04 avril 2007

angel se fait bien caguer

Non mais limite, je dis bien limite, je voudrais accoucher juste pour qu'il se passe un truc. Alors bon comme ça ne veut pas viendre, et comme de toutes façons j'ai l'énergie d'une moule périmée, je ne fais rien pour que ça vienne, j'attends. Je sais que je peux attendre jusqu'au 15 avril, voire jusqu'au 20 si on écoute les méchants de l'hôpital que le déclenchement c'est mal blablablabla (ta goule et pose moi ce pitin de gel tidisite sinon je te fais péter ta maternité moué!)

Et pendant que j'attends, dieu que je m'emmerde. Parce que bien sûr j'ai atteint une telle circonférence que le moindre mouvement est un effort homérique. Exemple: le fameux malaise vagal après tentative d'enfilage de culotte king-size en position debout (trop l'exploit, ah non, raté!). Parce que donc je ne fiche strictement rien. Je regarde passer le temps. Ah si, je rigole devant certaines mises en vente sur e-bay (vous le saviez vous que certaines gonzesses achètent sur ebay des gigoteuses vertbaudet encore plus cher que sur le site de vertbaudet?? sont-elles couillones) je souris devant mes blogs préférés, j'enchaîne les parties de spider, je me raconte des scénarii catastrophes à chaque contraction, je fais chier les autres avec mes angoisses, je regarde ce bide avec un nombril qui ressort et c'est trop trop moche, j'essaie de voir si je peux télécommander mes enfants (réponse: non, par contre eux ils peuvent me rendre dingue en trois minutes), je.... pfff je rien en fait. Rien.

Ah si, je dors. Mal, mais tout le temps. C'est une activité super passionnante, surtout quand on ne rêve même pas.

Ma vie là, c'est la chierie.
Et en plus, en plus, je n'ai même plus le sens de l'humour. Je vous le dis, ça sent la fin. Ou pas.



ps: si je ne blogue pas, ça ne veut pas dire que j'accouche. Ca veut juste dire que je n'ai rien à dire. Suffit de lire les quelques lignes ci-dessus pour s'en convaincre aisément.

02 avril 2007

angel dans la salle d'attente

C'est vraiment l'impression que j'ai. D'être dans une sorte d'immense salle d'attente, et de n'avoir aucune idée de quand ça va être mon tour, d'à quelle sauce je vais être bectave, est ce que le doc est gentil ou vais-je avoir à faire avec un psychopathe en blouse blanche, faut attendre longtemps, ou pas, et pis il file quoi comme ordonnance le gars, et il te garde longtemps ou il te relâche vite fait? HUM? Pourquoi personne ne me répond?

J'essaie d'attraper des infos, ouais y'a une fille qui a accouché chez elle en deux heures (coucou, je suis encore morte de trouille d'avoir lu ce récit hein), une autre qui a eu le temps d'aller à la maternité mais la péri n'était pas au top de l'efficacité, certaines ont du être déclenchées, d'autres ont eu des césariennes, et pis des fois comme ci et d'autres comme ça. Au secours!

A quelle sauce vais-je donc être mangée?
Je n'en ai aucune idée.
Je sais qu'hier j'ai rangé huit mois de papiers et réglé mes factures et autres pénibleries. Je suis toujours enceinte.
Je sais que mon bilan péri est périmé (ahahahahah) jeudi soir, et je suis toujours enceinte.
Je sais que la chambre est finite, les valises faites. Je suis TOUJOURS enceinte.
Je sais que je contracte de façon totalement anarchique ou régulière depuis 10 jours, mais je suis TOUJOURS ENCEINTE.

Ce soir c'est la Pleine Lune, la Déesse des Femmes Enceintes qui Vont Pondre.
Ce soir Alix a la ouature et donc je n'aurai pas besoin d'apeller un taxi ou pire, les pompiers.
Mais vu que je ne sais rien à rien, autant demain matin je serais toujours enceinte.

Il reste 2 semaines. Je suis énorme, je suis crevée, j'arrive presque plus à me bouger, j'ai le retour de la gerbe, je reperds du poids (gnnn??? et les fingers et le danao n'y peuvent rien, c'est totalement hallucinant), je ne dors quasi plus rongée par l'angoisse de cavientyhoucavientypa?


Bon, dans l'expectative, et dans l'attente de l'heureux évènement, voici mon cahier des charges pour mon troisième et dernier accouchement de toute ma vie entière tu peux parier ta laïfe la dessus mon coco. Que les Autorités Compétentes en prennent connaissance, l'étudient attentivement, et le suivent à la lettre, merci
(oh une contraction!)
(aïe quand même)

Donc moi, Angel, The Coin Coin Master, Blogueuse Folle, Maman Chtarbée, Femme Chiante, je veuzéjéxige:

- une garde facile de mes gniards déjà nés pendant que je me casse pondre le petit frère de 6,9 kilos et des pépettes. De préférence par ma belle-mère à mon domicile, tranquille basile. Alix fera aussi très bien l'affaire, mais bon, faut l'épargner un peu, elle est crevée et elle en a déjà trois, des marmots. La pauvre.

- un accompagnement obligatoire trajet+travail+torture finale par mon Chéwi au top de la concentration maximale (si si tu peux le faire) (par voie de conséquence, le faire apeller pendant qu'il explique les subtilités de la langue balzacienne à de jeunes bourgeois désoeuvrés, c'est NIET. Non négociable)

- ordre de préférence de chauffeurs pour l'hosto: Alix, ma belle-mère, mon père, le taxi, les pompiers. Le dernier cas, franchement, pas glop. Même si plein de jolis messieurs à reluquer, je ne pourrais même pas en profiter because présence de Chéwi mit contractions dans ma goule.

- péridurale tout de suite quand j'arrive, merci. Bien penser à laisser agir la xylocaïne ste feignasse avant de me poser le catheter, sinon ça douille et je bouge, donc c'est trois minutes, comme les oeufs à la coque bordel, spa dur à retiendre pourtant?

- oui je vais me mettre un max de doses, rienapété, je ne VEUX PAS souffrir, je suis morte de trouille à l'idée de la douille maximale qui m'attends, alors ca va bien, ça fait huit mois et demi que je souffre, donc si on me file enfin de la came, croyez moi que je vais me shooter que ça va être quelque chose les zaminches.

- une très gentille sage-femme, très compétente, très rigolote aussi, et qui trouve mon humour formidable, ma trouille légitime, et mon caractère délicieux. Bien sûr que c'est possible!

- un accouchement de rêve avec expulsion en trois minutes, sans avoir bobo, ni petit bébé coquin qui joue avec son cordon, j'ai déjà donné, et aouchhhh, ma foune s'en souvient encore (oui on peut arrêter de pousser, même quand le bébé à déjà sorti une épaule le tit salopiot).

- un placenta qui se casse vitefé, pas d'épisio, ni ventouse, ni forceps, ni césarienne, et encore moins danse sur mon bide pour expulser le locataire squatteur.

- un séjour de deux nuits maxi au goulag. Maxi. Je sais encore farpaitement allaiter, changer une couche, donner un bain et saper un moutard, merci merci merci byebye.

- une chambre simple, je NE suis PAS un être sociable, et je vous préviens que je fais chialer les primipares hein!



Voilà.
J'espère que je n'ai rien oublié.

Ah si, ce serait bien que la Boulette n'ait pas trop de cheveux, y'a encore des pouxes qui traînent à la maison. Et qu'il soit super en forme mais qu'il ne fasse pas plus de 4 kilos, merci merci merci.

Bon sur ce, j'attends.
Zen quoi.
(aouch contraction)

29 mars 2007

angel en a marre d'être enceinte

Cher Hôpital:

- me faire une 463ème détermination de mon groupe sanguin était profondément inutile. J'en suis à ma 5ème carte de groupe en 8 ans, vous êtes mignons, mais je suis et je resterais AB-, sauf si enlèvement par des aliens, séjour à Tchernobyl, ou transfusion totale. Bah oué.

- vouloir que la carte de groupe soit faite par le labo de l'hôpital, excusez-moi du peu, mais c'est de l'over pointillisme de base hein. Et la confiance alors? Et merci* pour le malaise king size après la piquouze dans la main, c'était top.

- "le déclenchement est le meilleur passeport pour la césarienne"? Je m'en fous, bondiou, la césarienne je prends aussi, j'en suis limite à regarder avec un air calculateur mon couteau à beurre et mes ciseaux à ongles, en me demandant si ça pourrait aider ou pas à l'extraction de la Boulette.

Bon bah sinon là j'attends. Encore 15 jours. Je n'ai qu'une envie: être revenue chez moi avec mon fils. Tout le reste me fait flipper: le départ pour l'hôpital (confier les enfants, arriver à temps) l'accouchement (nooooooooooooon pas boboooooooooooo) le séjour (comment ça je peux pas rentrer chez moi??). Ca me fait flipper, et je l'avoue franchement, ça me gonfle. J'ai juste envie d'être tranquille chez moi en famille avec mes trois enfants et mon Chéri (les chats sont en menace de stage intensif longue durée à la SPA s'ils continuent de faire les marioles). J'estime qu'après huit mois et demi de galères, je le mérite. Na.








* un VRAI merci à Lulu et son Chéri qui m'ont emmenée en ouature, parce que trois bus aller trois bus retour, pour une prise de sang et un malaise je l'aurais eu super mauvaise. A la place on a joué au Jeu des Twingos, c'était rigolo.

27 mars 2007

angel va reprendre tout ça en main!

Enfin... Quand j'aurais accouché, parce que là, présentement, les zaminches, je suis strictement incapable de rien faire de productif, à part compter mes contractions pour voir si la Boulette a décidé de viendre ou non (pour l'instant, non, donc).
Non mais dans mon home sweet home ça vire à l'anarchie totale.
Ils profitent tous éhontément de mon absence de mobilité, de ma débilité profonde, de ma fatigue totale. C'est proprement lamentable.

La preuve par trois
(les trois énergumènes que j'ai épinglé aujourd'hui)

le PsychoCat:

- a renversé le paquet de MielPops malgré mon interdiction formelle et répétée d'aller fourrer ses moustaches de gredin dans la cuisine. Il a capté que je ne bouge plus, l'enflure!
- est allé ouvrir la porte de la chambre de PitiGasson pendant la sieste, me forçant ainsi à me lever pour le rendormir. J'estime que c'est basse vengeance pour l'avoir probablement bousculé dans le lit. Ca va se payer.
- à miaulé à la mort quand j'ai réussi à rendormir mon gamin, et ce avec des contractions pas très sympas. Il sait que je vise mal avec la télécommande pour lui péter sa goule de counard. Va bouffer des croquettes à l'arsenic quand j'aurai accouché. Point barre.

le PitiGasson:

Lui il est devenu total schizo, c'est bonheur. On ne le tient plus ce gamin, on ne sait plus sur quel pied danser.
Extraits:

- moi taleuh z'ai donné un bouquet à Alisse!
- elle était tontente!

Charmant non? What a lovely child... fierté maternelle et tout, je ne vous dis pas.

Plus tard, son père le porte, enveloppé dans la serviette, à la sortie du bain:

- z'ai pété suh toi euhhhhhhhhhh
- tant pis pouh toi euhhhhhhhh

Ahem. Bref.

Face au joli diaporama ci dessous:

- oh mais c'est la chambhe de MON bébé!

Lalalalalala.

Tout va bien je vous dis. On maîtrise à mort la situation.

La Lutine:

A gentiment essayé de m'arnaquer sur la douche. Elle s'est vaguement mouillée, pas sûr qu'elle ait mis un pied dans la baignoire, et pas de savon, on ne sait jamais, ça pourrait la rendre propre. Je l'ai grillée et renvoyer se décrasser, avec inspection de l'odeur de la relouse perosnne ensuite.
Hier, son truc, ce n'était pas la craderie, c'était l'anorexie. Sympa aussi. On se rassure, cet aprem' elle a bien boulotté mes Fingers la chipie...
Le truc, c'est que bon, elle aimerait bien que sa mère ponde.
Ca tombe bien, moi aussi ma chérie!


Bon maintenant, le problème, c'est que je n'ai pas envie d'accoucher.
Bah oué.
Je vous expliquerai plus tard, sauf si j'accouche cette nuit.
(nooooooooooooooooon pas la nuit elle a dit Alix)

La Chambre de la Boulette...

... est prête. Enfin, quasi finie. Ca va se remplir avec l'arrivée du maître de lieu, et la montagne de cadals qui va suivre... Hin hin hin.

Donc hop voilà.
La prochaine fois que je me dis que poster des photos va plus vite que de pondre un texte, je m'assome direct avant hein. J'ai cru mourir sur ce coup là (qu'est-ce que ca va donner à l'accouchement, petite nature que je suis!)



Cool Slideshows




Et merci à Alexandra chez qui j'avais vu ce système sympa de photos qui tournent, j'aime bien.

25 mars 2007

Chéwi pédale dans la semoule

Bon la Femme Enceinte est à la ramasse, ça tout le monde l'aura bien compris depuis quelques mois. Et même qu'elle s'autorise la double majuscule maintenant, parce que ses chevilles sont aussi larges que son tour de bidon. Et elle parle d'elle à la troisième personne aussi, c'est très Louis XIV, c'est sympa ce petit revival je suis le centre du monde, non? Non? Ok. J'arrête. Z'êtes pas très drôles les gens, je trouve.

Donc oui, je suis faiblarde du neurone, je suis obligée de faire des listes à cocher dans mon NetVibes pour ne pas oublier de faire les choses, je suis à la limite de la démission mentale complète. Mais mon Chéwi n'est pas en reste. Lui, sa couvade, c'est d'être encore plus étourdi et dans la stratosphère que d'habitude. Et déjà que d'habitude ce n'est pas joli joli, qu'il a le pouvoir de concentration d'un bigorneau décroché de son rocher pour tout ce qui sort de son domaine de compétences, à savoir, l'analyse au quart de pwal de uq près des textes de Balzac. Non je n'exagère pas. A peine.

Chéwi n'a donc pas de gros bidon, pas de rots, pas de douleurs insoutenables, pas d'odeurs corporelles suspectes (sauf abus de substances alimentaires prohibées), pas d'insomnie (mon dieu qu'est ce qu'il peut ronfler le salopiot!) pas de bide qui part dans tous les sens, pas de contractions, pas de malaises, pas d'envies subites, pas de fringales incontrôlable (on se demande où il pourrait les caser, entre ses 3 saladiers de pâtes quotidiens de touts façons...). Rien du tout. Il n'est pas enceinte lui! Il attend juste que sa femme accouche et redevienne "normale" et qu'elle arrête de l'esclavager deux minutes. Et ça le perturbe cette attente.

Du coup il a topé un seul symptôme de la femme enceinte: l'activité neuronale totalement anarchique. Ce qui fait que j'assiste à des phénomènes très curieux en ce moment, du fond de mon lit où je prie le ciel de pas accoucher tout de suite, parce que bon, je n'ai plus envie du tout, même si la chambre est finie et les sacs prêts.

Du fond de mon lit, je me dis que je me ferais bien un petit goûter Leader Price crapuleux, rapide, pas cher, qui va me blinder cette faim intenable. En plus je peux me le permettre, voilà presque 15 jours que ma balance est restée bloquée sur +10, et qu'elle ne semble pas vouloir en bouger, quelque soit le degré de goinfraison de ma personne. Hop hop, je passe commande: Mon Chéwi, tu peux descendre au LP m'acheter un paquet de Fingers et une brique de Danao, mais pas celui à la banane, celui pêche abricot, j'ai envie.

Je ne lui donne pas les faux noms LP des produits, de toutes façons il ne retiendrait rien du tout, à moins de tout écrire sur un petit papier, ce qui pour deux produits, atteint son amour propre.
Il revient avec les Fingers et du Yop à la pêche dont ma fille se régale depuis hier. Soupir. Le Danao et le Yop, même combat dans le cerveau ramollo du père en pleine couvade. Il se disait bien que ça ressemblait pas trop au Danao, mais il a pris quand même. Mouarf.

Du fond de mon lit, toujours, je me dis que ce serait bien d'acheter une sorte de prise avec interrupteur, pour la guirlande de la chambre de la Boulette. J'avise Chéwi de cet ambitieux projet, s'il a l'occase de passer au magasin de bricolage, qu'il regarde. J'ai très peu d'espoir. Je viens de m'adresser au gars qui peut limite s'éclairer à la bougie pendant 3 semaines pour cuire ses pâtes plutôt que d'aller voir ce qui merde dans le plafonnier de la cuisine, tellement il a la trouille que même s'il disjoncte la totalité de l'appart, le courant électrique reste dans les fils et ne vienne vite vite l'attaquer dès lors qu'il tentera de monter sur une chaise pour voir de quoi il retourne.
Cependant, cependant mesdames et messieurs, Chéwi dès le jour même revient du magasin avec un interrupteur bouton tiptop, et dès le lendemain, il l'installe sur le fil de la guirlande, le truc de ouf' je ne vous raconte même pas. Mon Chéwi, celui qui confond le Danao et le Yop, il est capable de monter un interrupteur sur une guirlande lumineuse. Dingue.

Ca n'en finit pas de m'étonner de regarder à quel point il est devenu goliot total pour certains trucs, et pour d'autres, complètement doué. Je me demande présentement si je ne devrais pas lui faire changer tout le système électrique de l'appart, archaïque et pourrave, tant que je n'ai pas encore accouché? Et envoyer ma fille avec lui faire les courses pour mes petits goûters, c'est bon, elle sait ce que c'est que le Yop maintenant. Et elle ne devrait pas confondre avec le Danao, elle.
Mouarf.

24 mars 2007

PitiGasson et le gwo bidon de maman

Hier le charmant facteur a apporté un colis avec un nouveau bouquin pour PitiGasson. J'ai juste du le lui lire environ 382 fois, juste. Soupir. Et comme ça parle d'enfants orphelins et de bébés abandonnés, on a évoqué le sujet, histoire de comprendre l'histoire. Mais non je ne lis pas du Victor Hugo à mon fils, oh tout de suite, c'est simplement l'excellent Les trois brigands de Tomi Ungerer.
Bref.

moi: "et, chaque jour, de nouveaux orphelins étaient abandonnés à la porte du château".
[...]
moi: Bah à ton avis, quand le bébé va naitre, tu crois que je vais le donner?
(oui je sais je pose des questions cons, en même temps, je voulais pas qu'il imagine que tout le monde abandonne son enfant à la naissance, enfin, bref, quoi)
PitiGasson: bah oui!
moi: ah bon?? Mais à qui?
PitiGasson: ben à moi!
moi: euh, mais pourquoi?
PitiGasson: pour que je joue avec!

Le tout avec une évidence dans le ton, mes amis, j'en suis encore comme deux ronds de flan.

C'est clair, mon fils prends mon utérus pour l'entrepôt de Toys R Us.

Ca va être folklo l'arrivée de la Boulette.

22 mars 2007

angel dit ça suffit main'nant

Je pourrais bloguer plein de trucs trop super intéressants, et vous seriez hyper contents (allez si si), et j'aurais plein de commentaires drôles et intelligents, et ce serait merveilleux. Au moins.

Sauf qu'aujourd'hui est une journée super cacateuse que j'aurais mieux fait de rester dans mon plumard tout chaud tout doux tout propre garanti sans pouxes (lavé à 90°, y'a peut-être de la grillade de pouxe, mais c'est tout), alors j'y retourne, hop.

Non mais aujourd'hui:

- ma gentille sage-femme m'a poignardée dans le dos: la politique de l'hosto c'est le déclenchement seulement au bout de D-Day+4: soit le 20 avril, elle a vu la Vierge la nénette je vous le dis, comment je vais faire le ménage à donf les boulons dès le 5 avril, ça va pas faire un (faux) pli. Quasiment encore un mois à marcher comme un bidibulle, à roter comme une truie, à répéter l'accouchement à chaqe défécation, à grincer à chaque fois que je me met debout, à chouiner en me retournant dans mon lit, à ne même plus voir ni mes pieds ni ma foune? Dans tes rêves!

- on m'a tiré trois pintes de sang, alors qu'hier déjà pareil, bientôt je serais exsangue et ce sera de leur faute, vampires sans morale, martyrisateurs de femmes enceintes épuisées! Arghhh je suis mourrute.

- la baleine de mon dernier soutif potable s'est suicidée sans aucun signe avant-coureur, même pas un petit mot d'explication rien, rupture totale, j'ai du me ballader avec un nichon plus bas que l'autre. M'enfin vu que j'ai le bidon en expension le plus gigantesque de tout l'univers interstellaire, facile, ça ne s'est pas vu, ahahahahahaha, la bonne blague, le bide qui soutient les nibs, c'est trop trop malin.

- vu que bon on devait prêter comme d'hab' une voiture à Xila pour qu'elle m'emmène à l'hosto, vu qu'on a décidé au dernier moment et sans préviendre que finallement non, vu que du coup je me suis retrouvée comme une grosse tanche sans aucune autre alternative que le taxi ou le bus, beh j'ai choisi le bus: 60 flouzes minimum de taxi pour entendre les idées politiques ou climatiques du chauffeur, contre 6,6o pézettes le bus, sans personne pour m'escagasser, c'était vite choize hein. Enfin le bus: soyons claire: 3 bus aller, 3 bus retour. 6 bus. Deux heures trente de transport. Bonheur. Non mais j'ai vu du pays.
(y'a un "on" qui mériterait que j'aille faire caca sur son perron, tiens)

- mes zenfants, sans aucun complexe, m'ont tiré mon faux Danao Leader Price, récompense de mon périple en bus, pour se le siffler tranquille dans la cuisine à grands coups de "santé!", et encore, heureusement que 1. ils ont pas calculé les faux Pépito et 2. ni les faux Fingers, mais normal je les avais déjà bectave: je peux, tout le monde dans cet hôpital de dingues me félicite de n'avoir pris que 10 kilos, alors soyons fous, bouffons gras et sucrés, faisons péter le cholestérol, ouéééééééééééé!

- la chambre de la Boulette, que je croyais quasi finie (me reste deux trucs à accrocher, pour dire) a révélé un affreux secret: en lessivant cet arpès-midi le parquet plein de taches de peinture depuis qu'on a emménagé au mois d'août, mon Chéwi a mis à jour deux énormes tâches grisâtres en plein milieu, top moumoute.

Comme cette journée a décidé de m'escagasser, je ne lutterais pas plus longtemps: je vais me pieuter vite fait bien fait. Cette décision est irrévocable, elle prend effet dès maintenant tout de suite immédiatement pas plus tard que là. Bye, soyez sages, éteignez la lumière en sortant.

20 mars 2007

angel crie STOP!

Je suis désolée mais lundi déjà j'étais genre morte. Morte de fatigue, mais aussi morte de trouille. Parce que je contractais pas mal, et que j'ai moyen envie d'accoucher sans:
- avoir vu l'anesthésiste (péridurale mon amie!)
- avoir fait les valises
- avoir fini la chambre

(oui dans cet ordre)

Déjà qu'accoucher c'est moyen une partie de plaisir, et je ne parle pas du séjour à l'hosto, que je souhaite le plus court possible, merci, il vaut mieux avoir mis toutes les chances de son côté.

Donc lundi matin j'étais couchée dans mon lit, je contractais et je flippais. Objectif du jour: rester allongée au maximum, profitant des bonnes âmes qui se chargeaient des trajets école-maison, comptant sur un déjeuner spécial "mauvaise mère" le midi, et sur un lot bien choisi de dvds et de jeux à la noix pour faire tenir les mouflets jusqu'au retour du paternel de son conseil de classe (retour prévu vers 20:00).

Sauf que.

Sauf que bien sûr je l'ai vu.

Ah bah oui vous savez quoi.

Ben tiens.

Je n'ai pas voulu le croire.

Mais si.

Un pouxe.
Jeune, encore un peu transparent, mais indéniablement une saloperie de mierda de pouxe de bourdel à chiotte!

Je vais passer sur le reste, vite, vous pouvez juste imaginer la fille de la photo là, avec son gros bidon, ses contractions, ses deux mouflets l'après midi dont un qui refuse de dormir pour la première fois de sa vie exprès pour faire caguer le monde et sa mère en particulier, qui s'enquille tout toute seule comme une grande, qui fait plein de lessives, de séchages, qui promet monts et merveilles à sa gamine pour qu'elle la seconde efficacement en regroupant les peluches et coussins dans des sacs poubelles et en virant la literie suspecte (total des négociations: 2 euros, un nouveau tome de Tom-Tom et Nana et une levée provisoire de l'embargo sur les dvds), et qui se lance ensuite dans le énième traitement pour éradiquer l'envahisseur.
(nous préciserons ici qu'il est hors de question d'évoquer une quelconque infection croisée entre la Lutine et Nounette, Alix et moi étant d'une vigilance absolue et des paranoïaques surdiplômées de l'école de Trouille Anti Pouxes, et les deux écoles, élémentaires et maternelles, sont envahies de saloperies, donc elles se chargent farpaitement de diffuser aux familles les petites bêtes, merci merci merci)

Hop, une bombe de lotion anti poux dans la chevelure luxuriante, ondulée, et longue que c'est pas permis de la la Lutine. Pause, rinçage, shampoing kill ze pouxes, rinçage, shampoing kill ze pouxes 2, pause, rinçage, masque à l'huile d'olive+lavande, peigne fin, ne pas gerber en virant une petite quinzaine de bêtes clamsées alors que la gamine compte toute fière son tableau de chasse, rinçage, shampoing normal, rinçage, après shampoing à haute dose, rinçage.

Coiffage mèche à mèche et tressage de la tignasse: je retrouve un pouxe.
Un seul.

Je le pose sur ma petite table, sur une feuille blanche. Espérant ne pas aligner d'autres petits cadavres à ses côtés, parce que beurkasse ça va bien là.

Je tresse la mignonne qui se bidonne devant Tom et Jerry avec son bro, et d'un coup j'avise que la bestiole a bougé. Elle s'est indéniablement déplacée sur la feuille, là!
Mais ce n'est pas possible? Elle est si légère qu'on a du souffler dessus, allez c'est ça, allez, euh, pas de blague.

Je pose le peigne fin, les petits élastiques, j'apporche la feuille de mes yeux, je scrute.

PITIN DE BOURDEL DI MIERDA.

Les pattes de la saloperie bougent!
Il est vivant.
It's alive.

La lotion, le double shampoing, l'huile d'olive mit lavande, et il est encore en vie? C'est quoi? le Terminator des Pouxes? L'Antechrist des Bêtes qui Piquent? Il est là exprès pour m'escagasser celui-là non mais ce n'est pas vrai, dites moi que ce n'est pas vrai? Non ce n'est pas vrai. Non.

Je l'ai tué à coup de cul de stylo-bic, j'ai continué comme si de rien n'était, ma santé mentale est en jeu vous comprenez, allez vous comprenez?

Parce que sinon je vais devoir raser mes enfants, mon Chéwi et moi-même, et aller vivre à l'hôtel pendant 10 jours, le temps que les envahisseurs crèvent de faim.

Et je n'ai pas fini la chambre du bébé ni fait les valises.
Donc c'est non.

Pas de discussion, on n'a rien vu, vous non plus d'ailleurs, motus et bouche cousue.
Hop.
Voilà.
La la la la la.




ps: Je remercie Alix de m'avoir apporté un éclair au chocolat et un paquet de biscuits pour me remonter le moral, ça c'est une toupine.

18 mars 2007

angel est moulue rémoulue foutue

Alors aujourd'hui ça va être une note essentiellement visuelle. Non mais parce que je suis au bord de la mouraison instantanée. Eh oui c'est comme ça, la vie est dure, des fois on est vachement enceinte du Pachyderme de l'Année et en plus faut lui chouchouter une piaule jolie et sympatoche.

Donc là je m'attaque aux finitions de la Chambre à Bourdel, enfin je dis finitions pour me rassurer hein. En gros il faut terminer le rangement du bronx résiduel (j'ai fait le plus gros il y a déjà quelques mois), organiser les meubles, ranger les pitites fringues, et le reste, accrocher les cadres, les stores, la guirlande lumineuse, arranger le berceau, réquisitionner le Sioupeur Fazeur pour installer les appliques, et le Chéwi pour décaper le radiateur à peinture qui s'écaille, et repeindre porte et radiateur. Je pense que tout sera fini mercredi soir. J'ai commencé hier. Je suis déjà kaput. Je m'y recolle tout de suite (enfin après un petit goûter quand même, life is hard)

La Chambre à Bourdel, en novembre, ça donnait ça:







Ca fait peur un peu! Depuis Chéwi a viré le papier peint seventie's déjà moche à l'époque, repeint les plinthes et le placard, retapissé. Les meubles sont tous là, j'ai réuni la quasi totalité de tout ce dont on aura besoin, yapuka.

Sauf que moi, aujourd'hui, je ressemble à ça:



Et que donc je pense que ce soir je serais officiellement décédée, par implosion, au moins. C'est que ce n'est pas facile de porter le futur record du monde du plus gros Alien de l'univers. En plus cet arsouille me fait ressortir le nombril à coups de poing, il promet.

16 mars 2007

angel a un gros bidon

Alors la niouz de folie d'hier, c'est que je suis allée passer une échographie de contrôle à la maternité, pour vérifier que Zizi2 n'était pas un bébé éléphant et qu'il n'avait pas eu la délicieuse idée de se poser en transverse dans mon utérus, histoire que je puisse le pondre au lieu qu'on me l'extraie par la force et les grands moyens (nooooooon pas le scalpel, noooooooon).

J'ai bien rigolé tout le long, mais à la fin, moins quand même.

J'explique.

Ils s'y sont mis à trois tout de même pour me faire une exploration de bidon. Déjà y'avait le petit interne trop choup' avec des jolis yeux, qui a mesuré ma hauteur utérine et qui a fait sursauter la sage-femme: en effet, 39 cms, pour 8 mois de grossesse -2 jours, c'est totalement effarant. Mais c'est d'la bleusaille ça m'dame, il a mesuré ma graisse de bidou avec, en fait ça fait juste 34 cms, on respire, allez ouf! Et vas-y que déjà ils sont deux à me tripoter et me mesurer, pour un peu je fais meuuuuuuuuuuuh mais je suis polie, alors non.

Après un check up pipi -ouais je suis clean, ils n'ont pas détecté les substances hautement prohibées comme la chantilly et la mousse au chocolat, eheh, on m'emmène en salle d'écho. Et alors là, c'est le show les gens: parce qu'en attendant que les sages femmes soient prêtes, et oui elles sont deux, je vois que des binômes, mais j'aime bien hein, le petit interne s'offre un tour gratis de mon bidon, il visite l'intégralité de mon utérus et agace un max Zizi2 qui finit par lui filer des coups de pied dans la sonde, parce qu'on peut pas dormir tranquille bordel ou quoi? Et vas-y que j'inspecte tout des oreilles aux coucougnettes, du fémur au diamètre bipariétal (gn??) que je te fais un doppler du cordon pour les joulies couleurs sur l'écran, que je te reluque le placenta, et j'en passe et des meilleures. Mais bon je ne sais pas résiter à un joli garçon, surtout aux yeux bleus, donc hum, bref.
Ahem.

C'est là que les deux gonzesses interviennent. Je flippais bien de leurs mesures parce que:
- 1 je ne veux pas concourir pour le plus gros bébé du monde
- 2 j'ai parié avec mon gynéco que Zizi2 ferait moins de 4 kilos
- 3 j'ai parié avec Ophise aussi, et je veux gagner ma carte enfant +, oh!
- 4 j'ai acheté le plus mimi pyjama de naissance du monde, en taille 54, donc chié, j'aimerais bien qu'il le mette plus de trois minutes.

Mais je ne montrais rien de ma nervosité, j'étais bien trop occupée à contrôler qu'aucun débordement auditif et olfactif ne s'échappe de mon bidon malmené (manger un cassoulet avant d'aller passer une échographie, faut être complètement demeurée, ou alors s'apeller Angel, j'ai choisi les deux, on ne se refait pas).

Et donc le verdict est sans appel:

A huit mois moins deux jours, Zizi2 pèse:
(avec une marge d'erreur de 10%)(plus une marge d'erreur due au fait qu'il était déchaîné et que c'était dur de le coincer, c'est pour ça qu'elles s'y sont mises à deux les salopiotes)

3,106 kg pour SF1 (l'élève)
3,255 kg pour SF2 (la prof)

Bah flûte alors. Ceci dit rien d'anormal, il est juste grand, il ne sort pas des normes non plus, et il n'y aura donc pas de journalistes quand j'accoucherai, pfffffff, ce n'est pas encore pour tout de suite mon quart de d'heure de glwaaare.

C'est en rentrant chez moi que j'ai réalisé, avec un certain sentiment d'angoisse, que Zizi2, à moins de 100 grammes près, pèse à quasi 8 mois de grossesse, le poids de sa soeur née à terme un mois plus tard.

Et selon l'opinion du corps médical, j'ai toutes les chances d'accoucher à terme.

Je ne veux pas y aller.
AU SECOURS!


Bonus track Chtrucs en Vrac:

le truc qui fout les boules du jour: Alix m'a fait lire une note de chez Indilou, qui m'a fichue la larme à l'oeil et bien mise en colère: allez la lire, elle le mérite, et ça lui fera sûrement plaisir. Je n'ai limite pas de mots, je suis juste indignée de voir que les siècles passent et qu'énormément de gens sont toujours bien centrés sur leurs idées étroites et ne cherchent en rien à s'ouvrir aux différences. Et qu'ils génèrent des souffrances inacceptables.

le teaser du jour: ce week-end, une photo du plus gros bidon DU MONDE!

la marrade du jour: un mail qui m'invite à une soirée dans un restaurant clinquant des Champs Elysées, pour une projection d'un dvd de série téloche française plutôt très bof, avec cet argument massue: J’ai visité et apprécié votre site qui fait référence, et me suis dit que vous étiez susceptible, ainsi que vos lecteurs, d’être intéressé par cet évènement exclusif. Mouarf. Mais oui bien sûr, je vais traîner mon gros ventre pour faire de la pub pour un dvd sur mon blog jusque Paname. Je crois, gentille dame du marketing, que tu as du me lire entre les lignes hein. Enfin, je suis trop trop contente de savoir que je fais référence. Sans dec'.
Uhuhuhuhuu.

15 mars 2007

angel élimine le pwal

Nous ferons bien sûr abstraction du fait que mon neurone unique a officiellement rendu l'âme à l'approche du 9ème mois de grossesse, et que par voie de conséquence inéluctable, je suis déclarée cliniquement plate de l'encéphalogramme. Par contre, plate du cul, là c'est mort pour un bout de temps les zaminches, va falloir s'y faire, enfin moi surtout, vous, bon, vous vous en foutez, tant que je n'ai pas la désobligeance de m'assoir sur vous.

Le pré-requis pour lire correctement ce qui va suivre sans se demander toutes les trois lignes si je suis totale goliotte ET globalement handicapée est donc le suivant: "je suis enceinte de 8 mois du bébé baleine le plus gros du monde et mon cerveau mouline à vide depuis quelques jours". Voilà.

Tout a commencé il y a trois jours. La Lutine m'a prise en photo, et au vu du résultat, je me suis prise une sacrée torgnolle en pleine face. Mais mais mais qui est donc cette Chose Immonde, au bide énorme, au cul d'hippopotame obèse, aux cheveux ternes, habillée comme un sac, avec des bras de bouchère mayennaise hein? Moi? Oh arrêtez de déconner, je sais bien que je suis l'incarnation de la glamouritude et de la grelucherie, ce ne peux pas être moi? Zéro bijou, zéro make-up, zéro coiffage, no-look total, air bovin, je suis dé so lée, mais ce n'est pas moi. Not possibeule. Hypothèse rejetée. Et on oubliera également que le ventre de la Chose sur la photo est aussi gros à 4 semaines et demi du terme que le mien à deux jours d'accoucher de mon fils (52 cms, 3,6 kilos) sous peine d'aller s'auto-césariser direct au ciseaux à ongles dans la salle de bains.

Bref, une reprise en main s'imposait. Non parce que la nidification c'est trop chouette, tout réunir pour organiser la chambre du bébé, les meubles, la déco, les petites fringues (dans lesquelles il ne rentrera visiblement qu'un orteil, mon bébé sera le seul à aller cunu de la maternité le pauvre, ou alors faudra que je lui prête un tee-shirt à moi???) tout le petit bordel indispensable à l'accueil joyeux et organisé d'un petit nouveau dans nos vies, mais il n' y a pas que le rangement et la déco dans la vie! Il y a aussi la GLAMOURITUDE bordel!
(les lecteurs fidèles noteront à cette débauche de points d'exclamation, mon degré élevé d'hystérie, qui n'est malheureusement pas prêt d'aller en s'amenuisant au train où vont les choses)


Avant-hier, au programme, donc:
- dépoilage de la Grosse
- maquillage (au moins du rouge à lèvres et du mascara, un peu de tenue oh)
- parfumage
- habillage un peu près assorti
- coiffage et virage de l'immonde chouchou (au moins en extérieur)
- collier minimum exigé
- manucure pieds/mains.

Non mais sinon quand Zizi2 va me voir, il va prendre peur et re-ramper à l'intérieur, au secours... Au fait il a enfin un prénom, si ce n'est pas extraordinaire, il échappe au joli blaze de BébéX, c'est top, non?

Alors revenons à l'étape dépoilage qui est sans conteste la plus difficile à maîtriser pour une femme enceinte au bide proéminent, croyez-moi sur parole. Le reste c'est trop facile.
Le truc, c'est que j'ai à disposition pour vaincre le Grand Messant Pwal trois outils de plus ou moins haute précision, et de plus ou moins grande efficacité dans la durée, et je suis désolée, on ne comptera pas ma vieille pince à épiler toute pourrite dans le lot, je ne suis pas encore dingue au point de m'épiler pwal par pwal...
Donc, dans ma salle de bain- je vous ai dis que Chéwi a enfin nettoyé la salle de bain, vu que je l'ai menacé de le faire moi-même et d'accoucher dans la foulée, de préférence sur ses Pakédkopis? bref, trop chouette, dans ma salle de bains propre limite reluisante, j'ai:
- un rasoir Gilette Venus bleu très joli, très rapide, plutôt aisé à manipuler, mais à repousse ultra rapide (au bout de 5 minutes je pique, sans blague)
- un épilateur qui bute tout, pas trop douloureux, mais hyper hyper long, et puis ca repousse en une dizaine de jours, c'est relou.
- de la cire chaude avec bandelettes, plutôt rapide, et très efficace dans le temps (au moins un mois) et pas top doudouille non plus.

Je me suis dit, oué la cire c'est trop bien, l'autre fois ma reum m'avait prêté un roll-on, j'avais fait le devant des jambes sans problèmes, et Alix m'avait fait l'arrière des mollets. Résultat nickel. Donc l'autre jour Alix a acheté deux roll-on de cire à faire chauffer, un pour elle et un pour moi. Et c'est là que ça a commencé à merdouiller sévère.

J'explique.
J'ai voulu faire toute seule, hier. Marre d'être considérée comme une handicapée de la laïfe, en plus depuis quelques jours je me sens mieux, je respire mieux et je n'ai presque plus de malaises (par contre je suis toujours aussi neuneu et aussi crevée). Donc toute seule l'épilation à la cire chaude, tranquille, et les cuisses au rasoir, comme d'hab'.
Pendant que le roll-on chauffe au bain marie, je vais me doucher et je fais les aisselles et les cuisses, je maîtrise trop bien. Je sors de ma douche, je m'essuie, je vais chercher le roll-on dans la casserole et je manque de m'ébouillanter les doigts. Sauf que ce roll-on ne se réchauffe qu'au micro-onde. Je m'étais dit que rien à fout', chauffer pour chauffer, une casserole ca fait aussi bien l'affaire. Sauf que non.

La cire sent super bon, un parfum d'agrumes hyper agréable, ça me donnerait faim limite, elle est bien chaude mais pas brûlante, elle s'étale facilement sur la gambette, je pose la bande, je lisse bien du plat de la main, tiens c'est bizarre ma main devient toute collante et la bande est trempée? bah, je tire, aucnue douleur dites donc, est-ce bien normal? bah oui, tous mes pwals sont encore bien fierots sur ma jambe aussi.
Ok.
La cire est trop liquide, elle ne colle pas, je ne vois que ça. Peut-être elle est trop chaude? On va la laisser refroidir. Je m'occupe, je laisse passer une demi-heure, je retente, que dalle. La foutue cire ne colle pas et il est temps d'aller chercher mes enfants à l'école. Je sortirais donc sapée un peu près correctement (on oubliera le pénible épisode du top qui chez moi me fait un décolleté impec et qui, dès que je pose le bout de la tongue dehors, me dépoile jusqu'au nombril exhibant mon soutif au tout-venant, mouarf), parfumée, maquillée, coiffée, bijoutée, mais poilue de la gambette éléphantesque (ouais j'ai des oedèmes aussi, c'est jouli tout plein, je kiffe bien la chose, pas du tout envie de m'amputer hein).

L'après-midi, après avoir consulté Alix qui n'a eu aucun souci avec sa cire et son roll-on, mais elle a un micro onde, ELLE, je sais donc que mon roll-on peut fonctionner, mais chez moi, c'est visiblement niet. Quand même ça m'escagasse cette affaire. Je couche mon fiston, je refais chauffer un temps minuscule la saloperie au bain-marie, je me désape du fût, et j'applique la cire. La bande. Qui me recolle directe à la pogne. Je tire. Oué j'ai enlevé un pwal. Trop chouette, à ce rythme là, je vais aller accoucher avec des mollets hyper design du pwal je ne vous dis que ça.
C'est bon, j'abandonne le roll-on, je le filerai à ma môman, et puis il me reste un pot de cire à faire chauffer au bain-marie, c'est un chouïa plus relou, ça s'étale avec une sorte de bâton d'eskimau, voyez, le tit batonnet en bois là, je ne connais pas le nom technique, pis flûte j'ai plus de neurones...
Hop c'est parti pour le pot, je l'ouvre, je le pose dans la casserole et je le fais chauffer. Zen. Pendant qu'il chauffe, j'appelle ma môman pour lui dire que j'ai un roll-on tout neuf mais très méchant à lui refiler, quelle petite veinarde hein. Et voilà qu'on se raconte des beuhtises et que blablablabla, j'oublie complètement mon pot de cire au thé vert entrain de limite bouillir dans la casserole. Ouais au thé vert, ça donne soif après avoir donné faim la cire, non mais je vous jure, ils font tout pour qu'on la bouffe ou bien? Bref.

Je raccroche, je me rue dans la cuisine - là vous êtes invités à visualiser une espèce de grosse gonzesse qui menace de basculer à chaque seconde vers l'avant, en slip et tee shirt informe, qui tente d'avancer plus vite qu'un mollusque barbouillé à la super glu 3, en gromellant des injures contre ses articulations qui couinent et se révoltent, j'arrête le feu, je retire au péril de ma vie le pot de cire de son jaccuzi en ébullition. C'est là qu'il faut mélanger la cire avec le petit bâton, qui ô miracle de la technologie moderne, comporte en l'une de ses extrémité un petit carré d'encre bleu qui réagit à la chaleur: si celle-ci est excessive et que la cire risque non seulement de me dépoiler mais également de me désquamer la guibolle, le carré s'efface pour laisser apparaitre, comme me l'explique la notice, un NO clair et net.
Ok.
Quelqu'un peut m'expliquer le hiéroglyphe que j'ai sous les yeux? Ni carré bleu, ni écriture lisible, une sorte de tatouage primitif au dessin abstrait, voilà tout ce que je vois. Bon je fais quoi? ben oui, vous auriez fait pareil, je tente sur un petit bout de peau, genre le poignet, pour voir si ça va faire une cloque ou si je peux survivre. Je suis une warrior de la life moi mesdames et messieurs, ça ne rigole pas.

La cire est impec, et tiens en fait la, réaction thermique a du enfin s'achever, je peux lire NO! sur le petit bâton, alors que bon, en fait c'est OUI! vu que dès la cire appliquée sur ma jambe, la bande bien lissée, je tire et hophop plus de poils et même pas mal.

Et là commence, mes amis, le total carnage.

Parce qu'étaler de la cire bien collante justement, avec un bâton d'eskimau, sur les jambes hypertrophiées d'une femme enceinte à fort périmètre abdominal, croyez-moi sur parole, ce n'est pas de la tarte. Au bout de 10 minutes j'avais fait deux bandes, et il y avait de la cire plein le pot, plein le marche pied Hic et Ah dont je me suis aidée pour me contorsionner, mais aussi sur le parquet, le dessus du canapé et le clavier de mon portable: ah les joies de taper avec juste l'ongle des deux petits doigts pour communiquer avec Xila à coups de "c'est le bronx, oskour, je vais mourir".

Mais au final, au bout de genre deux heures, j'avais épilé les deux mollets, et j'avais fini de nettoyer le dawa dans tout l'appart. Juste à ce moment là mon fils s'est réveillé de la sieste, et il a trouvé que ça collait bizarre par terre quand même.

Je suis trop fière de moi: j'ai passé une journée entière pour épiler deux mollets, après on s'étonne que rien n'avance dans cette barraque, mais en même temps, bon, tout se met en travers de ma route hein. Surtout mon bide, surtout.

Mais je suis revenue au top de la glamouritude, même avec un pantalon à taille élastiquée et un tee-shirt de base, si si. Si allez. Soyez pas vaches!


Bonus Track Plein de Chtrucs:

le truc énervant du jour: le slogan d'Aubert, magasin de puériculture: "réussir son bébé". Je le crois même pas qu'un con a pu pondre une horreur consumériste et culpabilisante pareille. On vit vraiment dans une monde mené par un souci de perfection totalement sclérosant et entièrement dévoué au Dieu Pognon. Féchié. Je ne leur achèterai même pas une tototte à ces débiles.
(merci à Anne qui a attiré mon attention sur cette horreur, via mes commentaires)

le truc trop chouette du jour: la super gentille chtite vendeuse du toy's R us qui m'a apporté depuis l'accueil une super chaise trop confortable, pour que je puisse m'assoir au rayon Playmobil, vu que j'avais demandé si je pouvais m'assoir sur un chariot de chargement, mais bof en fait c'était plutôt dangereux (très bas et peu stable, à cause des roulettes). Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais toute émouvue. Love sur elle, ça rassure de voir qu'il y a des gens chouettes.

la niouz hallucinante du jour: bah je vous raconterais demain, tiens, na!

le petit lien jouli et sympathique qui va bien: Tous chez Pénélope, c'est frais, mignon, et rigolo, et elle a un sympathique coup de crayon, ça fait friser la mirette.


13 mars 2007

angel and ze riteurne of the evil pouxes (2)

Alors j'ai attendu. Dans ma pauvre cervelle de femme très enceinte mon neurone unique pédalait sévère dans la semoule. L'angoisse. Non pas maintenant, pas les poux, non mais ce n'est pas possible, qu'ai-je fait, mais qu'ai-je fait pour que rien ne me soit épargné hein? Allez hop, perdons les eaux tout de suite, histoire qu'on continue à se marrer, pendant qu'on y est.

Alix est arrivée, avec Mister ChonChon que bien sûr il ne peut pas toper de bébêtes lui, avec ses trois tifs et demi, petit veinard, ou à l'extrême rigueur sur sa boucle unique trop mignonne à l'arrière de son crâne mais vraiment ce ne serait trop pas de pot...

Inspection de ma tignasse. Verdict sans appel: zéro poux, zéro lentes, 100% pellicules, vive la grossesse, je suis définitivement la fille la plus glamour de l'Ouest Parisien, j'hésite encore entre la couv' du Elle Special Grosses Enceintes du Cul et celle du Famili qui titre en rose fushia Enceinte: Sublime comme une Serpillère.
Bref.

Le temps que le Chéwi revienne d'une petite course, et il franchit la porte, comme tous les lundis, s'apprêtant à trouver son énorme femme entrain de pioncer méchamment ou peut-être entrain de surfer mollement d'un oeil mi-clos sur le oueb, du fin fond de son lit. C'est là qu'il découvre ni plus ni moins qu'un Conseil de Guerre.
Le temps qu'il arrive, j'ai relu mes archives, histoire de savoir quelles étaient les techniques qui avaient fonctionné la dernière fois. Je me suis également documentée sur la possibilité ou non de traiter les poux chez les femmes enceintes. Je flippe que si une seule de ces minuscules saloperies se soit faufilé sur ma tête, ce soit obligatoirement une saleté de grognasse de gonzesse en cloque sur le point de me pondre dessus, histoire que je me retrouve totalement infestée et obligée de me tondre pour ne pas mettre en péril mon bébé par l'action de produits hautement toxiques.
Sauf que pour une fois, j'ai de la chance: 1. les traitements type parapoux sont parfaitement autorisés chez la femme enceinte (médecin de la maternité: ok; dermato: ok; centre de référence sur les agents tératogènes: ok)(femme enceinte psychotique: une!) et de 2. la feignasse que je suis qui ne prend même plus la peine de se brosser les tifs plus d'une fois par semaine, et qui les garde perpétuellement attachés avec un chouchou (mon dieu, je vous le dis, le Dieu de la Glamouritude m'habite) s'est donc épargnée sans le savoir toute contamination via la brosse ou les câlins. Dingue.

L'homme est donc informé du Plan de Bataille Anti Pouxes, aussi apellé: Massacrons, Vite, Zéro Quartiers.

1. Apeller le lycée: il faut frapper TOUT DE SUITE sans plus attendre que la contagion se répande comme la faim sur le pauvre monde. Ou la douleur pelvienne sur la femme enceinte assoupie. Aucun jour de convenance n'a encore été pris, c'est le moment! Y'a URGENCE URGENTISSIME, on va tous mourir hein.
2. Apeller ma belle-mère, parce qu'il nous faut une voiture pour pouvoir porter tout le linge à la laverie, il est impossible de tout traiter sur place, surtout avec une machine à laver en fin de vie qui ne lave plus qu'à 30° (le poux meurt à 60°, ou alors au congélo, mais je doute de faire rentrer toute la literie de la maisonnée dans trois pauvres tiroirs déjà blindés). Et ma belle-mère c'est la crème de la crème en plus.
3. Commander TOUT DE SUITE, pour la santé mentale de tous, la colonne lavante séchante de nos rêves, elle sera livrée deux jours plus tard, si l'invasion se poursuit, on aura de quoi lutter activement!
4. Avant de retourner chercher la pouilleuse à l'école, il faut réunir tout le linge à laver dans des sacs, et enfermer dans des sacs poubelles king size avec un anti-parasitaire tous les coussins et peluches de l'appart, ainsi que les manteaux, écharpes et bonnets qui ne supporteront pas le séchage.
5. Se rendre à la pharmacie pour renouveller le stock de lotions, shampoings et antiparasitaire. Total: 42 euros.
6. Aller acheter une bouteille géante de lessive. 8 euros.
7. Récupérer la pouilleuse à l'école, l'informer de son triste sort, expliquer à la maîtresse qu'on la garde l'après-midi, pour pouvoir la traiter. Qu'elle ne reviendra qu'avec une tête saine.
8. Aller à la laverie, tout laver, tout sécher. Total: 40 euros. Une grosse machine, 5 petites, plus un nombre incalculable de tours de séchoir. Argh.
9. Traiter tout le monde: lotion insecticide, shampoing. Epouiller la pouilleuse: peigne fin, et pour être sûre de faire chaque mèche, dès que j'ai fini de l'inspecter, je la tresse. Asperger la tignasse propre de lavande.


Non mais là nous étions vraiment per sua dés de vaincre dès la première journée.

C'était bien sûr sans compter une fois de plus sur la feignasserie extrême de la femme enceinte, qui a délégué la partie "traitement" du Plan Qui Tue au Chéwi (ok toutes les parties). Et que le Chéwi n'a mis qu'une moitié de flacon de lotion sur la tête de sa fille, et sur les longueurs malheureux, au lieu de vaporiser sur le cuir chevelu, là où nichent les cochoneries et où sont accrochées les lentes.
Evidemment, ce samedi ma Lutine se regrattait, il n'y avait pas de bêts, mais plus de lentes, et on a donc relavé sa literie (vive la colonne!!) et j'ai passé 4 HEURES à m'occuper de sa tignasse de folie pendant qu'elle s'endormait limite sur son Charlie et la Chocolaterie.

Cela fait 9 jours, toujours pas de trace de l'envahisseur. On espère avoir vaincu. On reste alertes, vigilants, sur le qui vive. Gnnnnnnnnnnnnnnnn. Tendus un peu, quand même.

De toutes façons, le prochain pou adulte que je vois, je passe ma fille au karsher et ses fringues au lance flammes, et je l'envoie à l'école sous cellophane. Vont pas me casser les pieds longtemps non plus. J'ai autre chose à faire, bourdel di mierda.



(respirer par le ventre)
(zen)

11 mars 2007

angel ricane

Je suis en mode Pas le Temps, donc la suite des fabuleuses zaventures au pays des Pouxes arrive, ainsi que l'article sur Famili (faut que je l'écrive avant de pondre quand même!), dans trop pas longtemps.
Pour vous faire patienter, un petit montage, histoire de râler un bon coup sur le délire consumériste actuel autour de l'enfance (dit la gonzesse dont les chambres des enfants ressemblent à une annexe de Toy's r Us, ahem)(mais je me soigne). Non mais là quand même, ça vire au délire complet, je vous laisse juger:



Bon après on peut se dire que la fillette chez Famili elle n'a pas de poux (espérons pour elle) et que sa mère n'a pas passé quatre heures hier soir à s'occuper de sa tignasse de folie (lotion, double shampoing, virage de lentes avec les ongles, tressage de 16 minuscules tresses). Après. Enfin en même temps, je suis pas sûre que les perruches se soit hyper safe comme bestiole, mais c'est sans doute ma parano galopante actuelle hin hin hin.
Allez avec les 340 euros d'économisés sur les fringues, je vais pouvoir lui en acheter du Parapoux à ma Lutine, quelle veinarde!

08 mars 2007

angel and ze riteurne of the evil pouxes (1)

[pour les nouveaux lecteurs, pour les anciens qui veulent se replonger dans l'horreur, un historique de la First Pouxes Invasion dans l'Angel's Family, et ses dramatiques conséquences capillaires et hystériques:]
l'horreur totale / la psychose s'installe / le gnome tondu / Chéwi participe à la lutte / épouillage du gnome / Original Pouxes Game





Ca devait arriver.
Je pouvais l'éviter.
J'avoue, j'ai merdé.

L'avant veille des vacances, il ya trois semaines aujourd'hui, je lis avec horreur le petit mot du directeur de l'école de ma fille: les poux sont de retour! Horreur, malheur, enfer, je suis dans un état de panique proche de la mouche mourrante qui tournicote comme une bécasse sur elle-même en vrombissant niaisement.

Je scrute la tête de mon innocente enfant qui a hérité via la génétique de l'exubérante chevelure féminine familiale: en gros quand je suis née, j'étais à peu de choses près la totalité des Jackson five à moi toute seule, et je soupçonne le médecin accoucheur de m'avoir attrapée par la tignasse. Je ne vois rien. Pas la moindre lente, ça c'est sûr, mais pas le moindre pou, ça c'est déjà plus dur à évaluer, vu que la charmante gamine a donc la chevelure d'une abondance extrême, et que c'est à peu de choses près la forêt amazonienne en matière de planque pour parasite capillaire. Au secours. Et elle a le cheveu couleur pou, oui oui, donc le camouflage est parfait, et à moins d'être ultra vernie, ou que la Lutine ait le cuir chevelu reconverti en HLM pour bestioles immondes, il est difficile de débusquer l'ennemi, surtout s'il est encore en mission d'implantation et que son nombre se réduit à 3 individus (forcément entrain de partouzer sauvagement, le pou est libidineux par nature, faut le savoir).

Alix vient m'aider, elle ne voit rien non plus, mais elle me file un flacon de Parapoux, et hop, double shampoing préventif, on ne rigole plus, kill ze pouxes, crève charogne, crève!
Le lendemain, veille des vacances, je tresse serré-serré-à mort les cheveux de ma fille, je tamponne sa nuque et le derrière de ses oreilles d'eau de lavande, je la menace de mort avec torture sur Tamagotchi au préalable si elle ose prêter sa casquette fétiche à qui que ce soit, et je l'envoie en terrain ennemi, en espérant de tout coeur qu'elle reviendra saine et sauve.

Là j'ai merdé.

C'est clair.

Parce que:
(écoutez bien, vous qui ne savez pas, et que mon expérience vous serve dans l'adversité future, que je n'ai pas chié dans la colle en vain)

- le shampoing seul n'est pas efficace à 100%, il faut l'associer à la lotion insecticide, être scotchée sur le oueb 24/24 et ne pas se renseigner correctement, c'est naze.
- remettre la casquette de la veille sur la tête de la mioche était d'une connerie crasse.
- ne pas changer sa literie ni laver son manteau au col en pwals de mammouth relevait de la feignasserie la plus honteuse.

Et donc les vacances se sont passées, et ma fille semblait aller farpaitement bien, et tout était merveilleux, les petits oiseaux chantaient, les cerisiers japonais fleurissaient, et les poux grandissaient dans le silence feutré de la tignasse accueillante de la douce chair de ma chair. Ils ont même survécu à deux immersions prolongées en milieu chloré, c'est dire la ténacité du parasite sanguinaire.

Et lundi matin, alors que ma fille était partie à l'école pour faire sa rentrée post-glandouille, j'étais là, innocente, peu réveillée, à pwal, assise dans mon lit, entrain de dégager les spams de ma boîte mail, pendant que Chéwi accompagnait les zonfants à l'école.
C'est là que je l'ai vue.
La bestiole.
Sur mon ventre.
Entrain de gigoter.
Je l'ai attrapée avec moults précautions entre le pouce et l'index, et je l'ai portée devant mes yeux bigleux histoire de voir qui osait se trémousser de la sorte sur mon énorme bidon de baleine échouée.
Et c'était indéniable, c'était bel et bien un pou. Et de belle taille qui plus est.
Horreur malheur malédiction et infarctus en arrivage, l'ennemi était là. Entre mes doigts. Le minuscule petit émissaire d'une invasion meurtrière me signifiait par son abjecte présence que je venias de perdre la première bataille.

D'où venait-il?

J'inspectais la housse de couette, là où ma fille s'était assise pour que je lui fasse sa tresse rituelle du lundi matin, car le lundi matin, elle a cours de gym. Et je découvris avec une horreur allant de "non ce n'est pas possible!" à " je vais me mettre tout de suite la tête dans le four, finissons-en tout de suite" trois autres saloperies de poux, gigotant gaiement sur le coton à fleurs de ma literie. Abomination.

J'ai apellé Alix, à la limite de l'hystérie, et dès que j'ai eu raccroché, après avoir obtenu la promesse qu'elle arrivait illico pour inspecter ma tête (qui ne me grattait absolument pas) j'ai poussé un hurlement bestial de femme enceinte confrontée à son pire cauchemar, au pire moment de son existence, à savoir, la période de nidification ou "faut que je finisse TOUT DE SUITE la chambre du bébé, parce qu'obligé il va naître demain pour m'escagasser".

Je me suis habillée illico presto, et j'ai attendu.


[à suivre]