Ah le joli mois de juin et son retour des examens, quel bonheur dans notre maison, quelle joie, quelle liesse, quelle extase, à l'idée de voir partir Chéwi, les yeux au miyeu des genoux, levé à 6h15, pour se rendre dans un bahut parisien où on le cloître pour corriger des pakédkopis, à la chaîne, avec un fouet. 90 kopis en 3 jours, enfermé de 8h00 à 18h30, ouh qu'il est content, qu'il en redemande, qu'il est frais et dispo quand il rentre le soir, le sourire aux lèvres, fier de la tâche accomplie, pressé d'en découdre à nouveau dès le lendemain, youhou.
Non je ne suis pas ironique. N'importe quoi.
Mon Chéwi il aime son métier et ... ahahahahahha, ok. C'est le retour des trois jours de l'angôâsse, après les trois jours d'oraux à écouter du chinois non sous-titré, les trois jours de correction à la chaîne, hop hop hop, c'est l'enfer.
Et donc moi je suis tute seule avec les trois enfants, bah, tranquille hein, je sais pourquoi j'ai signé, puis je commence à avoir de l'entraînement, donc je pars combattive, positive, zen, sûre de moi et prête à assurer comme une bête. Rocky, ze aille of ze taïgueure, toussa.
Evidemment, dès le premier jour, dès la première minute, ça foire.
LaPatate se réveille à 6h40 soit 10 minutes après le départ de son père, et je peux donc dire babaille au réveil programmé sur 8h.
Et ce d'autant plus que LaPatate arrive avec son nouveau pote Pipioli, celui qui accompagne les enfants qui ne font pas assez dodo, et qui du coup pioncent tellement profondément, que, bon, voilà. La flaque.
6h45, je lance donc la première lessive de la journée, et je douche mon fils.
J'allume l'ordi, je regarde la météo, bah didon, chic alors, il va pleuvoir toute la journée. Voilà qui me va complètement. Ce n'est pas comme si je devais emmener les gars au cataclop pour 10h, hein. Youhou.
C'est là qu'on remercie ma fille qui comme chaque matin pète la forme, elle se drogue aux chocapics, je vois que ça, et qui me prépare mon thé, le bib de son frère, et file le petit dej' au PitiGasson, le tout devant les dessins animés, on lutte comme on peut contre la morosité.
Et si après quand tu rentres du poney, sans trop t'être faite saucer, n'espère pas que tout il va bien au pays de Candy, non non non, parce que quand tu rentres chez toi, ok ta fille elle a fait ses devoirs comme une grande, parce que trop elle assure, je pense que s'il y avait des Jeux Zolympiques de la gamine de 10 ans 1/2 la plusse chouette du monde, elle serait hors-concours, mais en fait non, tout il va pas bien. Parce qu'il y a une odeur de popo de chat dans ta maison. Violente.
Et oh didon, on croirait bien que mon chat il s'est essuyé le tutu sur le parquet à deux/trois endroits différents. Et tiens, didon, c'est quoi accroché à son tutu pwalu, là? Bah oui, l'objet du délit. Oh my. Obligée de coincer le chat pour le soulager de son puant fardeau, avant d'aller récupérer toute la literie de LaPatate dans le sèche linge et de refaire son lit, c'est bien ces petits imprévus dans le programme, c'est le sel de la vie, mioume, on en redemande, ouhla, oui, plein!
Et puis pendant la sieste du bonzomme, le PitiGasson est bien sage dans sa chambre à regarder un dividi, LaLutine est partie à son atelier, tu te dis que tu vas pouvoir abattre du ménage en chantant youpi tralalala, parce que clairement, sans vouloir te la jouer trip fifties, ton Chéwi quand il va rentrer, ce serait bien que l'appart ce ne soit pas trop Beyrouth sous les bombes, quand même... Et donc je m'occupe du linge, du rangement, de la vaisselle, tout ça, je m'active, et au bout de très peu de temps, je pète de chaud. Tu crois que je peux ouvrir le balcon histoire de profiter de l'air frais et humide du dehors? Que nenni mon bon monsieur, y'a les gens de la maison d'en face qui ont décidé d'en passer par le ravalement de façade, et donc ça fait un boucan d'enfer, et mon bonzomme, il dort. Et ça serait bien qu'il continue.
Youpi.
Je ne sais pas pourquoi, mais le soir vu que j'ai encore plein de krucs, môchins et dibules à faire, au final je me couche super tard, et je sens que la journée de demain ça va être bien aussi. Non mais il faut garder l'espoir, c'est important l'espoir. Si. Allez, dis-moi si.