03 mai 2010

angel et son petit projet

Attends je suis désolée mais dans la vie il faut des défis un peu, sinon quand même tu t'embêtes. Donc moi en ce moment j'ai Mon Petit Projet, c'est comme Mon Petit Poney, en fait, mais en moins rose et moins cucul la praline, et euh, sans crinière à coiffer non plus. Mais ça occupe bien. Oui bon okey ça ressemble pas du tout à Mon Petit Poney, mais on s'en fout. C'est mon blog je dis ce que je veux et c'est comme ça et pas autrement, et va te laver les dents et au lit. Non mais oh.

Bref Mon Petit Projet, il a commencé l'air de rien, sans trop se faire remarquer, genre c'était un tout petit avorton de rien du tout de projet, et pis d'un coup il a grandit, et maintenant j'ai hâte de l'achever.
Je sais tu bous de curiosité derrière ton écran, et je te préviens, tu vas être hyper déçu, parce que Mon Petit Projet il casse pas des briques hein, c'est vraiment un tout petit truc, mais je l'aime bien quand même.

Voilà, je te dis tout, j'ai décidé, un jour comme ça sans réfléchir, de réassortir toutes les paires de chaussettes des zenfants. Je sais, c'est fou, c'est ambitieux, et c'est surtout complètement con et totalement voué à l'échec, vu que tout le monde connait l'existence du complot mondial qui vise à séparer pour l'éternité les paires de chaussettes, et ce en usant de moyens aussi vicieux que la machine à laver (80% des pertes) le lavage séparé des deux éléments (75% de chance qu'ils ne se retrouvent jamais) et le cerveau de moineaux des enfants associé à l'inattention des parents (qui prennent le contenu du panier à linge et le fourrent limite tel quel dans la machine, sans voir petite chaussette bleue qui tombe, et qui ensuite se sauve sous un meuble de la cuisine et on la retrouvera dans dix ans, peut-être, pas sûr du tout, même).

Mais je me dis que je peux y arriver. Et même, j'ai un Sac à Chaussettes Uniques. Comme je te le dis. Je sais, lecteur, tu es épaté. Tu es jaloux même. Tu te dis que tu aurais du y penser. Et donc j'agis de façon stratégique: j'ai décidé de laver tout le contenu des paniers à linge des zenfants, et chaque chaussette qui à la sortie de la machine est tute seule sans sa copine chaussette, hop dans le sac. Et je vérifie aussi les tiroirs et paniers à chaussettes des mouflets, les chaussures aussi (grandes rétentrices de chaussettes roulées en boule) et tout ce qui est tout seul, hop dans le sac.

Je gère trop bien Mon petit Projet. J'ai déjà 25 chaussettes solitaires dans mon Sac à Chaussettes Uniques. Et je n'ai fait ni le linge de LaPatate, ni celui de PitiGasson, et il me reste deux ou trois lessives de LaLutine à faire. Arrête c'est rien 25 chaussettes orphelines, et bien sûr que je vais retrouver leurs 25 compagnes délaissées. No problemo.
Je vaincrai.
Obligé.
C'est un petit projet, ça doit être facile, non?
Non?

02 mai 2010

l'histoire de l'interrupteur

Il était une fois un interrupteur. Il était probablement très vieux. Peut-être même il était aussi vieux que l'immeuble dans lequel un jour quelqu'un l'avait installé. Il ne s'embêtait pas du tout, il avait une vie plutôt remplie, et trop de la chance pour lui, il avait un copain. Spa tout le temps que les interrupteurs ont le droit d'avoir un copain, alors autant te dire qu'il était super content. Il avait un super job, c'était de permettre qu'on allume le spot au dessus du lavabo, et son copain c'était l'interrupteur des wawas. Des années qu'ils étaient ensemble, à faire les foufous - oh je suis allumé toi t'es éteint, ahahaahha attends ton tour, tu vas être allumé aussi, oh trop fou on est allumés EN MÊME TEMPS youhou c'est la fête, allez c'est l'heure du dodo on est éteint, bonne nuit copain, bonne nuit copain. Trop bien.

Pis un jour l'interrupteur a commencé à montrer des signes de faiblesse et c'était pas cool pour lui, pas cool du tout. Il faisait tout ce qu'il pouvait pour rester aussi costaud que son copain, mais quelque chose en lui était cassé, il le sentait bien. L'âge sûrement. Les gens de la maison faisaient attention à lui au demeurant, donc il était content. Et puis au bout de deux semaines à peine, il a arrêté de faire l'interrupteur, et son copain continuait à fonctionner, en son honneur. Même que son copain il fonctionnait à fond, parce que maintenant dans la salle de bain il faisait tout noir. Enfin surtout la nuit hein, parce que dans la journée la petite fenêtre fournissait tout le jour nécessaire. Les gens étaient bien embêtés, mais comme ils n'étaient pas des foudres de guerre on va dire, ils se sont un peu accommodés de la situation: ils prenaient leur douche soit le matin, soit le soir avec juste la lumière des wawas allumée. Des fois même ils prenaient leur douche dans le noir, ou alors ils prenaient une rallonge et amenaient un ptit lampadaire dans la salle de bain. L'interrupteur survivant avait bien vite compris que ce n'était pas là une famille de bricoleurs, et que donc il allait rester tout seul très très longtemps.

Effectivement pendant plus d'un mois, peut-être même deux mois, il est resté tout seul, et les jours qui rallongeaient n'allaient pas dans le sens d'une amélioration quelconque, juste une nouvelle routine s'était installée. Le petit interrupteur survivant commençait même à se dire que c'était franchement une famille de grosses feignasses. Et il n'avait pas tort.

Mais un jour, l'un des membres de la famille a décidé comme ça d'un coup qu'il fallait changer l'interrupteur décédé, que c'était son rôle, en tant que pater familias, de procurer la lumière pour les douches de ses enfants et de sa femme. Et comme il n'y connaissait rien en interrupteur, il a demandé de l'aide à son père, et là le petit interrupteur survivant a été très triste, très très très triste, parce qu'on l'a enlevé, arraché du mur en même temps que son copain de toujours, et on l'a remplacé par un double interrupteur très bizarre, des interrupteurs siamois un peu, genre qui peuvent pas fonctionner l'un sans l'autre. Il aurait bien crié que c'était une très mauvaise idée, mais personne ne pouvait l'entendre, et en plus que pouvait il faire en face de tant de testostérone déployée et zéro neurone féminin dans la maison pour compenser? Hein? Rien, voilà, il ne pouvait rien faire, et il est parti à la poubelle, en héros. Oui en héros.

Depuis dans la maison, c'est le grand n'importe quoi. Parce que le nouvel double interrupteur c'est un peu un gros con. Soit il allume juste la salle de bain. Soit il allume la salle de bain ET les wawas. Jamais les wawas tout seuls. C'est une honte. Le gaspillage d'électricité déjà, alors que bon la planète se meurt bordel, et ensuite c'est juste débile de devoir allumer la salle de bain pour pouvoir allumer dans les kiottes. Sérieusement. Et ne parlons pas des petites personnes de la famille, pour qui le système ressemble à un grand jeu de hasard et qui appuient sur les deux interrupteurs jusqu'à réussir à avoir la bonne combinaison pour ne pas faire le ptit pissou dans le noir.

De là où ils sont, depuis le paradis tout là-haut où ensemble ils regardent leur ancienne maison, les deux interrupteurs rigolent et se disent que vraiment, c'est une famille de branquignolles qui mérite son triste sort, et qu'eux, ils sont bien mieux là, peinard, à allumer quand les anges vont se laver les dents...

01 mai 2010

La Patate, apprenti jardinier

Ah maintenant que depuis l'été dernier on a ENFIN un joli balcon, il faut faire des plantations, attation ça rigole pas, sinon ça serait gâcher. Donc là, il y a environ une dizaine de jours, j'ai tout bien remis en état après l'hiver le plus long du monde, j'ai débarrassé le barda, j'ai rangé, réorganisé, je suis allée acheter trois sacs de terreau, et des ptites graines de tomates pour compléter les graines de fleurs des champs qui me restent de l'été dernier... Et donc est arrivé le moment de remplir les pots de terreau.

Déjà tu penses LaPatate il était au taquet à peine j'avais ouvert la porte fenêtre hein. J'ai donc utilisé ses services pour casser les morceaux de terreau: avec sa ptite pelle en plastique, il a vite chopé le coup de main, et il a fait des miracles, j'étais bien épatée. Quand toutes les jardinières, les ptits pots et les grands pots furent plein comifo de terreau tout beau, il a fallu apporter de l'eau pour arroser tout ça. Et LaPatate il n'était pas prêt de renoncer à sa formation de jardinier, il avait déjà acquis le level one avec le cassage de blocs de terreau, il était prêt pour le level two "arrosage". Donc je lui ai filé mon grand arrosoir rose ikea, et je l'ai laissé aller le remplir "un tout petit peu mon coeur, faut pas mettre de l'eau partout en renversant surtout" au bidet de la salle de bain, dont les robinets sont bien à sa portée. Oui on a toujours ce fichu bidet et donc toujours pas de lave-vaisselle.

Et le voilà qui fait ses ptits aller-retours bidet balcon, avec un ptit fond d'eau de rien dans l'arrosoir, qui arrose le terreau dans chaque pot à sa portée et me file l'arrosoir pour arroser en hauteur. C'est merveilleux, un vrai petit jardinier. Pas une goutte d'eau sur le parquet du salon, nickel. Pis on a fini d'arroser, le terreau est tout prêt tout humide, y'a pu qu'à planter les ptites graines, alors on sème à la volée, on tasse le terreau par dessus tout doucement, et c'est déjà l'heure du déjeuner, Chéwi appelle pour dire que à taaaaable.

J'avise les mains tachées de terre de LaPatate et je lui dis d'aller se les laver avant d'aller dans la cuisine, et je me prépare à quitter le balcon, je vérifie que tout est bien à sa place, quand il revient au bout de 15 secondes à peine:
- Mouillés mes pieds, maman, MOUILLES!!

Effectivement ses chaussettes sont trempées. Mais comment est-ce possible, j'avais bien vu qu'il n'avait rien renversé avec son arrosoir?

Je m'avance dans le salon, et là, à côté de mon bureau, qui est juste en face de la porte qui mène aux wawas et à la salledeb', je vois une mare, que dis-je, un lac, un océan de flotte par terre! Misère! Des litres et des litres et des litres d'eau répandus sur toute la surface de la salle de bains, des toilettes dont la porte était restée ouverte, du petit vestibule, et jusqu'à mon bureau dans le salon! je n'avais rien pu voir depuis le balcon, parce que le bureau me cachait les flots qui se déversaient depuis le bidet, bidet dont LaPatate n'avait pas refermé les robinets, bidet dont la bonde était bouchée depuis quelques jours, bidet que Chéwi promettait de déboucher mais bon le bidet on s'en fout, un peu, c'est qu'un bidet quoi, spa pressé.

La pire inondation qu'on ait jamais eue dans un appart.
Sérieusement.
Sachant qu'on a UNE SEULE serpillère, estime le temps qu'il a fallu à Chéwi pour éponger les hectolitres de flotte, avant que ça ne commence à goutter chez notre adorable (kof kof kof) voisine du dessous. Je ramasse les copies dans pas longtemps.
Indice: il s'est aidé du tapis de bain et d'une grande serviette de plage pour éviter que l'eau atteigne les prises électriques.

Bah sinon les ptites fleurs elles poussent bien hein.
Et Chéwi a acheté du débouchetou pour le bidet, pis il en a profité pour faire un lavement à la baignoire et au lavabo, un excès de prudence, sûrement. Oui, sûrement.

30 avril 2010

LaPatate, je suis ta mère!

(je sais j'avais promis de raconter LaPatate qui jardine, je n'ai pas oublié -la preuve - et donc ça devrait pas trop tarder)
(pis je sens qu'on va se refaire un ptit mois de mai à un billet par jour, histoire de)

Comme tous les soirs, avant d'aller me coucher, je vais dans la chambre de LaPatate, je réajuste sa couette, je vérifie qu'il n'a pas trop chaud, et qu'il ne dort pas comme une bouse de traviole dans son lit à la limite de tomber... Je fais tout pour préserver son sommeil, et par extension, notre sommeil.
Sauf que hier soir, ce n'était pas comme tous les soirs.
(bah sinon je te le raconterais pas, déjà)

J'étais plutôt confiante sur la qualité de son sommeil, vu que Môôôssieur Patate, surexcité par les vacances, les sorties, la présence de son frère et sa soeur, avait daigné s'endormir vers 23h - juste avant qu'on ne l'assomme avec un bottin trempé dans du lexomil, à vrai dire. Mais quand même j'y allais sur la pointe des pieds, presque, rapport que son sommeil est le garant de notre sommeil, et que c'est pas trop trop un truc duquel tu rigoles. Non. Pas drôle.

Je m'approche donc de son lit, mes yeux ont un peu de mal à accommoder dans le noir quasi complet de la chambre, et donc je fais très attention à ne me cogner sur rien, à ne marcher sur rien, je suis un peu genre l'équipe d'intervention du SWAT dans les séries, genre je me déploie sans bruit et je frappe quand personne ne s'est encore rendu compte de ma présence. Ouais je me la pète si je veux.
Surtout que c'est là que mon pied a heurté l'une des trois grandes panières qui sous le lit de l'enfant servent à ranger des jouets. Et que la panière a  heurté le grand sabre StarWars de PitiGasson qui est rangé sous le lit de LaPatate, derrière les panières, contre le mur, ne me demande pas pourquoi, spa moi qui l'ai mis là, moi je le range ENTRE deux panières, mais bref.
Et la panière a non seulement heurté le sabre laser géant, mais en plus, elle l'a fait de telle façon que ça l'a déclenché.

BZZZZZZZZZ VRZZZZZZZ BRZZZZZZZZZ VRRZZZZZ BZZZZZZZZZZZZZZ
et lumière bleue clignotante

le tout, juste sous mon fils qui dormait comme à son habitude la tête dans le mur
et dans une belle lumière bleutée maintenant je pouvais parfaitement l'apercevoir, tu penses!

Misère! Je vais pour essayer d'attraper le sabre et l'éteindre, mais macache, contre le mur, ça me demande d'enlever au moins deux panières ET de m'allonger complètement par terre, et de me péter le bras pour l'atteindre, sans grande chance de succès.
Une seule solution: bouger le lit, le décoller du mur, afin de plonger le bras derrière et y récupérer la chose brrrzzzzizitante et lumineuse.

Et donc à minuit trente, me voilà entrain de déplacer le lit de mon fils, qui dormait toujours, en me pliant en deux au dessus de lui, et ensuite de récupérer ce fichu sabre. Il y a eu comme un moment d'épiphanie, quand je me suis retrouvée avec le sabre allumé entre les mains, au-dessus de l'enfant endormi. Il ne s'est pas réveillé, mais moi j'étais assez interloquée par la situation, j'avoue. Mon fils, je suis ta mère! Mouhahahahahah un peu.
J'ai éteins le sabre, l'ai posé plus loin sur le tapis, et dans le calme revenu, j'ai remis le lit contre le mur, redressé le loupiot endormi, bordé sa couette comifo, fait un bisou sur ses cheveux, et je suis repartie, en rigolant doucement.

Les jouets pour môme, je l'ai toujours dit, c'est un peu fait exprès pour embêter les parents, la preuve en est faite, une fois de plus!

22 avril 2010

LaPatate et le poisson rouge

En gros l'obsession de mon fils quand il me voit sur l'ordinateur, c'est de vouloir jouer au Poisson Rouge. C'est un peu pareil que son obsession pour mes pieds qu'il escalade joyeusement dès lors que j'ose discuter avec quelqu'un dans la rue. Sauf que bon je pense qu'il préfère quand même plus le Poisson Rouge que mes pieds, dans ses tentatives d'emmerdement maximum/pourquoi ma mère s'occupe pas de moi à 100% 7/24.

Bref.

Moi mon obsession - enfin une parmi trois miyons d'autres, avouons-le - c'est qu'il réussisse à dire "poisson rouge" correctement.

Et donc voilà ce que ça donne
(il y 15 minutes, c'est tout frais)

- Veux Poisson Rouh maman!
- On dit Poisson ROUGE mon chéri.
- Poisson ROUH!
- Non mais pas ROUH, mais ROUGE, on dit poisson ROUGGGGGEEEEEE.
Là il tope une carte sur mon bureau, une carte rouge (Drenkou Chou c'est celle avec le petit chat et les strass, tu vois laquelle, oui oui meow je suis sûre que tu vois) et donc il me la tend et il dit:
- Poisson ROUH!
Histoire que bon je comprenne que le poisson il n'est pas bleu, vert, ou jaune à pois rose, mais bel et bien rouge, non mais qu'elle est bête ma mère c'est pitoyable de devoir lui expliquer visuellement ma pensée, pffff tiens.
- Non mais mon coeur j'ai bien compris que le poisson est ROUGE, mais ce que je veux c'est que tu dises ROUGE comme il faut!
- ROUH COMIFO!

Il me rend dingue, je vous le dis. Donc j'ai abandonné là la discussion, et je me suis dit que c'était bien blogable, cette histoire.

Dont acte.

(à suivre, l'affaire de LaPatate qui jardine)

16 avril 2010

angel a une Patate qui parle

Oh les petites joies ineffables d'avoir un enfant qui parle enfin! Enfin. Genre. Qui essaie, qui fait ce qu'il peut, qui s'améliore jour après jour, mais c'est encore de la juxtaposition hasardeuse le plus souvent, et avec une prononciation digne d'une vache espagnole qui aurait fait un stage intensif en Biélorussie, un peu.
Ca n'empêche que ce n'est pas parce qu'il est un tout petit scarabée sur la voie du langage qu'il n'a rien à dire, au contraire!

1. Ce matin, c'est l'heure d'aller à l'école, il ne me reste qu'à finaliser mon sac, les deux grands sont prêts, MaPatate tourne en rond dans le salon avec une baguette en plastique à la main, c'est sa "baguette magique", il fait des tournicotis de poignet avec et prononce des trucs incompréhensibles: il regarde trop Cendrillon, mais c'est mignon je trouve.
Je lui dis:
- Ca suffit la baguette magique, va chercher ton manteau dans ta chambre!

Et là je le vois qui pointe la baguette vers la chambre et il dit:
- Manteau! Vole manteau!

Ok.
Mon fils c'est Harry Potter en fait, je m'attends donc à recevoir sa lettre pour Poudlard dans quelques années.
Ok.

2. Un peu plus tard, on rentre des courses et du square, lui et moi, on marche dans la rue, et comme à son habitude il veut caresser tous les chiens qui passent. Et comme d'habitude on demande la permission au maître/à la maîtresse avant, histoire de. On commence à être plutôt connus au niveau des propriétaires de chiens de la ville hein. Comme je te le dis. Bref là il vient de caresser Savane, une vieille chose genre berger allemand, très grande, très impressionnante, qui l'a un peu snobé mais il s'en fiche, il a pu la toucher, c'était le bonheur. On remercie sa propriétaire, on lui souhaite une bonne journée parce qu'on est très très polis, et puis on poursuit notre chemin...

- Gros le chien!
- Oui mon coeur c'était vraiment un gros chien.
- Gros le chien! Un loup!
- Non mon coeur ce n'était pas un loup, juste un gros chien.
- Chien-loup!
- Ah. Bah oui t'as raison, ça s'appelle aussi un chien-loup.

Je ne vous dis pas comment il est ravi, le chien-loup est donc maintenant dans son top five, avec le "chien blanc rentré dans sa maison" (celui qu'il n'a pas eu le temps de caresser, grosse frustration, totalement ma faute, j'assume).

Il m'épate n'empêche.

3. En arrivant en bas de l'immeuble, il faut entrer dans le hall, je lui tiens la porte, je suis fatiguée, mon sac de courses est lourd, et j'ai envie de me reposer. Il préfère rester jouer sur le perron, raaaaa, quel enquiquineur cet enfant franchement. Je songe à lui fermer la porte au nez, histoire qu'il se remue un peu le popotin, quand je le vois qui s'empare d'une petite branche mince, toute souple, et qui la plie en deux. Il la tient au-dessus de sa tête, en V, et il dit:
- Ouh! Insecte, moi!

J'en rigole encore de sa tête de fourmi. Du coup j'ai continué à lui tenir la porte.
Il est malin mon fils.


Voilà. C'est tout pour aujourd'hui.
La suite au prochain épisode.

11 avril 2010

angel, le gâteau des dinos, et l'échelle

Aujourd'hui, un billet expérimental, on va dire. Ah je ne dis pas ce que j'expérimente, sinon ce n'est pas drôle. Bref, on y va.


1. Une photo:

double gatal Picard par môman encore fatiguette,
déco dinos réunie et mise en place en 15 minutes chrono,
avec bonbecs et bougies jolies achetées pour l'occasion...
enfant très ravi, c'est le principal...

2. Une histoire:

Il était une fois une gentille (mais un peu grosse) princesse, qui rencontra un très très gentil prince (plutôt maigrichon) et ils eurent trois magnifiques enfants. Ils vivaient dans un tout petit château vraiment riquiqui, avec juste quelques pièces et une cuisine tellement hideuse qu'elle devait être le résultat d'un mauvais sort vraiment très réussi, et un balcon aussi. Un jour le prince et la princesse, qui étaient devenus le roi et la reine, fêtaient les trois ans du plus jeune des petits princes et ce en bonne compagnie. Voilà que le petit prince voulut essayer son nouveau destrier à roulettes, et donc tout le monde se hâta de sortir du riquiqui château pour aller s'ébattre dans les jardins en bas. Tout le monde? Non. Le roi resta pour ranger les restes de la fête, parce que c'était un bon roi comme on n'en trouve pas si souvent, oh là, non.

Mais voilà que le plus grand des petits princes était bien embêté, parce que son frère et sa soeur filaient tel le vent sur leurs fidèles destriers à roulettes, et le sien était retenu dans une écurie dont seul son père le roi avait la clé... Voilà que le petit prince pleure, et que son père décide donc de descendre à son secours. Quel noble personnage me direz-vous. Sauf qu'à la naissance du roi, une très méchante fée s'était penchée sur son berceau et lui avait jeté une terrible malédiction: il serait distrait.

Voilà donc pourquoi le roi se retrouva en bas de son château, l'air ahuri, et balbutia:
- La porte a claqué, et j'étais sorti sans mes clés, je ne sais pas ce qui c'est passé...
Voyant la reine il l'implora:
- Dis-moi que tu as pris tes clés? Tu as pris tes clés, hein??
Mais la reine n'avait pas pris ses clés, non, parce que le roi était resté dans le château, et que la reine lui faisait confiance.

Passées les remarques persiflantes des invités qui s'étonnaient que ni le roi ni la reine n'ait eu la présence d'esprit par le passé de faire confectionner par un serrurier un double des clés, il fallut se rendre à l'évidence: ils étaient tous enfermés dehors et le vent se faisait frisquet... Une porte donnant sur le balcon était restée ouverte, et il fut décidé de se procurer la grande échelle rangée dans les écuries, afin de s'élever suffisamment sur la façade du château et grimper sur le balcon. L'appel d'un serrurier confirmé ne fut pas envisagé plus de quelques secondes, car les caisses royales étaient relativement vides...

Passés quelques moments houleux où le roi et ses invités se disputèrent sur la meilleure façon de déployer l'échelle, voilà que le roi grimpe le long du mur et que tout le monde tremble, surtout la reine, qui sait bien que son roi n'est pas du tout féru d'activité physique, et qui n'a pas du tout envie de se retrouver le coeur brisé seule à la tête du royaume... Mais le roi n'est pas roi pour rien, il réussit dans sa périlleuse entreprise, alors même que l'échelle ne monte pas jusqu'au balcon. Tout est donc bien qui finit bien, et ils vécurent heureux jusque la fin des temps.



ah mais attendez...


3 une autre histoire

Et voilà que le lendemain de l'épisode où Chéwi escalade le mur de l'immeuble à la seule force de ses petits muscles et ne se tord même pas le cou, on est aujourd'hui, et je me rends chez ma belle-mère avec mes trois zenfants, afin d'y récupérer divers chocolats et cadeaux pour Pâques (qui était il y a une semaine, mais il y a une semaine la belle-mère faisait sa belle à Portobello Market et se perdait dans Londres pour rentrer à son hôtel). Bref. Chéwi reste à la zonmé, parce qu'il a du kravail à finir, notamment téléphoner à des parents pour leur dire que la chair de leur chair, le sang de leur sang, c'est rien qu'un gros glandouille que s'il continue à compter ses pwals de bras, on sait pas trop trop comment ça va finir, mais moyen bien quand même.

Voilà que je suis dans la rue, et que je marche d'un bon pas avec les enfants qui sautillent et font les andouilles, et donc je suis très occupée à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas écrabouiller par un chauffard du dimanche. C'est une très longue rue, ma rue, et voilà que je suis à mi-distance du bout du bout, quand il me semble entendre crier mon nom. Je me retourne, ne voit rien, et LaPatate me tire sur la main, PitiGasson recommence à courir sur la route, LaLutine est trois kilomètres devant à nous ignorer superbement ses frères et moi. Je me reconcentre sur ma petite troupe, et arrivés presque au bout de la rue, cette fois c'est sûr, c'est bien mon prénom que l'on crie. Je me retourne et je vois arriver Chéwi, sans manteau, sans rien, tout essoufflé.

- Beh kesskisspass?
je m'enquiers
Pas de réponse.
Ok.
Il continue de courir.
- Qu'est qu'il y a ? Tu sais que si t'avais un truc à me dire, j'ai emporté mon portable hein??
Pas de réponse.
Le voilà qui arrive.
Il s'arrête.
- Je suis sorti descendre les poubelles, j'ai laissé la porte de l'appart entrouverte, et quand je suis sorti de l'immeuble, quand la porte du hall s'est refermée, j'ai réalisé que j'avais pas pris les clés... Faut me faire psychanalyser hein, y'a un problème là.
Stoïque et hilare -si c'est possible, je me suis entraînée pour - je lui tends mes clés.
Il me regarde:
- Quoi tu dis rien, non mais attends faut que tu réfléchisses là, faut faire quelque chose, ça peut pas continuer comme ça.
Je le regarde:
- Oh mais c'est tout réfléchi, je vais te faire un double des clés et te l'attacher autour du cou, comme pour les collégiens.

Non mais oh.
J'en rigole encore.

Ah je vais lui faire son double hein. Ou alors je vais l'inscrire pour prendre des cours avec Roy-Roy (merci Isa Darling pour le lien rigolu!). J'hésite encore.




Voili voilou, c'est terminé pour ce soir les ptits loups.

08 avril 2010

LaPatate a troizan!



ben voilà hein, quand ta môman elle a le rhume des foins qui l'explose et le zyrtec qui l'achève, elle achète juste un muffin LP pour ton anniv et pis c'est tout!

(je t'aime mon ptit coeur)


(raaaa pleurez pas dans les chaumières, je ferais un vrai joli gâtal samedi pour la vraie fête d'anniv' avec une môman en meilleure forme, on y croit!)

07 avril 2010

angel et le Train de l'Enfer

Comme tu prends le train super souvent rapport que bon t'es absolument pas véhiculée, vu que le permis t'en veux pas épicétou, tu crois que t'as tout vu en matière de merde ferroviaire. Le train en retard, le train en avance (!!??), le train annulé, le train bondé que tu vas gueuler très fort si le gros con il enlève pas sa main(!!?? dis moi que c'est sa main) de là tout de suite, le train surchauffé que tu penses que tu vas rester collée au siège, le train gelé, le train dégueu non mais c'est quoi cette odeur quelqu'un est mort dedans ou bien, le train avec genre juste toi et un monsieur qui a l'air plutôt louche, le train avec juste toi que tu te demandes si c'est pas un train genre 4ème dimension, le train avec des gens qui hurlent, le train avec des gens bourrés, tu les as tous vu les trains de l'enfer, tous.

Jusqu'à aujourd'hui.

Aujourd'hui, tu as croisé, à 18h28 exactement, la route de The Ultimate Hell Train. Le Train de l'Enfer, le vrai, l'unique, celui dont jamais tu ne pourras te remettre, que jamais tu ne pourras oublier, NEVER.

Pourtant au départ, même si c'est un jour de grève, tout va bien. Tu arrives sur le quai à peine quelques minutes avant le départ du train, et tu trouves quand même une place assise avec une place libre à côté pour poser tes sacs. Tout va bien. Les autres voyageurs ont l'air civilisé, et leur nombre n'excède pas la capacité initiale du wagon. Aucun bruit, aucune odeur louche, aucun comportement déplacé, que le calme et la tranquillité.

Tu devrais te méfier, mais trop pas, parce que jamais tu ne peux imaginer ce qui va bientôt se passer.

C'est au bout de 5 minutes d'un trajet qui devait au départ en durer 35, et qui finalement en fera 40, rapport que ah tiens c'est un omnibus, boah pas grave, que tu réalises, incrédule, qu'il y a un léger souci.
Rapport que normalement, quand les portes du train se referment avant qu'il ne quitte la gare, la sonnerie stridente - tu sais le bidibidibip - s'arrête.
Et là, non.
Ah bah, non tiens.

Au bout d'une minute que le truc sonne, tu rigoles, ahahahaha il est con ce conducteur, il fait mumuse, pouf pouf pouf, ilékon, pouf pouf pouf.

Au bout de trois minutes tu ne trouves plus ça drôle.

Au bout de 5 minutes un message du conducteur, qui ne fait super pas son fiérot crois-moi, t'annonce, ainsi qu'à tes compagnons d'infortune, que la manette de la sonnerie de fermeture des portes, elle est coincée sa race, et qu'il n'arrive pas à l'arrêter.

Au bout de 10 minutes tu veux déjà te jeter sur les rails pour arrêter ce fuckin' bruit.
Et tu te dis qu'il t'en reste encore 25. 25 minutes à entendre le hurlement du BIDIBIDIBIP à fond les boulons dans tes zoreilles qu'elles n'ont rien demandé, oh non.

Au bout d'un quart d'heure, tu peux le jurer, la sonnerie s'est dédoublée. Il y a clairement deux tonalités. Un gros BIDIBIDIBIP, et un autre petit bidibidibip, plus aigu, et un peu décalé. C'est super bizarre. Ta tête commence à ressembler à celle de Quasimodo quand il se fait une orgie de cloches. Et ce n'est pas joli joli.

Au bout de 20 minutes, tu en absolument certaine, il y a TROIS putain de merde de bidibidibip, tous décalés, tous les trois sur une tonalité différente. Et tu as envie de tuer les gens qui osent descendre du train, alors que toi il te reste encore 15 minutes de cet enfer. PRENEZ MOI A LEUR PLACE, BORDEL, AYEZ PITIIIIIIIIEEEEEEEE! Personne ne t'entend, parce que ahahahahahaahah, ça fait BIDIBIDIBIP à fond les boulons dans tout le wagon. Et tu es prêt à braquer la gonzesse d'en face qui a un lecteur MP3, PETASSE FILE MOI TES ECOUTEURS TUSSUITE!

Au bout de 25 minutes t'as avalé deux advils sans verre d'eau, et tu fermes tes yeux, et tu imagines ton happy place, et ça ne marche absolument pas, et tu peux rien faire d'autre qu'être là, endurer, et te dire que dans 10 minutes, soit encore 3 gares, c'est fini.

Les 10 dernières minutes sont inimaginables. Il n' y a plus que ce bruit, omniprésent, partout, dans ta tête autour de ta tête qui t'enveloppe et te fracasse.

Quand enfin tu sors - tu t'éjectes à la vitesse d'un boulet de canon oui - du Train de l'Enfer, tu l'entends qui continue à bidibidibiper comme un fou, et tu regardes avec pitié ceux qui sont obligés de rester dedans, parce que ahahaahahahah c'est con hein, mais c'est un jour de grève, et des trains tu vois, il n'y en a pas des mille et des cents.

La SNCF, toujours une histoire d'amour.

Post-it: les boules quies sont obligatoires dans mon sac à partir de maintenant tout de suite, question de survie!

06 avril 2010

angel est trau ma ti sée

Alors hier moi j'étais super motivée, j'emmène les enfants jouer au square pour que leur père puisse tranquillement (tous en choeur) co rri ger ses co pies, et voilà qu'en revenant à la zonmé, PAF, le truc pas prévu du tout du tout du tout au programme.

Je t'explique. Moi j'étais peinarde dans la rue, je tenais MaPatate par la main - sinon il fugue, oui oui - et PitiGasson et LaLutine étaient à mes côtés. On rentrait pour déjeuner. On va pour traverser la rue, quand tout à coup, c'est le drame.
Mon pied trébuche dans je ne sais quoi, et sans que j'ai le temps de réagir, PAF, je me ramasse par terre. En plein milieu de la première partie du passage piéton, une douleur fulgurante m'explose le genou droit, qui a absorbé la plus grosse partie du choc. Et là je me rends compte que j'ai fait tomber MaPatate, l'entraînant dans ma chute. Il est allongé en plein milieu des lignes blanches. L'angoisse! La douleur est toujours là, violente, atroce, j'ai envie de pleurer, j'ai envie de rester allongée jusqu'à ce que ça passe, un jour peut-être. Sauf que mon fils est allongé par terre et que nous sommes sur un passage pour piétons, un de ceux où même si le ptit bonhomme est vert, tu as quand même des voitures qui passent en venant d'une autre rue... Donc je réunis toutes mes minuscules forces et je me relève, et je relève mon fils qui n'a rien - il a de l'entrainement dans le ramassage de tronche, contrairement à sa mère - et je termine de traverser, en serrant les dents.

L'histoire pourrait s'arrêter là, sur mon héroïsme plus fort que la douleur de la mort qui tue. Sauf que non.
Parce que je suis une SuperChochotte figure toi, ami lecteur, amie lectrice.
Et qu'arrivée sur le trottoir d'en face, je m'écroule contre le grillage en chouinant tout ce que je peux que ça fait mal ça fait mal ça fait maaaaaaaal ahhhhhhh j'ai MAAAAAAAAAAAL, ce qui fait tout de suite moins héroïque, surtout devant trois enfants un peu stupéfaits d'avoir vu leur môman se ramasser le gadin du siècle. Et là, horrifiée, je sens les symptômes caractéristiques du malaise vagal qui se déploient dans mon (gros) corps tout chamboulé par une douleur vachement méchante, believe me. Et je sais qu'il ne me reste qu'une seule chose à faire pour éviter de m'évanouir en pleine rue devant mes trois mômes dont un fugueur potentiel.

C'est la mort dans l'âme que je fais quelques pas encore pour m'allonger sur un petit chemin goudronné qui mène à un parking.
Me voilà allongée sur le trottoir, par une belle journée de printemps, je vois le ciel bleu au dessus de ma tête et les branches des cerisiers japonais.
Là tu as trois réactions très différentes selon l'âge et la sensibilité des enfants.
MaPatate à qui je tiens toujours fermement la main s'assoit à côté de moi, et finit même par s'allonger, je pense qu'il a cru que c'était un nouveau jeu, genre "dodo trottoir". Il est super sage du coup, et c'est bien, parce que je n'ai pas du tout la force de le gérer.
PitiGasson reste debout à côté de moi, blanc comme un linge. Il est persuadé que je me suis cassé la jambe et son empathie naturelle fait qu'il n'est super pas dans son assiette.
LaLutine, à qui j'ai filé mon portaibeule, panique pour composer le n° de la maison, alors qu'elle sait parfaitement utiliser l'appel rapide... elle finira par réussir à téléphoner à Chéwi, qui arrivera dans une jolie course slalom entre les poubelles de l'avenue alors que je serais déjà relevée depuis longtemps, mais complètement boiteuse.

Moi je vous le dis, sortir dehors c'est dangereux quand même. Rester dans son canapé à regarder des films pour ne pas voir la peau du genou toute arrachée, c'est mieux.
Trau ma ti sée je suis.
Et je ne sais toujours pas ce qui m'a fait trébucher, selon PitiGasson il n'y avait strictement rien pour me faire tomber, je n'ai donc aucune idée de ce dans quoi ma ballerine a shooté avant que je m'écroule telle la bouse de base.
Encore un complot intergalactique pour m'enquiquiner, je le sais bien!!


[bobo!]

01 avril 2010

MaPatate et l'interphone

(oui je sais je poste un billet le 1er avril et ce n'est même pas une blague, c'est la honte, c'est naze, bouh elle est nulle EH BEH PAS DU TOUT je suis fashion, le 1er avril c'est OUT depuis que je me suis faite griller par une copine de ma fille ce matin, ça va bien aussi)
(bref)



L'après-midi habituellement je suis relativement tranquille, rapport que MaPatate est un siesteur fou. Si je le laissais faire, il dormirait 4 heures de rang. D'ailleurs les jours où l'on n'a pas besoin d'aller chercher les deux grands pour déjeuner, il va se coucher de lui-même vers 12h30, voire avant. Je sais, lecteur, tu es jaloux, mais crois-moi, le soir, c'est une autre paire de manches ouhla, oui, au secours, believe me.

Bref l'après-midi je peux facilement compter sur 3 heures de peinarditude, parce que Môsieur roupille.

Sauf aujourd'hui, parce que voilà, c'est ma très grande faute, j'ai laissé la porte de la chambre poussée et non fermée. Et que donc à 15h10, un chat a trouvé très malin et intelligent, alors qu'il avait à sa disposition un panier, un lit en plein soleil, un lit en hauteur, un canapé mit coussins, et j'en passe, d'aller pousser discretos la porte de LaPatate et d'aller se pieuter pile sur son ptit tutu caché sous la couette, et ensuite de commencer à faire le récurage de printemps de sa personne, avec force mouvements de pattes, tournicotis, piétinages et j'en passe. A 15h15 j'ai donc vu débarquer dans le salon un ptit gars avec les yeux au miyeu des g'noux, les paupières toutes bouffies de sommeil, et réclamant son bib' de lait.

Et donc voilà que le minot il boit son bib en regardant la fin de Kiki la petite sorcière, et pis ayé, il est pile dans l'humeur j'ai dormi mais pas assez, ce qui équivaut à "je suis surexcité et je fais que ce que je veux" avec mes cheveux. Et donc ça part en grand n'importe quoi.

- Bon, je vé voih M. moi!
- Mon coeur ce n'est pas possible, ton frère est à l'école là présentement, et je ne suis pas sûre sûre que sa maîtresse soit ravie de voir un ptit garçon en slip débarquer dans sa classe, hum.

Oh mais ça le démonte pas le loupiot, puisqu'il ne peut pas aller voir son frère, il va l'appeler.
Le voilà donc qui tope le ptit tabouret vert Hic&Ah, de façon à pouvoir attraper le combiné de l'interphone, dans l'entrée:

- Allo, M.? Je vé faih pi*pi ca*ca!

Ok. Si tu étais en bas de mon immeuble aux alentours de 15h45, tu as du être ravi de tant d'informations.

Je souhaite bien du courage à son instit l'année prochaine.
On va se dire qu'il a 6 mois pour apprendre à être moins obstiné, et sortir de sa si délicieuse phase pipicacaproutzizi. Allez, on y croit. Trop. Youhou.

Donc d'habitude l'aprem', je suis peinarde, mais des fois comme aujourd'hui, grâce à un chat sans-gêne, je me marre, aussi... C'est bien, ça change.

26 mars 2010

Le tutu de LaPatate

En ce moment c'est un peu l'angoâââsse quand c'est l'heure d'aller chercher les enfants à l'école, rapport que c'est pile poil l'heure où LaPatate décide qu'il est temps d'aller sur les wawas, et à ça se rajoute la malédiction météo bien connue de tous les parents qui vont chercher leur gamin, à savoir que c'est pile à 16h20 que le déluge te tombe sur le coin du brushing, alors que toute la journée il a fait tout à fait beau. C'est karmique. Tu ne peux pas lutter. N'essaie même pas. Bref.

Du coup pour aller à l'école taleur, et en revenir, vu que je flippais grave en regardant le ciel noir, j'ai porté LaPatate sur mon dos pour aller plus vite chercher LaLutine et PitiGasson, et aussi au retour. Là je me suis souvenue que MaPatate a un ptit souci avec ses jeans -soit parce qu'il est mal foutu, soit parce que les jeans sont coupés taille basse, je préfère la seconde solution j'avoue - dès lors qu'il se baisse ou s'accroupit, on voit le haut de son tutu. Surtout depuis qu'il n'a plus de couche. Et donc là, je me dis, mince, sur mon dos, autant il expose son postérieur à tous vents, au secours.

Me voilà donc entrain de demander à ma fille:

- Didon, tu peux vérifier qu'on voit pas les fesses de ton frère là?

Elle passe derrière moi et me dit:

- C'est bon on ne voit pas ses fesses!

Et là t'as LaPatate, paniqué qui fait:

- Hein?? Sont où mes fesses??

Et il essaie de se toucher le popotin, histoire de vérifier qu'il est toujours en possession de son ptit tutu dodu.

Il existerait pas, il faudrait l'inventer, celui-là, hein!

16 mars 2010

angel est pressée!

Des fois je me demande si ce sacré gamin ne le fait pas exprès. Parce que franchement, tous les signes sont là!
Depuis deux semaines environ, il n'a pas trop envie d'aller jouer au square quand je le lui propose, et quand on y est, au bout de deux trois tours de tobogan, c'est fini, il veut rentrer.
Et depuis un sacré bail aussi, si par malheur je lui lâche la main dehors, il se met à courir comme un dératé avec le fol espoir que je ne le rattrape jamais - je le rattrape toujours, même avec 5cms de talons, ouaip.

Par contre quand ce matin, après avoir emmené les deux grands à l'école, fait un tour du parc, joué pendant une heure et demi avec les copains de la ludo, on décide de rentrer, et que je me rends compte que je suis dangereusement loin de mes wawas et que la Nature (sale truie) a décidé de se rappeler à mon bon souvenir, et que ça urge, et que donc je veux rentrer fissa chez moi, là, LaPatate il veut aller au square. Et faire du tobogan. Plein de fois. Et marcher sur la poutre. Que je lui tienne la main. Et la balançoire écureuil, qu'il dédaigne pourtant à chacune de nos visites en ces lieux? Il l'adore! J'ai beau dire qu'il faut rentrer, rien à y faire, tiens la balançoire oiseau, aussi, elle est bien, et pis hop, encore un ptit coup de tobogan, raaaaaaaaaaaaa, je meurs et je serre le tutu, jusqu'au moment où je sens que ça ne va plus être possible très très longtemps encore, et où je chope la main du mouflet qui rebondit tel le Speedy Gonzales de base, et direction la maison, fissa. Environ 600 mètres à parcourir, je peux le faire, je peux le faire, je peux le faire.

Et là bien sûr le gamin essaie de choper tous les bâtons, tous les cailloux qui croisent son chemin. Il veut les bras. Non. Il veut les bras. Non. Il veut que je le porte sur le dos. T'es fou toi. Le dos! NON! On se dépêche de rentrer, allez, on se magne, maman a envie d'aller aux twalettes, alors on se dé pê cheuuuuuuuuh! Il veut faire pi*pi, "pi*pi hehbe, maman, pi*pi dehors!" NON tu feras A LA MAISON est ce que tu crois que maman peut faire sur le gazon elle? non! Alors on se dépêche!
Arrivés dans notre rue, très peu fréquentée par les voitures, je lui lâche la main: allez vas- y cours! Rien n'y fait, il me colle, n'avance pas, veut les bras. Non mais je rêve?? Beh non, j'ai beau dire que je suis le loup et que je vais le croquer, ouh ouh ouh je suis LE LOUP, il ne décolle pas, il stagne, il immobilise. Cet enfant m'en veut, je ne sais pas ce qu'il me fait payer, mais croyez-moi les intérêts sont plus que conséquents...

Bien sûr, au final, je suis chez moi et c'est bien - moment de recueillement, vous connaissez, pas besoin de vous faire un dessin - et c'est parfait, et c'est top, et youhou.

Par contre, je préviens, la prochaine fois qu'il se barre en courant ou qu'il refuse d'aller au square, je l'étripe. C'est dit. Ca a le mérite d'être clair. Va pas me caguer dans les ballerines longtemps cuilà.

11 mars 2010

LaLutine, fille de littéraires.

1. LaLutine, qui accueille son père qui rentre du boulot:

- Mon père qui rentre! Je suis accablée de bonheur!

Chéwi et moi, de concert:

- Oxymore!

2. J'ai retrouvé avec un grand étonnement le Petit Robert dans les wawas. Après enquête, il s'agit de la lecture de ma fille lorsqu'elle trône. Ok. Tout va bien.


Ah bah ça, fille de littéraires, elle est pas dans le caca hein.




(owi c'est du post ultra court, mais c'est du post)(donc c'est bien)

03 mars 2010

angel et les dinosaures

(ouh bah ça alors, un blog? dingue!)(quoi?)(c'est bon on est en vacances glandouille totale alors voilà)(qu'est ce que tu veux que je raconte, à part qu'on fiche rien, mais qu'on le fait bien?)


Alors hier on est allés chez Mickey. C'était bien. C'était super bien même. J'ai enfin compris que quand tu loues une poussette et que tu te la fais toper devant Pirates des Caraïbes, faut pas pester ou se taper la moitié du parc avec tes pieds pour aller en chercher une autre, nope, faut en chourrer une autre. Bah oué. Donc nous on a chourré Daisy. Pardon Daisy. On t'a laissé Jason à côté, pour te véhiculer jusqu'au carrousel hein. On est gentils quand même. Tfassons on s'est fait chourrer Daisy aussi hein. Disney ton univers impitoyaaaaabbbleeeuuuuh. Mais bon à ce moment là LaPatate avait décidé que marcher c'était bien aussi donc bon ça allait quand même.

Bref c'était une super chouette journée, il faisait beau, il n'y avait pas trop de monde, on est resté coincés 10 minutes dans Pirates des Caraïbes c'était fun - ouh mon dieu on va tous mourir de faim sur un batal avec des inconnus bouhouhouhouhouh - ah non c'est bon on a un sac plein de twix et de compotes en gourde, ouf. Je résume.
Bon après bien sûr il a fallu rentrer.
Rapport que je venais de voir Mickey exploser dans une sorte de show pyrotechnique, et c'était bien, j'étais comblée - je n'aime pas Mickey, il a une voix qui me hérisse le pwal de bras. Donc là, POUF, apu Mickey, génial, on rentre.

Là tu t'imagines le RER pour rentrer dans ta maison, il est 19h00, c'est un peu la fatigue absolue, tu es moyen sûr que tu as encore des pieds mais faut croire que oui vu que t'as réussi à marcher jusque là. Sur les trois enfants, deux sont obsédés par l'idée de dévaliser le sac à bouffe, donc ça c'est bien, ils mangent, ils sont sages, tu peux lire tranquille les journaux gratuits, voilà, c'est tout ce que ton cerveau t'accorde pour l'instant. Sauf que le troize, non. Il est au-delà de la fatigue et de l'excitation. Il a décidé qu'il voulait dormir. Mais par terre. Quiconque a déjà vu le sol d'un wagon de RER sait que ce n'est pas possible d'y laisser un enfant ou n'importe qui d'autre s'y allonger. Vraiment. Donc tu lui expliques que non. Mais il ne veut rien entendre. Donc tu lui proposes de le prendre dans les bras, c'est bien de dormir dans les bras de maman, quand même. Mais il ne veut rien entendre. Tu proposes de lui chanter "mon petit chat triste". Oui devant tout le wagon du RER. C'est dire si c'est la misère quand même. Et bien sûr... il ne veut rien entendre.

Donc en gros tu te retrouves avec un asticot de 15 kilos hurlant qu'il veut FAIRE DODO PAHTERRE!
Okey.

Là spa compliqué. Tu dois trouver une solution, rapport qu'il y en a pour encore une bonne demi-heure de trajet, et qu'il est hors de question de la passer avec au choix un bambin hurlant à plein poumons sous le regard désapprobateur des autres passagers, ou avec un gamin endormi sur le sol du wagon, sous le regard désapprobateur des autres passagers, itou.

Examinons les choix:

- laisser faire. Pas une option.

- se fâcher. Vu le degré de fatigue de par et d'autre, pas une option viable, sauf si on a envie de faire le show pour les passagers du wagon.

- feinter. La meilleure solution.

Et si donc hier vous étiez dans le wagon du RER, vous auriez pu voir une maman de bientôt 36 ans, entrain de jouer avec des petits dinos en plastoc retrouvés au fond de son sac, et une boîte de Ricola vide pour leur servir de maison -oui les dinos avaient une maison, me cherche pas - le tout avec une petite voix pointue - parce que oui les dinos avaient une petite voix pointue et se faisait des bisous et ils faisaient des prouts aussi, et des dodos dans leur maison ricola, même qu'ils étaient un peu serrés, mais bon, ils avaient sommeil. Du coup le loustic a arrêté de pleurer et de vouloir dormir par terre, il a joué avec moi, et ensuite, comme je suis trop douée, son frère et sa soeur ont joué avec lui aux dinos, rapport que visiblement le jeu avait l'air hyper drôle et qu'ils avaient fini de manger. Chéwi et moi on a donc pu retourner à notre lecture des journaux gratuits, et avoir une intéressante discussion sur Le Corbusier. Si.

Je sais, on roxxe.
Aujourd'hui on a passé la totalité de la journée à rien faire, pour compenser.
C'était bien.
Sauf Chéwi, parce qu'il refuse que j'applique la miraculeuse solution de l'allumette à son pakédkopis. Dommage.