08 juin 2007

La Semaine de la Chiasse Totale [edit inside]

Là, vraiment, j'ai envie de chialer. Mais pourquoi donc, me demanderez-vous, attentifs et polis, et concernés, je sais que vous êtes tous des lecteurs farpaits.

Je n'ai pas pleuré après ma nuit à 39°5, entrain de rissoler dans mon jus (mon dieu, demain Chéwi ne va retrouver qu'une flaque de gras dans le lit, ce seront mes pauvres restes), à rêver en boucle des trucs incompréhensibles, je suis juste allée chercher une bouteille d'eau pour essayer de rester un minimum aqueuse.

Je n'ai pas pleuré quand ma maman venue en renfort pour m'aider avec la Boulette, a flanqué par terre mon portable, le truc de gueudin qui n'arrive jamais, le fil de l'alim' qui s'est coincé dans l'absence d'accoudoir de mon fauteuil en osier Hic et Ah, mon portable s'est fracassé les megabytes sur le parquet, sous mes yeux ébahis, j'ai poussé un hurlement. Ma mère a failli mourir d'un arrêt cardiaque, elle était contente d'être viendue chez oim, pour le coup. Je n'ai pas pleuré, j'ai juste démarré la bécane en priant qu'elle vive encore, et elle avait survécu, elle est trop forte ma Poupoune.

Je n'ai pas pleuré quand à 12 00 ma température était toujours à 39°6, parce que le gentil médecin m'a rappelée pour me dire que oui l'ibuprofène était autorisé pendant l'alaitement, et j'ai pu me taper une super descente de fièvre en moins d'une heure, j'ai sué comme une truie dans un sauna, je n'ai pas pleuré, je suis juste allée prendre une douche.

Je n'ai pas pleuré quand après la plus longue sieste de sa courte existence, ma Boulette s'est réveillé tout chiffoné avec 38°4. J'ai juste envoyé son papa acheter des suppos de Doliprane pour un bébé de 6 kilos.

Je n'ai pas pleuré quand 3 heures plus tard, à 22:30, mon fils a grimpé à 39°3. J'ai juste décroché mon téléphone pour appeler SOS Médecins.

Je n'ai pas pleuré non plus quand la gentille opératrice m'a clairement expliqué qu'un bébé si jeune avec autant de fièvre, il ne devait absolument pas rester à la maison, mais être vu rapidement aux urgences pédiatriques. J'ai juste appelé ma super belle-mère, envoyé Chéwi chercher le siège auto à la cave, et préparé le sac à langer de mon fils, avec le carnet de santé, la carte vitale, les couches, un change, le produit à cul, les cotons, sa petite couverture...

Je n'ai pas pleuré quand la gentille médecin des urgences a prononcé les mots ponction lombaire. J'ai juste ouvert des grands yeux, et je me suis demandé qui donc venait de m'assomer d'un coup là? Hum? Et ensuite j'ai patiemment et poliment négocié qu'on attende pour lui faire cet acte douloureux et risqué, car il avait probablement attrapé mon virus. Hors de question que l'on fasse subir ça à mon bibou, le dos des bébés est mou et ils n'appréhendent pas, on utilise des petites aiguilles, mais mes fesses oui, viens que je te donne un coup de marteau piqueur entre les omoplates madame. Je veux bien qu'on élimine toutes les possiblités d'infections avant de déterminer que la fièvre est d'origine virale, mais faut pas charrier non plus.

Je n'ai pas pleuré quand j'ai compris qu'un bébé de moins de trois mois avec plus de 39° de fièvre admis aux urgences pédiatriques se voit obligatoirement hospitalisé. J'ai juste demandé s'il y aurait un lit pour moi dans sa chambre, et si l'on pouvait rédiger un certificat pour que le papa n'aille pas travailler et s'occupe des deux autres loustics. Ce qui a été fait.

Je n'ai pas pleuré quand on a sorti un pauvre lit pliant d'un placard, et qu'on a mis une perf à mon bébé, qu'on lui a attaché les capteurs de l'électro cardiogramme et le capteur de sat'. J'ai juste appris à manipuler mon bébé avec précautions pour ne pas emmêler les fils, et j'ai essayé de faire mon lit pour dormir quand je le pourrais. Ma gentille et adorable belle-mère était allée chercher un sac préparé par Chéwi, totalement dégoûté, avec des affaires pour moi et pour la Boulette Bouillotte, j'ai ouvert le sac, enfilé des vêtements confortables, j'ai disposé la jolie couverture offerte par Deedeen sur les barreaux du lit de la Boulette, pour le protéger des lumières du couloir, et déposé devant les trois doudous trouvés dans le sac: le chien hochet qui trône habituellement dans le berceau, le petit crocodile qui lui tient compagnie, et le hochet zèbre offert par Pando, celui qui fait pouet, et que la Boulette adore.

Je n'ai pas pleuré les deux jours qui ont suivi, à voir mon bébé enfermé dans moins de 3 m² , lui qui suit toujours la petite troupe toute la journée dans son landau, qui voit défiler du paysage à longueur de temps. J'ai juste essayé de l'occuper avec ses trois doudous, les carrés de sa couverture, la boîte à sons trouvée dans la chambre. Je lui ai raconté plein de bêtises aussi.

Je n'ai pas pleuré quand les capteurs de l'electro-cardiogramme, mal adaptés aux nourrissons, faisaient sonner le monitoring pile quand il était en sommeil profond (il respirait pas assez souvent, l'andouille de bébé, non mais franchement) ce qui est trop chouette pour le réveiller, mouarf, ce n'est pas comme si je venais de passer deux plombes à l'endormir. Pas plus que je n'ai râlé de ce capteur de sat' relou qui n'arrêtait pas de buguer et de se mettre en alarme. Je n'ai pas chialé de cette perf accrochée au mur qui m'empêchait d'aller jusqu'à la table à langer, j'ai juste sorti le petit tapis à langer du sac de la Boulette, et je l'ai changé sur mon lit de camp, avec son produit à cul perso, ses cotons, et ses couches. Tout était tellement différent de la maison, je voulais qu'il garde quelques repères, si minuscules soient-ils.

Je n'ai pas pleuré de ne pas pouvoir bercer mon bébé autrement qu'en oscillant sur moi-même, ni de ne pouvoir le calmer autrement qu'en lui donnant le sein. J'ai juste arrêté de compter les tétées, et je pense que la Boulette a largement explosé son record. Il ne serait pas incroyable que cet enfant ait tété plus de 15 fois dans la journée de mercredi. Surtout que dès midi sa température était redevenue normale, et l'appétit a suivi.

Je n'ai pas pleuré de fatigue lors des deux nuits en service pédiatrique. Pourtant j'aurais pu, quand je venais de passer 25 minutes de tétées, et 15 minutes de berçage, pour endormir mon chtit bisou tout décalqué, en me fiant au monitoring pour repérer le sommeil profond (rythme cardiaque entre 130 et 135, on a vraiment que ça à foutre hein, c'est largement pitoyable), que je le déposais dans son lit à barreaux en me hissant sur la pointe des pieds, en essayant de ne pas emmêler tous ses fils et sa perf, et que paf, la lumière du couloir se ralllumait pile sur sa ptite bouille, et que ça le réveillait, car cet enfant n'envisage de dormir la nuit que dans le noir quasi total... J'ai juste pris mon mal en patience, et récupéré à chaque fois mon bébé pleurant, me suis assise en tailleur sur mon lit de camp, l'ai remis au sein, en me disant, bah je vais bouquiner, tant pis, j'ouvrais mon livre, le bébé têtait, bien éveillé, je lisais quelques lignes, et paf, la lumière du couloir s'éteignait, et je me retrouvais dans le noir, ahahahahahahaha, je vous jure que j'ai pensé que c'était un complot spécifiquement contre ma goule.

Je n'ai pas pleuré non plus quand le mercredi midi l'infirmière m'a appris que je ne serais pas nourrie, que seul le petit déjeuner était préparé pour les parents accompagnants, et ce entre 8h et 9 h, je l'avais raté car 1. je dormais un petit peu et 2. je donnais la tétée lors du bon crénau, et puis de toutes façons, je ne voulais pas laisser mon fils tout seul. J'ai juste été hyper soulagée que ma mère soit venu me voir, elle a filé au monop' m'acheter de la bouffe de lusque, bio, diététique, et originale, merci maman, uhuhuhuhuhu, ce qui m'a permis de tenir les deux repas du mercredi et le petit dej' du jeudi, en ayant pris grand soin d'écrire "maman de la Boulette" sur ma salade de quinoa aux graines germées, mon sandouich à la brique de vache, tomate cerises et graines de tournesol, et ma compote bio avant de les déposer dans le frigo commun. Mouarf. J'en profite pour remercier ma mère publiquement de m'avoir fait découvrir les macarons au chocolat de chez Paul, mais créer une addiction chez son enfant 33 ans après sa naissance, c'est mal!

Je n'ai pas pleuré de rester toute la journée en face de la chambre de Crapouille, 4 ans à vue de nez, hospitalisé depuis au moins une journée quand je suis arrivée avec ma Boulette, et qui repartirait facile 2 jours après nous... Crapouille, diabétique, allait se faire poser une pompe à insuline. Maman Talons Aiguilles et Papa Portable ne lui parlaient pas très gentiment ouhla non non non: tu es vilain, vraiment tu es vilain avec tout le monde! (là c'était sa mère) ou tu es vraiment rien qu'une teigne (là c'était son père), j'en passe et des meilleures, des menaces de fessées pour manger la semoule, jusqu'aux mensonges devant l'enfant sanglotant qui réclame son papa parti pour la nuit oui si tu termines ton plateau, papa va revenir, je vais le chercher, oh il m'a dit qu'il arrive... Là j'avais juste envie de me lever et d'aller expliquer la laïfe à des parents assez pourris pour mentir à un gamin hospitalisé mais je me suis abstenue, bien sûr. Il était relou Crapouille, mais franchement, il avait de quoi le loustic, parce que des parents qui promettent des baskets spiderman si tu manges ta tartine, franchement, y'a de quoi les pousser à bout...

Je n'ai pas pleuré quand on est finallement sorti de l'hosto avec un bébé sans fièvre depuis plus de 24H, et que ma gentille, adorable et complètement folledingote belle-mère, m'a planté devant sa voiture avec le bébé dans les bras, le sac à langer et mon sac de voyage, parce qu'elle avait paumé ses clés de bagnole. Moment d'immense solitude, mais j'ai juste tapé la discut' avec une nana sur le parking, histoire de faire passer le temps jusqu'à ce que Fofolle the First accrédite ma thèse des clés de ouature glissées dans la doublure de son sac, muf muf muf (non mais y a même retrouvé le second trousseau, perdu depuis un bail, c'est dire).

En fait, même si du lundi 17 00 au jeudi 18 00 c'était bien pourri de chez pourri, j'ai tenu le coup. Je n'ai pas pleuré. Je me répétais comme un mantra: on teste ma zénitude là, on teste ma zénitude, je vais y arriver.

Sauf que.

Sauf que j'ai fini par craquer. Et vous savez quand? Quand on m'a dit que c'était bon, que la Boulette allait pouvoir rentrer à la maison, et alors qu'il s'était finallement endormi dans son lit-cage, je me suis rendue aux toilettes. Et que j'ai constaté avec des yeux comme des soucoupes et une incrédulité de la taille du Massachusset au moins, que le Ketchup Monster était de retour, moins de 2 mois après la naissance de la Boulette, et mois de 4 semaines après la fin des suites de couches. Alors que j'allaite intégralement, all day and night long, open bar, free nibs for baby, non mais c'est quoi cette arnaque?

Là, oui, j'ai chialé. Le retour de la patacul, mes amis, ça tue la zénitude de n'importe qui. Faut être préviendu.

Ketchup Monster 1- Angel 0



bonus track portnaouak:

devinette:
je pisse sur la pile de bodys propres et je chie sur le thermomètre
qui suis-je?

info veri interessante:
j'ai enfin cédé aux sirènes de la modernité et du capitalisme et que sais-je encore... Oui je viens de prendre un abonnement pour avoir un téléphone portable. Rien à voir avec son look bien sûr. Bien sûr.

mille mercis
à Altaïr, pour Malevil, que je vais pouvoir relire pour la 439ème fois avec bonheur
à ma Paula, pour m'avoir enfin permis de lire Le Philibert de Marilou, de la très talentueuse Capucine.
Z'êtes des amours.

04 juin 2007

les supers pouvoirs d'angel

(note de haut de post: PiyaPiyon le blog indispensable pour tes marmots, il est tout beau tout neuf avec joli costume à pois qui va bien, et même que j'ai reposté dessus, Alix en avait marre de se taper tout le boulot)



Je disais tout à l'heure chez le Papa de Sigmund (ehhhh les gens, le petit dauphin le plus attendu de la blogosphère est né, allez féliciter les heureux parents hein)(en plus ce blog c'est de l'humour en barre, hautement recommandé), à cette chère Ophise (celle qui vous fait aimer le train) que si j'arrivais à bloguer malgré trois zenfants, c'est parce que j'ai des supers pouvoirs.

Trop fou.

Beh quoi c'est vrai en plus.

Le truc voyez vous, c'est d'avoir:

- un ordinateur, de préférence portable, et donc facilement manipulable
- deux mains
- deux nichons
- un coussin d'allaitement
- et des supers pouvoirs qui butent tout

Parce que bloguer requiert comme chacun sait l'usage d'au moins une main, mais avec deux c'est mieux, il est donc primordial d'avoir ses mains dispos pour réussir. Ensuite bloguer nécessite un minimum de calme, si ce n'est un recueillement monacal (amen), il faut donc pour celà que les éléments sonores nuisibles soient neutralisés. Chez moi il s'agit principalement du PitiGasson et surtout de la Boulette. Si le PitiGasson peut se tenir tranquille selon des méthodes assez simples (tototte+doudou devant DéVéDé, Playmobils, et autres élevages de cagots sur balcon) en ce qui concerne la Boulette, au secours. Alors quand il refuse de pioncer dans son joli berceau décoré avec amûr par sa môman, comme il le fait présentement, il faut user de ruses diaboliques, aussi apellées, les Supers Pouvoirs d'Angel. Si je veux oué.

C'est là qu'interviennent les deux nichons, et le coussin d'allaitement. Rien de plus simple: il a été constaté régulièrement que la Boulette c'est rien qu'un glouton et un pionceur fou. Pour être absolument sûr qu'il dorme tranquille un bon moment, il faut lui caler le bidou quelque chose de bien, et comme ça ensuite, on peut bloguer peinard.
Alors on prend le coussin d'allaitement, qu'on pose sur les genoux, on surélève un chouïa les jambes histoire que ce soit baby-safe, on cale les bords sous les bras, on se fait livrer le bébé affamé ou on l'installe soi-même, dégraphage de soutif d'allaitement so sekchi, moup moup moup moup, le bébé tête, en moins de 10 minutes, le bébé pionce (c'est un modèle tiptop, très très rare, je sais). Dé li ca te ment, virer le bras gauche de dessous la tête du bébé, avec la main droite rapprocher l'ordinateur, et hop blogage (après avoir pris soin de ré agrapher le soutif, ho, bande de pervers!). Si c'est pas trop le Sioupeur Poweur ça?

La preuve en image pour les plus sceptiques d'entre vous (si si je sais, y'en a)(tiens toi par exemple):





Oh une Boulette kromimi grave qui pionce sévère

Ah ah. Je suis trop powerful, inclinez vous.


bon après on fera semblant de ne pas saisir le rapport avec la tt/dodo, et le fait que cette Boulette de 8 semaines hier pèse plus de 6,100 kilos pour 60 cms. Ahem.



Bonus la Semaine de la Chierie:
Alors keskyé pire que d'être all day long alone wiz marmots (3). Hum?
De rentrer de l'école à 17 00, et de se rendre compte que oh bah si je me sens aussi pas bien du tout, c'est légèrement normal: 38°4. Nous noterons l'efficacité nulissime du paracétamol, seul anti-fièvre autorisé en allaitant: ouéééééé j'ai 38°1. Veux mourir.
Et keskyé encore pire, si si c'est possib', que d'être cloîtrée at home avec les trois gniards, et la tête dans le ionf à 38°1, mhhhhhhhhh? C'est que le Chéwi appelle à l'heure présumé de son rentrage max+10 minutes, pour informer sa petite famille qu'il est coincé à 5 gares de chez nous, car grosse fuite de gaz sur la voie. Na mé keske j'ai fait au Bon Dieu hein?
Il a pris un taxi, et il est rentré dare dare (enfin, en 40 minutes, mouarf!). Moi je vais me coucher avant que la Boulette ne demande sa pitance. J'appréhende un chouïa demain, je soupçonne une coupure d'eau tiens, ou alors une attaque de missile pile sur mon balcon. J'hésite.

31 mai 2007

angel se le tient pour dit

bonus émouvu: Faut aller lire the other side de la venue au monde de la Boulette de Compet', c'est chez Alix, qui est prisonnière du sas.
(oui des fois les bonus se placent avant la note, s'ils ont envie, oh)



Hier je vais chercher PitiGasson au gymnase. Déjà je suis trop la mauvaise mère car j'arrive grave à la bourre: la Boulette a réclamé un en-cas avant de partir, meuuuhhhh time, je suis donc arrivée en retard à l'atelier pour déposer ma fille malgré que j'ai courru derrière elle qui fusait avec sa trotinette , et ensuite en retard au gymnase pour chercher le loupiot, qui était le der' des der' dans les vestiaires, la looze, et le tout sans landau puisque j'avais laissé la Boulette repu à son paternel. Ca promet pour la semaine prochaine que l'on apelle déjà la Semaine de la Chierie.
Bref.

Il faut savoir que j'avais promis craché juré et pire encore à mon loustic que je viendrais le chercher avec un paquet de chips. Oui la diététique et moi, on est super potes, je sais, c'est la honte, mais mon fils aime les chips à la folie, et puis après le sport ça me semble un moindre mal. Bref. Encore.

Mais comme je me suis auto-éjectée de chez oim, il est bien évident que j'ai zappé l'étape "paquet de chips", déjà que j'ai pensé à prendre mes clés était un exploit, vu que quand je suis en retard je ne pense qu'une chose, une seule, obsédante, viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite.

J'arrive donc au gymnase plus que pantelante, ayant marché* à une telle vitesse que je ruisselle de partout, et joie suprême, je me suis tellement speedée que j'ai zappé l'étape "déo", c'est dire si je suis au top de la félicité. Je présente mes excuses au prof de sport, je récupère mon PitiGasson équipé de pied en cap, et on sort du gymnase.

- T'as appowté mes chips?
- Ah! Et mince je les ai oubliées! Mais ce n'est pas grave mon coeur, tu les mangeras quand on rentrera à la maison, là on va à la bibliothèque pour changer tes livres...
- Oh....

Il n'est pas joyeux le minot, il les voulait ses chips, et il faut que je fasse miroiter l'intrigante perspective que la bibliothèque ait peut-être été enlevée dans la nuit par des extra-terrestres l'ayant délocalisée sur la Lune, qu'on va être bien nous pour aller rendre les livres en navette interstellaire, mhhhhh, et qu'il va falloir vérifier qu'elle est toujours là, et qu'il n'y a pas un grand trou à la place, pour que l'enfant daigne avancer d'un bon pas et oublie ses chips.

Mais:
- Et mon Bû et ma tototte, tu les apowtés? Passke je suis fatigué moi hein!
- Ah bah non mon loulou, tu les auras tout à l'heure, à la maison.

Et histoire de lui changer encore les idées, je demande:
- Et dis moi, qu'est ce que tu as fait au sport, alors?
- Pas envie de te le dih!
- Oh, bah je suis toute triste alors, je voulais savoir moi!
- Ben je te le diwais quand on sewa à la maison!

UH?
Okeyche, j'ai capté le message mon fils, y'en a qui ont la répartie facile à ce que je vois.

Et bien sûr son père nous a rejoint à la bibliothèque, avec la Boulette tout propre dans son landau, et qu'est-ce qu'il avait le Perfect Dad dans la poche de sa veste? Mhhhh?
Bah oué, le paquet de chips.
Et je suis persuadée qu'il avait penser à mettre du déo lui.

La semaine prochaine s'annonce rigolote.





* Oui depuis que ma dernière grossesse et malgré mon accouchement, je n'arrive toujours pas à courir, c'est affreux, je dois avoir un truc de cassé.


EDIT du soir: Ah bah s'il tombe des cordes, je peux toutafé courir, même en poussant un landau dites-donc! Quelqu'un sait où est passé le soleil, mhhh?


bonus rigolu: Super merci à Lulu pour m'avoir offert ce super bouquin avec comme accompagnement ce petit mot aux chtits oignons: voilà, comme ça tu vas moins t'ennuyer la semaine du 4 au 8 juin.
Na mé je rêve?
Uhuhuhuhuhuhu, je t'aime ma Lulu (avoue que c'est toi qui m'a rencardée avec Denis Brogniart! Allez!)

28 mai 2007

angel rentre à l'hospice

Bon. Va falloir que je sois forte et que je regarde ce chiffre droit dans les yeux: 33.

Aujourd'hui j'ai 33 ans.

- Quel âge tu as?
- Beh j'ai 33 ans, pfffff.
- Ooohhhhh bah tu ne les fais pas du tout didon!

Eheh. Non mais c'est la SEULE réaction attendue et tolérée, je le dis tout de suite. Sinon je montre les dents. Faisez gaffe les gens. Parce que là je suis quasi prête à aller m'acheter tidisite mon sonotone et mon déambulateur, à me vautrer dans le pot de Nivea Q10, et à me shooter au Nutrisse Couleur Cacao, chier quoi. Ah on me souffle dans l'oreillette que j'en fais un pwal trop. Sauf que bon au téléphone ce matin, une certaine personne que je ne citerais pas, pour ne pas que vous alliez lui faire la peau en représaille, m'a dit que bon j'aurais du mettre le jeu alakon pour rester djeune du neurone, savez le truc, là, qui se joue sur Nintendo DS mes fesses, bon sang c'est quoi le nom de ce machin déjà? Pinaise, voyez, le processus de dégénération neuronale est en totale accélération, bientôt je ne pourrais même plus écrire sur ce blog, au secours.

Parlons-en du blog tiens, parce que lui non plus il n'est pas jeune-jeune hein, trois ans au compteur depuis hier, ah il fait moins son malin, ça c'est sûr. 772 posts, ahahahahahahaha, ça fait achement plus que 33 ans, ahahahahaha, 772, la loose.

Bref, 33 ans, va falloir que je m'habitue.

Je vous raconterai bien encore plein de trucs, mais y'a une Boulette qui hurle qu'il a encore un petit creux à caler, un PitiGasson qui a décidé que sa chambre serait en Champion League du Bordel 2007, et une Lutine qui attend qu'on coiffe sa tignasse de folie, hum pardon, sa longue chevelure de Princesse Guerrière.

Ah bah sinon, l'APN-othon court toujours, parce que tous vous m'aimez à la folie, et que vous voulez que je sois la plus belle du monde avec ce sublime APN orange qui flatte le teint et prend de magnifiques photos, oui oui vous le voulez, n'en doutez point (mode Hypnose ON)





total OBTENU!

MERCIIIIIIIIII!
z'êtes tous des crazy like a fool moi je dis
mais je vous aime d'amûr vrai. Voire plus.
Je vais crâner avec cet APN je ne vous dis que ça, douze ans et demi je vais avoir pour le coup.

26 mai 2007

angel est morte de rire

Voilà ce que j'ai reçu ce matin au courrier:



(j'ai juste effacé un truc, histoire de conserver mon anonymat relatif hum hum)

Non mais franchement?
Alors là je suis
1 morte de rire
2 morte de curiosité
3 complètement incrédule: sérieux, c'est pas une vraie quand même??

Il n'y avait aucun nom d'expéditeur, la carte a été postée sous enveloppe blanche à mon adresse quasi exacte (erreur dans l'escalier, c'est dire si c'est minime) depuis Paris Europe, le 25 mai. Hier donc. La personne qui me l'a envoyée connait donc et mon adresse et mon prénom. Et bien sûr mon goût pathoologique pour Koh Lanta. C'est dire si je suis intriguée.

Mais comme en ce moment mes neurones ont du mal à se connecter, j'aimerais bien que tu te dénonces petit(e) farceur(se). Hihihihihi merci. Et mille mercis aussi pour le fou rire matinal.


Bon et donc devant la foule en liesse qui réclame à corps et à cris un bouton paypal (bah si, à partir de 4 c'est une foule, on va dire), voici donc la lancée officielle de l'APN-othon, pour que cette petite merveille retrouve sa môman, aka, moi-même et mes 33 balais qui débarquent lundi (misère!)

Ahbah ça a déménagé dans la note du dessus, allez, on bouge son mulot!

25 mai 2007

angel positive

Non mais le truc, c'est de réchéflir sérieusement et d'essayer de comprendre. Ne pas jeter la pierre, tfassons, jeter des caillasses à son marmot, c'est mal vu, y'a pas à tortiller de la peaudouce hum.

Donc.

Ma Boulette, il est super coquet comme bébé, voyez, c'est pour cela qu'il crachouille des trucs immondes (oui mesdames et messieurs, j'ai enfanté le bébé capable de biphaser mon lait, il recrache l'eau d'un côté, les nutriments de l'autre, oui c'est totalement abject), il me rapelle qu'il faut lui changer sa tenue voyons, ce serait déchoir que de porter à 14:00 la même tenue qu'à 10:00 à la sortie de son bain quotidien. Dans le même esprit, il chie partout dès que son père a le malheur de lui ouvrir sa couche. Avec moi non. Avec moi, il préfère dégobiller dans mon décolleté, pour me forcer à me laver et à changer de fringues: il est coquet et il tient à ce que son petit personnel soit tiré à 4 épingles. C'est tout.

Ma Boulette, il veut que sa maman soit une sportive de haut niveau: par conséquent, plutôt que de dormir direct dans son berceau sans faire caguer le monde, il préfère aller se ballader dans le landau, histoire que sa génitrice se bouge le popotin et perde toute cette graisse supeflue (et néanmoins confortable). Il est gentil, et prévenant comme bébé. J'ai de la chance.

Ma Boulette il est intelligent, mais alors, c'est époustouflant. Il sait déjà qu'il faut boire au moins un litre et demi par jour pour être en bonne forme et en bonne santé. Mais comme il est prévoyant, et que deux précautions valent mieux qu'une, bah il en boit trois litres. Pas d'un coup, parce que son petit estomac ne tiendrait pas le coup, comprenez bien. Non non, en une dizaine de fois. Surtout le soir. Comme ça il prend soin de sa petite maman, qui est obligée de se mettre dans son lit et devant sa téloche pour tenir le rythme...

Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est son obstination à me réveiller une ou deux fois par nuit? Il veut quoi là? Je ne compte pas entrer dans l'armée, pourtant au bout d'un mois et demi je suis fin prête à me lever n'importe quand au son du clairon. Par contre l'efficacité ne suit guère ensuite, je sens que dans pas longtemps j'irais faire mon pipi dans l'évier et chercher à boire dans les toilettes hein.


Allez, hop, je garde le moral, à 18 ans, je le sortirai à coups de pied au uq de son plumard. Bien fait.




ps: merci à celui/celle qui a pris le tit chat choupinet sur ma ouicheliste, mais euh bon, c'est MON anniv' hein, alors ca va bien les couneries main'nant: APN orange kro mimi j'ai dit!

24 mai 2007

angel est abandonnée de tous

L'horrible et atroce vérité m'a frappée de plein fouet. Je n'avais pas fait le rapprochement, d'autres s'en sont chargés pour moi. Depuis quelques jours, je sais.

Je sais que la semaine du 4 au 8 juin sera mon calvaire, ma croix, mon chemin de Damas*, je sais que cette semaine maudite me verra pleurer des larmes de sang.

Je ne veux pas, je m'y refuse, mais je n'y peux rien, je suis foutue foutue foutue, à moins d'un miracle, je ne pourrais en réchapper.

La semaine du 4 au 8 juin, figurez vous que Chéwi a été volontarisé d'office pour les corrections BTS, et que pour se faire, contrairement à l'année dernière où il pouvait apporter les Pakédkopis chez lui, il se devra d'être enfermé dans un lycée parisien de 9:00 à 17:30, 5 jours d'affilée. Lui qui d'habitude est là pour m'aider avec les trois gniards et notamment la Boulette, aussi surnommé le Bébé Sioupeur Glue, les matinées du lundi et mardi, et le mercredi et jeudi toute la journée**, ben pour le coup, il ne sera pas à mes côtés, bernique et couilles, je peux crever la gueule ouverte.
Les 8 trajets école-maison, mit landau et buggy board, l'audacieux programme du mercredi matin, prévu pour fonctionner à deux (emmener PitiGasson au gymnase, emmener la Lutine à l'atelier, aller vitevite rechercher PitiGasson au gymnase, et hop le square et hop aller rechercher la Lutine à l'atelier, mais euhhhhhhhh, le tout de 9:30 à 12:20), les repas, le ménage, etc, tout, toute seule. Et je m'en fous de savoir que d'autres le font tout le temps, rinapété, moi je n'ai pas l'habitude, et j'en suis traumatisée par avance.

Surtout que.
Surtout que la semaine du 4 au 8 juin, Xila, son PR et ses loupiots se carapatent à Center Parcs.

Je vais être vraiment toute seule.

Je suis désolée, mais la semaine du 4 au 8 juin, je prévois

soit

- une dépression totale,
- un urticaire géant,
- un suicide au gaz,
- 452 appels à "S.O.S. Solitude"

soit
- un absentéisme scolaire de 100%
- une cure de dvds
- des repas constitués de chips et compotes en gourde et yaourts à boire
- un open plumard mit trois zenfants dedans

Je réchéflis et je vous dis ça très bientôt.
Quand j'aurai fini de paniquer.









* Oui je vais avoir 33 ans le lundi de Pentecôte, autant dire que le Christ et moi on se tape des similitudes de la mort qui tue, c'est affreux, je ne veux pas avoir 33 ans un lundi de Pentecôte, c'est juste pas possible. Enfin sauf si tout le monde pille ma ouicheliste. Bah quoi? Surtout le petit APN orange kro mimi et hors de prix. QUOI?? Z'êtes pas rigolus, pis c'est tout.

** Non les profs ne sont pas des glandeurs, une grande partie de ce "temps libre" est consacrée à ses préparations de cours hein...

21 mai 2007

angel cacate sur les eighties



Non mais la question, c'est combien de temps encore on va nous courrir avec les eighties sa mère la truie en caleçon rose fluo, quoi? Parce que déjà, les années 80, bon j'avais 6 ans au début et 15 à la fin, je maîtrise bien le concept voyez, j'ai littéralement grandi en plein dedans, et déjà à l'époque j'aurais bien voulu en sortir. Le seul truc potable c'étaient les grolles: oué les converses de toutes les couleurs, et oué les Bensimon de toutes les couleurs aussi, le confort du pied, c'est intemporel.
Mais le reste.... Je me souviens de cette tenue, j'étais en 4ème, un fuseau noir avec un pull chauve souris long émeraude. Monstrueux! Les plus jeunes de mes lecteurs (et les moins fashion addict) se demanderont ce que sont ces fringues aux noms barbares. Ce n'est pas compliqué: le fuseau est le cousin dégènéré du déjà bien raté caleçon, que l'on a renommé "leggins" pour faire hype de la vibe, à savoir que le fuseau est un caleçon long avec des pattes sous le pied. Histoire de gainer la jambe parait-il... A mon humble avis ça transforme même le plus joli des mollets au galbe parfait en poteau informe, mais passons... Quant au pull chauve-souris, c'est un pull dont les enmanchures rejoignent la base du pull. Tu ouvres les bras et tu ressembles à un énorme écureuil volant, surtout si l'orthodontiste n'a pas encore fait correctement son boulot sur ta dentition lapinesque de collégienne boutonneuse. Yihaaaaaaa, c'est sublime, j'en chialerais, rien que d'y repenser. Des larmes de sang.

Bref les années 80 c'était affreux, les coiffures ultra crêpées, les bananes sur le haut de la tête avec barrette en équilibre sur le sommet du crâne pour faire tenir la chose, les fameux palmiers, faisant ressembler n'importe quelle tignasse à un ficus free-style, les jupes boules sur les caleçons, les ballerines plates, les pois, les grosses rayures larges, les polos, mon dieu les polos, je vais mourir si je repense aux polos multicolores de mes treize ans!

Et là depuis genre deux ans, on rebaigne dans les années 80. Ah ça on en bouffe du eighties. Et vas-y que mais oui bien sûr, les grosses rayures verticales ça amincit trop trop (et mon cul, c'est du poulet??) et le leggin c'est parfait pour toutes les filles (mmhhhhh, vraiment? non mais VRAIMENT?) et pas du tout on croirait que t'as oublié de t'habiller ce matin, n'importe quoi mais tu connais trop rien à la mode hein!

Soupir.

Et moi, je n'ai plus rien à me mettre sur le popotin. Ayant accouché il y a 6 semaines, je ne peux plus voir mes fringues de grossesse sans avoir des pulsions de meurtres (voire des chouinements irrépressibles), et je ne rentre dans plus aucun de mes futs d'avant, vu que 6 kilos se sont inexpliquablement accrochés à ma divine silhouette, et ce principalement sur mon euh... large arrière-train de jument campagnarde on va dire (sanglots, bis repetita).

Je clique donc innocement sur le site de la Redoute, espérant trouver dans la vente en ligne matière à me couvrir le fessier tout en m'évitant de me déplacer en boutiques, vu que je vis avec une Boulette greffée sur moi (là il dort dans son berceau, c'est un miracle, vous pouvez l'applaudir!)(pas trop fort, il DORT bordel!)
Et que vois-je?
Ben le truc infâme que j'ai mis tout la-haut.
Hein?
Mais ils veulent ma mort?

Visiblement les stylistes Redoute ont largement pété le boulard:

- le débardeur effet "boule" a l'immense mérite d'afficher clairement la couleur: il vous fera ressembler à une bouteille d'orangina entre la ceinture et la tête, sublime, j'en rêvais! Comment accentuer le déliceux effet bourrelets de mes kilos en trop, mhhhh je suis ravie là, si si. Je n'ergoterai pas sur l'infame couleur pêche, genre de loin on croit que t'es à poil. Beurk.

- le caleçon imprimé géométrique est la fringue parfaite pour te faire ressembler à une hystérique qui a oublié d'enlever son bas de pyjama cheap avant de sortir de chez elle, et on notera le délicat imprimé arrache tes noeils, qui n'est pas sans rappeler les ravissants motifs des blouses de travail vendues à la toute fin des pages textile.

- le combi short, lui, combine astucieusement le vêtement idéal pour qu'aller faire pipi rime avec challenge sportif de haut-niveau et la sape parfaite pour qu'on te répère dans la foule, surtout si c'est le taureau qui te cherche. Mouarf.


Comme ce n'est pas avec ces pignoufs que je vais réussir à m'échapper de mon marasme vestimentaire actuel, je sens bien que je vais devoir refiler au Chéwi sa Boulette et des bibs de Mum's Milk, pour pouvoir faire les boutiques. Bien obligée. Reste à espérer que j'y trouverais des vêtements normaux, sinon je sens que je risque de m'énerver et de découper du caleçon moche et de flamber de l'imprimé hideux. Ne pas énerver la mère de famille nombreuse en mal de sommeil. Surtout quand elle a le popotin large et rien de décent pour le couvrir.


Que les dieux du shopping et du glamour soient avec moi.

19 mai 2007

angel fait ce qu'elle peut

Tiens mais c'est Chéwi qui rentre de son travail, à 13:25, comme tous les samedis, après ses 4 heures de cours.
Oh regarde Chéwi, on croirait une pub pour la lessive ou le dernier nettoyant pour carrelage: ta fillette, joliment vêtue d'un élégant pantalon beige et d'une blouse légère rose thé, ses cheveux propres et coiffés, est gentiment assise dans le canapé aux coussins bien ordonnés, elle regarde son programme préféré à la télévision, l'innénarable D&Co.
Mais là, assis devant la baie vitrée aux vitres propres et encore étincellantes après une semaine, mignon à croquer avec son débardeur grenouille, et ses gros doigts de pied potelés, ne serait-ce point ton habituellement turbulent petit garçon qui joue paisiblement avec un puzzle éducatif alphabet, dont il pose soigneusement les lettres aux couleurs vives sur le parquet fraîchement balayé?
Tu entraperçois au travers des portes ouvertes, les chambres de tes enfants, lumineuses, aux lits faits, rangées, accueillantes. Et là, ton dernier-né, habillé de propre après le bain, les joues roses et le cheveu lissé, qui s'est assoupi après la tétée malgré le bruit de la machine à laver qui tourne, dans les bras de sa maman.

Mon dieu.
Sa maman.
Mais qu'est-ce donc que cette chose?
La tignasse ébouriffée mal ramenée en arrière dans un chouchou anti-glamour, vaguement vêtue d'un soutif d'allaitement qui refoule le lait caillé et le vomi de bébé, d'un slip de grossesse détendu, le poil sauvage sur les guibolles, et un air hébété sur le visage. Et cette odeur? C'est quoi cette odeur?







Bah ça va bien hein, j'ai fait ma SuperWoman toute la matinée, mais je n'ai pas eu le temps de prendre ma douche et de me vêtir, d'ailleurs mon costume à paillettes est au pressing, chiottes à la fin.
Welcome in real life Darling Chéwi.

17 mai 2007

PitiGasson n'est vraiment pas un froussard!

Ce matin, malgré la bruinasse chouinasse digoulasse, la Boulette dans le landau, le PitiGasson et la Lutine mit impers and bottes, on se dirige vers le parc, à la recherche d'escargots. C'est qu'il faut libérer du temps tranquille pour le Chéwi qui a des cours à préparer pour demain, vu que son pont de l'Ascencion à lui, il est absolument tout foutu, tu traverses que dalle avec.


moi: Tiens tu les vois les pies dans l'arbre là?
PitiGasson: ui ui je les vois! Y'en a twois! Moi je veux un navion pour attwaper les pies...
moi: ah bon un avion? il va devoir voler bien bas ton avion?
PitiGasson: ui un gwand navion, avec Papa devant et moi dehièhe, pour attwaper les pies!
moi: ah bah oui, si tu veux...
PitiGasson: et toi maman, tu aimes les navions?
moi: ah bah non moi j'ai peur des avions, mais bon c'est moi hein, toi tu n'a pas à avoir peur...
PitiGasson: ah non moi j'ai pas peuh, pouwquoi tu as peuh des navions maman?
moi: ben franchement, moi, monter dans un truc qui risque de retomber, ça me fiche la frousse!
PitiGasson: ben Maman, faut attacher ta ceintuh!
moi: certes, mais je doute que la ceinture soit bien utile si l'avion tombe du ciel...
PitiGasson: mais Maman, faut mettwe DEUX ceintuh, c'est tout...

Bah si tu le dis mon doudou... C'est beau les petits garçons de bientôt trois ans et demi, parce que ça a réponse à tout et ça n'a peur de rien.




(si vous répétez à QUI QUE CE SOIT que j'ai même la trouille absolue de monter dans les Dumbos volants chez Mickey, je vous cause pu et pis c'est tout)

15 mai 2007

PitiGasson ce n'est pas un froussard!

Il y a environ deux/trois semaines, PitiGasson, avec l'ensemble de la tribu PiyaPiyon moins la Boulette et moi-même, est allé voir Mickey et ses potes, là-bas dans la vallée de l'autre côté du Hèreuhère. Et contrairement à sa soeur à son âge que c'est rien qu'une chtite nature de rindutou, il a voulu faire l'attraction Pirates des Caraïbes avec tout le monde, parce que bon, pas trop de gens le savent, mais je peux bien vous le révéler à vous, PitiGasson, in dream life, c'est un Pirate. Même que oui et que t'as pas intérêt à dire que non, sinon gare à toi, il va te faire le regard qui tue, celui avec les sourcils très froncés et le poing levé (mon fils des fois c'est Amel Bent en minuscule).

Et alors Pirates des Caraïbes, malgré les coups de fusil, le tonerre, la descente en bateau dans le noir, ou alors à cause de, faut voir, le PitiGasson, il a trouvé ça génial, il a a do ré. Et depuis peu, à cause de l'affiche à la devanture du cinéma de la ville, PitiGasson a pris connaissance d'un fait extraordinaire: Pirates des Caraïbes, c'est aussi un film. Dingue. Et même que sa mère l'a en dévédé, si ce n'est pas trop bien fait la vie des petits mouflets de presque trois ans et demi, des fois.

Depuis, PitiGasson il aimerait bien le voir ce film, parce que Piwate des Cawahib' j'adoh! A fé même pas peuh!
Mouais. Je doute que le loustic continue à être aussi enthousiaste devant les spectres lugubres du Black Pearl. Déjà que sa chambre abrite deux monstres et plusieurs fantômes, j'apprécierais grandement que la crise du logement de la dimension ectoplasmique ne se résolve pas dans ses pénates.

Bref.

Aujourd'hui.
Chemin du retour vers la maison, 11:50.
PitiGasson a mis Bû, son doudou chéri, un petit singe tout pelé, à l'intérieur de son tee shirt, il n' y a que la tête qui dépasse.

PitiGasson: Bû il est bien au chaud, paskil est encohe tout piti quand même.
Moi: Oui, il est tout petit.
PitiGasson: Bû il est two piti pour wegahder Piwates des Cawahib' pah ezemple.
Moi: Oui, Pirates des Caraïbes, c'est pour les grands, ça fait peur!
PitiGasson: Moi, je suis gwand, j'ai pas peuh, Bû il est piti, mais moi non, je peux wegahder Piwates des Cawahib' hein maman pah hasah?*


Bien ouej' mon fils, mais par hasard, ben non et ça restera non. Ou alors, si tu continues de nous gonfler le soir à te relever 36 fois sous mille prétextes plus bidons les uns que les autres (le doigt qui pue d'hier soir m'a fait hurler de rire), je te le montre le dévédé, et comme ça tu tévanouis d'horreur et j'aurais par la suite une menace toute trouvée si tu continues à nous escagasser.
Trois enfants, je développe des tactiques totalement ignobles. C'est eux ou moi. Evidemment, ce sera moi. Obligé.


(enfin j'espère???)





* par exemple, quand même, par hasard, sont les trois tics langagiers actuels du PitiGasson, qu'il emploie à absolument toutes les sauces, parfois complètement à contre-sens.

13 mai 2007

angel est over deborded

Pendant neuf mois, je ne pouvais rien faire. Habitée par ce qui allait devenir la plus grosse Boulette de l'Univers*, j'ai du rester pendant sept semaines en interdiction totale de faire quoique ce soit autre que de regarder Berverly Hills. Enfin je crois bien que c'était ça qu'à dit le gynéco en disant de ne pas me lever pour faire autre chose qu'aller aux wawas ou vaguement me décrasser. Ensuite grâce à ma super toupine l'anémie gravidique, j'avais autant de force que si je venais de sortir d'un essorage 1800 tours, et pour finir, la taille Guiness Book de mon ventre m'empêchait ne serait ce que de me rendre dans ma cuisine, ce qui n'était pas plus mal, vous me direz.

Pendant neuf mois, j'ai été privée de rangements, de ménage, d'organisation de l'appartement. Pendant neuf mois, privée d'énergie. Pendant nuef mois, au bord de la dépression nerveuse devant le bordel exponantiel, les troupeaux de moutons, le tapis de poussière et j'en passe.

Mais là, c'est revenu. ENERGYYY POWAAAAA. Enfin on fera comme si je n'avais pas cette saloperie de syndrome du canal carpien (surtout ne va pas regarder le premier lien sur Gougueule, non j'ai dit, arrête tout de suite, bah voilà, beurk, j'avais préviendu pourtant!)

Je suis pleine d'énergie, sortie dont ne sait où, sans doute de ces neuf mois d'inertie forcée et anxyogène.

Alors ça carbure sévère. Après avoir nettoyé à fond le salon, oui oui ce qui étincelle jusque chez vous ce sont bien mes vitres, et le PVC de mes fenêtres n'est pas gris mais blanc dites donc, éliminé neuf mois de crasse sur mon bureau, nettoyé et rangé la salle de bain qui ressemblait à un délicieux mix entre Beyrouth et la décharge municipale, j'ai aussi remis la vie sociale de ma fille sur les rails en invitant une petite coupine à jouer, et en improvisant un goûter qui a nécessité que je rapporte à bout de bras 10 kilos de courses du LP (bah oui, j'avais pas de chéquier, et la carte bleue c'est 15 euros, bande de capitalistes crétins!). Le tout sur vendredi/samedi. Je ne parlerai pas des lessives et rangeage des zillions de bodys et pyjamas de la Boulette.

Aujourd'hui, je réorganise complètement la chambre de la Lutine, je bouge ses meubles de place, et j'en profite pour faire un nettoyage/rangeage de rigueur, vu que cette gamine c'est tout sauf Cendrillon voyez.

Alors bloguer, vous pensez que j'ai le temps?
Bah non. Enfin juste dans ma tête.

Donc quand j'estimerais que ma délicieuse demeure est redevenue habitable par des êtres civilisés et non par une meute de hyènes, je reviendrais vous raconter des vrais trucs rigolos et/ou édifiants.


ET NON JE N'ATTENDS PAS LE KETCHUP MONSTER!


* la Boulette, 5 semaines ce soir, 5, 170 kilos. De la Boulette de compet'.



Edit de 18:04: Reste encore une heure avant que Chéwi ne revienne avec la Boulette (affamé) et PitiGasson (relou king size). La chambre de ma fille me sort par les yeux. Sur la porte elle a scotché une feuille décorée de fort jolis dessins: Le Repaire de Lutine. J'ai comme une furieuse envie de lui taguer sa pancarte, à coups de stylo rouge rageur: La Piaule de la Souillon. Mais c'est trop méchant, donc non. Quand même...

10 mai 2007

angel est toujours sur le pont

Ah ah ce n'est pas parce qu'on est malade qu'un bon génie va apparaître et remplir le frigo comme par magie, non non non, il faut se munir de son caddie pourri, et se rendre à Pionch, as usual.

Hier, j'étais guérie, et donc apte à reprendre mes fonctions.
Sur le pont depuis 9:30, heure où j'ai posé le pied par terre, à accompagner la Lutine à l'atelier, et le PitiGasson au gymnase, et aller chercher l'un, puis l'autre, et nourrir la Boulette, toujours toujours toujours (ce bébé a décidé de jouer en Ligue 1 des Téteurs Fous), je me suis allongée quelques minutes dans le canapé vers 15:00, mais ahahahaha, à 15:30, Nichon Time again, et ensuite, les courses.
Comme le frigo ne se remplit pas seul, les Pakédkopis ne s'envolent pas, et donc Chéwi il avait du boulot. Donc j'ai tiré la carte va à Pionch et ne gagne pas 20 000 francs. Ensuite pour que Chéwi puisse travailler tranquillement, ce qui équivaut à se retenir d'écrire des trucs genre mais spa possib' d'être demeuré à ce point bordel sur les copies de gentils adolescents qui tentent d'analyser un poème de Rimbaud, j'ai aussi tiré la carte PitiGasson va à Pionch avec sa môman. Arf. La Lutine dans le canapé devant un dévédé, la Boulette, sur-nourri, devait pioncer, et donc l'Homme être peinard.

Me voilà donc dehors, complètement laminée par avance, avec comme mission de nourrir ma famille par l'achat de produits essentiels à sa survie. Trop yee pee yeah. Le PitiGasson a accepté de venir sans trop râler, appâté par le fait de prendre le bus, et ensuite d'avoir son propre caddie.
Misère.
Dans quoi m'étais-je encore fourrée?
Parce que d'habitude je suis une fille intelligente, voyez, je vais faire les courses avec Alix, on chipe une ouature, on débarque dans le Pionch, on se speede, on enchaîne sur Picard, et on balance les sacs dans la ouature et on rentre fissa, c'est plié en moins de deux heures.
Là, non.
Là, je suis partie avec PitiGasson.
Misère.
Déjà bon le bus il était tout content d'être dedans, au point de faire moults acrobaties autour des barres, n'ayant visiblement aucune idée du fait qu'il risquait de se ramasser sévèrement la tronche si le conducteur s'énervait sur la pédale de frein. J'aurais du me méfier du caractère enjoué et dynamique du gamin. Parce qu'arrivé dans le supermarché, le voilà qui s'emparre d'un mini-caddie pile poil à sa taille, comme convenu. Avec lequel il commence à slalommer comme un guedin entre les rayons, manquant de renverser les mamies et d'emboutir le gars de la sécurité. J'ai beau lui donner des consignes comme quoi il doit me suivre, ne pas courir, bernique, je peux toujours m'époumoner, il n'en a strictement rien à secouer. Je tente bien, désespérée, le fameux bon ben je m'en vais sans toi, à bientôt hein quand il se carapate vers le poissonier pour voir les cwabs oh maman je vais voih les cwabs! La seule réponse que j'ai reçue, alors qu'il s'éloignait déjà très très loin, avec ses nus-pieds et son sweat bleu, c'était: ui ui maman, je me débwouille tout seul!
Misère.
Je passe sur toutes les fois où j'ai essayé de lui faire croire qu'il s'était perdu, qu'il flippe et arrête de fuguer, mais il me retrouvait toujours, complètement mort de rire, je préfère oublier les trois fois où il a massacré mon tendon d'Achille avec son mini caddie de merde invention du diable bordel, surtout la dernière, juste devant les caisses, où j'ai cru mourir de douleur. Il a dit pahdon, je te aime maman, en faisant plein de bisous sur ma main, mais chier, ça fait super mal quand même.
Et je n'évoquerais même pas le fait qu'il a arraché ma carte bleue du lecteur, non mais c'est quoi ce môme, Attila?

Et quand j'ai finallement atteint mon home sweet home, avec un caddie blindé et un minot survolté, ce fut pour apprendre que Chéwi n'avait pas pu corriger une seule copie, parce que la Boulette ne voulait dormir QUE sur son papa, et que donc il était resté assis dans le canaprout, peinard, avec son bébé endormi, et un bouquin.
QUOI????

Bah ensuite de 18:40 à 23:30, j'ai fait open bar et lit d'appoint pour le Bébé Best Relou of the Year. Bah oui, les Pakédkopis, fallait bien les corriger.


Non mais bientôt je réussirai à trop bien m'organiser et à mener tout ce petit monde à la baguette. Juste le temps de récupérer un peu et de trouver 5 minutes pour dormir. Oué. Bientôt.



bonus track la chanson de la semaine
Je ne peux que vous conseiller d'aller écouter la super chanson de Syven pour son bébé, parce que franchement ça rooooxxxxxxxxe.

bonus track je cultive mon cerveau et j'entretiens ma vigilance
Maintenant qu'on a un super trop bien nouveau président people, il s'agit de rester alerte sur ce qui se passe et ce qui se dit. Pour ça rien de mieux que de lire l'excellent blog à six mains de l'équipe d'Arrêt sur Images, le très fameux Big Bang Blog.

bonus track girlie
Le très joli blog de Pénélope a changé d'adresse, donc si vous ne connaissez pas encore, c'est par là que ça se passe, pour savourer quelques grammes de délicatesse dans un monde de nains.

07 mai 2007

angel reprend le collier

Aujourd'hui, c'est le jour où foin des vacances scolaires et du congé paternité, Chéwi doit retourner au taf. J'avais peur un peu, parce que vous imaginez bien, trois enfants, toute seule, l'école, les tétées, les repas, le ménage et tutti quanti, après neuf mois de grossesse à regarder les mouches péter, ben, euh, c'est un tantinet violent on va dire. Sauf que depuis quasi un mois que j'ai accouché, j'ai recommencé doucettement à reprendre les rênes de la barraque, faut pas charrier non plus.
Mais quand même, je suis allée me coucher avec une apréhension certaine hier soir.
Sauf que ce matin, Chéwi il n'avait pas l'air très frais dans le lit conjugal quand la Boulette nous a réveillé à sept heures moins le quart pour bectave et plus vite que ça. Oh mais mon amour, c'est quoi cette tête périmée, tu n'as pas digéré le résultat des élections, mhhhhh? Non non, le coupable serait, selon lui, ou les méchantes carottes bizarres, ou les vilains maquereaux qui puent. Il ne sait pas trop, et dans le doute, hop, le tout dans les wawas, dès le matin, c'est joyeux!

Là le Chéwi il dort dans le canaprout avec son piti plaid sur lui. Il est encore un peu vert. Il a appelé le lycée pour dire qu'il ne venait pas kravailler, non pas qu'il veuille travailler moins pour gagner moins, ni même faire le pont, oh l'ot' c'est trop pas son genre, juste que les vilains maquereaux et les méchantes carottes ont bel et bien fini par avoir sa peau.

Ce matin c'est moi qui ait donc conduit les zenfants à l'école, et aujourd'hui, jour de reprise, j'ai 4 enfants au lieu de 3. Je vais donc travailler plus, pour gagner toujours que dalle.
REMBOURSEZ!

Allez si Mister Boulette daigne poursuivre son roupillon, j'ai le temps de préparer un repas avant d'aller chercher mes zouzous at school. Viiiiiiiite.

Quelqu'un m'offre une thalasso?

05 mai 2007

angel is over deborded

Mais pourquoi donc je ne blogue pas moi? Hum? Mais que se passe-t-il au Royaume de la Rigolitude pour que je ne trouve pas un petit morceau de temps pour bloguer?

Pour vous donner un aperçu du pourquoi du comment voici un retour sur ma journée d'aujourd'hui.

A deux heures passées de trente minutes cette nuit, la Boulette s'agite et chouine dans son couffin. Je dors depuis minuit seulement, après la dernière tétée, autant dire que quand son père me le refile, je suis à peu de chose près le clone exact d'un zombie neurasthénique. Cela ne dérange aucunement Bébé Goulu, qui se précipite sur le nichon pour prélever sans tarder sa ration. Au bout de 10 minutes il pionce sur moi avec un sourire béat, et il pue du cul. Refilage à son papa, qui après un changeage de couche et un rot de buveur de bière, me le rend tout prêt pour la seconde tournée de Mum's Milk. Je n'ai même pas réussi à me lever pour aller aux toilettes, tellement je suis à ramasser à la petite cuillère (ok à la louche, ça va bieng oh!). Dès que le mouflet ferme les paupières je le refourgue sans ménagement à son paternel: sa mission consiste à le rendormir et à la recoucher. En ce qui me concerne, je refile direct sous ma couette, ma tête atteint à peine l'oreiller que je ronfle déjà. Me réveillerait 20 minutes plus tard pour filer le bout de mon petit doigt à téter à Bébé Relou. Me rendormirait aussi sec.

Sept heures du mat', PitiGasson veut son bibwondlé, et la Boulette s'en rejeterait bien un p'tit derrière la cravate. Hop, nichon 1, refilage à Chéwi qui gérera cette fois ci d'une main de maître et avec toutes les précautions d'usage le tsunami de caca liquide projetté par son bébé d'amour. Qu'il est mignon cet enfant, faut-il qu'on l'aime hein, avec ce qu'il nous en fait voir, parce qu'il faut bien avouer que j'ai pondu le champion de la Bombe à Merde... Nichon 2, et déposage du bébé somnolent sur son papa qui roupille. Repieutage.

Neuf heures et quart, on est obligés d'émerger, le PitiGasson avec ses sempiternels "je peux me lever?" a bel et bien fini par nous avoir à l'usure. Neuf heures trente, j'apelle Alix, pour savoir si elle veut que je l'accompagne chez l'orthophoniste avec sa marmaille et la mienne, histoire que je libère du temps à Chéwi pour corriger ses Pakédkopis pourris. Ok, mais on doit être prêts à 10:10. Ben euh on va faire ce qu'on peut. Pendant que Chéwi donne le bain à la Boulette et l'habille (et fais le con: han 4,720 kilos, comme hier, je m'inquiète, il ne prends pas de poids cet enfant?? ), je sape à la vitesse de la lumière PitiGasson, foin de l'autonomie, et je sélectionne dans l'armoire de la Lutine de quoi se prémunir de sortir le cul nu, ce qui risque de lui arriver si elle reste en somnolente contemplation devant ses étagères de fringues. Je m'habille avec un pantalon qui traîne sur mon fauteuil, et ma tunique propre retrouvée dans le placard. Pas le temps de prendre une douche. Empaquetage du bébé, vestes des grands, on descend, on est à l'heure, et la Lutine a même eu le temps d'avaler un petit dej', miracle.

S'enchaîne ensuite le square devant l'immeuble de l'orthophoniste, puis le centre commercial pour faire deux trois courses, je rentre chez moi, il est midi et demi. Je nourris la Boulette, j'essaie de manger pendant qu'il est hypnotisé par la nouvelle arche de jeux de son transat, et je le reprends ensuite pour tenter de l'endormir. La Lutine accueille Mini pour jouer avec elle aux playmos, et alors que Chéwi couche PitiGasson, je m'apprête mentalement à savourer mon dessert (un fondant au chocolat noir mit crème anglaise) et ensuite à me pieuter pour une petite sieste réparatrice. Sauf que.

Sauf que, 14h30, Chéwi sort de la chambre de PitiGasson et me dit: je vais inspecter sa tête, il se gratte. Noooooooooon? Ben si, PitiGasson a la tête farcie de lentes prêtes à éclore, les parents pouxes s'étant heureusement fait la malle. A peine la Boulette ayant terminé son festin, que voilà que s'éloigne de moi très très vite l'image mentale de mon fondant au choc, tout aussi rapidement remplacée par celle du flacon de shampoing anti-saloperies. Joie. Bonheur. Liesse. L'enfant avait échappé jusque là à l'invasion de l'Horrible, il vient de tomber au champ d'honneur. Au bout des deux shampoings réglementaires sur le loustic le plus remuant de la planète et je ressemble à une très fatiguée serpillère, prête à être essorée.
Emballage du pouilleux dans une serviette, installation sur tabouret avec tototte et dévédé de Barbapapa, épouillage au peigne fin, celui avec les longues dents en fer. L'enfant gigote, se tortille, chouine, râle et je commence à m'énerver, et le ton monte un peu (beaucoup?). Chéwi voudrait bien réussir à endormir la Boulette, le bébé qui pionce comme un ouf tous les jours ayant décidé qu'en ces temps de crise diplomatique, il ne fallait pas jurer dans le tableau, et refuse donc de fermer ses yeux plus de trois minutes. Je me fais donc remonter les bretelles: je fais trop de bruit, il ne peut pas endormir l'enfant, non mais franchement. Beh faut pas me chercher les gens, oh non non non, j'inverse donc prestement les rôles: à moi le dodo du bébé dans la chambre toute calme en lisant un bon bouquin, à lui l'épouillage de l'asticot pénibeule. Eh eh.

Au bout de 10 minutes d'épouillage, Chéwi décide que le plan "tonte du PitiGasson chez sa coiffeuse adorée" est un plan trop bien qu'il bute tout, et il embarque manu militari le gamin pour se faire ratiboiser le tif et occire par là même l'habitat des ignominies. Je me retrouve avec mon bébé tout plein de coliques qui ne veut pas dormir, et je repasse un temps certain à lui redonner le nichon, et à l'endormir.

Il est 17 heures, victoire, il dort! J'en profite pour manger mon dessert, on dira que c'est mon goûter, après tout. Le PitiGasson rentre tout beau tout tondu, fier de lui. Et j'allume enfin mon ordinateur. Me dit que ça fait un bail que je ne blogue pas. Commence à écrire cette note, dont une partie à été rédigée dans un endroit que la pudeur m'empêche de citer mais on remerciera grandement le pouvoir du wi-fi.

Il est 18h 15, je ne suis toujours pas douchée, je pue, mon dernier pantalon survivant vient de se déchirer, Chéwi rendort la Boulette réveillé par les zenfants excités, les zenfants calmés regardent un dévédé.
C'est le moment, je clique sur Publier et je vais enfin pouvoir aller me laver. Sauf que mes fringues propres sont dans le placard de la chambre de la Boulette. C'est mort.

Life is a bitch et je refoule du dessous de bras. Faisez des enfants qu'ils disaient!



note: Les gens, il faut aller voter demain, et soyez gentils de mettre le bon bulletin dans l'urne, parce que je vous jure que si le Nain Mafieux accède aux plus hautes fonctions de l'Etat, non seulement on va être un sacré nombre à s'en prendre plein la tronche parce qu'on ne correspond pas à ses critères pourris, mais en plus ça va me faire tourner le lait. D'ailleurs si vous adorez les personnes de petite taille avides de pouvoir, teigneux, racistes, homophobes, psychorigides, et mous du cervelet, si vous voulez travaillez plus pour rétablir l'esclavage, vous pouvez passer votre chemin (la petite croix tout la haut à droite), vous êtes sur le blog d'une gauchiste convaincue depuis toujours, fière de l'être, et qui garde l'espoir que le peuple français ne se réveille pas lundi matin avec la pire gueule de bois de son existence, et ne se rende pas compte dans 5 ans qu'il s'est fait en*uler à sec avec la poignée de graviers.
(Logiquement, selon les résultats du premier tour, 30% de mon lectorat devrait débarasser le plancher, soit environ 600 personnes. Bon vent.)