06 août 2009

[interlude] angel se prépare

Après avoir survécu à:

- un lever en fanfare par PtitePatate en pleine forme qui veut aller faire pipi toussuite et aller en informer son frère et sa soeur, parce que c'est rudement important d'avoir un kiki en bon état de marche dès le réveil hein, ouhla, oui

- les courses par 35° à l'ombre pour acheter un cadenas - qui n'ira pas, comme le précédent, j'adore acheter des cadenas qui ne me serviront pas lalalalalalala, un pot de peinture rose Miami aka rose pétasse, et du shampoing pour Chéwi

- la Ptite Patate qui appuie sur le bouton STOP de l'escalator, rapport que comment que tu veux qu'un petit gars de presque 28 mois il puisse résister à un gros bouton rouge à sa portée, hum? et donc à la remontée par les escaliers mit poussette d'une main et loustic en pleine forme de l'autre, vu que le vendeur il te regarde l'air de "bien fait pour toi pénible bonne femme" et qu'il te dit que son chef remettera l'escalator en route quand il aura le temps, lalalalalalalala, you-pi.

- Peinturlurage en rose Miami Pimp my Balcony du ptit meuble du balcon, sans presque en mettre partout - peindre en toulotte évite de flinguer le jean, et puis tfassons c'est limite la canicule là hein, ne manque plus qu'une couche de vernis pour la finition, et ensuite on va passer à l'étape plantations et décos kitschs, iiihhhhhh, ça va être bôôôô.

- Marchage dans la rue en plein cagnard pour emmener ma fille chez le kiné, que je ne me suis même pas endormie sur mon bouquin dans la salle d'attente alors que j'aurais pu hein - et retour sous cagnard tout pareil, su-per.

- Préparation de courses Ikea sur le site en ligne avec un ordi qui a ses vapeurs - niveau de zénitude monté au max, au moins

- Couchage de la PtitePatate qui n'en peut plus de savoir qu'il va avoir un vrai lit de grand bientôt, LIT? LIT? LIT? LIT? LIT? LIT? LIT? LIT? Oui mon coeur tu vas avoir tout bientôt un vrai lit de petit garçon, c'est super, dors maintenant SILTEPLE!

- Moustiques qui ont décidé de me bouffer tute crute en commençant par les pieds et le dessous des doigts de main, les enfoirés, je vais tous les buter, ça va saigner.

Après tout ça donc, je me prépare psychologiquement à aller demain en fin de matinée chercher environ 50493294095 tonnes de meubles chez Ikea, et à faire crâmer ma carte bleue qui n'a rien demandé la pauvre, surtout qu'elle est un peu au régime biiiiiiiiih, et à tout chambouler et réorganiser et ranger DEUX chambres de petits gars, dont un qui n'aime pas trop trop qu'on lui change ses habitudes. Ca va être easy easy. Si.
Dis-moi pas que non, sinon je m'allonge sur mon gazon synthétique et j'attends septembre.

05 août 2009

[interlude] Angel passe la seconde

Non mais ça fait quoi, une grosse semaine et demi qu'on est rentrés de vacances, donc il serait temps de se bouger le tutu, et 1 de trouver un truc sympa pour repartir fin août (quoi??) et 2 faire tout ce qu'il y a à faire d'urgent dans cet appart. Au programme, réhabiliter le balcon, zone sinistrée depuis trois ans, c'est la honte, ranger la cave (avec annexion d'une nouvelle cave en fait), et upgrader les chambres de garçons: PitiGasson passe du petit lit au lit à mezzanine + bureau, c'est un grand qui entre au CP, attation, et MaPatate va passer du lit à barreaux au ptit lit, parce que c'est un grand loulou à qui on fait entièrement confiance pour ne pas nous faire suer à se lever - oui c'est beau de rêver. Notre but? Avoir tout fini dimanche, youhou!

Et aujourd'hui c'est relooking du balcon phase 1.
Parce que le balcon, ce matin encore, ça donnait ça:


Donc oui tu peux avoir super peur, parce que crois-moi, j'ai commencé par tout débarrasser, et je me suis donc fait attaquer par moult bestioles pas du tout contentes de se faire expulser de ce qui était devenu leur petit éco-système perso.
Et au bout d'une grosse heure, après avoir déblayé, fichu à la poubelle, balayé, aspiré, nettoyé, désherbé, et après la pose d'un superbe gazon ultra kitsch en pure peau de hérisson synthétique, et tout reposé par dessus, voilà l'étape 1 du relooking de balcon franchie:


Ah bah oui, hein, c'est toussuite mieux quand même. Reste à franchir l'étape 2, à savoir repeindre les meubles, et l'étape 3, trouver des plantes qui crèvent pas trop vite, et planter ce qui est encore plantable à cette période de l'année.

Ce qui est sûr, c'est que je peux à nouveau regarder mon balcon sans un frémissement d'horreur, et que les enfants sont absolument ravis d'avoir un espace de jeu supplémentaire. Et non on ne trouille pas du tout que LaPatateAPwal fasse pipi dessus. Pas du tout.
[méthode coué]

Allez, on y croit, à la fin de la semaine, on aura également deux chambres parfaites pour les ptits gars. Youhou.

04 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 10


Le bateau! Le bateau!

Où l'on n'a plus rien à becter

Alors oui, il faut aller au Monop' d'URGENCE, rapport qu'il manque un max de trucs dans la cuisine, ça ne va pas du tout ça non non non. Alors c'est parti, expédition courses, via le Passeur, nickel. J'en profite pour me dégoter un élastique à tifs potable - un chouchou oué, la honte, rapport que mes tifs c'est la super angoâsse, déjà 1 je n'ai pas eu le temps de faire ma couleur avant de partir, donc c'est juste mosse, et 2 ils sont pile à la longueur que j'abhorre, celle où tu te dis que soit tu es forte mentalement et tu patientes encore un peu (trois mois), soit tu fais tout couper parce que la tronche de Cléopâtre dans ton miroir t'en peux juste plus. Donc ben là, queud'chval, il n'y a plus que ça, et de préférence pas avec mon vieux chouchou beigeasse tout détendu qui a fait la guerre des colos maison hein... Ca va un peu mieux, mais ça reste encore pas terrib'. Tu rajoutes mon bronzage un tiers de mollets, et tu obtiens le symbole de la non-glamouritude. Limite je vais me pendre, mais je me retiens, quand même.

Où LaLutine SOUFFRE bon sang!

Depuis la veille au soir, la damoiselle a une EI dans le pied, voire une EB, on n'est pas encore très sûrs avec son père. Tout ce qu'on sait c'est que des fois ça va, des fois ça ne va pas, des fois elle marche sans souci, des fois le moindre contact avec le sol lui arrache des hurlements stridents et déchirants, limite on fonce à l'hosto pauvre bichette. Au final, après moult inspections mit cris indignés et tympans malmenés, il est clairement prouvé qu'on n'a bien affaire à une Epine Invisible, aussi connue sous le terme d'Epine Bidon. Ya qued' dans son dessous de pied, raaaaaaa. Le seul moyen de la faire taire? Lui dire que "rien à balancer ton pied, on t'ampute, ou rien". Avec un air ultra détaché, rien à péter. Bizarre, après elle trotte parfaitement. Vraiment très curieux.


Où Angel se transforme en patate de canaprout

Non mais j'en suis à mon dernier Vargas emporté dans ma valise, c'est duuuuuur, comment je vais faire? Pour économiser, après le déjeuner, au lieu d'aller siester avec les zouzous, ou de bouquiner sur la terrasse, je me vautre dans le gros fauteuil, avec les jambes posées sur le pouf, et enroulée dans une grosse couverture. Et je regarde quoi je te prie? Miss Marple! Ouais! Un cadavre dans la bibliothèque, mais comment c'est possible, ah la la la, quel mystère!! Plus de deux heures trente pour avoir la solution, qui présentait tellement peu d'intérêt que je l'ai déjà oubliée, je trouve que j'ai eu de la constance. Mais je ne me suis pas endormie, c'est déjà fort. Si.
Ah de la grande télévision, je ne vous dis que ça. Et même pas un beau gosse dedans, hein. Je suis totalement héroïque.

Où l'on prend le vrai bateau pour se rendre à la plage

Les enfants voulaient absolument absolument absolument prendre le bateau, et donc voilà, au lieu de la plage du centre-ville, on retourne à la première plage, via le bateau, 20 minutes de traversée, ils sont ravis, tant mieux. Surtout que pour les faire patienter en attendant que le bateau arrive à quai, on a finalement cédé et acheté des bonbons sur le port, sur le stand qui coûte un oeil. Chéwi a fait un infarctus en voyant la douloureuse, mais les deux ouistitis planent à trois mille et comme ils en donnent aussi au ptit frère, ben voilà, quoi, ce sont les vacances. Mais dans leurs rêves pour qu'on leur en rachète, avec cette somme, on pouvait avoir facile 40 chichis, soit de quoi nourrir une PtitePatate pendant deux bonnes semaines - ou 20 PtitesPatates pour un goûter.

Où PitiGasson se promène avec un caillou dans son maillot

Comme à chaque fois que PitiGasson trouve quelque chose qui lui plaît sur la plage, il vient me le montrer. Cette fois, ce n'est ni un crabe, ni un bernard l'hermite, ni une moule, ni une coquille d'huître, non c'est un caillou, un petit galet blanc:
- C'est mon porte-bonheur! Regarde! Je ne veux pas le perdre hein!

Je le regarde, bon, on est sur la plage hein, il est en slip de bain, donc bon ben voilà, je lui dis de glisser le caillou dans son maillot, pour être sûr de ne pas l'égarer. J'aurais bien proposé mon sac, mais le côté porte-bonheur à distance, il n'est pas très convaincu.
Au final, même après avoir remis son boxer pour rentrer à la maison, il gardera le caillou euh... là. On s'en rendra compte au moment de la douche, mais didon toi, t'as un caillou dans ton boxer, ou bien? Bah oui, banane, c'est son porte-bonheur, il le garde! Okkkkkkkk. Ne pas contrarier les petits garçons de moins de 6 ans.


Où Angel fulmine un peu quand même

Sur la plage, économisant toujours mon Vargas, et surtout relativement anxieuse de savoir où je vais pouvoir acheter les livres suivants, je consulte le Petit Plan de la ville, tu sais, l'espèce de petit livret avec un grand plan dépliable, que tu le déplies une fois et plus jamais tu réussis à refermer le livret correctement. Tu y trouves aussi un index des rues, et une liste des différents commerces, adresses importantes, et numéros d'urgences ou utiles. Je cherche des librairies, je veux les situer sur la carte, afin de pouvoir réfléchir à un circuit Cherche Vargas le lendemain matin. Et là, la claque. J'ai beau lire et relire le biniou dans tous les sens, chercher de page en page, ne croyant pas ce que je vois, mais la vérité nue est là: aucune adresse de librairie dans ce torchon. Ah ça, si tu veux un ouvrier zingueur, ou une fabrique de couteaux, tu trouves. Une librairie, non mais attends ça n'intéresse personne hein, donc y'a pas. J'ai regardé à Culture&Loisirs, bah t'as le casino, les médiathèques, et des cafés aussi, et pis pas grand chose d'autre, en tous cas, zéro librairies. Ben nous vla bien. Ca va être easy easy demain didon. Au pire je pourrais aller à la fabrique de couteaux me procurer de quoi zigouiller l'auteur de cette nullité. Non mais.

Où Chéwi fulmine un peu aussi

Non mais franchement les gens hein, des fois on se demande. Chéwi il laisse la pelle sur le sable, à côté du seau, et des petits moules tortues et poissons, juste le temps de courir après le PtitPapoose qui se débine loin loin loin, et quand il revient, apu la ptite pelle verte. Beh? Il regarde alentours, il cherche, il cherche, et il trouve. Plus bas sur la grève, il y a un gros gars, qui se balade avec notre pelle. Parce que bien sûr une pelle avec un seau et des moules pour les ptits zenfants, avec tiens, des enfants partout sur la plage, obligé, c'est une pelle perdue, et il se devait de la récupérer hein. L'hallu. Le sans-gêne des gens ça tue un peu Chéwi qui va donc récupérer la pelle auprès du type. Ben oui monsieur, t'es gentil, mais c'est la pelle de mes enfants dans ta main là. Je sais c'est fou, mais on n'a pas envie de te la donner, et on te l'aurait bien prêtée si t'avais demandé, mais comme t'as pas, ben tanpiche pour toi, malpoli!
Raaaaaa, on va devoir mettre un anti-vol sur le seau si ça continue.... Pffffff.

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 9

Jour de ménage!

Où l'on s'active

Non mais ok on s'est levés tard parce que clairement, on a réussi en une grosse semaine à avoir un rythme complètement décalé, avec des horaires de dodo avoisinant les 23h30/9h30, lalalalalala, mais ce n'est pas une raison pour ne pas se remuer le tutu, alors hophophop, répartition des tâches, on met les équipes sur pied, c'est facile, Chéwi part avec les enfants, objectif Monop' avant fermeture et marché, et je reste à la zonmé, avec l'objectif Place Nette, parce que la joulie maison tute blanche du monsieur célib', au bout de 8 jours de piétinnage par une famille de cinq zinzins, ben elle ne l'est plus vraiment, tute blanche.

Au programme de mon côté donc, aspirateur sur les deux étages, que franchement l'aspirateur il n'est pas hyper coopératif pour monter l'escalier comme un grand, faut le porter, alors que bon, atta MaPatate il le monte très bien tout seul lui hein, pfffff. Puis lessivage des sols, notamment la salledeb' et son fichu parquet blanc, que tu le lessives ET tu l'essuies à la serpillère dans la foulée, sinon c'est à refaire, le gars il a une femme de ménage, stobligé, sinon il devient dingue, ou alors il a un mental d'acier, faut voir. Serpillère dans la grande salle aussi, vu qu'on y mange le soir, c'est un peu le carnage, certaines petites personnes aiment à manger seules et du haut de leur chaise haute, il y a comme des chutes inopinées d'une grande variété de produits alimentaires... Evidemment je range aussi le dawa dans les chambres, la salledeb', le salon, la cuisine, toussa toussa. Et comme j'ai peur de m'embêter, je lance des lessives, à étendre ensuite, c'est merveilleux, c'est les vacances, c'est youpi. Si.

Au final, Chéwi rentrera en ayant raté le Monop', mais en ayant dégotté de délicieux blancs de seiche, et un ptit chèvre pas dégueu au marché. Il trouvera sa pauvre femme, écroulée telle la bouse de base, le cheveu en bataille et l'oeil mort, vautrée dans le fauteuil devant la télé et une rediffusion d'un chef d'oeuvre de la télévision française, à savoir Les vacances de l'amour, merci la TNT. Comme tu t'interroges et que je ne veux pas te laisser dans le noir, je te le dis, c'était l'épisode où cet abruti tarte de José se fait capturer par une folle tueuse. J'ai bien rigolé, du fond de mon coma.

Où après cette fin de matinée active, je vais m'écrouler à la plage

Je tiens à préciser que les enfants, Chéwi et moi sommes des grands grands grands fans du Passeur, le gars qui avec son tit bateau à énergie solaire là, te fait traverser le port et gagner un bon quart d'heure de marche. C'est rapide, c'est moins de trois minutes d'attente, c'est compris dans le forfait transport, et c'est dépaysant - bah oui, chez nous on ne prend pas trop trop le bateau pour aller faire nos courses chez Pionch hein. Arrivés à la plage, après la jolie tite balade le long des anciens remparts, les enfants joueront des heures dans le sable et les vagues, pendant que je lirai Vargas dans ce qui s'avère être le plus grand courant d'air du monde. Biiiiiiiih, un pare-vent, vite! Non mais la prochaine fois je viens avec ma couverture hein, j'ai froid, là, limite. Les mômes tu penses ils s'en fichent comme de leur premier pâté de sable que leur mère adorée soit entrain de geler sur place, ils continuent à faire les fous. Et le marchand de chichis est fermé, c'est profondément injuste!

03 août 2009

angel est ré ta mée

Le truc c'est que quand tu fais une sieste parce que t'as un peu de sommeil de retard, et qu'au lieu de dormir 2 heures tu en dors 5, tranquille, quand tu te réveilles tu sais pas trop où tu es qui tu es ni comment tu t'appelles, par contre ce que tu vas bien savoir, c'est qu'à 4h du mat' t'es encore réveillée parce que le cycle de ton dodo tu lui as un peu beaucoup marché dessus... Et quand la tondeuse passe à 8 heures le lendemain matin, réveillant LaPatate qui se projette en dehors de son lit pour aller réveiller les deux autres, beh tu te retrouves avec ton sourire aimable coincé dans ton auguste fessier toute la journée, et le soir venu, tu veux juste manger ta salade de roquette devant la sixième saison d'Entourage et aller te pieuter avec Jean-Baptiste. Bah voilà.

Donc, tu en déduis logiquement que demain il y aura deux billets de vacances, et tu as raison.
Le monde est bien fichu quand même hein.

02 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 8

Maman les ptits bateaux qui vont sur l'eau...

Où l'on se lève tard et c'est tant mieux

Rapport que bien sûr quand LaPatate s'endort à minuit presque, il se lève un peu tard, et que donc tout le monde continue de dormir vu qu'il faut bien le dire, notre réveil-matin c'est lui. Enfin on s'en fiche, on peut être super rapides quand on veut, et nous voilà dehors, il fait beau, il fait chaud, on est frais et dispos, go go go.

Direction le musée maritime. Alors si tu t'imagines que c'est un musée normal, ben pas du tout en fait. Il s'agit simplement de deux bateaux, définitivement à quai, pas loin de l'Aquarium: un chalutier, et un bateau stationnaire météo. Le temps de laisser la poussette à l'accueil, et nous voilà à bord du chalutier.

Donc bon moi je te le dis toussuite, le chalutier pour ma part, c'est no way. Super pas tripant hein. C'est petit, c'est pentu sévère dès lors qu'il s'agit de descendre une échelle, que tu flippes grave de te ramasser l'intégralité de dentier sur le sol en métal bosselé, c'est étroit, et ça zigouille de la poiscaille à tour de bras, brrrrrr, l'ambiance n'est pas particulièrement guillerette on va dire. Mais les enfants prendront plaisir à jouer au capitaine, ou à remonter l'ancre - pour de faux, oui, ils ne sont pas si costauds!

Par contre le navire stationnaire là, je vote pour. C'est un grand bateau, très joli je trouve, qui avait pour but de faire des relevés météo, mais pas que: il y avait à bord des biologistes qui s'occupaient des relevés sur les mammifères marins et les oiseaux, mais aussi une équipe médicale pour intervenir d'urgence au cas où il y ait un souci dans les bateaux de pêche environnant, en pleine mer, j'avoue que ça peut être utile, et même un peintre. Une vraie micro-société, ça donne envie... Il est à quai depuis les années 60 je pense, et est resté en l'état. Ambiance très réussie donc, pour un mini voyage vers le passé. Les cabines sont spacieuses, vraiment jolies, certaines sont accessibles et les enfants se jettent sur les lits, ils s'y croient... Allez, l'année prochaine, on part en croisière? (Nan je déconne, j'ai le mal de mer!)

Où La Lutine et sa mère sont prises d'un nouvel accès de flemmingite aigue

Après la sieste, les éléments féminins de la famille, voyant que les nuages sont de retour, décident que niet, on ne sort pas. Ah mais c'est qu'on est en vacances, ça va bien aussi hein. Chéwi sort avec les garçons explorer les marais tout proches, tout pourris, et pour se rattraper, il leur achètera des chichis (encore!) et après une balade sur le vieux port, rentrera avec le passeur, ce qui les enchantera. Papa c'est le meilleur hein.
Nous on s'en fiche des chichis, LaLutine a rédigé son journal intime avec force dessins et collages, et j'ai lu d'une traite le 5ème Vargas ( Sans feu ni lieu, vraiment pas mal du tout!). Addict? Mais pas du tout!

On notera pour la postérité, que passant devant un cybercafé fermé depuis un bail je pense, je n'ai ressenti qu'un minuscule petit pincement de manque. Et je n'ai même pas cherché s'il y en avait un autre en ville. Ah ah. Non mais ça méritait d'être dit.

01 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 7

Mais mais mais il pleut?

Où Chéwi fait preuve d'un grand courage

Il faut se rendre à l'évidence, passé le moment où l'on a finalement extrait nos riants visages de nos fessiers respectifs, sta dire après avoir bullé en petit déjeunant soit devant les dessins animés, soit devant Vargas ou Yourcenar pour les plus intellectuels d'entre nous qui se reconnaîtront hin hin hin, ce matin, il FLOTTE. Et pas qu'un peu. Bah mince alors. Qu'est ce qu'on fait? Rien pardi, on glandouille, c'est un art que l'on commence à bien maîtriser il faut dire. Mais Chéwi ne l'entend pas de cette oreille, il faut qu'il sorte, sacrebleu, et ça tombe bien, il s'est acheté deux jours avant une mâââgnifique cape de pluie au Monop', okazou, et le kazou c'est là toussuite, gé-nial! (cet homme est fou, c'est officiel) Il sort donc de sa pochette la cape, la déplie, l'enfile.

Comment dire. Tu vois le serial killer dans Souviens-toi l'été dernier? Le même, le crochet en moins. C'est qu'il ne restait plus qu'une taille XL au Monop', et en plus c'est une cape... pour faire du vélo, elle est donc immense et lui descend en dessous des genoux. Mouhahahahahahaha. Bleu marine, parce que vraiment il ne restait que ça, je vais mourir de la rigolitude. Mais Chéwi est plus fort que tout, on parle quand même de l'homme qui est capable de sortir en K-Way vintage 1986 vert poubelle s'il le faut - mais là il l'a "perdu" ( ***sifflotte***) avant de partir en vacances c'est bête didon ( ***sifflotte²***) donc on a du acheter la cape de tueur au crochet. Bah il équipe la poussette de LaPatate, et direction le grand dehors. Sauf que la porte de la maison ouverte, PAF, il ne pleut plus. Muhuhuhuhuh. Oh ça va hein.

Où l'on décide que vu le temps légèrement périlleux, on va aller shopper à la Coop

Alors la Coop c'est quoi? Beh c'est une tite supérette de rindutou, avec quelques primeurs en devanture, plutôt bon marché, et de l'épicerie et du bourdel dedans. Alors les prix c'est euh, intéressant on va dire. Comme qui dirait que le monsieur de la Coop il a tapé des prix au hasard, mais toujours très très haut, en fait. Si tu veux faire tes vraies courses là, je pense que tu peux facile doubler ce que tu dépenses d'habitude. Ou alors t'arrêtes de manger, c'est une option. Ca se discute, comme dirait l'autre. Bah on y trouve des chipes pour l'autre zozo intoxiqué, c'est déjà ça.

Où l'on va se balader au grand parc

Alors au miyeu de la ville t'as un immense parc, limite qui coupe la ville en deux tu vois. Super long, il descend jusque la plage. Il est superbe ce parc, fleuri, avec des tites rivières, des tits ponts choupis, et même toute une partie avec des animaux, des oiseaux, des canards, des paons - je n'ai jamais vu autant de paons d'un coup que dans ce parc, la volière devait en contenir plus de 8, ainsi qu'un couple de paons blancs relativement somptueux... On y trouve aussi des daims, des biquettes, un baudet du poitou, des oies, etc etc etc. Autant vous dire que LaPtitePatate est ravi et les deux autres aussi... Quand on rentre le soir venu, on passe par la plage faire un coucou au grand dragon des sables, adoré et vénéré par LaPatate dont le but unique dans la vie est de lui grimper dessus, ce qui est bien sûr formellement interdit par les deux gardiens qui veillent la bête jour et nuit. On cherche aussi désespérément des cartes postales sympas, mais on fait chou blanc, franchement, c'est mosse mosse mosse. Beurk.

Rentrés à la maison, on trouve que kamème, c'est un peu la classe de prendre sa douche sans être recouvert de sable. Si.


31 juillet 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 6

Le jour de la fleeeeeeeemme

Où on est en vacances bon sang!

C'est le matin où personne n'est motivé, on se lève il est plus de 9 heures, l'énergie est au plus bas, et si on avait prévu d'aller visiter les tours, le moment venu, tout le monde traînasse. Bah. Et après tout? On est en vacances que diable... Les enfants se vautrent alors au fond du canaprout, dégustant les dessins animés de Gulli qu'ils n'ont pas à la maison... Chéwi prend du temps pour prendre son café, avec un bouquin, peinard. Je vais m'asseoir sur la terrasse, les doigts de pied en éventail, pour finir mon troisième Vargas, le 4ème déjà à portée de main... J'irai même me recoucher un moment, parce que quand ça ne veut pas, ça ne veut pas...

Chéwi qui a toujours eu depuis que je le connais les pieds baladeurs, décide d'emmener LaPatate jouer au square, histoire de défouler le PtitPapoose. Sauf qu'il ne trouve pas le square, parce que depuis que je le connais, il a toujours eu un sens de l'orientation tout pourri... Qu'à cela ne tienne, l'homme a de la ressource, il emmène donc LaPatate jouer dans la fontaine devant l'Aquarium, celle qui lui a déjà tant plu la veille. Eh beh. Bonne idée mwajdi. L'enfant revient trempé jusqu'à la couche, les sandales oranges devenues marrons tellement elles sont détrempées... Il est R A V I. Mais alors il exulte! Jouer et courir au milieu du ballet des imprévisibles jets d'eau, quel plaisir délectable. On est en vacances, no problemo, no stress, on marche sur le chemin de la zénitude et on frôle le nirvana hein, alors on le déshabille, je mets ses vêtements à sécher dehors, et il se barre à pwal pour réclamer ses sacro-saintes chipes, afin de remonter sa barre d'énergie.

Où le glamour s'en prend un coup

Alors ui je trouve que les pantacourts en jean, c'est super sympa l'été, je m'y sens bien et je trouve ça chouette, mais, là, sous ma douche, il me faut bien constater la triste et peu glamour réalité: le bronzage bicolore vanille/chocolat c'est juste atroce. La démarcation est bien nette à mi-mollets, biiiiiiiiih, c'est affreux. C'est que je n'aime pas trop trop me baigner dans la mer, l'eau salée spa mon truc du tout, et donc je reste juste assise ou allongée sur ma rabane, et je bouquine. Pas de maillot. Ca me gonfle. Et donc au final, un bronzage euh, hasardeux on va dire. Ok on va mettre une robe, histoire d'essayer d'harmoniser le truc sur la plage. Mais ça ne va pas se faire en une fois, lalalalalalalalala. Grumbllll.

Où des fois la plage hein, on ferait mieux de rester dans son canapé/sur sa terrasse

Non mais attation, il faut le dire, la plage quand le vent est bien costaud au point de te flanquer la poussette par terre, et de t'empêcher de lire ton bouquin, que la marée est si basse qu'il faut parcourir un chemin vaseux pour accéder à la flotte salée, que t'as oublié ET la bouteille d'eau ET le goûter - LaPatate ira direct à la baraque à chichis, il ne perd pas le nord, lui, que La Lutine elle veut des wawas tussuite et que ceux de la plage sont fermés, que tes voisins de plage sont des super beaufs dont un qui parle super fort super vulgairement alors qu'on se fout éperdument de ses histoires mais que t'es obligé d'en profiter, alors que tu t'es mis bien loin de lui au départ, mais il a la voix qui porte, il faut se rendre à l'évidence: ce n'est pas un bon jour, on reviendra demain, hop, on plie le camp!

Surtout que bon, on vient juste d'éviter à un chtit crabe une mort horrib': PitiGasson ayant appris que les crabes vivent sous les pierres, et ayant trouvé dans l'estran un tit crabe sans maison, s'apprêtait à lui balancer une grosse caillasse sur le dessus de la calebasse, en guise de home sweet home. De l'immobilier comme monument funéraire, par un gamin de 5 ans et demi, youpi.
Allez zou, on rentre!

Où le coucher de LaPatate, c'est sportif!

Quand tu es l'heureux parent d'un PtitPapoose de deux ans et quelques, qui a pour habitude de s'endormir dans son lit à barreaux en écoutant son CD de berceuses tout en tenant la main de papa ou maman, et que tu te retrouves en vacances sans poste pour lui mettre son CD, et avec un lit parapluie aux côtés fermés, tu te retrouves un peu enquiquiné. Un peu.
Au final tu te perches sur ton propre lit, qui a l'avantage d'être haut, tu laisses tomber ton bras dans le lit du MoustiqueHystérique, pour lui donner la main, et tu chantes. Sauf qu'il ne veut qu'une souris verte qui courait dans l'herbe. En boucle. La chanson de la baleine aussi. Et qu'on lui raconte Boucle d'or et les trois ours. Trois fois de suite. De mémoire bien sûr. Donc tu déboites l'épaule et ça dure 45 minutes. Re po sant, c'est ça le mot que tu cherches.

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 5

Iiiiiiih les tits poâââssons!

Où on se lève tôt, et c'est un exploit.

Ah mais c'est qu'on n'a pris un rythme un peu spécial en déjà 4 jours, et croyez-moi sur parole, ça ne s'est pas amélioré le reste des vacances, on a toujours tourné avec une heure de coucher des enfants vers 23h00 et un lever vers 9h00, lalalalalalala, la perfectitude à l'état pur, on peut dire.
Mais ce mercredi matin, ça rigole pas, j'ai réglé l'alarme de mon portable sur "ultra pénible", je crois que s'appelle Alerte comme sonnerie, crois-moi, ça te réveille cash, rapport que j'avais moyen confiance dans le radio-réveil de notre chambre, vu mon expérience plus que réussie avec la machine à laver.

Donc à 7h00 debout les gens, hophophop on saute des lits, on saute dans les fringues, on saute dans la couisine, on avale son ptit dej' fissa, et on FONCE. Pourquoi? Parce que je - ne - veux - pas - être - en - retard - à - l' AQUARIUM nom d'un petit canard en plastique! Rapport que je me doute que l'endroit est giga fréquenté et ultra touristique, et qu'il me semble que le seul moyen d'éviter l'affluence est d'arriver à l'ouverture, soit 9h00. Comme on a un chouïa traîné, on est arrivé à 9h10 mais on avait déjà les billets, malin. Et croyez-moi, ça a payé!

Où on découvre un aquarium fa bu leux

Arrivés dans les 10 premiers, on a l'Aquarium quasiment pour nous tous seuls, visiblement les miyers de touristes de la ville sont encore entrain d'écraser leur matelas comme des grosses feignasses. Et si tu as déjà visité un aquarium où ton loupiot il doit faire la queue pour voir le début d'un poisson-clown, crois-moi, tu apprécies la tranquillité et le silence quasi religieux de l'endroit!

Surtout que le spectacle est sublime. Cet aquarium est immense, il y a beaucoup d'espace pour circuler, des murs entièrement vitrés accessibles à tous - MaPatate a a do ré, et quand les aquariums sont un peu en hauteur, il y a des petites marches pour les minus à pattes. Les décors sont soignés, pas du tout clinquants façon coffre de pirates ou autre, vraiment très beaux et évocateurs, et la scénographie est variée, on ne se lasse jamais: entrée façon sous-marin, tunnel des méduses, aquariums immenses vitrés du sol au plafond, avec des impressions de vertige assez costaud, vitre recourbée pour un effet de profondeur surprenant, grotte sous-marine, salle obscure avec poissons phosphorescents, plafonds d'eau et poissons avec puits de lumière, poissons projetés au sol - MaPatate n'osait pas marcher sur l'image, les deux autres s'en sont donné à coeur joie, et pour finir une zone tropicale merveilleuse, avec des tortues - l'une d'entre elle a fait un plongeon remarquable, largement aidée par LaPatatePousseuse, humhum, des piranhas et des fleurs tropicales, raaaaaaaaaaa.

On y a vu des poissons qu'on n'avait jamais vus auparavant, comme le poisson Napoléon, (cf photo) totalement délire que tu croirais qu'il est sorti d'un dessin animé de Disney, ou le poisson-ballon jaune citron. C'était biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiien! De loin le plusse chouette aquarium de tous ceux que l'on a visité. Je recommande chaudement. Bref.

En sortant de l'aquarium, il y a une fontaine au sol, les garçons s'y sont bien amusés, mais j'en reparlerai...



Où tu rencontres la femme aux tongs blanches pour la troisième fois

Non mais y'a quand même des coïncidences des fois tu te demandes. Rapport qu'il y a kamème des miyers et des miyers de gens dans cette ville, et donc voir trois fois la même personne en 4 jours, je trouve que c'est assez délirant. Je t'explique. La première fois je la vois en revenant du Monop' le dimanche matin avec PitiGasson, elle marche devant moi sur le port, je la remarque parce qu'elle pousse une poussette double, et que je trouve amusant le contraste jupe habillée, top habillé, tongs blanches en plastoc' à 2 euros. Les tongs c'est vraiment le détail qui flashe, quoi. Je la revois le lundi aprem' quand on va à la plage du centre-ville. Et là, la gonzesse assise à côté de nous sur la plage, que j'ai remarqué parce qu'elle est tute seule avec ses deux mouflets, un petit gars choupi et une ptite loupiotte aux grands yeux, je ne fais pas le rapport toussuite, mais quand elle s'en va, avant nous, elle enfile les tongs blanches à 2 euros, et BINGO, je capte la poussette, les fringues classes. Bah ça alors.
Ca m'a bien amusée, mais je ne l'ai plus revue de toutes les vacances, et j'avoue, j'étais déçue...
Madame avec les tongs blanches, si tu lis mon blog, coucou!

30 juillet 2009

angel t'aime

Non mais si je te jure je t'aime d'amour même.
Mais ce soir, pas de billet pour raconter les ouacances, si je suis en forme je t'en mets deux demain, ce sera la classe.
Juste là, après mon 1000m plouf de ce matin, la toupine de ma fille invitée à la zonmé, la séance kiné de la donzelle, les courses, le piétinage devant l'immeuble pendant une plombe parce que je m'a gouré de trousseau de clés comme une andouille - oui merci Amélie et Drenkinoute de m'avoir offert le même porte-clé, ça peut créer des malentendus hein, pis les douches, le repas, le bullage un peu, LaPatate qui met trois heures à s'endormir - j'exagère à peine, et pis oui j'avoue j'ai joué à Animal Crossing Wii, beh voilà, il est tard, et ma pizz' m'attend.
Donc oui je t'aime, mais là, ce sera demain hein.

Tu m'en veux pas, c'est parce que t'es une vraie moutmout choupi. Bisous, tiens.

Non pis faut que je sache comment finit le dernier Vargas ( Dans les bois éternels ) aussi.



Piiiis bon, en plusse, aujourd'hui y'avait blogage sur mes deux autres blogs hein, c'est déjà bien, et ce n'est pas rien. Et toc
.

29 juillet 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 4

Le jour de la lessive

Où tu te demandes si le lave-linge est hanté

Eh oui, déjà trois jours qu'on est là, la maison commence à être un peu craspouek, la pauvrette, elle passe d'un célib' à une famille de 3 enfants, ouhla, elle s'en prend plein la tronche, staffreux. Au programme de la matinée, on passe un coup de balai et un coup de serpillère, on range le dawa, et on fait une lessive, parce que oui, une tenue par jour pour 5 personnes pendant 3 jours, ça fait 15 tenues à laver, tu calcules trop bien didon, et ça te fait une machine ça mon bon monsieur. Le lave-linge, donc.

Comme à chaque fois que tu approches un lave-linge pour la première fois par la face nord, tu flippes. Rapport à un ancien trauma adolescent mettant en scène une maman un peu furax et une ado demeurée, qui doit OUVRIR le lave-linge - et qui restera plantée devant plus d'un quart d'heure avant d'y arriver. Alors, étudions la bête. Son propriétaire a été très clair: elle fonctionne parfaitement, mais elle a une fâcheuse tendance à clignoter de tous ses voyants de façon totalement hystérique au démarrage, sans que cela ne porte à conséquence. Ok. On va lui parler doucement, donc.

Déjà, essayer de voir comment s'ouvre le tambour. OK, facile. Mettre le linge. Fait. Rajouter lessive et adoucissant dans les compartiments ad hoc, fait aussi. Refermer le tambour, mission accomplie. Fermer le capot de la machine, facile. Chercher quel programme lancer, bah tiens le Chrono 40° là, nickel, ça dure 40 minutes en plus, c'est far-pait. Je tourne le bouton, j'appuie sur le bouton du démarrage, et ça se met à clignoter dans tous les sens. Je reste calme. Ca continue à clignoter de façon démentielle. Je respire par le ventre. Ca a l'air de se mettre en route, donc je m'en vais.

Deux heures plus tard, je m'inquiète de ma lessive. Ah c'est arrêté. Après ouverture du tambour, le linge est gorgé d'eau, et le niveau de l'assouplissant n'a pas baissé d'un millilitre. Euh? Je lance un rinçage, puis un essorage. Au final, le linge est essoré, mais il n'a clairement pas été lavé.
Je
respire
par
le
nez
et je relance un programme Chrono 40°, parce que quand on est con, on ne fait pas semblant hein, on y va à fond, on n'hésite pas, on remarche dans le caca, et avec le sourire en plus, hop.

Et puis je me casse à la playa avec ma tite famille, parce que ça va bien 5 minutes le lave-linge demeuré hein, je suis en VA CAN CES faudrait voir à ne pas l'oublier.

Of course, de retour de la plage plus de 4 heures après, le lave-linge n'a pas rincé ni essoré, ni même lavé. Et il ne veut plus me rendre mon linge du tout en fait. Il me faudra user de ruse pour finir par ouvrir le biniou, constater le non-lavage de nos fringues, et relancer le machin avec un programme à 30° et 30 minutes, en le surveillant comme le lait sur le feu.

Après trois doses de lessive et deux d'assouplissant, et plus de 8 heures de temps, j'ai réussi à faire une lessive, non mais attends il n'y a pas de petite victoire dans la vie, danse de la joie, youhou tralala, et plus vite que ça encore. Comment ça il faut l'étendre maintenant? Pffffff, rabat-joie!

Où au final, tu te dis qu'un mal entraîne un bien

Parce que si tu te souviens de l'année dernière, et de la grosse poussette sur la plage et de ce qui en a découlé, tu finis par te dire en voyant avec quelle facilité tu portes à l'épaule la poussette vide le temps d'aller la déposer sur le sable, pendant que MaPatate tient la main de son pôpa, et à quel point elle est utile chaque jour, vu tout ce qu'on marche, que ce n'était pas plus mal que l'autre poussette décède si peu de temps avant le départ en vacances... Parce que là ce n'est que du bonheur, maniable, légère, portable, elle fait de plus un superbe range-vêtements sur la plage, posée face aux vagues. LaPatate aime aussi à venir s'y assoir à l'occaz, pour y savourer ses chichis en toute peinarditude... Une bonne chose, donc. Qui aurait cru?
C'est la troisième après-midi à la plage, et déjà je regarde la nouvelle poussette avec les yeux de l'amour. En plus avec son bleu atlantique, elle est raccord avec le paysage, autant dire qu'elle frôle la perfection. Youhou!
Quoi??

[interlude] PitiGasson et son doigt

Au cinoche avec mon PitiGasson.
On attend que la séance commence.
Pour l'occuper j'ai dégainé le tel portable, et je prends des photos de ses grimaces.
Il tend avec insistance son index devant l'objectif.

- Mais pourquoi tu veux que je prenne ton doigt en photo?
- Parce que c'est mon doigt le plus intelligent.
- Hein? Comment ça?
- Ben oui à l'école, c'est lui qui donne les bonnes réponses.
- Ah okkkkkkk.


Donc voilà, le doigt le plus intelligent de PitiGasson, 5 ans et demi passé, entre en CP dans moins d'un mois et demi, et qui me surprendra toujours:


28 juillet 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 3

On s'OR GA NI SE!


Où il faut se procurer des pass pour les bus, et vite!

Le lundi matin, tu te réveilles, et tu te dis que ça va bien les counneries, faut prendre les choses en main là, et s'organiser un minimum, sinon on va finir complètement fichus en moins de 4 jours. Donc direction la grande gare des bus, pour y acheter les fameux Pass, qui te donnent un accès illimité pendant 7 jours à tous les bus, les bus de mer (des bateaux, oui) et au système de vélos. Youhou. Mais le truc ballot tu t'en doutes, c'est que déjà faut y aller à cette grande gare, et que bien sûr il va falloir y aller avec tes pieds. Donc tout le monde debout, on s'habille, on déjeune fissa, et éjection dans la rue, on se bouge le tutu, c'est parti. Bon ben déjà c'est loin, ok, mais tu passes par le Vieux Port, et ensuite tu remontes dans la grosse artère marchande de la ville, qui est loin d'être dégueue à regarder, surtout pour une serial shoppeuse, pouf pouf pouf. Après un ptit quart d'heure de file d'attente avec enfants/balles de ping pong, voilà que la gentille dame m'annonce que mes pass me coûteront deux fois moins cher que ce que j'avais lu, youhou, mais qu'il faut les retirer à l'Office du Tourisme, euh?

Ah. Bah tiens. L'Office du Tourisme, comme dans le grand bâtiment à moins de 15 minutes à pattes de la zonmé, tu veux dire, madame? Hum? Oui? Ok. Respiration ventrale activée, et pillage d'absolument TOUS les horaires de bus disponibles, même ceux qu'on n'empruntera jamais, na! Bah donc rapatriement de la petite troupe vers l'Office du Tourisme. Lalalalalala. Ceci dit, on ne râlera pas, parce que 24 euros la semaine de transports (bus, bateaux, vélos) pour 4 personnes (MaPatate il voyage à l'oeil, c'est parce qu'il est choupitrognon, je crois), on va dire que ce n'est pas partout non plus hein.

Où l'on change de plage

Et donc direction la plage du centre ville, qui a l'immense avantage d'être plus proche et d'avoir un très joli chemin pour y aller, et moi, je veux bien marcher, ok, mais que si c'est beau. Sinon, non. Je fais de l'élitisme pédestre, faut le savoir. Et donc à côté de la plage, il y a une barraque à bouffe, tu t'en doutes. C'est là qu'on commet l'erreur fatale: on achète à nos zonfants chéris un sachet de chichis, ou chourros, à savoir ces longs beignets recouverts de sucre. Si LaLutine et le PitiGasson (et moi ok) on trouve ça bon mais sans plus, MaPatate, lui, a une totale révélation: voilà l'aliment que visiblement il a attendu pendant ses 27 mois d'existence! Il est ex ta ti que. Youhou. Il en mangera quasiment tous les jours jusqu'à la fin du séjour, allant jusqu'à nous réclamer des sous pour aller limite se les acheter lui-même - mais c'est ballot, le gars de la barraque à bouffe ne comprend pas le Patatoïde... Arf. Et t'as pas intérêt à essayer de lui tirer ses chichis, parce qu'il peut être féroce, l'animal!

Où l'on trouve que le Monop' n'est pas très hospitalier

Et parce que bien sûr les pauvres touristes que nous sommes avons besoin de nous sustenter, nous retournons dans cet antre du démon. Et puis LaLutine a besoin d'un produit spécifique - et qui coûte la rétine de mon oeil gauche environ, afin que sa tignasse survive à 15 jours de bord de mer, parce que là, au bout de trois jours, c'est la totalité des Jackson Five à elle tute seule, la pauvrette.

Il est écrit qu'en période estivale le Monop' est ouvert jusque 20h50, visiblement 21h00 c'était trop rond comme chiffre, ils n'ont pas aimé. Tu te dis trop la classe, rapport que tu rentres tard de la plage, parce que tu y vas après la sieste de LaPatate, et que tfassons la fin d'après-midi c'est le mieux, c'est comme au square hein, dès 18h30 t'as la moitié des gens qui se barrent pour aller donner le bain, pffffff, les nazes. Bref, t'arrives au Monop', il est 20h30, tu veux deux trois bricoles pour compléter le repas du soir, tu laisses tes fistons et leur papa à jouer avec la voiture rouge à l'entrée, et tu files avec La Lutine en bas, au rayon alimentation donc. Et là, ça fait même pas 5 minutes que t'es là, à choize tes yahouts natures, que la moitié des lumières du magasin s'éteignent. Ok. On a compris le message, faut dégager. C'est hospitalier ce magasin, ouhla, ça fait envie hein. Limite après tu cherches tes chipes dans le noir, c'est pratique. Pfffffff, tiens.

Où tu te retouves avec une paire de ciseaux de cuisine dans une main, et un maillot de bain neuf dans l'autre

Alors la veille, l'un des objectifs c'était de dégoter un maillot de bain joli pour LaLutine, car le vendredi soir en finissant de remplir sa valise, on s'était rendu compte, elle et moi, que son maillot habituel était tellement défraîchi qu'il n'en était plus portable, à moins que les bikinis jaune pisseux soient devenus fashion sans qu'on ne nous en ait rien dit. Donc je lui ai acheté un maillot très chic, rouge à tout petits pois blancs, avec des petites marguerites pour retenir les bretelles, ravissant, et qui m'a coûté la rétine de mon oeil (le droit), mais c'était le seul que j'ai trouvé de joli, donc obligé, voilà.

De retour de la plage, après le dîner, pendant que les enfants bullent devant Gulli et que Chéwi lance le lave-vaisselle, je rince les maillots. Et c'est là que je remarque qu'entre la doublure et le tissu du maillot de la damoizelle, il y a environ l'équivalent d'une dune de sable. Impossible de le faire sortir de là, à se demander comment il a pu y entrer. Je rince, j'étire le tissu, je le presse, impossible, pas un grain ne s'échappe. Ok. Nous voilà donc en présence de l'unique prototype de maillot de bain qui aspire le sable et ne le relâche JAMAIS. Réfléchissons.

A situation extrême, solution extrême, je vais chercher les grands ciseaux de cuisine, et à 23h00, j'attaque la doublure, je la découpe entièrement, afin de rendre sa liberté aux miyons de grains de sable emprisonnés. J'avoue que d'attaquer aux ciseaux un maillot tout neuf, ce n'est pas particulièrement une activité qui me réjouit, mais quand il faut, il faut. Et j'évite ainsi à ma fille la noyade à la fin des vacances, coulée par son propre maillot de bain, cela aurait été ballot, non?

Où tu te dis que tu as deux solutions pour le lendemain

1 te laisser bouffer par les moustiques
2 aller à la pharmacie ou au monop' ou que sais-je pour trouver un répulsif efficace

Parce que franchement, la citronnelle emportée dans nos bagages, on vient de tester, on est à la limite de la mouraison sur place par asphyxie. Les moustiques ne vont pas rencontrer grande résistance hein...

Au final on ne fera rien, parce qu'on est des grosses feignasses. Enfin quand je dis rien, c'est rien, à part se gratter et traquer l'ennemi à coups de tongs vengeurs...

27 juillet 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 2

Tout le monde à la playa!

Où tout le monde il veut aller sur la plage, et où cela prendra un peu plus de temps que prévu...

Depuis hier aprem' qu'on est arrivé ce serait bien d'aller poser nos tutus sur le sable, voire nos petons dans les vagues de l'Atlantique. On est venus pour ça, alors, c'est parti mon kiki, on y va. On est bien un peu claqué par l'expédition "remplis ton frigo" du matin même, Chéwi, LaLutine & MaPatate étant allés rendre une chtite visite à Môsieur Picard, tandis que PitiGasson et moi repartions à l'assaut de l'hostile Monop' parce qu'on n'est pas des feignasses, on peut réussir à tout faire avant 12h30 heure de fermeture des deux magasins, bien évidemment pas du tout à côté l'un de l'autre, ce qui a donc nécessité l'envoi de deux équipes de terrain. Fatigués ok, mais rien qui ne résiste à une bonne petite sieste. Attend, on est en vacances hein, faudrait voir à ne pas l'oublier!

Munis du plan de la ville, que j'avais demandé à l'office du tourisme plus de trois semaines avant notre départ, nous nous dirigeons d'un bon pas vers ce qui nous semble la plage la plus proche. On estime le trajet à maximum une demi-heure. Il fait un temps changeant typique du bord de mer, un soleil sublime voilé d'un coup par un groupe de nuages, avant de revenir nous imposer ses rayons caniculaires, etc etc.

J'ai la tête dans le plan, je suis con cen trée. Mais très vite, je suis dépasée par une évidence: les rues indiquées sur le plan ne correspondent en rien au tracé réel, et les rues que je traverse dans la réalité ne sont pas mentionnées sur le plan. Ok, on reste CALMES. Non je ne crie pas du tout, je suis zen, je suis en vacances, je marche avec la zénitude, je demande de l'aide à l'homme de ma vie, voilà. Chéwi et moi, en bons co-pilotes, essayons tant bien que mal de nous diriger, mais rien n'y fait, et au final on se retrouve complètement paumés, égarés dans le plus long rallongi du monde. Et crois-moi, ce quartier de la ville n'est franchement pas riant.

Déjà il n'y a personne, ensuite c'est moche, ensuite c'est immense et quasiment aucune plaque de rue pour essayer de te tirer de ton marasme. Tu te démerdes, c'est la politique de la ville dans ce quartier, je pense qu'ils y envoient les gens pour les bizuter en fait hein, c'est juste méchant! Mais avec Chéwi on prend le parti d'en rire, cherchant tous les qualificatifs possibles pour cet endroit sublime: coquet, plaisant, chatoyant, accueillant seront les grands gagnants. Parce qu'au final, au lieu de la demi-heure annoncée grand max, c'est bel et bien une heure quarante qu'il nous faudra pour rejoindre la plage.

Mais mais mais, comme nous avons le tutu bordé de nouilles il faut croire, on finira à mi-course par déboucher sur un sublime parc qui longe l'océan sur plusieurs kilomètres, jusqu'à la plage. Là, plus de poussette pour MaPatate, la liberté de courir sur les pistes cyclables, ou de grimper sur le dos complaisant de sa soeur. Les enfants sont émerveillés, le spectacle de l'océan est splendide, et le parc réellement magnifique! Ok on s'est paumés comme des gros nazes, mais on l'a fait avec classe et panache, non? Bonus non prévu au programme donc, balade dans un très beau parc où l'on peut voir un tit lapin déboucher d'un sentier, et où les papillons volettent au vent léger. Ouais ok il bruine un peu, mais rien de bien embêtant... la preuve, une heure quarante de marche, pas un seul loustic n'a moufté que c'était long ou qu'il était fatigué, ce qui est si exceptionnel qu'il faut bien le mentionner pour la postérité!

Au final la plage s'avère sympa, les vagues sont toutes gentilles, et les enfants sont rapidement en maillot et se baignent sous l'oeil vigilant de leur pôpa occupé très sérieusement à construire un château de sable, pendant que je me plonge avec délice dans mon premier Vargas... Le pied, enfin.

Mais il faut rentrer, tout de même, et là je m'emmêle encore complètement les pédales et dans les horaires de bus, puisque je décrète qu'il n'y a pas de bus le dimanche entre la plage et la maison, alors que, aïe aïe aïe, je me rendrai compte le lendemain qu'en fait le bus qui relie notre maison à cette plage ne passe QUE le dimanche et les jours fériés. Lalalalalalala. 40 minutes pour rentrer, en insultant généreusement le gars qui a osé dessiner le plan de la ville. On le soupçonne d'ailleurs fortement de s'adonner en loucedé à la respiration prolongée de substances illicites, on dit ça, on dit rien.

Et donc au final, personne ne s'étonnera que l'on ait trouvé notre repas du soir délicieux, car bien mérité, que l'on ait pris un plaisir immense à rester un bon quart d'heure sous la douche, et que bien sûr, on se soit endormi comme des bouses de base avant 23h00... Bah oui. Hein.

26 juillet 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 1

Le grand départ ou La grande transhumance


Où tu te lèves giga trop tôt

Et donc, obligé, tu pars trop tôt, avec tutes tes valises et tout tes sacs, et ta poussette avec un chtit gars dedans. Tu vas vite vite vite à la gare avec tout ton barda, en menant la ptite troupe. Tu arrives bien en avance. Et tu gardes ton avance, rapport que quand tu débarques à Montparnasse, après avoir enchaîné pas moins de trois trains de banlieue, ben ton tigivi il est dans une heure et demi. Lalalalalala. Bah spa grave, on va monter le camp au miyeu des gens, suffit de mettre les valises en rond pour éviter les attaques des méchants hein, et hop, déballage du picnic. Ca tombe bien, y'avait des chtits moineaux tout à fait mignons qui avaient faim aussi. Et ils viennent te picorer le sandouich au thon direct dans les mimines, c'est ultra adorable que limite tu te demandes si tu ne vas pas passer tes vacances juste là, à élever des bébés moineaux, c'est trop meuuuuuhggnnnooonnn.
Et puis arriver en avance, ça permet de bien étudier le terrain, je pense notamment aux petits explorateurs de photomaton et autres machines à bonbecs. Bah ça les occupe, c'est déjà ça, et si ça pouvait les fatiguer...

Où le tigivi avec trois loustics, tu gères trop bien, obligé

Sur le front de la Lutine, tout va bien, elle a pris son cacheton une demi-heure avant le départ, et elle va tenir environ 20 minutes à dessiner des nénettes dans son bloc, et à leur coller des stickers pour les habiller, avant de s'écrouler la tête sur son sac, pour deux heures trente de roupillon. Ra di cal. Le PitiGasson a sorti sa DS, tu te dis que tu n'as plus que LaPatate à gérer - et crois-moi tu as tout pensé en ce sens, ptites ouatures, ptis animaux, livres à stickers, livres préférés, ardoise magique, lecteur dvd avec dvd jamais vu, tu as pensé à tout. C'est là que PitiGasson te dit qu'il a mal à la tête, mal à la gorge, mal au bidon. Ok. Zen. Tu lui files un cachet, hop, ça rigole pas. Il l'avale, te regarde avec son air sérieux, et te dit tout de go: j'ai envie de vomir. Mais mais mais, et le cachet? T'as juste le temps de sortir de ton sac de Mary Poppins un sac à couche parfumé, de le déplier en urgence - grummmblll, pareil que les sachets au rayon primeurs, une totale chierie, et de lui tendre. Il l'attrape, et y expédie promptement l'intégralité de son déjeuner. Youhou! Chéwi n'a plus qu'à évacuer le ptit maladou vers les wawas les plus proches, pour ravalement discret de façade et liquidation définitive des preuves du délit. Ni vu ni connu, personne il a rien vu.

Bon, vu que le PitiGasson est dans les choux, les yeux dans le vague, il n'y a plus que le Monstre Remuant à faire tenir tranquille. Ca tombe bien, il s'en fiche des ouatures, des zanimos, des livres, de son ardoise chérie, du dévédé, mais faut dire qu'il refuse le casque, et que je mets donc le son très bas - ce qui nous permet de décerner une palme de la chieuse totale à la voisine de devant, qui se retourne et demande: mais il n'y a pas de casque? alors que le son est tellement infime que perso, juste à côté, je n'entends pas ce qui se dit, et que le son du tgv couvre parfaitement le tout. Je lui ai demandé si vraiment ça la dérangeait, elle n'y est pas revenue, y'en a vraiment, c'est juste pour tester s'ils peuvent enquiquiner!
Ce n'est pas compliqué, il y a trois choses qui ont vaguement occupé MaPatate pendant ces trois heures: manger des Jelly Belly (merci Amélie) coller les stickers Barbapapa en vrac dans le livret - oui je t'informe que Barbamama est très forte pour léviter, fallait le savoir (et donc merci Hélène). Et bien sûr, vadrouiller dans les autres wagons, en compagnie de son père. Et asticoter les autres gens, qui le trouvent choupi, mais kamème. Je finis par demander à Chéwi de se le coincer entre deux wagons, avec câlinage intensif dans les bras, afin de l'endormir. Et ça marche. Il me refile le ptit paquet ronflant, qui dormira donc les dernières 40 minutes sur moi, pendant que LaLutine ronfle toujours, et que le PitiGasson regarde les Winx (ne-me-demande-pas) avec le casque sur les oreilles, lui. Quel pied!

Où tu découvres la maison des ouacances

Arrivés enfin à la gare de La*Ro*chelle, voilà un gentil monsieur qui arrive et prend en charge notre barda, et emmène Chéwi à la zonmé, pendant que je suis à pied avec les zonfants, sous un beau ciel bleu sans le moindre nuage...

Elle ne paie pas de mine de l'extérieur, c'est une maison de ville, avec une façade nue percée de quatres fenêtres, mais dedans c'est grand, plus grand que l'appart, et c'est jouli, et c'est nickel propre et rangé, et y'a une super cuisine, et un salon avec un canaprout et un fauteuil trop conforts, avec une vraie télé, lecteur DVD, et la TNT, youhou. Une terrasse super, une petite cour intérieure en fait, avec plein de fleurs et de plantes et même un olivier, whaouh... La salle de bain est gigantesque, les chambres sont très sympas, et La Lutine va même avoir un grand lit pour elle toute seule. Le lit bébé promis est là, c'est un Graco en excellent état, et tout à fait confortable. Et... il y a... DES VOLETS! Oué! Des stores même, quel bonheur! Et pas un bruit de mouettes, mais raaaaaaaaa, c'est GENIAL. Le proprio est adorable (stun instit, ça explique?) il nous accueille avec la bouteille de Pineau et nous dit de faire comme chez nous chez lui, lui il se barre avec sa copine en vacances, hop. Ok monsieur.
Iiiiiiiiiiiiihhhhh c'est trop trop bien iiiiiiiiiiihhhhhhh
va falloir défaire les valises
ne pas y penser
ne pas


Où il faut que tu ailles faire les courses, si tu comptes manger, ce soir

Ville nouvelle, tu découvres, tu as bien prévu ton plan Google Map avec l'itinéraire, mais bien sûr tu te plantes sur le chemin pour aller au Monop, au cours des deux semaines à venir tu sauras y aller les yeux bandés sans même te foutre dans le port, tu connaitras le chemin le plus court (le bus) le chemin le plus cool (le bateau) et le chemin le plus long (celui que tu prends la première fois, avec juste tes pieds). Bref, au bout de genre plus de 20 minutes de marche, dont une grande partie sur le port que c'est très très joli, avec les tours, les bateaux, les spectacles de rue, tu arrives au Monop'. Tu as eu le temps de réaliser que tu débarquais à La Rochelle pile poil pour les Francofolies, et donc tu espères que passé le 14 juillet, ce sera un peu moins plein de gens - et ça le sera, ouf!

Monop' donc. Alors le Monop du bled, ça demande tout un apprentissage hein, ouhla, attation, il y a des trucs que tu achètes en haut, et d'autres en bas, tu peux prendre en haut et payer en bas, mais pas prendre en bas et payer en haut, tu dois connaitre les chemins (escaliers, escalators, ascenseur) pour passer entre les deux, et repérer que le PQ, le sopalin et les couches sont dans un endroit carrément à part, ce qui est vraiment mucho pratique, et pas du tout embêtant, mais qu'est ce que tu vas chercher?? Ben du PQ tiens donc.
T'as plein de monde, tu trouves rien, tu te paumes, tes gamins sont crevés, et MaPatate décide alors de foutre la trouille de leur vie à ses parents exténués: il avale la pièce de 5 centimes avec laquelle il jouait (oui il voue une passion aux pièces et tickets, et toute manifestation matérielle du monde adulte qui lui échappe). Là tu paniques complètement, on fait quoi, on appelle les pompiers, on le secoue, on attend que ça arrive dans la couche, aaaaarrrgggghhhhhhh, ON FAIT QUOI? Et le ptit il tousse et il pleure, et il tousse, et il pleure, et aaarrgghhhhhh. Chéwi finit par le secouer un peu en le penchant par dessus son bras, et SPLOUUUUTTCCCHH-GLING la pièce ressort au milieu d'un très joli renvoi jaune fluo, biiiiiiiih. Ok, zen, plus de pièces pour le loustic, on finit les courses on se magne on sort on rentre, allez viiiiiite. Trau ma ti sés...
Au final tu repars avec pas grand chose, t'as oublié plein de trucs, et surtout le fromage, et tu le sais bien, une journée sans fromdu, c'est une journée foutue!

Où tu expérimentes l'incompatibilité entre la sauce tomate de Chéwi et la table de jardin

Bah oui, quand tu viens de t'enquiller plus de 6 heures de voyages, plus un aller retour au Monop', plus une grosse frayeur, tu ne cherches pas, le soir, tu fais des pâtes à la sauce tomate. Sauf que Chéwi il achète une boîte de tomates, des oignons, et plein de trucs, et il fait la sauce, ça prend un peu du temps, pile le temps qu'il faut pour déballer toutes les valises et tout ranger, didon, quel timing parfait. Enfin, tout le monde est assis dans la cour, autour de la table de jardin, et tout le monde il mange ses pâtes dans un silence recueilli, parce qu'il est tard et qu'on est vanné.
Et quand vient le moment de nettoyer la table après le repas, tu te rends comptes que la sauce tomate ça tache la table blanche en plastique, que ca ne part pas même quand tu frottes à fond avec le côté vert de l'éponge et la moitié du flacon de Paic Citron, et que tiens, ah c'est intéressant, maintenant ça fait une grande marque toute blanche et toute propre sur la table, avec des taches roses pâles au miyeu, rapport que tu viens de réussir à décrasser la table de jardin à fond, sans pour autant que les marques de sauce tomate ne disparaissent. Ok. Sauce tomate sur table de jardin, non. On note. Ou alors tout le monde va apprendre à manger proprement, ce qui est loin d'être gagné, non je ne vise personne.

Où tu vas te coucher bien plus tôt que chez toi

Bah oui, parce que 6 heures de voyage, plus les valises à défaire, plus les courses, plus quasiment une heure de marche, ben t'es ré ta mé. Dodo. Et c'est là que tu te dis que le lit il est pas trop super et que tu te demandes s'il fait vraiment 140cms de large, hum. Mais c'est une autre histoire!