Aujourd'hui, un billet expérimental, on va dire. Ah je ne dis pas ce que j'expérimente, sinon ce n'est pas drôle. Bref, on y va.
1. Une photo:
1. Une photo:
double gatal Picard par môman encore fatiguette,
déco dinos réunie et mise en place en 15 minutes chrono,
avec bonbecs et bougies jolies achetées pour l'occasion...
enfant très ravi, c'est le principal...
déco dinos réunie et mise en place en 15 minutes chrono,
avec bonbecs et bougies jolies achetées pour l'occasion...
enfant très ravi, c'est le principal...
2. Une histoire:
Il était une fois une gentille (mais un peu grosse) princesse, qui rencontra un très très gentil prince (plutôt maigrichon) et ils eurent trois magnifiques enfants. Ils vivaient dans un tout petit château vraiment riquiqui, avec juste quelques pièces et une cuisine tellement hideuse qu'elle devait être le résultat d'un mauvais sort vraiment très réussi, et un balcon aussi. Un jour le prince et la princesse, qui étaient devenus le roi et la reine, fêtaient les trois ans du plus jeune des petits princes et ce en bonne compagnie. Voilà que le petit prince voulut essayer son nouveau destrier à roulettes, et donc tout le monde se hâta de sortir du riquiqui château pour aller s'ébattre dans les jardins en bas. Tout le monde? Non. Le roi resta pour ranger les restes de la fête, parce que c'était un bon roi comme on n'en trouve pas si souvent, oh là, non.
Mais voilà que le plus grand des petits princes était bien embêté, parce que son frère et sa soeur filaient tel le vent sur leurs fidèles destriers à roulettes, et le sien était retenu dans une écurie dont seul son père le roi avait la clé... Voilà que le petit prince pleure, et que son père décide donc de descendre à son secours. Quel noble personnage me direz-vous. Sauf qu'à la naissance du roi, une très méchante fée s'était penchée sur son berceau et lui avait jeté une terrible malédiction: il serait distrait.
Voilà donc pourquoi le roi se retrouva en bas de son château, l'air ahuri, et balbutia:
- La porte a claqué, et j'étais sorti sans mes clés, je ne sais pas ce qui c'est passé...
Voyant la reine il l'implora:
- Dis-moi que tu as pris tes clés? Tu as pris tes clés, hein??
Mais la reine n'avait pas pris ses clés, non, parce que le roi était resté dans le château, et que la reine lui faisait confiance.
Passées les remarques persiflantes des invités qui s'étonnaient que ni le roi ni la reine n'ait eu la présence d'esprit par le passé de faire confectionner par un serrurier un double des clés, il fallut se rendre à l'évidence: ils étaient tous enfermés dehors et le vent se faisait frisquet... Une porte donnant sur le balcon était restée ouverte, et il fut décidé de se procurer la grande échelle rangée dans les écuries, afin de s'élever suffisamment sur la façade du château et grimper sur le balcon. L'appel d'un serrurier confirmé ne fut pas envisagé plus de quelques secondes, car les caisses royales étaient relativement vides...
Passés quelques moments houleux où le roi et ses invités se disputèrent sur la meilleure façon de déployer l'échelle, voilà que le roi grimpe le long du mur et que tout le monde tremble, surtout la reine, qui sait bien que son roi n'est pas du tout féru d'activité physique, et qui n'a pas du tout envie de se retrouver le coeur brisé seule à la tête du royaume... Mais le roi n'est pas roi pour rien, il réussit dans sa périlleuse entreprise, alors même que l'échelle ne monte pas jusqu'au balcon. Tout est donc bien qui finit bien, et ils vécurent heureux jusque la fin des temps.
ah mais attendez...
3 une autre histoire
Et voilà que le lendemain de l'épisode où Chéwi escalade le mur de l'immeuble à la seule force de ses petits muscles et ne se tord même pas le cou, on est aujourd'hui, et je me rends chez ma belle-mère avec mes trois zenfants, afin d'y récupérer divers chocolats et cadeaux pour Pâques (qui était il y a une semaine, mais il y a une semaine la belle-mère faisait sa belle à Portobello Market et se perdait dans Londres pour rentrer à son hôtel). Bref. Chéwi reste à la zonmé, parce qu'il a du kravail à finir, notamment téléphoner à des parents pour leur dire que la chair de leur chair, le sang de leur sang, c'est rien qu'un gros glandouille que s'il continue à compter ses pwals de bras, on sait pas trop trop comment ça va finir, mais moyen bien quand même.
Voilà que je suis dans la rue, et que je marche d'un bon pas avec les enfants qui sautillent et font les andouilles, et donc je suis très occupée à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas écrabouiller par un chauffard du dimanche. C'est une très longue rue, ma rue, et voilà que je suis à mi-distance du bout du bout, quand il me semble entendre crier mon nom. Je me retourne, ne voit rien, et LaPatate me tire sur la main, PitiGasson recommence à courir sur la route, LaLutine est trois kilomètres devant à nous ignorer superbement ses frères et moi. Je me reconcentre sur ma petite troupe, et arrivés presque au bout de la rue, cette fois c'est sûr, c'est bien mon prénom que l'on crie. Je me retourne et je vois arriver Chéwi, sans manteau, sans rien, tout essoufflé.
- Beh kesskisspass?
je m'enquiers
Pas de réponse.
Ok.
Il continue de courir.
- Qu'est qu'il y a ? Tu sais que si t'avais un truc à me dire, j'ai emporté mon portable hein??
Pas de réponse.
Le voilà qui arrive.
Il s'arrête.
- Je suis sorti descendre les poubelles, j'ai laissé la porte de l'appart entrouverte, et quand je suis sorti de l'immeuble, quand la porte du hall s'est refermée, j'ai réalisé que j'avais pas pris les clés... Faut me faire psychanalyser hein, y'a un problème là.
Stoïque et hilare -si c'est possible, je me suis entraînée pour - je lui tends mes clés.
Il me regarde:
- Quoi tu dis rien, non mais attends faut que tu réfléchisses là, faut faire quelque chose, ça peut pas continuer comme ça.
Je le regarde:
- Oh mais c'est tout réfléchi, je vais te faire un double des clés et te l'attacher autour du cou, comme pour les collégiens.
Non mais oh.
J'en rigole encore.
Ah je vais lui faire son double hein. Ou alors je vais l'inscrire pour prendre des cours avec Roy-Roy (merci Isa Darling pour le lien rigolu!). J'hésite encore.
Voili voilou, c'est terminé pour ce soir les ptits loups.
Mais voilà que le plus grand des petits princes était bien embêté, parce que son frère et sa soeur filaient tel le vent sur leurs fidèles destriers à roulettes, et le sien était retenu dans une écurie dont seul son père le roi avait la clé... Voilà que le petit prince pleure, et que son père décide donc de descendre à son secours. Quel noble personnage me direz-vous. Sauf qu'à la naissance du roi, une très méchante fée s'était penchée sur son berceau et lui avait jeté une terrible malédiction: il serait distrait.
Voilà donc pourquoi le roi se retrouva en bas de son château, l'air ahuri, et balbutia:
- La porte a claqué, et j'étais sorti sans mes clés, je ne sais pas ce qui c'est passé...
Voyant la reine il l'implora:
- Dis-moi que tu as pris tes clés? Tu as pris tes clés, hein??
Mais la reine n'avait pas pris ses clés, non, parce que le roi était resté dans le château, et que la reine lui faisait confiance.
Passées les remarques persiflantes des invités qui s'étonnaient que ni le roi ni la reine n'ait eu la présence d'esprit par le passé de faire confectionner par un serrurier un double des clés, il fallut se rendre à l'évidence: ils étaient tous enfermés dehors et le vent se faisait frisquet... Une porte donnant sur le balcon était restée ouverte, et il fut décidé de se procurer la grande échelle rangée dans les écuries, afin de s'élever suffisamment sur la façade du château et grimper sur le balcon. L'appel d'un serrurier confirmé ne fut pas envisagé plus de quelques secondes, car les caisses royales étaient relativement vides...
Passés quelques moments houleux où le roi et ses invités se disputèrent sur la meilleure façon de déployer l'échelle, voilà que le roi grimpe le long du mur et que tout le monde tremble, surtout la reine, qui sait bien que son roi n'est pas du tout féru d'activité physique, et qui n'a pas du tout envie de se retrouver le coeur brisé seule à la tête du royaume... Mais le roi n'est pas roi pour rien, il réussit dans sa périlleuse entreprise, alors même que l'échelle ne monte pas jusqu'au balcon. Tout est donc bien qui finit bien, et ils vécurent heureux jusque la fin des temps.
ah mais attendez...
3 une autre histoire
Et voilà que le lendemain de l'épisode où Chéwi escalade le mur de l'immeuble à la seule force de ses petits muscles et ne se tord même pas le cou, on est aujourd'hui, et je me rends chez ma belle-mère avec mes trois zenfants, afin d'y récupérer divers chocolats et cadeaux pour Pâques (qui était il y a une semaine, mais il y a une semaine la belle-mère faisait sa belle à Portobello Market et se perdait dans Londres pour rentrer à son hôtel). Bref. Chéwi reste à la zonmé, parce qu'il a du kravail à finir, notamment téléphoner à des parents pour leur dire que la chair de leur chair, le sang de leur sang, c'est rien qu'un gros glandouille que s'il continue à compter ses pwals de bras, on sait pas trop trop comment ça va finir, mais moyen bien quand même.
Voilà que je suis dans la rue, et que je marche d'un bon pas avec les enfants qui sautillent et font les andouilles, et donc je suis très occupée à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas écrabouiller par un chauffard du dimanche. C'est une très longue rue, ma rue, et voilà que je suis à mi-distance du bout du bout, quand il me semble entendre crier mon nom. Je me retourne, ne voit rien, et LaPatate me tire sur la main, PitiGasson recommence à courir sur la route, LaLutine est trois kilomètres devant à nous ignorer superbement ses frères et moi. Je me reconcentre sur ma petite troupe, et arrivés presque au bout de la rue, cette fois c'est sûr, c'est bien mon prénom que l'on crie. Je me retourne et je vois arriver Chéwi, sans manteau, sans rien, tout essoufflé.
- Beh kesskisspass?
je m'enquiers
Pas de réponse.
Ok.
Il continue de courir.
- Qu'est qu'il y a ? Tu sais que si t'avais un truc à me dire, j'ai emporté mon portable hein??
Pas de réponse.
Le voilà qui arrive.
Il s'arrête.
- Je suis sorti descendre les poubelles, j'ai laissé la porte de l'appart entrouverte, et quand je suis sorti de l'immeuble, quand la porte du hall s'est refermée, j'ai réalisé que j'avais pas pris les clés... Faut me faire psychanalyser hein, y'a un problème là.
Stoïque et hilare -si c'est possible, je me suis entraînée pour - je lui tends mes clés.
Il me regarde:
- Quoi tu dis rien, non mais attends faut que tu réfléchisses là, faut faire quelque chose, ça peut pas continuer comme ça.
Je le regarde:
- Oh mais c'est tout réfléchi, je vais te faire un double des clés et te l'attacher autour du cou, comme pour les collégiens.
Non mais oh.
J'en rigole encore.
Ah je vais lui faire son double hein. Ou alors je vais l'inscrire pour prendre des cours avec Roy-Roy (merci Isa Darling pour le lien rigolu!). J'hésite encore.
Voili voilou, c'est terminé pour ce soir les ptits loups.