11 avril 2010

angel, le gâteau des dinos, et l'échelle

Aujourd'hui, un billet expérimental, on va dire. Ah je ne dis pas ce que j'expérimente, sinon ce n'est pas drôle. Bref, on y va.


1. Une photo:

double gatal Picard par môman encore fatiguette,
déco dinos réunie et mise en place en 15 minutes chrono,
avec bonbecs et bougies jolies achetées pour l'occasion...
enfant très ravi, c'est le principal...

2. Une histoire:

Il était une fois une gentille (mais un peu grosse) princesse, qui rencontra un très très gentil prince (plutôt maigrichon) et ils eurent trois magnifiques enfants. Ils vivaient dans un tout petit château vraiment riquiqui, avec juste quelques pièces et une cuisine tellement hideuse qu'elle devait être le résultat d'un mauvais sort vraiment très réussi, et un balcon aussi. Un jour le prince et la princesse, qui étaient devenus le roi et la reine, fêtaient les trois ans du plus jeune des petits princes et ce en bonne compagnie. Voilà que le petit prince voulut essayer son nouveau destrier à roulettes, et donc tout le monde se hâta de sortir du riquiqui château pour aller s'ébattre dans les jardins en bas. Tout le monde? Non. Le roi resta pour ranger les restes de la fête, parce que c'était un bon roi comme on n'en trouve pas si souvent, oh là, non.

Mais voilà que le plus grand des petits princes était bien embêté, parce que son frère et sa soeur filaient tel le vent sur leurs fidèles destriers à roulettes, et le sien était retenu dans une écurie dont seul son père le roi avait la clé... Voilà que le petit prince pleure, et que son père décide donc de descendre à son secours. Quel noble personnage me direz-vous. Sauf qu'à la naissance du roi, une très méchante fée s'était penchée sur son berceau et lui avait jeté une terrible malédiction: il serait distrait.

Voilà donc pourquoi le roi se retrouva en bas de son château, l'air ahuri, et balbutia:
- La porte a claqué, et j'étais sorti sans mes clés, je ne sais pas ce qui c'est passé...
Voyant la reine il l'implora:
- Dis-moi que tu as pris tes clés? Tu as pris tes clés, hein??
Mais la reine n'avait pas pris ses clés, non, parce que le roi était resté dans le château, et que la reine lui faisait confiance.

Passées les remarques persiflantes des invités qui s'étonnaient que ni le roi ni la reine n'ait eu la présence d'esprit par le passé de faire confectionner par un serrurier un double des clés, il fallut se rendre à l'évidence: ils étaient tous enfermés dehors et le vent se faisait frisquet... Une porte donnant sur le balcon était restée ouverte, et il fut décidé de se procurer la grande échelle rangée dans les écuries, afin de s'élever suffisamment sur la façade du château et grimper sur le balcon. L'appel d'un serrurier confirmé ne fut pas envisagé plus de quelques secondes, car les caisses royales étaient relativement vides...

Passés quelques moments houleux où le roi et ses invités se disputèrent sur la meilleure façon de déployer l'échelle, voilà que le roi grimpe le long du mur et que tout le monde tremble, surtout la reine, qui sait bien que son roi n'est pas du tout féru d'activité physique, et qui n'a pas du tout envie de se retrouver le coeur brisé seule à la tête du royaume... Mais le roi n'est pas roi pour rien, il réussit dans sa périlleuse entreprise, alors même que l'échelle ne monte pas jusqu'au balcon. Tout est donc bien qui finit bien, et ils vécurent heureux jusque la fin des temps.



ah mais attendez...


3 une autre histoire

Et voilà que le lendemain de l'épisode où Chéwi escalade le mur de l'immeuble à la seule force de ses petits muscles et ne se tord même pas le cou, on est aujourd'hui, et je me rends chez ma belle-mère avec mes trois zenfants, afin d'y récupérer divers chocolats et cadeaux pour Pâques (qui était il y a une semaine, mais il y a une semaine la belle-mère faisait sa belle à Portobello Market et se perdait dans Londres pour rentrer à son hôtel). Bref. Chéwi reste à la zonmé, parce qu'il a du kravail à finir, notamment téléphoner à des parents pour leur dire que la chair de leur chair, le sang de leur sang, c'est rien qu'un gros glandouille que s'il continue à compter ses pwals de bras, on sait pas trop trop comment ça va finir, mais moyen bien quand même.

Voilà que je suis dans la rue, et que je marche d'un bon pas avec les enfants qui sautillent et font les andouilles, et donc je suis très occupée à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas écrabouiller par un chauffard du dimanche. C'est une très longue rue, ma rue, et voilà que je suis à mi-distance du bout du bout, quand il me semble entendre crier mon nom. Je me retourne, ne voit rien, et LaPatate me tire sur la main, PitiGasson recommence à courir sur la route, LaLutine est trois kilomètres devant à nous ignorer superbement ses frères et moi. Je me reconcentre sur ma petite troupe, et arrivés presque au bout de la rue, cette fois c'est sûr, c'est bien mon prénom que l'on crie. Je me retourne et je vois arriver Chéwi, sans manteau, sans rien, tout essoufflé.

- Beh kesskisspass?
je m'enquiers
Pas de réponse.
Ok.
Il continue de courir.
- Qu'est qu'il y a ? Tu sais que si t'avais un truc à me dire, j'ai emporté mon portable hein??
Pas de réponse.
Le voilà qui arrive.
Il s'arrête.
- Je suis sorti descendre les poubelles, j'ai laissé la porte de l'appart entrouverte, et quand je suis sorti de l'immeuble, quand la porte du hall s'est refermée, j'ai réalisé que j'avais pas pris les clés... Faut me faire psychanalyser hein, y'a un problème là.
Stoïque et hilare -si c'est possible, je me suis entraînée pour - je lui tends mes clés.
Il me regarde:
- Quoi tu dis rien, non mais attends faut que tu réfléchisses là, faut faire quelque chose, ça peut pas continuer comme ça.
Je le regarde:
- Oh mais c'est tout réfléchi, je vais te faire un double des clés et te l'attacher autour du cou, comme pour les collégiens.

Non mais oh.
J'en rigole encore.

Ah je vais lui faire son double hein. Ou alors je vais l'inscrire pour prendre des cours avec Roy-Roy (merci Isa Darling pour le lien rigolu!). J'hésite encore.




Voili voilou, c'est terminé pour ce soir les ptits loups.

08 avril 2010

LaPatate a troizan!



ben voilà hein, quand ta môman elle a le rhume des foins qui l'explose et le zyrtec qui l'achève, elle achète juste un muffin LP pour ton anniv et pis c'est tout!

(je t'aime mon ptit coeur)


(raaaa pleurez pas dans les chaumières, je ferais un vrai joli gâtal samedi pour la vraie fête d'anniv' avec une môman en meilleure forme, on y croit!)

07 avril 2010

angel et le Train de l'Enfer

Comme tu prends le train super souvent rapport que bon t'es absolument pas véhiculée, vu que le permis t'en veux pas épicétou, tu crois que t'as tout vu en matière de merde ferroviaire. Le train en retard, le train en avance (!!??), le train annulé, le train bondé que tu vas gueuler très fort si le gros con il enlève pas sa main(!!?? dis moi que c'est sa main) de là tout de suite, le train surchauffé que tu penses que tu vas rester collée au siège, le train gelé, le train dégueu non mais c'est quoi cette odeur quelqu'un est mort dedans ou bien, le train avec genre juste toi et un monsieur qui a l'air plutôt louche, le train avec juste toi que tu te demandes si c'est pas un train genre 4ème dimension, le train avec des gens qui hurlent, le train avec des gens bourrés, tu les as tous vu les trains de l'enfer, tous.

Jusqu'à aujourd'hui.

Aujourd'hui, tu as croisé, à 18h28 exactement, la route de The Ultimate Hell Train. Le Train de l'Enfer, le vrai, l'unique, celui dont jamais tu ne pourras te remettre, que jamais tu ne pourras oublier, NEVER.

Pourtant au départ, même si c'est un jour de grève, tout va bien. Tu arrives sur le quai à peine quelques minutes avant le départ du train, et tu trouves quand même une place assise avec une place libre à côté pour poser tes sacs. Tout va bien. Les autres voyageurs ont l'air civilisé, et leur nombre n'excède pas la capacité initiale du wagon. Aucun bruit, aucune odeur louche, aucun comportement déplacé, que le calme et la tranquillité.

Tu devrais te méfier, mais trop pas, parce que jamais tu ne peux imaginer ce qui va bientôt se passer.

C'est au bout de 5 minutes d'un trajet qui devait au départ en durer 35, et qui finalement en fera 40, rapport que ah tiens c'est un omnibus, boah pas grave, que tu réalises, incrédule, qu'il y a un léger souci.
Rapport que normalement, quand les portes du train se referment avant qu'il ne quitte la gare, la sonnerie stridente - tu sais le bidibidibip - s'arrête.
Et là, non.
Ah bah, non tiens.

Au bout d'une minute que le truc sonne, tu rigoles, ahahahaha il est con ce conducteur, il fait mumuse, pouf pouf pouf, ilékon, pouf pouf pouf.

Au bout de trois minutes tu ne trouves plus ça drôle.

Au bout de 5 minutes un message du conducteur, qui ne fait super pas son fiérot crois-moi, t'annonce, ainsi qu'à tes compagnons d'infortune, que la manette de la sonnerie de fermeture des portes, elle est coincée sa race, et qu'il n'arrive pas à l'arrêter.

Au bout de 10 minutes tu veux déjà te jeter sur les rails pour arrêter ce fuckin' bruit.
Et tu te dis qu'il t'en reste encore 25. 25 minutes à entendre le hurlement du BIDIBIDIBIP à fond les boulons dans tes zoreilles qu'elles n'ont rien demandé, oh non.

Au bout d'un quart d'heure, tu peux le jurer, la sonnerie s'est dédoublée. Il y a clairement deux tonalités. Un gros BIDIBIDIBIP, et un autre petit bidibidibip, plus aigu, et un peu décalé. C'est super bizarre. Ta tête commence à ressembler à celle de Quasimodo quand il se fait une orgie de cloches. Et ce n'est pas joli joli.

Au bout de 20 minutes, tu en absolument certaine, il y a TROIS putain de merde de bidibidibip, tous décalés, tous les trois sur une tonalité différente. Et tu as envie de tuer les gens qui osent descendre du train, alors que toi il te reste encore 15 minutes de cet enfer. PRENEZ MOI A LEUR PLACE, BORDEL, AYEZ PITIIIIIIIIEEEEEEEE! Personne ne t'entend, parce que ahahahahahaahah, ça fait BIDIBIDIBIP à fond les boulons dans tout le wagon. Et tu es prêt à braquer la gonzesse d'en face qui a un lecteur MP3, PETASSE FILE MOI TES ECOUTEURS TUSSUITE!

Au bout de 25 minutes t'as avalé deux advils sans verre d'eau, et tu fermes tes yeux, et tu imagines ton happy place, et ça ne marche absolument pas, et tu peux rien faire d'autre qu'être là, endurer, et te dire que dans 10 minutes, soit encore 3 gares, c'est fini.

Les 10 dernières minutes sont inimaginables. Il n' y a plus que ce bruit, omniprésent, partout, dans ta tête autour de ta tête qui t'enveloppe et te fracasse.

Quand enfin tu sors - tu t'éjectes à la vitesse d'un boulet de canon oui - du Train de l'Enfer, tu l'entends qui continue à bidibidibiper comme un fou, et tu regardes avec pitié ceux qui sont obligés de rester dedans, parce que ahahaahahahah c'est con hein, mais c'est un jour de grève, et des trains tu vois, il n'y en a pas des mille et des cents.

La SNCF, toujours une histoire d'amour.

Post-it: les boules quies sont obligatoires dans mon sac à partir de maintenant tout de suite, question de survie!

06 avril 2010

angel est trau ma ti sée

Alors hier moi j'étais super motivée, j'emmène les enfants jouer au square pour que leur père puisse tranquillement (tous en choeur) co rri ger ses co pies, et voilà qu'en revenant à la zonmé, PAF, le truc pas prévu du tout du tout du tout au programme.

Je t'explique. Moi j'étais peinarde dans la rue, je tenais MaPatate par la main - sinon il fugue, oui oui - et PitiGasson et LaLutine étaient à mes côtés. On rentrait pour déjeuner. On va pour traverser la rue, quand tout à coup, c'est le drame.
Mon pied trébuche dans je ne sais quoi, et sans que j'ai le temps de réagir, PAF, je me ramasse par terre. En plein milieu de la première partie du passage piéton, une douleur fulgurante m'explose le genou droit, qui a absorbé la plus grosse partie du choc. Et là je me rends compte que j'ai fait tomber MaPatate, l'entraînant dans ma chute. Il est allongé en plein milieu des lignes blanches. L'angoisse! La douleur est toujours là, violente, atroce, j'ai envie de pleurer, j'ai envie de rester allongée jusqu'à ce que ça passe, un jour peut-être. Sauf que mon fils est allongé par terre et que nous sommes sur un passage pour piétons, un de ceux où même si le ptit bonhomme est vert, tu as quand même des voitures qui passent en venant d'une autre rue... Donc je réunis toutes mes minuscules forces et je me relève, et je relève mon fils qui n'a rien - il a de l'entrainement dans le ramassage de tronche, contrairement à sa mère - et je termine de traverser, en serrant les dents.

L'histoire pourrait s'arrêter là, sur mon héroïsme plus fort que la douleur de la mort qui tue. Sauf que non.
Parce que je suis une SuperChochotte figure toi, ami lecteur, amie lectrice.
Et qu'arrivée sur le trottoir d'en face, je m'écroule contre le grillage en chouinant tout ce que je peux que ça fait mal ça fait mal ça fait maaaaaaaal ahhhhhhh j'ai MAAAAAAAAAAAL, ce qui fait tout de suite moins héroïque, surtout devant trois enfants un peu stupéfaits d'avoir vu leur môman se ramasser le gadin du siècle. Et là, horrifiée, je sens les symptômes caractéristiques du malaise vagal qui se déploient dans mon (gros) corps tout chamboulé par une douleur vachement méchante, believe me. Et je sais qu'il ne me reste qu'une seule chose à faire pour éviter de m'évanouir en pleine rue devant mes trois mômes dont un fugueur potentiel.

C'est la mort dans l'âme que je fais quelques pas encore pour m'allonger sur un petit chemin goudronné qui mène à un parking.
Me voilà allongée sur le trottoir, par une belle journée de printemps, je vois le ciel bleu au dessus de ma tête et les branches des cerisiers japonais.
Là tu as trois réactions très différentes selon l'âge et la sensibilité des enfants.
MaPatate à qui je tiens toujours fermement la main s'assoit à côté de moi, et finit même par s'allonger, je pense qu'il a cru que c'était un nouveau jeu, genre "dodo trottoir". Il est super sage du coup, et c'est bien, parce que je n'ai pas du tout la force de le gérer.
PitiGasson reste debout à côté de moi, blanc comme un linge. Il est persuadé que je me suis cassé la jambe et son empathie naturelle fait qu'il n'est super pas dans son assiette.
LaLutine, à qui j'ai filé mon portaibeule, panique pour composer le n° de la maison, alors qu'elle sait parfaitement utiliser l'appel rapide... elle finira par réussir à téléphoner à Chéwi, qui arrivera dans une jolie course slalom entre les poubelles de l'avenue alors que je serais déjà relevée depuis longtemps, mais complètement boiteuse.

Moi je vous le dis, sortir dehors c'est dangereux quand même. Rester dans son canapé à regarder des films pour ne pas voir la peau du genou toute arrachée, c'est mieux.
Trau ma ti sée je suis.
Et je ne sais toujours pas ce qui m'a fait trébucher, selon PitiGasson il n'y avait strictement rien pour me faire tomber, je n'ai donc aucune idée de ce dans quoi ma ballerine a shooté avant que je m'écroule telle la bouse de base.
Encore un complot intergalactique pour m'enquiquiner, je le sais bien!!


[bobo!]

01 avril 2010

MaPatate et l'interphone

(oui je sais je poste un billet le 1er avril et ce n'est même pas une blague, c'est la honte, c'est naze, bouh elle est nulle EH BEH PAS DU TOUT je suis fashion, le 1er avril c'est OUT depuis que je me suis faite griller par une copine de ma fille ce matin, ça va bien aussi)
(bref)



L'après-midi habituellement je suis relativement tranquille, rapport que MaPatate est un siesteur fou. Si je le laissais faire, il dormirait 4 heures de rang. D'ailleurs les jours où l'on n'a pas besoin d'aller chercher les deux grands pour déjeuner, il va se coucher de lui-même vers 12h30, voire avant. Je sais, lecteur, tu es jaloux, mais crois-moi, le soir, c'est une autre paire de manches ouhla, oui, au secours, believe me.

Bref l'après-midi je peux facilement compter sur 3 heures de peinarditude, parce que Môsieur roupille.

Sauf aujourd'hui, parce que voilà, c'est ma très grande faute, j'ai laissé la porte de la chambre poussée et non fermée. Et que donc à 15h10, un chat a trouvé très malin et intelligent, alors qu'il avait à sa disposition un panier, un lit en plein soleil, un lit en hauteur, un canapé mit coussins, et j'en passe, d'aller pousser discretos la porte de LaPatate et d'aller se pieuter pile sur son ptit tutu caché sous la couette, et ensuite de commencer à faire le récurage de printemps de sa personne, avec force mouvements de pattes, tournicotis, piétinages et j'en passe. A 15h15 j'ai donc vu débarquer dans le salon un ptit gars avec les yeux au miyeu des g'noux, les paupières toutes bouffies de sommeil, et réclamant son bib' de lait.

Et donc voilà que le minot il boit son bib en regardant la fin de Kiki la petite sorcière, et pis ayé, il est pile dans l'humeur j'ai dormi mais pas assez, ce qui équivaut à "je suis surexcité et je fais que ce que je veux" avec mes cheveux. Et donc ça part en grand n'importe quoi.

- Bon, je vé voih M. moi!
- Mon coeur ce n'est pas possible, ton frère est à l'école là présentement, et je ne suis pas sûre sûre que sa maîtresse soit ravie de voir un ptit garçon en slip débarquer dans sa classe, hum.

Oh mais ça le démonte pas le loupiot, puisqu'il ne peut pas aller voir son frère, il va l'appeler.
Le voilà donc qui tope le ptit tabouret vert Hic&Ah, de façon à pouvoir attraper le combiné de l'interphone, dans l'entrée:

- Allo, M.? Je vé faih pi*pi ca*ca!

Ok. Si tu étais en bas de mon immeuble aux alentours de 15h45, tu as du être ravi de tant d'informations.

Je souhaite bien du courage à son instit l'année prochaine.
On va se dire qu'il a 6 mois pour apprendre à être moins obstiné, et sortir de sa si délicieuse phase pipicacaproutzizi. Allez, on y croit. Trop. Youhou.

Donc d'habitude l'aprem', je suis peinarde, mais des fois comme aujourd'hui, grâce à un chat sans-gêne, je me marre, aussi... C'est bien, ça change.

26 mars 2010

Le tutu de LaPatate

En ce moment c'est un peu l'angoâââsse quand c'est l'heure d'aller chercher les enfants à l'école, rapport que c'est pile poil l'heure où LaPatate décide qu'il est temps d'aller sur les wawas, et à ça se rajoute la malédiction météo bien connue de tous les parents qui vont chercher leur gamin, à savoir que c'est pile à 16h20 que le déluge te tombe sur le coin du brushing, alors que toute la journée il a fait tout à fait beau. C'est karmique. Tu ne peux pas lutter. N'essaie même pas. Bref.

Du coup pour aller à l'école taleur, et en revenir, vu que je flippais grave en regardant le ciel noir, j'ai porté LaPatate sur mon dos pour aller plus vite chercher LaLutine et PitiGasson, et aussi au retour. Là je me suis souvenue que MaPatate a un ptit souci avec ses jeans -soit parce qu'il est mal foutu, soit parce que les jeans sont coupés taille basse, je préfère la seconde solution j'avoue - dès lors qu'il se baisse ou s'accroupit, on voit le haut de son tutu. Surtout depuis qu'il n'a plus de couche. Et donc là, je me dis, mince, sur mon dos, autant il expose son postérieur à tous vents, au secours.

Me voilà donc entrain de demander à ma fille:

- Didon, tu peux vérifier qu'on voit pas les fesses de ton frère là?

Elle passe derrière moi et me dit:

- C'est bon on ne voit pas ses fesses!

Et là t'as LaPatate, paniqué qui fait:

- Hein?? Sont où mes fesses??

Et il essaie de se toucher le popotin, histoire de vérifier qu'il est toujours en possession de son ptit tutu dodu.

Il existerait pas, il faudrait l'inventer, celui-là, hein!

16 mars 2010

angel est pressée!

Des fois je me demande si ce sacré gamin ne le fait pas exprès. Parce que franchement, tous les signes sont là!
Depuis deux semaines environ, il n'a pas trop envie d'aller jouer au square quand je le lui propose, et quand on y est, au bout de deux trois tours de tobogan, c'est fini, il veut rentrer.
Et depuis un sacré bail aussi, si par malheur je lui lâche la main dehors, il se met à courir comme un dératé avec le fol espoir que je ne le rattrape jamais - je le rattrape toujours, même avec 5cms de talons, ouaip.

Par contre quand ce matin, après avoir emmené les deux grands à l'école, fait un tour du parc, joué pendant une heure et demi avec les copains de la ludo, on décide de rentrer, et que je me rends compte que je suis dangereusement loin de mes wawas et que la Nature (sale truie) a décidé de se rappeler à mon bon souvenir, et que ça urge, et que donc je veux rentrer fissa chez moi, là, LaPatate il veut aller au square. Et faire du tobogan. Plein de fois. Et marcher sur la poutre. Que je lui tienne la main. Et la balançoire écureuil, qu'il dédaigne pourtant à chacune de nos visites en ces lieux? Il l'adore! J'ai beau dire qu'il faut rentrer, rien à y faire, tiens la balançoire oiseau, aussi, elle est bien, et pis hop, encore un ptit coup de tobogan, raaaaaaaaaaaaa, je meurs et je serre le tutu, jusqu'au moment où je sens que ça ne va plus être possible très très longtemps encore, et où je chope la main du mouflet qui rebondit tel le Speedy Gonzales de base, et direction la maison, fissa. Environ 600 mètres à parcourir, je peux le faire, je peux le faire, je peux le faire.

Et là bien sûr le gamin essaie de choper tous les bâtons, tous les cailloux qui croisent son chemin. Il veut les bras. Non. Il veut les bras. Non. Il veut que je le porte sur le dos. T'es fou toi. Le dos! NON! On se dépêche de rentrer, allez, on se magne, maman a envie d'aller aux twalettes, alors on se dé pê cheuuuuuuuuh! Il veut faire pi*pi, "pi*pi hehbe, maman, pi*pi dehors!" NON tu feras A LA MAISON est ce que tu crois que maman peut faire sur le gazon elle? non! Alors on se dépêche!
Arrivés dans notre rue, très peu fréquentée par les voitures, je lui lâche la main: allez vas- y cours! Rien n'y fait, il me colle, n'avance pas, veut les bras. Non mais je rêve?? Beh non, j'ai beau dire que je suis le loup et que je vais le croquer, ouh ouh ouh je suis LE LOUP, il ne décolle pas, il stagne, il immobilise. Cet enfant m'en veut, je ne sais pas ce qu'il me fait payer, mais croyez-moi les intérêts sont plus que conséquents...

Bien sûr, au final, je suis chez moi et c'est bien - moment de recueillement, vous connaissez, pas besoin de vous faire un dessin - et c'est parfait, et c'est top, et youhou.

Par contre, je préviens, la prochaine fois qu'il se barre en courant ou qu'il refuse d'aller au square, je l'étripe. C'est dit. Ca a le mérite d'être clair. Va pas me caguer dans les ballerines longtemps cuilà.

11 mars 2010

LaLutine, fille de littéraires.

1. LaLutine, qui accueille son père qui rentre du boulot:

- Mon père qui rentre! Je suis accablée de bonheur!

Chéwi et moi, de concert:

- Oxymore!

2. J'ai retrouvé avec un grand étonnement le Petit Robert dans les wawas. Après enquête, il s'agit de la lecture de ma fille lorsqu'elle trône. Ok. Tout va bien.


Ah bah ça, fille de littéraires, elle est pas dans le caca hein.




(owi c'est du post ultra court, mais c'est du post)(donc c'est bien)

03 mars 2010

angel et les dinosaures

(ouh bah ça alors, un blog? dingue!)(quoi?)(c'est bon on est en vacances glandouille totale alors voilà)(qu'est ce que tu veux que je raconte, à part qu'on fiche rien, mais qu'on le fait bien?)


Alors hier on est allés chez Mickey. C'était bien. C'était super bien même. J'ai enfin compris que quand tu loues une poussette et que tu te la fais toper devant Pirates des Caraïbes, faut pas pester ou se taper la moitié du parc avec tes pieds pour aller en chercher une autre, nope, faut en chourrer une autre. Bah oué. Donc nous on a chourré Daisy. Pardon Daisy. On t'a laissé Jason à côté, pour te véhiculer jusqu'au carrousel hein. On est gentils quand même. Tfassons on s'est fait chourrer Daisy aussi hein. Disney ton univers impitoyaaaaabbbleeeuuuuh. Mais bon à ce moment là LaPatate avait décidé que marcher c'était bien aussi donc bon ça allait quand même.

Bref c'était une super chouette journée, il faisait beau, il n'y avait pas trop de monde, on est resté coincés 10 minutes dans Pirates des Caraïbes c'était fun - ouh mon dieu on va tous mourir de faim sur un batal avec des inconnus bouhouhouhouhouh - ah non c'est bon on a un sac plein de twix et de compotes en gourde, ouf. Je résume.
Bon après bien sûr il a fallu rentrer.
Rapport que je venais de voir Mickey exploser dans une sorte de show pyrotechnique, et c'était bien, j'étais comblée - je n'aime pas Mickey, il a une voix qui me hérisse le pwal de bras. Donc là, POUF, apu Mickey, génial, on rentre.

Là tu t'imagines le RER pour rentrer dans ta maison, il est 19h00, c'est un peu la fatigue absolue, tu es moyen sûr que tu as encore des pieds mais faut croire que oui vu que t'as réussi à marcher jusque là. Sur les trois enfants, deux sont obsédés par l'idée de dévaliser le sac à bouffe, donc ça c'est bien, ils mangent, ils sont sages, tu peux lire tranquille les journaux gratuits, voilà, c'est tout ce que ton cerveau t'accorde pour l'instant. Sauf que le troize, non. Il est au-delà de la fatigue et de l'excitation. Il a décidé qu'il voulait dormir. Mais par terre. Quiconque a déjà vu le sol d'un wagon de RER sait que ce n'est pas possible d'y laisser un enfant ou n'importe qui d'autre s'y allonger. Vraiment. Donc tu lui expliques que non. Mais il ne veut rien entendre. Donc tu lui proposes de le prendre dans les bras, c'est bien de dormir dans les bras de maman, quand même. Mais il ne veut rien entendre. Tu proposes de lui chanter "mon petit chat triste". Oui devant tout le wagon du RER. C'est dire si c'est la misère quand même. Et bien sûr... il ne veut rien entendre.

Donc en gros tu te retrouves avec un asticot de 15 kilos hurlant qu'il veut FAIRE DODO PAHTERRE!
Okey.

Là spa compliqué. Tu dois trouver une solution, rapport qu'il y en a pour encore une bonne demi-heure de trajet, et qu'il est hors de question de la passer avec au choix un bambin hurlant à plein poumons sous le regard désapprobateur des autres passagers, ou avec un gamin endormi sur le sol du wagon, sous le regard désapprobateur des autres passagers, itou.

Examinons les choix:

- laisser faire. Pas une option.

- se fâcher. Vu le degré de fatigue de par et d'autre, pas une option viable, sauf si on a envie de faire le show pour les passagers du wagon.

- feinter. La meilleure solution.

Et si donc hier vous étiez dans le wagon du RER, vous auriez pu voir une maman de bientôt 36 ans, entrain de jouer avec des petits dinos en plastoc retrouvés au fond de son sac, et une boîte de Ricola vide pour leur servir de maison -oui les dinos avaient une maison, me cherche pas - le tout avec une petite voix pointue - parce que oui les dinos avaient une petite voix pointue et se faisait des bisous et ils faisaient des prouts aussi, et des dodos dans leur maison ricola, même qu'ils étaient un peu serrés, mais bon, ils avaient sommeil. Du coup le loustic a arrêté de pleurer et de vouloir dormir par terre, il a joué avec moi, et ensuite, comme je suis trop douée, son frère et sa soeur ont joué avec lui aux dinos, rapport que visiblement le jeu avait l'air hyper drôle et qu'ils avaient fini de manger. Chéwi et moi on a donc pu retourner à notre lecture des journaux gratuits, et avoir une intéressante discussion sur Le Corbusier. Si.

Je sais, on roxxe.
Aujourd'hui on a passé la totalité de la journée à rien faire, pour compenser.
C'était bien.
Sauf Chéwi, parce qu'il refuse que j'applique la miraculeuse solution de l'allumette à son pakédkopis. Dommage.


19 février 2010

angel est fière

(non ce n'est pas que je ne t'aime plus lecteur chéri, lectrice adorée, c'est juste que le manque de soleil me tape sérieusement sur le système, je vire ultra-blah, et voilà)

Je suis donc fière.

Fière de MaPatate, que sérieux je pensais qu'il s'en fichait de cette histoire pénible que je lui raconte douze fois par jour, sur on traverse quand le bonhomme est vert, on attend quand le bonhomme est rouge, sauf que lundi, hop je vais pour traverser au rouge, que je sais bien que c'est ultra mal, mais 1 c'était total safe j'avais double checké, 2 on était à la bourre pour être right on time à l'école, et 3 je pensais VRAIMENT qu'il s'en fichait complètement, et donc, INCROYABLE MAIS VRAI, le gamin me retient en arrière, de toute la force de ses 15 kilos, et me dit "non maman, cé rouh".
Beh tu m'en diras tant mon loulou. Je suis fière!

Fière encore de MaPatate qui se lève à minuit trente, alors que tout le monde dort dans la baraque sauf son insomniaque de mère - tsé celle qui a les yeux au miyeu des g'nous, rapport que moins de 6 heures de sommeil par nuit, cémal - parce que figure toi qu'il a envie d'aller faire pee pee. Ouaip. Bientôt plus du tout de couche dans la zonmé, c'est la fierté absolue. Il était rendormi avant même que je lui remette une couche et le repieute. Bientôt il est prêt pour le pee pee zombie, la classe.

Fière de MaPatate toujours, qui commence à dessiner des ronds et des traits, voilà, bientôt il va nous faire des bonshommes, il essaie, mais ça ressemble à des patates germées, remarque ça pourrait être une sorte d'auto-portrait, faut voir.

Fière du PitiGasson -oué désolée je continue à l'appeler comme ça, parce qu'il sera toujours mon petit garçon, même quand il chaussera du 43 et puera des pieds et râlera quand je le réveillerais avant midi - super fière même, parce que même si lundi il n'était pas motivé du tout à l'idée de devoir subir une prise de sang, il y est allé comme un brave petit gars mercredi matin, et il a écouté avec attention les explications du monsieur, et il a été hyper sage, a tendu son ptit bras, et s'est fait tirer quatre tubes (!!) sans moufter, et même il a discuté avec le gars pendant, et il a regardé (!!!) - à ce moment j'étais proche de faire POC sur le carrelage, mais je me suis retiendue, rapport que je suis sensée être la maman la plusse forte du monde, ouala ouala. Je suis fière, c'est mon héros!
(je rassure les foules, il avait rindutou)

Fière aussi de mon PitiGasson qui, ca y est, sait parfaitement lire, à quelques détails techniques prêts - genre phonétiquement, je pense qu'il va hésiter un pwal hein - et qui donc lit tout ce qui passe sous sa rétine bionique, et donc oui, il continue de lire Lao-Tseu aux twalettes. Si. Il n'y comprend rien, mais c'est un kruc sentimental je crois. Il essaie de lire mon MSN aussi, moins bien.


Fière de ma Lutine, qui quand la gentille copine lui a prêté l'intégrale de Sakura en DVDs, n'a pas tenu jusqu'à la fin du premier dvd pour passer à la version jap' sous-titrée, rapport que, je cite, la voix de Sakura en français est horrible, et ils ont changé tous les prénoms par rapport aux mangas - oui ils ont britanico-francisé tous les prénoms sauf celui de Sakura - imagine elle a failli s'appeler Brigitte, ouf un peu. Je suis super fière même, c'est absolument et totalement ma fille, c'est génétiquement prouvé, y'a pas eu d'échange à la maternité, voilà. Oui je suis une maniaque de la VO et de la traduction impeccable et respectueuse, et alors?

Fière de ma Lutine encore, qui a ramené un 20/20 en fractions, alors que bon les maths, elle est plutôt juste bonne option illumination ponctuelle, donc youhou, les fractions quoi, spa de la gnognotte quand même. Fière fière fière. Oui on va encadrer l'évaluation pour la postérité. Quoi?

Si je vous dis en plus qu'elle garde sa chambre rangée et qu'elle y passe même à l'occasion un coup de balai de sa propre initiative, imagine comment je pète de fierté là...


Non mais ouais, faut être fière hein, c'est important, ça permet de rester zen et détendue des nerfs quand ils se mettent tous les trois à brailler pour un truc différent et que t'as l'impression que ta cervelle commence à te couler par l'oreille.
Ouaip.
(mince je crois que je viens de casser l'image d'Epinal, là, non?)

13 février 2010

angel est atterrée

Atterrée.
C'est le mot.

Je te situe le contexte vite fait.
Je suis la maman ravie d'un Patatoïde de bientôt 3 ans - dans deux mois, ça ne nous rajeunit pas ma pov Lucette - qui commence à bien vouloir se prêter au jeu du langage -il était temps.
Je suis d'autant plus atterrée de ce qui va suivre.

Figure-toi que le loustic, hier midi, bon il est malade je veux bien, il a une ptite laryngite riquiqui de rindutout, ça va hein, bref hier midi, je lui sers un reste des légumes qui avaient servi la veille à faire un gratin dont il s'était régalé. Pommes de terre, carottes, courgettes, mais pas le fromage - qu'il avait de toutes façons enlevé de son assiette, ni crème. Mais je les ai fait réchauffer avec du beurre et un peu de sel, et je les ai écrasés façon purée rustique, à la fourchette, parce que je suis trop une maman gentille et je sais que mon gamin n'aime pas beaucoup les gros morceaux.
Je lui présente donc un bol avec sa purée rustique de légumes, une petite fourchette, et bon appétit mon chéri.
J'ai goûté la purée hein, elle est dé li cieu se. Sérieux. A en manger sur la tête d'un pouilleux.

Donc là il regarde le contenu de son bol.
Et il fait:

- Non pas ça.

- Ben si c'est très bon, j'ai goûté, c'est SUPER BON.

- Non. Dégoûtant.

- Mais tu ne peux pas dire ça tu n'y as pas goûté??

- Dégoûtant!

Et là ça m'a frappée, le premier mot de trois syllabes que mon fils sait parfaitement articuler, c'est DEGOÛTANT.
Misère.
Quand je vous dis que je ne suis pas rendue avec celui-là, hein, je sais de quoi je parle.

Atterrée je suis.

06 février 2010

PitiGasson en a marre

On fait rien qu'à se moquer de lui qu'il est encore petit quand même, ce n'est pas gentil ça, ah non, alors.


1. Dans le train, PitiGasson rentre d'une aprem' shopping avec sa môman et sa soeur, il est content il a un nouveau pantalon, des cadeaux pour l'anniv de son copain le ouik' prochain, et même une figurine Luigi, parce que sa mère est un être faible qui quand elle n'a plus de pieds, n'a plus trop de volonté non plus. PitiGasson regarde avec sa soeur et sa môman le livre d'Où est Charlie qu'on a acheté pour l'anniv du copain.

la môman (facétieuse): hum c'est qui qu'il faut chercher déjà?
la lutine (goguenarde): c'est Jean-Claude.
la môman (rapide): ah, trouvé!
le pitigasson (perdu): c'est qui Jean-Claude? il est où? je ne l'ai pas trouvé moi!!
la lutine ( pestouille) : laisse tomber...

Oh c'est méchant, le pauvre. Allez, si, quand même le pauvre, les vannes lui passent au dessus de la tête, pffff tiens.

2. PitiGasson joue avec sa nouvelle figurine Luigi dans la rue pour rentrer à la meuzon, il est à fond dans son trip.

le pitigasson (à fond): ouais tu sais Maman, ben Luigi, quel pouvoir il a, hein tu sais?
la môman (se demande où sont passés ses pieds): euh... non?
le pitigasson (à fond les boulons): il a le pouvoir des gaz!
la môman (estomaquée): ah il a le pouvoir du prout? classe!
pitigasson (choqué): ben non du gaz! pas du prout! tu comprends rien!
la môman (éducative): pourtant, même si tous les gaz ne sont pas des prouts, tous les prouts sont des gaz hein.
pitigasson (indigné): mais tu comprends rien!! le gaz, pour faire cuire un petit truc à manger.
la môman (résignée): whah! super pouvoir!


Pauvre pauvre enfant, qui se fait vanner alors qu'il déborde d'enthousiasme, c'est honteux.
Si.

Allez.
Si.

02 février 2010

angel note les signes

- Plus de cartable Hello Kitty, mais une besace eastpak
- Plus de grande tasse fée clochette en faïence, mais une petite tasse multicolore en porcelaine
- Encore du rose et des motifs dans l'armoire, mais le noir et l'uni se faufilent discretos.
- Range enfin (impeccablement) sa chambre pour récupérer ses 2 euros d'argent de poche, afin de financer ses mangas.
- Passe une heure au téléphone avec ses copines, à rigoler et raconter des kruks un peu secrets - elle ferme sa porte, genre. (vive l'illimité vers les fixes)
- Rentre seule de l'école une après-midi par semaine (non mais c'est bon, quoi oh, je veux faire mes devoirs au lieu d'accompagner mon frère à l'escrime, pffff)(en réalité, bouffe les crêpes au chocolat en lisant des mangas)


Ca commence.
Au secours.
Bientôt une ado dans ma maison!

24 janvier 2010

angel n'a pas fait exprès

(tu feras genre tu es poli et tout, et tu n'as pas vu que je poste en plein miyeu de la nuit, rapport que visiblement je suis montée à l'envers, et que c'est quand je suis bien bien bien crevée que je me mets à insomnier sans répit ... assomme-moi, vite!)


Le truc c'est que moi je pensais bien faire. Chéwi il m'a dit, non mais regarde mes chaussettes, ce n'est plus possib', elles sont à la limite de la mort clinique, je me retiens pour ne pas les achever, aie pitié, achète moi des chaussettes neuves silteplé. Moi je suis une gentille nana tu vois, alors lors d'une séance shopping, pof, un gros paquet de chaussettes pas chères en lot de 7 paires, pour Chéwi - parce que quiconque a vu ce que cet homme pourtant doux et attentionné est capable de faire subir à une innocente paire de chaussettes, ne peut pas dépenser une fortune afin qu'il ait les petons au chaud.

Et donc le truc, en fait, c'est que c'était des chaussettes de la semaine. Mais si tu sais, fais pas ton andouille, les chaussettes de la semaine, ce sont des chaussettes avec écrit dessus les jours de la semaine, genre t'as la paire "lundi", la paire "mardi" etc. Sauf que c'est plutôt la paire "monday" "tuesday" parce que ce sont souvent des chaussettes qui se la pètent britonne, je ne sais pas pourquoi. Mon fils en a, ma fille en a, je ne sais pas résister à un lot de 7 paires de chaussettes, c'est comme ça, quand tu vois ce que 4 paniers à linge, un lave-linge, un sèche-linge, deux commodes et deux placards sont capables de fomenter comme complots intergalactiques des bermudes pour séparer POUR TOUJOURS les paires de chaussettes, ben moi si je vois un lot, j'achète, c'est obligé. Alors sept paires, tu penses, je fonce.

Voilà donc Chéwi avec 7 paires de chaussettes noires, et sur chacune un jour de la semaine. Il était plutôt content de la chose - ouéééééé des chaussettes neuves, ouééééééééé. Sauf que.
Il se trouve que de par son métier héroïque, Chéwi est confronté jour après jour au regard scrutateur d'adolescents qui préfèrent mater les fringues du gars plutôt que d'écouter ce qu'il peut bien raconter sur La Bruyère. Et comme ils sont joueurs, ils n'hésitent pas à lui faire part de leurs observations:

- Oh eh m'sieur, vos chaussettes y'a écrit "wenesday", mais on est vendredi hein, m'sieur!

La vache. Leur prof d'anglais serait contente, voilà au moins un truc d'acquis, youhou.
Donc Chéwi est en panique. Quoi quoi quoi? Va falloir que je fasse gaffe à quelle paire de chaussettes je mets le matin, parce que si je ne mets pas le bon jour, vendredi ils vont croire que je porte les chaussettes de mercredi depuis mercredi, aaaaahhhhhhh, au secours, quelle idée tu as eu de m'acheter ça, aaaahhhhhhhhh, pfffff tiens! (j'exagère à peine, oh ça va hein)

Oooops.
Bah sinon tu crois que l'on peut exploiter la curiosité vestimentaires des élèves de 2de en brodant sur les chaussettes: La Bruyère rulez! ou Rimbaud is in da place ou encore Balzac kicks your ass?

QUOI?? je propose hein.



(si tu as trouvé combien de fois j'ai écrit le mot chaussettes dans ce billet, tu gagnes)

19 janvier 2010

MaPatate passe en caisse

Ce soir, après récupération des deux grands à l'école, direction le supermarket, afin de renouveler le stock de péku, on essaie d'être organisé pour éviter la débâcle, oué oué oué. Le but c'est d'être rapide et efficace, afin de rentrer rapidement à la maison pour prendre le goûter tranquillou et se détendre un pwal.

Fissa dans les rayons, récupération de 12 rouleaux de péku, d'un litre de lait, d'un sachet de roquette (essentielle à ma survie), de céréales au miel (essentielles à la survie de ma fille) et de gâteaux au choc parce que je suis fatiguée et que PitiGasson est sage.
On arrive à la caisse, plein de monde, youpi.
MaPatate est franchement pénible, il se pend à mon bras me déboitant limite l'épaule, escalade les petits rayonnages des bonbecs et autres sucreries vendues aux caisses, gigote dans tous les sens, et visiblement est atteint de surdité passagère car il n'entend rien de mes remontrances. Ok.

Presque notre tour, j'en ai assez, il me démonte le bras, menace de piétiner les bountys, et shoote dans la dame âgée qui nous précède.
Ok.

Je m'accroupis à son niveau, SuperNanny like, et je lui explique d'une voix ferme et moyennement contente que s'il continue ce comportement, il va se retrouver fissa expédié dans son lit dès lors qu'on sera rentré à la zonmé. Compris? "compris" il me répond. Et il reshoote dans la dame. Je le sermonne sur le fait qu'il ne fait pas attention, et qu'il a tapé dans la dame, ça ne va pas du tout, ça!
A ce moment là, la dame, environ 70 ans je dirais, très charmante, très correcte, se baisse vers lui et lui dit tout à fait gentiment que ce n'est pas agréable de se faire taper, même si elle se doute qu'il n'a pas fait exprès.
Je suis plutôt contente, j'aime bien quand les gens interviennent de cette façon, toute en retenue, et montrent que ce n'est pas juste moi qui invente des règles débiles pour martyriser mes enfants, mais que ces règles sont habituellement respectées par tous. MaPatate est plutôt en panique que la dame lui parle pour lui dire que ça va bien de faire le zouave. Mais en même temps, ce n'est pas comme si ça faisait douze fois que je lui disais d'arrêter son cirque.
La dame se redresse pour payer ses achats, MaPatate est silencieux et parfaitement calme, c'est impec.
C'est ce moment là précisément que choisit la caissière d'à côté pour se retourner et glisser dans la main de mon fils une barre de chocolat au lait.

Comment tu veux que la dame et moi on arrive à faire entrer dans sa petite caboche que non non non shooter dans les mollets des gens et piétiner les bonbons ce n'est pas un comportement autorisé, si dès qu'on essaie de bien faire les choses, tu as une huluberlue qui rapplique avec une RECOMPENSE??
J'étais tellement sidérée, que j'ai dit à mon fils de dire merci. Genre un dernier reste de dignité et d'éducation devant la débâcle qui s'étalait sous mes yeux.

Tu vas voir que maintenant il va me demander du chocolat à chaque fois qu'il se fait remonter les bretelles. Tu vas voir.

et il a trouvé le chocolat très bon.
et son frère et sa soeur qui eux étaient sages, n'ont pas du tout trouvé ça injuste.
pfffffff tiens.





bonus track rien à voir:
A l'assmat' qui laisse le bébé de 10 mois hurler sur le tapis de jeu, parce qu'il faut bien qu'il apprenne, je demanderais bien ce qu'il faut qu'il apprenne, au juste? Qu'il ne sera pas réconforté quand il est effrayé, qu'il ne sera pas consolé quand il est triste? Qu'on ne s'occupe pas de lui parce qu'on prend son café?
Chouette philosophie, y'a pas à dire.