en baskets?
Aujourd'hui, je ne peux pas répondre, en étudiant le cas obligatoirement universel de ma mienne à moi que j'ai, car je l'ai pondue il y a 7 ans tout jsute, c'est trop tôt pour faire des observations scientifiquement prouvées.

Par contre une gamine de 7 ans - 1jour (ou de 6 ans +364 jours), c'est euh.... comment dire? Comme une sorte de petite bombe qu'il faut manier avec précaution si vous ne voulez pas qu'elle vous explose méchamment à la tronche (ça c'est le lundi par exemple) mais aussi comme une sorte de chamallow (rose, obligé) qu'il faut secouer à mort pour en obtenir la moindre miette d'énergie dirigée vers un acte constructif (genre s'habiller)(le mardi).

J'explique.

Ma fille peut mettre deux heures montre en main (oui j'ai mesuré, effarée, et ce à plusieurs reprises, dieu sait si ma patience est infinie) pour sortir de son lit, faire son lit, enlever son pyjama et s'habiller. Des fois même, elle peut mettre deux heures juste pour s'habiller. Je ne sais pas pourquoi. Je crois qu'en fait elle a juste envie de rester tranquille dans sa chambre, et que je la gonfle avec mes envies grotesques de trentenaire hystérique, imaginez vous, aller à l'atelier pour le cours d'arts plastiques, sortir faire des courses, aller jouer au parc, non mais franchement, que d'absurdités, alors qu'on peut rester facile deux heures en totale béatitude devant le catalogue playmobil loqueteux à force d'avoir été autant consulté.

On en est arrivé à la menacer de l'emmener à l'école en pyjama, pour voir. Ca s'appelle "prendre conscience de la conséquence de ses actes" hein. Grosso merdo, tu t'habilles pas et tu relis pour la 50ème fois le tome 3 de Tom-Tom et Nana, voire tu zyeutes en douce les dessins animés que regarde ton petit frère, habillé depuis trois plombes lui, beh tu vas expliquer à Madame Coule, ta maîtresse de Ce1, pourquoi tu va devoir faire gym en chaussettes anti-dérapantes chienchien, et en pyjama de pilou rose. Espérons pour toi que Madame Coule a vraiment de l'humour hein.
Il est bien évident que l'utilisation d'un minuteur, la suppression de tous les privilèges, la morale et la division blindée du 37ème régiment des Yvelines, n'arrivent en rien à fléchir l'inertie proprement olympique de ma gamine.

Et je ne sais pas si je dois avouer ici qu'elle n'accepte de ranger sa chambre régulièrement que si 1 elle est rémunérée et 2 si j'arrive avec un grand sac noir de 50 litres et un air réjoui de Poubelle Mum. J'ai bien essayé la solution responsabilisante du "prendre conscience de la conséquence de ses actes" avec le rangeage de chambre, à savoir, laisser faire, et voir que l'enfant, horrifiée, prends conscience de l'environnement hostile et crapouille dans lequel elle évolue. Résultat, elle a fait des cultures fort intéressantes de moisissures diverses sur des supports aussi variés que les peaux de banane ou les trognons de pommes. Je ne parlerai pas des cultures moutonnesques qui se développent dès lors que l'autorité maternelle ne peut plus passer l'aspirateur, ni des zillions de petites saloperies ramassées à droite à gauche qui s'accumulent au-delà de tout entendement humain.

Donc oui, lectrice, lecteur, la fillette de 7 ans-1jour est une empêcheuse d'éduquer en rond, et le tout armé d'une volonté dans la feignasserie qu'on ne peut imaginer sans la vivre au quotidien (triste sort parental que le nôtre).

Ceci dit, la fillette de 7 ans tout ronds est littéralement métamorphosée dès lors qu'elle reçoit les playmobils dont elle a tant rêvé, et peut même développer des trésors d'énergie: ce matin, jour de rentrée, elle s'est levée, s'est habillée, a pris son petit déjeuner en un temps record, je pensais naïvement que c'était pour regarder ses dessins animés dont elle loupe la quasi totalité chaque matin, mais que nenni, voilà qu'elle m'affirme n'être en rien attirer par l'objet télévisuel, et qu'elle va exploiter le temps qui lui reste jusqu'au départ pour l'école à jouer aux Playmobils, parce que la télé, je cite, "un jour de plus et j'allais mal tourner dans ma tête".

7 ans, l'âge de raison je vous dis.
Merci Playmobil.

(j'essaie encore de réaliser l'avenir radieux qui s'ouvre devant moi, parce que je sais bien que cela ne va pas durer. Si?)

04 novembre 2006

angel est balade (et enceinte)

Attention, devant vos yeux ébahis de me voir de retour sur le oueb, va se dérouler le post le plus monoplaintif de la décennie. A la fin, vous aurez envie de me taper à coups de latte, voire de m'achever à coups de batte. Le bonheur quoi. Et si je l'écris, alors que je sais pertinement que c'est honteux de geindre de cette façon, c'est tout simplement parce que cette femme est à la limite de me raccrocher au nez (morveux) quand je l'appelle avec ma voix de mourante.


Comment réussir à faire d'une femme forte et combative, une femme d'exception disons le tout de go (go!), une sombre loque humaine qui ne ressemble à rien, et dont sa meilleure amie a un peu les boules de se montrer avec elle au LP local? Rien de plus facile mes amis, je vous explique.

Déjà, il y a de cela quasi 16 semaines si je compte pas trop mal, j'ai eu la super judicieuse idée de vaincre la très méchante Canicule 2006 pour mettre en route Little Number 3, et par conséquent je me suis fadée trois mois de nausées, histoire d'être dans une forme olympique.
Le fait d'être enceinte, malgré une consommation proprement écoeurante de boudin noir et de vache saine d'esprit, entraîne chez moi une baisse conséquente de mon hémoglobine (buark) qui n'est déjà pas super élevée à la base. Et l'anémie, ben ce n'est pas ma coupine. Je la remercie pour le teint d'endive qui fait dire à ma voisine si j'ose sortir sans maquillage que j'ai une tête à faire peur, qui fait que Nounette demande à Xila pourquoi mes lèvres sont toutes blanches (parce queeeuuuh euhhheuhhhhheuhhhhh bouhouhouh), pour la consommation à haute dose de fer chimique qui sert à queud et me fiche le bide en vrac (urgence caca, viiiiiiiiiiiiiiiiiiite! dégagez le chemin, viiiiiiiiiiiiiiiiiiite, hum, bref), pour les vertiges et les malaises, les évanouissements et tout le toutim.

Donc je suis déjà une loque parce que mon sang est deviendu du sang de navet, que je vois des tites étoiles, et que je ressemble à Morticia Adams qui aurait boulotté tout le voisinage.
Ensuite je suis une loque parce que j'ai une sciatique dans le haut de la fesse droite, et que je me déplace parfois en geignant comme une actrice de films pour les adultes, voire en boitillant comme la Mamie Folette du rez-de-chaussée, voire un mix audacieux des deux (gros succès dans mon 70m2, j'avoue).

Et ça ne s'arrête pas là, non non non, ma vie est un lit de roses dans lequel on n'a laissé que les épines, histoire de me bien me faire comprendre qu'un bébé ça se mérite bon sang!
Il se trouve que ma précédente grossesse m'a ravagé tranquillou les quenottes, et ce sans que je réalise quoi que ce soit. Résultat, j'ai actuellement du côté gauche une couronne toute neuve qui me pulvérise la gencive sensibilisée par la grossesse, posée jeudi, et du côté droit un trou tout neuf, qui s'apprête à accueillir une deuxième couronne vendredi prochain. Call me Double Queen. Mon dentiste se fait menacer de morsures à chaque séance et se fait insulter et postilloner dessus à chaque cramage de gencive (pour cautériser, mon cul c'est du poulet, ça sent le cochon grillé dans ma bouche, et ça douille mortel, enfoiré). En plus le fauteuil du dentiste avec une sciatique, je recommande chaudement à tous les masos de la planète hein.

Bon puis aussi je manque de m'évanouir à chaque fois que je suis dans un lieu clos, chauffé au dessus de 18°, et relativement plein de monde (plus de 4 personnes en moyenne). C'est ainsi que j'ai pu tester pas plus tard qu'hier la froideur remarquablement vivifiante du banc de pierre devant le Monop' chicos de Saint Germain, en m'allongeant dessus, la tête sur mon sac et ma veste repliée, priant le Dieu des Multipares de m'accorder sa clémence et ne pas estimer que la présence des pompiers était requise (j'ai déjà donné, merci). J'ai aussi pu juger de la froideur des habitants de cette ville de bourgeasses, puisqu'aucun d'entre eux ne s'est inquiété de voir une fille en jean et simple blouse, par un froid glacial, allongée sur un banc, avec une mine défaite.

Et logiquement, à me traîner en tongs et peu vêtue pour éviter de m'affaler comme une sombre bouse dans la première épicerie venue, j'ai attrapé la crève.
Et cette nuit j'ai pu tester pour vous les intéressants programmes télé nocturnes, entre 1 heure et 4 heures du matin, le temps que mes sinus ultra blindés arrêtent de me perforer le tympan, occasionnant ainsi une souffrance suffisament atroce pour que je songe sérieusement à m'auto-perforer l'oreille pour me soulager. Et je confirme, le paracétamol, c'est totalement naze pour soulager la douleur de la femme enceinte. Je recommande le double coup de bottin (pages blanches ET jaunes) sur le sommet du crâne, pour un résultat bien plus efficace.

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui je n'ai fait que me sentir mal, avoir mal, geindre et râler, et que oui je suis allée au LP pas coiffée, en tongs, pas maquillée, en marchant comme une mamie hardtrash, en pétaradant à qui mieux mieux, le nez bouché (heureusement!) les gencives douloureuses, et en luttant contre la syncope.
On remerciera Alix qui m'a porté mes courses jusque chez moi, m'a ouvert la porte de l'appart avant que je ne m'évanouisse sur mon paillasson, et m'a rangé les oeufs et le beurre qui serviront à confectionner le gatal d'anniv de la Lutine demain.

Grossesse, période bénie entre toutes, je te maudis et te pète à la face.
(encore 23 semaines)(i m gonna die)



Pour me plaindre ou me jeter des grenades dégoupillées, c'est juste en dessous, les coinscoins sont à votre service.

03 novembre 2006

ANGEL IS BACK, BABY!

10 semaines et un jour.

Quand le petit voyant vert "adsl" a bien voulu me signifier que la synchro était enfin arrivée, j'ai hurlé.

Adieu Closer, adieu Beverly Hills (pourtant Dylan, je t'aimais bien), adieu regard dans le vide devant le Spider Solitaire, une nouvelle vie commence (envoyez les violons, please).

Bon le seul souci c'est que je suis malade, et que je ne peux pas me soigner hein.
Toujours je fais chier le monde, toujours!

10 semaines et un jour.

Putain, je n'ai tué aucun hotlineur, c'est fou.

A demain pour les nouvelles folles aventures de la femme enceinte la plus nouillasse de la blogosphère. Soyez au rendez-vous, parce que moi, je suis CONNECTEE (si).