Mon cerveau est une énigme.
Le combo des deux me laisse largement perplexe.
De 12h45 à 23h45 chez des amis, on mange, on rigole, on discute, on feignasse, on poupougne des hérissons, et puis aussi on boit, du sirop de cassis on the rocks pour moi avec de la menthe fraîchement cueillie du jardin, et puis aussi du sirop de coca avec du Perrier pour voir si les deux mélangés ça fait du coca - presque - et puis du Perrier tout seul, et puis une sublime infusion de menthe poivrée du jardin, bien sucrée, et une soupe portugaise, un délice...
Et à 23h45 quand on prend congé, je vais super bien.
Mais je ne suis pas allée une seule fois aux toilettes de la journée.
Je n'ai pas eu envie, c'est tout.
Je n'y ai même pas pensé.
Mon corps ne m'a envoyé aucun signal prévenant d'un quelconque débordement imminent.
Au bout de trois minutes de marche dans la rue, c'est mort.
Ma vie contre des toilettes.
Un défi de chaque pas.
Une concentration musculaire de champion de haut niveau.
Et une fois de plus je me maudis de n'avoir pas fait les séances de gym foufoune après mes trois accouchements.
Je ne comprends pas.
Et ça je sais que vous connaissez tous, ne mentez pas hein, plus on se rapproche de chez soi, plus l'envie est pressante, au point d'en arriver à réaliser une excellente performance de la très fameuse et ridicule danse du pipi au moment d'introduire la clé dans la serrure.
Mon corps et mon cerveau ensemble, ce sont vraiment une belle paire d'enfoirés.
Je ne vois pas d'autre explication à cette torture à chaque fois renouvelée.
Je me dis que je devrais mettre des alarmes sur mon téléphone, toutes les 4 heures: Va faire pipi.
Pathétique.
l'histoire de ma vie...
