27 juillet 2010

LaPatate et Angel vont faire fureur

14h35.
Depuis ce matin j'ai bugué. Je me suis levé à une heure décente, je suis allée directement prendre ma douche, et arrivée en serviette devant mon ordi, on m'a servi une tasse de thé et j'ai bugué.
Je suis donc toujours toute nute, et ce n'est même pas la canicule, pas du tout même.
LaPatate aussi a bugué. Il devait faire la sieste, mais en fait non. Il n'a pas envie. Il a préféré se mettre tunu aussi, et faire l'andouille.
Va falloir agir!


- Tu veux aller faire les boutiques avec ma maman?
- Oui!
- On va prendre le bus pour y aller?
- Oui!
- On va y aller tout nus?
- NOOOONNN!
- Ah bon? Qu'est ce qu'on va faire alors?
- On va met' des saussuhs!

Okey.
On va faire fureur à mon avis.

LaLutine rigole (bêtement)

Oh my god.
Ayé on y est.
Pas possible de reculer, c'est foutu.
Ma fille, 10 ans et demi et des brouettes, est entrée dans l'âge bête.
Elle ricane pour tout et n'importe quoi, c'est atterrant. Et on sait qu'on en prend pour des années, youhou.

Donc en gros, tu peux lui dire n'importe quoi, et paf, elle se met à rigoler à s'en faire limite peepee dessus. Délire.

Bon du coup moi je m'amuse, y'a pas de raison.

- Chaussure.
- Uhuhuhuhuhuhuhuhuhu
- Cornichon.
- AHAHAHAHAHAHAHHAHA
- Concombre.
- MOUHAHAHAUHUHUHIHIHIHIHI
- Fauteuil.
- AHAHAHAHAHIHIHIHIHII ARRETEUUHHH AHAHAHAAHHAAHAH.
- Pingouin.
- MOUHAHAHAHAHAHAHAH arrêteuuuuh je vais me faire pipiihihihihihihihihihi dessuhuhuhuhuhu.

Tu vois ce que je subis quand même.
Et donc là t'as PitiGasson qui rapplique, attiré par la rigolade de folle furieuse de sa soeur.

- Pourquoi elle rigole?
- Bah va savoir, ça reste un peu un grand mystère pour moi aussi, hein.

Du coup il demande à sa soeur:
- Beh pourquoi tu rigoles?
- C'est maman, elle joue avec mes hormones!

Autant te dire qu'il n'est pas parti plus renseigné qu'il n'est venu, le loulou.

Ca va être long cette histoire, je le sens.
Youpi.


26 juillet 2010

la coincoin family à la playa (5)

Jour 6

la laverie
Comme je suis la fille super organisée (et stressée) de la laïfe, arrivée à la veille de faire les bagages pour repartir à la zonmé, je flippe des tonnes de linge sale à ranger dans les valises, et moi je suis désolée, mais ranger du linge sale dans la valise, ça me débecte. Cherche pas. C'est pas explicable. Je m'autorise un minimum de linge sale, genre le contenu d'une petite machine en rentrant, et stout. Et là, ça tombe bien, y'a une laverie dans la rue, genre à moins de 100 mètres, impec.
Pis bon je veux pas dire mais quel meilleur argument peux-tu trouver pour te barrer deux heures et lire tranquille que " je vais à la laverie, pffffff, tout ce linge à laver, relou, mais bon, je me sacrifie, allez jouer à la plage, hein"? Bon ok faut porter le sac de linge sale jusque la laverie, et crois-moi, 5 jours de linge sale pour une famille de 5, ça fait un peu lourd, mais après c'est peinard. Tu balances tout dans la machine, tu lances le biniou, et tu t'installes avec Stephanie pour rigoler comme une bécasse aux facéties de Grandma Mazur et soupirer bêtement à chaque description de Morelli.
Sauf que bien sûr, la laverie n'est pas vide, et te voilà en train d'aider les bourgeoises parisiennes qui ont décidé de laver une couette et trois chemises avant de rentrer dans la capitale, parce que bon, c'est comme ça, tu es in ca pa ble de fermer ta grande gueule devant l'incompétence des gens, y'a comme une fibre Mère Térésa qui s'active, c'est limite flippant. Et me voilà donc en train de lire l'étiquette lavage de la couette, d'indiquer quelle machine convient le mieux, quel programme sélectionner, et quelle séchante il faudra utiliser, et à quelle puissance, ensuite. Raaaaaah. Bon enfin, quand le linge est propre, faut le sécher. Logiquement la centrale de paiement permet de programmer plusieurs cycles de séchage de 10 minutes chaque, sauf que visiblement ma tronche ne lui revient pas, puisque je suis obligée de la nourrir toutes les 10 minutes et elle me recrache ma monnaie jusque dans la poubelle en dessous, la garce!
Au final, du linge tout propre, tout sec, tout plié et prêt à remettre dans les placards, et une faim de loup! Et comme j'arrive après la bataille pour le repas, ahahahaha je peux manger avec mon bouquin, trop bien.

la plage (toujours)
Comme à chaque fois on nous dit qu'il fait moche et qu'au final il fait beau, on va à la plage, tranquillou, et puis de toutes façons c'est marée ultra basse, et figurez-vous qu'il n'y a rien qui plaise autant à mon mec que de marcher sur la grève à marée basse, et d'y dénicher des miyons de trésors à partager avec ses gamins. Et donc pendant que tous les 4 ils s'extasient sur les mini crabes, les bernard l'ermite (vas-y j'ai la flemme de chercher le pluriel, oh), les ptites méduses et les grosses méduses (biiiiih), les bigorneaux, les coques, et j'en passe, tu t'en doutes, je suis allongée sur ma serviette, maillot de bain, paréo, huile qui sent bon et vernis de pétasse, et je bouquine du polar chicklitt ricain. Et quand il fait un pwal froid pour moi, je rajoute une serviette par dessus, et je m'endors comme une bouse. Non mais je suis désolée, mais ça ce sont des vacances, des vraies!

Jour 7

jeux de sable & gossips
Le matin, vu que dans ce bled les squares sont au nombre de deux, et qu'ils sont loin d'être la porte à côté ni même particulièrement attrayants, ben qu'est ce que tu fais histoire que tes minots ils se dégourdissent les mollets et évitent de jouer à la balle rebondissante entre les murs de l'appart? Ben tu vas à la plage. Bah oui. Sauf que bon pas pour te baigner, t'es pas fou non plus, juste pour jouer dans le sable, parce que ça tombe bien, du sable, y'en a des tonnes, partout partout partout, et pas de caca de chien dedans en plus, si ce n'est pas la classe (mais des mégots de clope oui, les gens sont des porcs).
Donc Chéwi et moi on s'installe le tutu sur les planches, les doigts de pied dans le sable, et on laisse les trois loulous avec seaux, pelles, rateaux et moules, et allez-y, construisez nous des châteaux, nous on bouquine, mais on veut voir du résultat hein, alors hop hop hop, on creuse, on remplit, on démoule, on se défonce, merci bien.

Pis comme la lecture au bout d'un moment c'est un peu surfait, avec Chéwi on joue à la Fashion Police, et on rigole comme des andouilles, parce qu'en vrai on est des super méchants, et la mamie avec sa combi courte orange à motifs, et ses Crocs rose layette, désolée, mais c'était juste pas possible, de même pour la mère de famille bon teint, son pantalon rouge vif, et sa marinière assortie, le style cyrillus fait peut-être fureur à Deauville, mais il faut bien l'avouer, c'est hideux.
Et on a bien halluciné aussi sur la nana qui enlève les tee shirts de deux petits gamins qui l'accompagnent, les envoie dans le sable avec seaux et pelles, leur demande de faire un sourire pour la photo - elle les mitraille à fond - et ensuite s'indigne qu'ils ne reviennent pas immédiatement sur les planches se rhabiller et aller déjeuner. Limite elle trépignait la dame, on a bien ri, mais en même temps, mettre des mômes dans le sable et s'attendre à ce qu'ils y restent seulement trois minutes, c'est se mettre le doigt dans l'oeil jusque la cheville, et aller-retour.

mioume le resto!
Dernier jour de vacances, flemme absolue, resto. Logique imparable. Et comme depuis une semaine j'observe au passage les contenus des assiettes et le comportement des gens à table, je sais un peu près lequel choisir. Ce sera donc la petite crêperie sans prétention sur la place de la mairie, j'ai vu les gens terminer leurs assiettes -pourtant copieuses- ça me semble donc une bonne idée, contrairement à la brasserie à côté, aux prix prohibitifs, et dont les gens pinaillent dans l'assiette... Et j'ai bien fait, car les plats sont effectivement copieux, très simples mais très bons - crêpes et moules frites seront nos choix, crêpes pour les filles, moules frites pour les gars, ça ne s'invente pas - et les serveurs tout à fait charmants, gentils et souriants, ce qui est toujours un plus quand tu débarques avec trois enfants dont deux particulièrement remuants.
Et donc après le délicieux repas sans vaisselle à laver et sans courses au préalable, mini sieste, et direction la plage, ça tombe bien, il fait un soleil éclatant, alors que la météo, toujours aussi fiable, prévoyait de la pluie à gogo.

les mouettes et le goéland
Des fois quand tu es sur ta serviette, tute seule parce que lâchement abandonnée par les explorateurs fous partis à la recherche du crabe et de la méduse géante, tu t'endors la tête sur ton bouquin. Ca n'a pas du tout de rapport avec le fait que tu as mangé ta crêpe oeuf/fromage + la moitié des moules frites de LaPatate. Du tout. Tais-toi. Et donc quand tu dors, au bout d'un moment tu te réveilles, oui je sais, c'est fou. Et là, tu ouvres un oeil, tu tâtonnes pour trouver ton tiliphone dans ton sac, et tu te rends compte que t'as dormi 45 minutes, et que t'es toujours toute seule sur ta serviette. Ah. Depuis plus d'une heure, absolument personne n'est venu te réclamer une serviette, un gâteau, à boire, ou que sais-je encore.
Limite c'est inquiétant. Surtout qu'en scrutant la mer tout là-bas loin, tu vois super pas ton mec et tes mouflets. Ok.
Tu pries qu'ils n'aient pas été emportés par le seul grand requin blanc de la côte deauvilloise, et tu te replonges dans ta lecture.
Quand tu avises une mouette qui se tient à moins de 10 m de toi.
Et là, paf, un accès de folie, tu lui files une céréale, tu sais les Trésor de Kellog's, des petits trucs fourrés au chocolat là, que LaPatate il pourrait en manger sur la tête d'un pouilleux.
Tu jettes la céréale à la mouette.
Erreur fatale.
Après tu as quinze mouettes.
Qui te regardent.
Biiiiiiiiiiiiiih.
Tu rejettes une céréale à TA mouette, qui l'engloutit vite fait, et qui ensuite se transforme en Bad Mouette, attation ça rigole plus elle défend sa céréale, elle se fait toute grosse, elle rentre la tête dans les plumes et vas-y que je marche de façon belliqueuse vers les autres, en criant comme une damnée que ce sont MES CEREALES CASSEZ VOUS LES GUEUSES!
Ah bah didon. Elle a pas l'air contente la bestiole, elle fait PEUR!
Et moi je suis morte de rire.
Et je redonne des céréales.
Faut voir les mouettes faire du sur place pour repérer la céréale et descendre en piqué. Hilarant. C'est bien le seul intérêt qu'on peut trouver à la bestiole, faut dire.
Pis là t'as un goéland qui arrive, et il a du rouge sur son bec, il a du buter de la mouette avant, et je peux te dire qu'elles filent droit les excitées, le king est dans la place, mais comme il est lent et pas très futé, elles lui chourent les céréales quand même.

Et c'est à ce moment là que mes enfants reviennent, et que LaPatate fonce dans les mouettes mit goéland, et y met une belle pagaille. Hin hin hin. C'est mon fils le plus fort et ce sont SES céréales d'abord.

bagages
Et puis voilà, c'est l'heure de rentrer, et tu sais que tu vas devoir faire les bagages, et pffff c'est déprimant. En une heure c'est bouclé, tu as réussi à tout faire tenir dans les valises, tu n'as rien oublié, youhou, il est 21h00, tu peux aller t'écrouler dans ton lit sans te laver les dents parce que t'as déjà rangé la brosse à dents. Pffff tiens.


Jour 8

ménage&vadrouillage
Pendant que Chéwi fait le ménage, je suis chargée de m'occuper des enfants dehors, et d'acheter le pique nique du midi. Parce que la blague, c'est qu'on doit libérer l'appartement à 11h00, pas une minute plus tard, et le train est à 14h10. Misère quoi.
Donc acheter le pique nique, ça te prend pas longtemps, et ensuite tu fais quoi dans la ville sans square quand tu as rangé les jeux de plage dans les valises?
Ben tu improvises.
Donc j'ai fait séance photo devant la bibliothèque maintenant défunte de Deauville, ça tombe bien il y a trois mini supports en pierre pour des statues qui ne sont plus là, et donc un enfant sur chaque, et c'est parti. Ils ont bien rigolé, et ça nous a occupé une bonne vingtaine de minutes.
Ensuite visite du marché, avec d'abord passage à la pharmacie pour PitiGasson qui a trouvé malin de tomber sur des marches et de se bousiller méchamment au niveau du tibia.
Je marche très très lentement pour que mon petit blessé puisse suivre et pour gagner du temps en extérieur, raaaaaa, quelle maligne je fais. Et je rentre pile pour 11h00, on récupère notre chèque de caution malgré le lit bébé toujours pas replié hin hin hin, et on descend tous les bagages pour une nouvelle traversée de la Caravane de l'Angoâsse à travers les rues de la ville. Youpi. C'est parti pour quasi trois heures d'attente à la gare, heureusement il fait très beau, le lieu est joli, et les enfants, grâce soit rendue aux Nintendo DS, sont hyper sages.

dedans le train
Moi je suis désolée mais à chaque fois que je prends le train avec mes loupiots je suis hype fière d'eux. Les gens ils tirent grave la gueule quand on arrive, genre ahhhhh noooon on est maudiiiiiiiiiiits, TROIS enfants d'un coup, misère de misère ça va être l'enfer, mais en fait ça dure super pas, parce qu'au bout de 10 minutes qu'on est installés, LaLutine et PitiGasson sont le nez dans leur DS à comparer leurs avancées dans le jeu Pokemon, et LaPatate ronfle sur moi pendant que je bouquine. Le tout pendant les deux heures de trajet. Ahahaha ça vous en bouche en coin hein. Oui je crâne si je veux. Spa tous les jours non plus, faut les voir à la supérette les trois affreux, on en recause, hein.

Par contre avec le train le souci c'est que des fois il s'arrête, et il y a des gens qui montent. Et là c'était la troupe de scouts. On a cru mourir quand ils sont passés à côté de nous, tellement ils sentaient le pas lavé et le saucisson. Une horreur. Les gens ouvraient des yeux effarés et fronçaient leur nez, et franchement il y avait de quoi, quelle puanteur, sérieux! Et bruyants et cons avec ça. Affligeant. Y'en a un qui est venu demander à Chéwi ce que ça faisait de porter des lunettes, a priori c'était le gage d'un jeu alakon entre scouts de bon aloi à qui ça ne suffit pas d'empuantir le wagon, faut aussi enquiquiner le passager. Chéwi est resté très zen, rapport que bon les merdeux de cet âge-là, ça va il gère. Tsé c'est quoi le truc le plus atroce que mon Chéwi il a sorti à un élève - oui je sais je digresse, mais c'est mon blog, oh -?
L'élève lui demande s'il a sa copie. Chéwi lui répond: Ah bah non, je ne l'ai pas, je l'ai directement envoyée à tes parents, assortie d'un billet pour deux heures de colle.
Qu'il est méchant, ce n'était même pas vrai, c'était une blaaaague. Bref.

Le contrôleur qui passait à l'arrivée pour vérifier que tout le monde était descendu, et donc nous on y était encore, on n'aime pas trop trop les bousculades, il a dit que les scouts dans un wagon c'était l'angoisse totale, et que vraiment il était dégoûté. Ben tiens tu m'étonnes mon gars, j'ai encore l'odeur de saucisson pourri dans le nez, là.

Et un train de banlieue plus tard, et nous voilà chez nous. Et tu me crois tu me crois pas, c'est toi qui voit, mais arrivés à 17h15 dans notre appartement, à 18h00 tous les bagages étaient rangés impec. Et la lessive des fringues sales tournait gentiment dans la machine. Sans que je me lève du canapé, juste en ouvrant les valises et en dispatchant les affaires à ranger entre mes elfes de maison, payés non pas en chaussettes, mais 3 euros chacun. Eheh.

Et c'est ainsi que s'achève la fabuleuse série des vacances à la plage, et restez connectés, un autre billet devrait arriver demain, surtout qu'il est déjà écrit. Et oui.

22 juillet 2010

la coincoin family à la playa (4)

Jour 4

Ce qui est enquiquinant avec les journées ensoleillées dans une ville balnéaire, c'est qu'il n'y a rien à raconter. Jeux de sable le matin, déjeuner tranquille, sieste bercée par le cri des mouettes, plage enfin d'après -midi, jusque 19h30, la tranquillité absolue d'un bord de mer déserté pour cause de soleil vaguement voilé, et d'heure tardive, les enfants qui se baignent, et jouent dans le sable, et jouent dans le sable, et se baignent, et entreprennent des travaux de terrassement d'importance, à base de trous que la marée montante doit remplir, ce qu'elle fera avec diligence, au grand bonheur des petits et du grand, ingénieur en chef. Pendant ce temps j'attends toujours que Morelli tope Stephanie, et il a presque réussi ce grand couillon, mais au dernier moment, failed, mouarf. Soirée pizza, et dodo. Non mais je te jure, les vacances à la plage c'est pas l'aventure....

Jour 5


la pluie dans ta face
Réveil une fois de plus à 8h11, je pense que LaPatate a avalé un curieux réveil, mais cependant très efficace. A 9h30 l'échec flagrant des tentatives de recouchage de mômes et de pionçage parental, entraîne un lever peu dynamique, et ce d'autant plus qu'il fait gris dehors. Visiblement une averse a humidifié les trottoirs pendant la nuit. Qu'à cela ne tienne, ce sera donc le jour idéal pour aller à l'aquarium, que l'on avait déjà visité – et beaucoup apprécié – il y a deux ans. Et bien évidemment, alors qu'on a quasi accompli tout le chemin jusqu'au bac, il se met à pleuvoir, d'abord quelques gouttes, puis un crachin persistant, bien pénétrant. On accélère le pas, les enfants sont en pantacourt, nu-pieds, et tee-shirt manches courtes, il ne fait pas froid, mais ça commence à mouiller sévère! Le temps d'attendre le bac, on est déjà bien mouillés, et on remercie le sac magique de Lili, grand cabas de coton sergé rouge, épais, qui non seulement nous sert de sac de courses et de sac de plage, mais fait une bonne protection chaude et couvrante pour LaPatate, transformé pour l'occasion en petit chaperon rouge. Le temps d'arriver à l'aquarium, et on est quasi trempés. La fête. Une heure de visite enchantée plus tard – cet aquarium est formidable, hyper accessible pour les enfants, avec des textes clairs, intéressants, engagés, je recommande ++++ - et il est temps de repartir. Et bien sûr il pleut toujours. Fort.

L'un des types du bac nous abrite dans son local, en attendant d'embarquer, et même il offre un ballon aux enfants, ravis, pour jouer sur la plage quand le soleil sera revenu – ah bah oui il va bien finir par revenir, allez, pliiiize? Le temps de rentrer à l'appartement, il faut 5 grosses minutes de marche, et on est saucés quelque chose de bien.

Mais ce qui est chouette dans ces cas là, c'est l'après. Quand tu rentres chez toi bien à l'abri, que tu enlèves les vêtements mouillés, que tu te sèches avec les serviettes de bain, que tu t'installes dans le canapé sous une couette bien chaude, avec des tuc et des bâtonnets de surimi, devant les dessins animés.... Quand je vois que les enfants sont à l'abri, au chaud, calmes, occupés, et que Chéwi revêtu de sa grande cape imperméable de serial killer est parti acheter le déjeuner à la supérette, je m'installe dans la cuisine avec Stephanie, et je mets un reste de pizza à réchauffer au micro-ondes, et c'est un peu le bonheur, de manger chaud en lisant un bon bouquin, dans le calme, à l'abri, tranquille.

La plage après la pluie
Ce qui est vraiment chouette en bord de mer, c'est que la météo est complètement versatile. Le matin il te tombe des trombes de flotte sur le coin des tongs, le ciel est gris plomb jusque l'horizon, la vie te semble sans espoir, mais après la sieste, le soleil est là, il brille, il fait chaud, on file donc à la plage. Mais les vacanciers sont des petites natures: il a plu, donc la plage est quasi déserte. Il est 18h00 en plus, donc c'est la tranquillité absolue, et pendant que je bouquine sur ma serviette, je n'entends que le cri des mouettes (une carabiiiiiine), le clapotis des vagues de la marée qui monte, les cris de mes enfants qui jouent dans le sable et ramassent des coquillages, le vent qui souffle... Le paradis. Deux heures plus tard on rentre, et on se prend à espérer trouver la plage aussi désertée le lendemain...

Le wifi où est le wifi? (2)
Sérieusement? J'ai acheté DEUX tickets d'une demi-heure de wifi à l' ODT avant de filer à la plage, et après avoir déposé enfants, Chéwi et sacs à la zonmé, je pars faire trois courses à la supérette, et quand enfin je me pose dans les jardinières de géranium devant l'ODT, leur réseau déconne et refuse de reconnaître mon ordi. Frustration!! Indignation!! Sacrebleu de carabistouille, mais file moi ma dope, merde! Au bout de quinze minutes où je m'acharne, j'abandonne, et je repars vers l'appart, et tout le long de la rue, je suis la pauvre SCF (sans connexion fixe) et je cherche des réseaux: je trouve même du free wifi, mais à moins de m'assoir sur le trottoir, c'est mort. Un réseau Apple aussi, non sécurisé, je me faufile, à peine le temps de consulter ma liste de mails et déjà il part en coucougnettes.... dans ma rue, 15 réseaux, facile. J'arrive devant notre porte, deux réseaux (sécurisés) j'entre dans l'immeuble: plus rien. La malédiction, je vois que ça. Demain matin j'irais à la laverie, et je pourrais poster ce billet si avec un peu de chance je capte un free wifi ou un réseau non sécurisé d'un internaute inconscient... sinon il faudra attendre que j'ai le temps d'aller à l'ODT, pour utiliser mon crédit temps...
Pour l'instant je vous laisse, les toasts chèvre/tomate/basilic sont presque prêts, et j'ai grand faim.

20 juillet 2010

la coincoin family à la playa (3)


Jour 3


Ne lit pas ce billet si tu es coincé dans ton bureau sans la clim' et que ton chef te fait suer avec des objectifs pourris. OU alors tu es maso, mais tu es aussi prévenu.

Parce que dire de cette 3ème journée de vacances, hum?
A part les ouvriers (??!) qui te réveillent à 8h du mat' en tapant comme des gueudins dans l'escalier, apparemment ils remplacent le lino de l'escalier, et ils veulent ma main dans leur tronche, rapport que pour une fois El Patato Insomniako est en train de dormir profondément, et que du coup, plus. Grrrr.

Parce que sinon, tout n'est que calme et volupté. Balade sur les planches, sur la plage, au parc, retour dans les rues aux jolies villas (sûre qu'il y a du free wifi kekpart, mais bon), mini courses pour déjeuner, repas, sieste pour les uns, wifi pour l'autre (genre moi, tiens), et puis plage, trois heures de farniente, avec les loulous qui se baignent, jouent dans le sable, te balancent du sable sur ton stephanie plum que tu te demandes quand est-ce que Morelli va la toper, toi tu lézardes dans le soleil dans ton maillot fifties, avec de l'huile qui sent bon, et du vernis rose fushia à paillettes de greluche, le Chéwi il fait son bad boy avec ses nunettes noires et il surveille les gnomes, à peine tu risquerais de t'endormir que l'intendance te rappelle à l'ordre, il faut distribuer goûter et serviette, et pssshhhhh pssshhhh allez jouer et laissez-moi lire, euh, ouste, bande d'enfants... il fait un soleil magnifique, le vent est juste parfait pour ne pas crever de chaud, la mouette se tient à carreau et à distance, raaaaaaa, encore....

Et le soir, après une bonne douche pour tenter de désincruster le sable incrusté everywhere tu manges un petit repas tout sympas avec tes loulous qui ont les zyeux au miyeu des genoux, et qui filent se coucher et ronflent le temps de dire "bonne nuit".

Le seul souci tu vois, c'est que le lit fait 1m20 de large, qu'il est visiblement construit sur 6 dos d'ânes, et qu'il fait une chaleur à crever dans l'appart, mais si t'ouvres les fenêtres tu as le droit au concert des mouettes et goélands qui, sache-le, JAMAIS ne se la bouclent... Et donc la nuit va être courte.
On s'en fiche un peu, au lieu de lire sur la plage, on peut tenter de dormir, sur la plage, aussi...

19 juillet 2010

la coincoin family à la playa (2)

Jour 2

le lit maudit
Ah ça non il ne fallait pas ouvrir le lit bébé ultra cheap trouvé dans le placard, très très très grosse FBI, c'est moi qui vous le dit. Car quand le matin fut venu, et il arrive très tôt au pays des persiennes et des mouettes en rut, et qu'on a voulu replier le lit pour le ranger dans son placard, ahahahahaha, une demi-heure après on y était encore, la super louze, il y a une fermeture sur les 4 qui refuse de cliquer correctement et par conséquent le lit ne se replie plus. Coup de fil à notre contact sur place: bah spa grave, mais quand même elle aimerait bien qu'on le replie. Bah écoute madame, pour l'instant nous on va le planquer dans le cagibi du balcon, et quand on te rendra les clés samedi midi, tu nous feras une démonstration de tes prouesses en matière de pliage de lit pourri, voilà voilà. Non mais oh. On est en VACANCES!


la sieste de l'enfer
Tu le crois que l'enfant qui s'est enquillé un voyage de 4 heures, avec seulement 40 minutes de sieste, qui a veillé jusque minuit après deux heures sur la plage, qui n'a dormi que 8 heures la nuit, et qui a encore vadrouillé au matin, REFUSE catégoriquement de faire la sieste alors que son frère et sa soeur en écrasent sévère, et que ses parents désespèrent de se reposer en paix. Pendant une heure et demie rien n'y fera, malgré la menace que pas de sieste, pas de plage! Il finira par aller réveiller les deux autres, non mais quel affreux jojo! La vengeance étant un plat qui se mange froid, et vu qu'on espère pouvoir se reposer les autres jours du séjour, on lui a fait croire qu'il n'allait pas à la plage, je suis partie avec les deux autres et toutes les affaires, et il est resté avec son papa... qui nous a suivi 10 minutes plus tard, avec le petit gars le plus sage du monde, non mais oh céki ki décine?

Le wifi où est le wifi??

Bon ben c'est clair, dans cette ville de friqués et surtout de vacanciers friqués, tu peux te brosser pour avoir le Free Wifi comme dans ta zonmé, que c'est bien pratique quand la livebox elle déconne, hop, tu restes connectée grâce au gentil voisin qui partage son wifi gratuitement. Là dans le petit immeuble, j'arrive péniblement à capter une livebox et une freebox, et stout, et l'enfoiré chez Free n'a pas activé le Free Wifi, qu'il aille rôtir en enfer et que le tutu lui pèle.
Obligée pour prendre ma dose d'internet d'aller à l'Office du Tourisme, ok à deux minutes à pied, et de payer 1 euro ma demi-heure – oui oui tu peux pas prendre une heure, c'est une demi-heure et stout, après ça coupe et tu dois re filer un euro, et on te re donne un papier avec un code d'accès, trop pratique. Et une demi-heure c'est ri di cu le, crois-moi, à peine le temps de checker mes mails, de poster une statut FB, de mettre en forme et en ligne le billet du blog, et t'as même pas le temps de ramasser tes cacahuètes sur FrontierVille qu'ayé, babaille la connexion, et en plus c'est l'heure d'aller à la playa. Flûte. Tu me plains, je sais.


la plage c'est la classe
La plage, un peu super pleine de gens pour le coup, tout en restant acceptable niveau tranquillité, vive le dimanche + le grand soleil, c'est quand même le paradis, à partir du moment où tu acceptes ces deux inconvénients que sont le sable – qui s'incruste absolument partout – et la mouette goguenarde. Crémage des enfants, tout le monde en maillot, allez hop, allez vous baigner, maman s'allonge sur sa serviette et bouquine les zaventures zextraordinaires de Stephanie Plum, en ricain dans le texte, hop hop tranquillité. Pis quand t'en as marre de lire, c'est bien c'est Chéwi qui prend la relève et s'allonge sur la serviette avec son Vargas, et toi tu peux aller te baigner et nager dans la mer un pwal froide mais qui fait le plus grand bien à mes chevilles de Dumbo, c'est merveilleux, le soir venu j'ai la cheville fine et gracieuse comme en plein moi de novembre, alors qu'il fait 27° à l'ombre! Vite, il me faut des bains de mer dans ma maison aussi, hein! Ca urge!

Enfin il dort!
21h00, il fait encore jour dans l'appartement, malgré les persiennes perpétuellement closes. Il est pourtant l'heure d'aller au lit, pour la simple et bonne raison que nous sommes complètement fourbus. Et là le miracle se produit, à peine s'est-il glissé sous les draps que LaPatate dort. Si. Pour de vrai. Miraikeule. On peut enfin tous s'assoupir tranquillement, en espérant que les voisins sortis faire la fête ne feront pas trop de bruit à leur retour...


to be continued...

18 juillet 2010

la coincoin family à la playa (1)




Jour 1

le voyage

Niveau répartition des bagages c'est bon on gère. Trajet jusque Paris? Impec. Repas couic comme des campeurs assis sur les bagages devant le panneau des départs? Impec, zéro attaque de pigeons, ce qui est largement appréciable. Ridicule absolu en allant voir le personnel de la gare parce qu'on a confondu le tableau des arrivées et celui des départs et qu'on ne trouve pas notre train? Impec, 100% de l'objectif atteint.

On embarque dans le corail, et merci monsieur sncf qui m'avait garanti un compartiment... nous voilà en voiture traditionnelle, et bien évidemment il y a des gens assis sur nos places réservées. Trop désolée pour la madame qui après s'être faite virer de la place de LaPatate, se refera virer de la place de Chéwi, ah bah quand ça veut pas madame, ça veut pas!

Palme de l'enfant le plus sage: LaPatate, qui installé avec le casque sur les oreilles devant les Drôle de petites bêtes puis devant Merlin l'Enchanteur, ne pipera pas mot du voyage, et finira par s'endormir comme une bouse sur sa mère...
Palme de l'enfant la plus résignée à LaLutine, dont le comprimé anti-gerbouille n'est pas trop efficace, et qui prend donc son mal en patience en comptant les vaches dehors... La deuxième heure sera plus facile, elle arrivera à dormir un peu.
Palme de l'enfant pénible à PitiGasson, qui ne veut pas dormir, qui ne veut pas jouer à la DS, alors que depuis des jours qu'il joue aux Pokemon il faut un pied de biche pour l'en déloger, l'hallu. Il ne veut pas lire, et surtout il ne veut pas arrêter de dire « quand est ce qu'on arrive », raaaaaaaaa, mais on va le coller dans le porte bagages celui-là.
Palme de l'étourdi à Chéwi qui avait laissé son livre dans la grosse valise hyper lourde, celle qu'il a eu un mal de chien à monter dans le porte-bagage, et que donc il devra redescendre au péril de sa vie, sinon il était condamné à regarder les vaches, comme sa fille. La louze.

Et bien sûr vu qu'on n'a eu aucun vrai souci pendant ce voyage, à peine quelques heurts insignifiants, il fallait que ça merdoie quelque part. Et donc les 2 adultes, 3 enfants, 3 valises à roulettes et 6 sacs qui ont cheminé en plein soleil dans les rues très chics et très encombrées, en plein soleil, pour rejoindre leur appartement c'était nous. La dame sensée réceptionner Chéwi et bagages, s'est retrouvée sans véhicule, et donc ouala. Ahahahahaha, c'était bien on a eu le droit à du rab de « quand est-ce qu'on arriiiiiiive? » de la part de l'enfant le plus impatient du monde.

L'appartement

Toujours le même, toujours avec les toilettes dans le salon, mais nouveau revêtement de sol, peintures fraîchement refaites, nouvelles fenêtres, mais toujours des volets qui sont plus des persiennes qu'autre chose, et donc il ne fait nuit que quand le soleil est parti faire dodo, et le matin, of course, il fait jour à l'aube, c'est la classe totale. Avec bien évidemment le retour hyper attendu de DJ Goéland et MC Mouette, au mieux de leur forme, filez-moi une carabine toussuite.
Et visiblement plus de 5 assiettes est une option, lalalalalala, et Chéwi est ravi on a du aller acheter une cuillère en bois, une de plus pour notre collection, super.
Le détail qui tue: le bout de sopalin dans la serrure pour qu'on ne puisse pas regarder chez nous depuis le pallier, c'est la petite touche design qui va bien. Et si tu claques la porte du hall, il te faudra prévoir un grand coup d'épaules pour la rouvrir, façon forces de la loi en action... j'aime.

La plage

Ah la plage. Le top. Après avoir largué les bagages à l'appart, et être passé fissa à la supérette pour acheter un goûter pour les petits morfalous, direction la plage, à 5 minutes à pied, tranquille. Les enfants sont ravis, et hurlent dans l'eau froide, avec ravissement, et les petites vagues font des miracles sur mes jambes endolories par le voyage tout en trempant mon paréo. Il y a suffisamment de vent pour ne pas fondre de chaleur, et pas beaucoup de gens, donc tranquillité relative. Le bonheur. A renouveler tous les jours, ça tombe bien c'est pour ça qu'on est venus. Juste la prochaine fois si LaLutine pouvait ne pas oublier le sac de jeux de plages, ce serait mieux. Enfin bon moi je m'en fiche, je dis ça pour les 4 autres que ça amuse de construire des châteaux de sable. Perso la lecture des aventures de Stephanie Plum me suffit amplement comme activité allongée sur ma serviette.

Le coucher de l'angoâsse

A 22h00 arrive enfin le temps où , courses faites, bagages rangés, lits faits, douches prises, repas avalé, il est temps de coucher les enfants, et les parents aussi. Dans l'appartement, deux petits lits gigognes et un canapé lit sont sensés accueillir les trois zous. Comme je suis une feignasse, que l'appart n'est pas grand, et que ça me saoule de faire trois lits en plus du nôtre chaque matin – je suis en vacances, oui ou non? - je me dis que PitiGasson et LaPatate dans le grand lit, LaLutine dans le petit, c'est bien mieux. Typique FBI (la fausse bonne idée). Parce qu'à 23h00 LaPatate est tellement en mode java +++++ que son frère songe à se coucher sur le parquet. Cash. Je me fâche:
- Les petits garçons qui ne font pas dodo seront trop fatigués pour aller à la plage demain, donc moi je m'en fiche mais toi tu vas être triste demain quand tu n'iras pas à la mer!
- Ah non, pas le 'roit maman!
- Ah si j'ai le droit, parce que figure toi que c'est moi qui décide!
- Non, cé mwa qui décine!

Et donc à 23 30, après une demi heure en boucle de cé mwa qui décine - une demi heure où tu te retiens difficilement de ricaner devant la prononciation défectueuse du tyran en pull-ups carrouf, et où tu te retiens aussi de lui filer des crayons de couleurs, histoire qu'il dessine une bonne fois pour toutes et nous laisse dormir en paix – tu craques et tu lui expliques que si le pionçage n'est pas immédiat, il y a un lit bébé dans le placard et qu'on va le fiche dedans. Erreur fatale. Pourquoi?
1 il ne s'y endormira pas, il faudra le mettre dans le lit de sa soeur pour qu'il daigne s'endormir vers minuit – sa soeur profondément endormie qu'on devra porter jusqu'au grand lit, et
2, tu le sauras demain en lisant le prochain épisode, ahahahahaha.

To be continued, donc.



(billet rédigé mis en ligne sur un siège extrêmement inconfortable, dans un hotspot wifi, rapport que visiblement trouver un abonné freewifi à portée de l'appart c'était mission impossible)

16 juillet 2010

la coincoin family part à la playa

Ah ce n'est pas que je vous aime plus mes ptits loulous, mais cette semaine c'était chaud, entre le rangement de l'appart - je vous raconte pas comment Chéwi c'est un HEROS qui a intégralement décrassé et rangé la cuisine, placards réorganisés et tout - notamment le Placard de l'Enfer (I) pour ma pomme, mit les 4 ans de paperasse non classées, youhou c'était bien, et donc les préparatifs de la ptite semaine de vacances à la plage, vu que ahahahaha, on se casse demain! Ouaip. Mais on va rentrer dans un appart rangé, et ça, c'est la vraie classe.

Les psychocats sont déjà partis chez belle-maman, qui prise d'une crise de folie passagère a proposé de faire du cat-sitting dans son appart, au lieu de passer nourrir les bêtes tous les jours. J'angoisse un pwal qui lui pète des trucs, kamème, elle n'a jamais eu de chat de sa vie, et donc là, deux couillons déchaînés pendant une semaine, peur peur peur, un peu.

Les valises sont quasi finites, et j'espère ne rien oublier, mais me connaissant, obligé je vais zapper un truc important, et on va finir par avoir 12 coupe-ongles dans cette maison. Ou 5 brosses à cheveux. Demain matin coup d'aspiro, et roule ma poule, train et train, et hop la plage!

J'espère pouvoir bloguer de là-bas, j'emporte le netbook de Chéwi, et pour peu que le dieu du FreeWiFi soit avec nous, ça devrait le faire!

Soyez sages en attendant, et ayez une pensée émue pour nous demain après-midi, jusque 16h00, ensuite vous pourrez être jaloux, on fera des pâtés dans le sable, lalalalalalala, PLOUF!



ps: des bisous par miyons à ma Drenkou, je suis super fière de toi ma loute, et donc les autres, les Drenka's Months c'est finito, mais je trouverais bien une raison débile quelque part pour bloguer tous les jours, vu mon amour des défis alakon.

08 juillet 2010

LaLutine prend sa douche

Par ces temps caniculaires, je continue dans le billet fraîcheur, le billet qui t'aide à garder la tête froide sans pour autant la ranger dans le compartiment à glace de ton congélo - arrête de manger mes glaces bounty merci.
Je le sais que tu as chaud, et donc je vais t'aider, comme je viens d'aider ma fille.

La pauvre enfant. Crevant de chaud sur sa couette dans son grand tee-shirt Snoopy. Quelle horreur. Elle vient me voir, tu penses, elle pète de chaud, c'est l'angoisse mais comment va-t-elle dormir? Surtout que son arsouille de petit frère s'endort lui à grand coups de ventilo puissance max dirigés tout droit sur son bidon dodu, alors elle, que lui reste-t-il? Un éventail? Merci bien hein.

Bah t'inquiète ma loute, maman est là, maman sait, maman va t'apprendre.
Déjà tu te lèves, tu me vires ton tee-shirt et ta toulotte, et direction la douche.
Vas-y fait pas ta mijaurée, c'est pas de l'eau froide, c'est de l'eau fraîche, nuance.
Des pieds vers les épaules, et on redescend, et on remonte, et on redescend. Quoi t'as froid? Tu me cherches ou bien? Jamais content les mômes ralalalala.
Sors de la baignoire. Naaaaaaaaaa! Pas touche la serviette, file la moi plutôt. Regarde on va l'étaler sur ton lit. Et maintenant tu peux te recoucher mon doudou. Oui oui toute trempée, c'est le but hein. T'as vu un peu comme c'est mieux?
DORS MAINTENANT!
(et arrête de rigoler comme une bécasse, on croirait ta mère)

07 juillet 2010

LaPatate prend sa douche

Vous avez vous aussi une ptite Patate qui depuis une semaine ou deux râle, trépigne, voire hurle quand on lui donne sa douche? Vous en avez un peu assez de la destruction systématique de vos tympans, du piétinement de vos nerfs, et des grosses larmes toutes biiiiiihhhhh de votre petit amour traumatisé par on ne sait quoi? Hum?

Je suis là pour vous mes amis. Si.

Et même je vous donne un petit coup de pouce sur comment améliorer un pwal la situation. Parce que je vous aime, eh oui. Et que je n'aime pas les pitits zenfants qui pleurent.



La douche sur le balcon
mode d'emploi


Il te faut:

- un balcon
- un beau soleil ☼
- de préférence de la pelouse sur ton balcon, c'est plus joli
- un arrosoir coccinelles qui fait de la pluiiiiiie
- un arrosoir ikea tout bête qui fait un grand jet sploutch
- une bassine
- un shampoing qu'il est bien (Cadum par exemple, je fais pas de pub, je constate)
- un gel douche qu'il sent bon ( Cadum aussi, c'est mieux)
- un petit enfant tunu
- un ou plusieurs assistants

Il ne faut pas:

- avoir peur de se mouiller les tongs
- flipper de se mouiller le jean
- trouiller d'arroser les géraniums moches de la voisine du dessous

On y va!

- Mettre le gamin dans la bassine, debout.
- Mouille avec l'arrosoir qui fait de la pluie, cheveux compris.
- Shampouiner.
- Rincer avec l'arrosoir qui fait SPLOUTCH. Deux fois. Trois fois même.
- Re un ptit coup d'arrosoir à pluie;
- Savonner le ptit machin qui rigole et qui veut faire tout seul aussi, qui se prend les pieds dans la bassine, qui essaie de s'assoir dans la bassine, qui fiche de l'eau partout, qui rigole encore.
- Rincer avec l'arrosoir qui fait de la pluie, plusieurs fois, en changeant la température de l'eau, pour que l'enfant glousse "ouh c'est fwoooiiiid" "uuuuhhh c'est chaud" "ouh c'est fwoooiiid mais pas glacé" etc.
- Essuyer le gnome tout propre, et l'envoyer à table.
- Savourer l'absence de pleurs.
- Sécher ses orteils au soleil, en se disant qu'en plus, on a économisé de l'eau, youhou!



Bon allez, demain on recommence, et comme PitiGasson n'aura plus son plâtre (youhou!!) il pourra en profiter aussi...

06 juillet 2010

Chewi pète un plomb

Je rentre à la maison, avec LaPatate et LaLutine on revient des balançoires, Chéwi lui est resté toute la matinée à corriger les copidbaks avec PitiGasson qui attrape des Pokemons.

Je sonne à l'interphone, parce que je suis trop une grosse feignasse qui a la flemme de chercher son trousseau de clés au fond de son sac.

- Bonjour vous êtes bien sur le répondeur de la Famille CoinCoin, nous ne sommes pas là, mais vous pouvez nous laisser un message après le BIP. *** BIIIIIIIP***
- Mon amour, faudrait que tu vérifies, mais je pense que ton cerveau est en train de couler par ton oreille.


Il ne reste plus que 9 copies, on peut espérer retrouver un mec normal aux environs de 18h ce soir.
On y croit.

05 juillet 2010

angel dit NON

Après la prise de sang qui a tout vérifié très bien sur douze pintes qu'on m'a tirées, après le doppler des gambettes ce matin - debout en toulotte sur un marchepied avec un gars qui t'appuie sur la cellulite, je te recommande, grand moment de respiration ventrale - le Docteur Pommes il a dit: mouais, insuffisance lymphatique, c'est ballot. Et la seule solution possible pour éviter les pieds de Dumbo, aussi appelés "mes chevilles ont pris - littéralement - le melon ", ce sont les chaussettes de contention, et que je cherche quelle combinaison de veinotoniques me convient le mieux - là je suis sur un ptit cocktail vigne rouge /marron d'inde, pas dégueu, ça fait envie non?

Sauf que je suis désolée hein - et le Docteur Pommes il a dit pareil tfassons - mais les chaussettes de contention quand il fait 30°, c'est un peu l'enfer. Pis je suis désolée c'est contre ma religion, moi l'été je suis en tongs ou en mules à talon, et en jupe ou pantacourt. No way pour me coller des chaussettes, des chaussures fermées, et des pantalons longs, non mais ça va bien hein? L'anti-glamour et le chauffage intégré ne passeront pas par moi!Niet nada que dalle podzob, j'ai dit NON.

Donc je vais passer l'été avec les pieds au plafond, et puis ça ira bien.
Voilà.
La pesanteur fera le reste.

03 juillet 2010

angel apprivoise

Des fois il y a des gens qui au premier abord ne sont pas souriants, ne te répondent pas, ou alors froidement, tu sens bien qu'ils ont une cuirasse de 12 mètres d'épaisseur. Et ça te rend un peu triste, surtout quand l'un des trucs que tu aimes bien dans la vie, c'est faire sourire ou rire les autres.
Et donc l'une des caissières de la supérette, c'était ça. Bonjour, ça fait 6,58 euros, merci, au revoir. Sans te regarder, sans répondre à aucune de tes petites phrases amicales. Okey.
Mais le truc en fait c'est d'insister.
De persister.
Et là ça fait 7 ans qu'elle voit ma tronche presque quotidiennement, et depuis deux ans environ elle est amicale, depuis un an à peu près elle rigole, et depuis quelques mois, à chaque fois qu'on passe à sa caisse - et on passe TOUJOURS à la sienne, pour bien lui montrer que c'est elle qu'on préfère - elle donne des bonbecs à LaPatate, et elle joue avec lui, elle lui parle, c'est chou. Elle connait le prénom de chacun de mes enfants, LaPatate quand il entre dans le magasin va d'abord lui dire bonjour avant de foncer dans les rayons, c'est chouette. Si ma fille va faire des mini-courses toute seule, elle passe toujours à sa caisse, car je lui donne un chèque, et je sais qu'elle ne demandera pas à ma gamine une pièce d'identité.
Et ce soir, alors qu'il était plus de 20h et que la supérette venait de fermer, je suis passée sur le parking en me rendant à la banque, et elle était en voiture, du côté passager, et elle m'a fait un grand sourire et un coucou de la main.

C'est rien du tout, mais punaise, j'étais super contente.

angel occupe tes zenfants

Je sais bien que nombre de tout-petits sont accros à la vidéo coincoin de la sidebar du blog. Mais avez-vous pensé à cliquer dans la rubrique Dressing Room sur le petit canard à habiller, hum? Il est là depuis des années, et il existe en trois saisons, été (niveau I), automne (niveau II) et hiver (niveau III)?
Parce que quand il flotte pendant des heures comme aujourd'hui, ça peut sauver le temps d'une douche, de faire chauffer l'eau des pâtes, de lire un chapitre d'un bon bouquin, etc...


angel et LaPatate angel et LaPatate

Non je ne bégaie pas. Je t'explique.

Au départ il y a de ça plusieurs mois, quand tu posais une question à LaPatate, s'il n'était pas d'accord il répondait NON! et s'il était okey dokey il répondait en répétant le dernier mot de ta question.

Exemple:
(oui je suis didactique aujourd'hui)
(ça arrive)
(la reprise du boulot qui se rapproche faut croire)

- Mon coeur, est-ce que tu veux aller te coucher?
- NON!

- Mon coeur, est-ce que tu voudrais une sucette par hasard?
- Sucette!

Ca m'a vite fatiguée le Môme Echo, alors j'ai pris dix jours environ à lui apprendre à répondre "oui", en reprenant chacune de ses réponses.

Exemple
(oui encore)
(j'espère que tu notes)
(avec le stylo bleu, et sans faire des petits ♥ sur tes i )
(tu n'as plus 8 ans et demi)

- Mon coeur est ce que tu voudrais une sucette par hasard?
- Sucette!
- Quand tu veux quelque chose ou que tu es d'accord, il faut dire "oui".
- Ui!
- Est-ce que tu voudrais une sucette?
- Sucette!
- Non il faut dire "oui"
- Ui!
- On recommence: est-ce que tu veux une sucette?
- Ui!

Au bout de même pas 10 jours c'était réglé, il disait "oui" comme vous et moi, parfaitement, à bon escient, tout le temps, et même au cours des mois qui ont suivi il s'est lancé dans d'audacieux " oui oui" - et son beau taxi - non je m'en lasse pas - tout à fait à propos et avec le ton blasé qui va bien...

Exemple:
(je vois que tu commences à prendre l'habitude, c'est bien)
(continue)

- Dis donc j'espère que tu ne mets pas le bazar dans ta chambre et que tu joues gentiment hein!
- Oui oui.

Okeyyyyyy.

Et puis là en fin de semaine dernière, du jour au lendemain, sans qu'on sache d'où ça sorte, après des mois de "oui" parfaits et magnifiques, voilà qu'est sortie l'infamie, le bubon pré-adolescent précoce, la nonchalance qui confine à l'insolence, l'affreux, l'immonde, il était là. Et bien là.

Exemple:
(oui là aussi)
(tu le notes en rouge celui-là, c'est le plus important)


- Mon chéri, c'est l'heure du goûter, tu veux des barquettes à la fraise?
- Ouuuuuuuaaaaaaaiiiiis.

Pas enthousiaste ni rien hein.
Plutôt genre waaaaaiiiiiiiiihhhhh.
Biiiiiiih mon enfant a grandi de 10 ans pendant la nuit et personne ne m'a prévenue!
Donc rebelote, retour au rabâchage, après une petite explication entre quat'zyeux:

- Mon chéri, je t'explique, on ne dit pas "ouais", on dit "oui" quand on est un petit garçon poli. Le "oui" c'est joli, le "ouais" c'est laid.

Je sais tant de poésie t'épate, mais que veux-tu c'est un métier, limite.

Et donc on recommence, et cette fois la technique c'est de répéter la question, ou la phrase, ou qu'importe, pour obtenir un joli "oui" flûté, et pas un affreux "ouais" qui dégouline.

Exemples
(attation y'a un "s")
(fais donc un peu attention)
(je vais pas devoir toujours tout te dire non plus)


- Est-ce que tu veux aller au parc?
- Ouais!
-Est ce que tu veux aller au parc?
- Ouais!
- Est ce que tu veux aller au parc?
(gros yeux)
- ... Oui!
- On y va, va chercher tes sandales.

- Maman, avu, le chien il est 'roo le chien, c'est un 'rooo chien hein maman?
- Oui mon coeur, c'est un GROS chien, il est très beau.
- Ouaaaaaaiiiiiis.
- Oui mon coeur, c'est un GROS chien, il est très beau.
- Ouaaaaaaaaais.
- Oui mon coeur, c'est un GROS chien, il est très beau.
(sourire en coin)
- ... Oui!

Soupir.

Mais ayé, c'est bon c'est quasi revenu comme avant, je suis super forte, même que ouais.
Quoi?