05 juillet 2014

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Hier, trop occupée à crier ma joie d'être en vacances, j'ai oublié de te raconter un truc ami lecteur, copine lectrice.

Voilà que c'était le dernier jour d'école, et que j'étais un peu au bord de l'épuisement, mais encore vaguement fonctionnelle. Le mode survie était enclenché depuis le réveil: le but, me tenir éveillée, consciente, et suffisamment opérationnelle pour tenir jusqu'au soir.

Sauf que les garçons en avaient décidé autrement. En fait, comme chaque matin depuis un petit moment, alors qu'ils ont 40 minutes pour se préparer, au miminum, ce qui est largement suffisant pour faire le lit, s'habiller, avaler un petit-dej' si on a faim, ils préfèrent passer 35 minutes à chahuter, brailler, et faire absolument tout, sauf ce que je leur ai demandé. Avec une belle avance de vainqueur pour LaPatate, l'enfant qui décide d'enfiler enfin son slip à 8h00 quand je pars au max à 8h10. Curieusement, LeZèbre est plus sage sur ce coup, il s'habille plutôt vite, et je le retrouve souvent en train de grignoter un truc en lisant Calvin et Hobbes.

Et donc hier matin, il devait y avoir combat de catch et personne n'avait pris la peine de me prévenir, moi j'avais prévu de partir tôt à l'école, à la fraîche.

J'étais en train de me coiffer assisse sur mon lit, habillée, ayant chaussé une paire de mules à  talons de bois compensés que je venais de retrouver ranger sous mon lit, quand LaPatate est venu indigné me montrer les traces de griffes qui zébraient son torse: oeuvre de son frère, qui se défendait contre les velléités de morsure de son petit frère.

C'en était trop.
Toute l'année à expliquer sur tous les tons que je veux le calme le matin, parce que c'est LE MATIN, que les gens se reposent, que j'ai plein de choses à faire et que je veux les faire vite et bien, et que de crier et chahuter pour commencer la journée c'est juste super crétin, et qu'ils y gagnent juste des sanctions pas hyper glop - non tu n'iras pas en skate à l'école, toi tu seras privé de dessins animés ce soir.... Le pied quoi.
Toute l'année la même rengaine, sur tous les tons, tous les matins à de rares exceptions près.
La coupe était pleine.

J'ai reposé ma brosse, j'ai pris mon grand foulard, mon sac, ai récupéré les clés sur la porte d'entrée, et je suis sortie.
Sans eux.
LeZèbre, outré, m'a demandé ce qu'il devait faire de son petit frère encore en slip.
J'ai dit très calmement :
- Je vous attends 10 minutes en bas, après vous vous débrouillerez pour aller à l'école sans moi.

Figure toi qu'en moins de 5 minutes LeZèbre avait trouvé une tenue pour LaPatate, le môme était habillé, et ils étaient en bas de l'immeuble, penauds.

Je suis donc partie à l'école dans le calme retrouvé.
Avec mes mules aux pieds.
Au lieu de mes tongs confortables.

Je me suis rappelé de pourquoi elles étaient rangées sous le lit.

Le temps d'arriver dans ma classe, j'avais déjà une ampoule de chaque côté, sur le dessus du pied.
J'ai mis un pansement sur chaque pied, et j'ai accueilli mes élèves.

Sauf qu'à midi SuperCheffe, SuperRemplaçante et moi avions prévu d'aller manger à la ville voisine.
Et SuperRemplaçante s'est gourrée et s'est garée loin du restau. Et que nous étions pressées par le temps.
Qui a du marcher super vite pendant 10 minutes dans les rues pour aller jusqu'au resto, avec ses pansements et ses mules meurtrières?
Hum?

Que je n'ai pas des moignons à la place des pieds relève du miracle.
Par contre on a clairement l'impression à regarder mes petons martyrisés qu'une bête sauvage s'y est attaqué.

BOBO!
(oui j'ai des plaies ouvertes)
(c'est moche)

(merci mes fils)

Quand tu réfléchis à ta vengeance....
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