Les deux petits morpions qui m'ont réveillée à l'aube - 8h18 je le sais, il ya l'heure sur la table de nuit - et oui c'est l'aube pour moi - vont finir par se faire ratatiner sévère, surtout que dans la ChouetteMaison d'AmélieChouette il y a une super mezzanine avec une télé gigantissime et douze miyons de chaînes, donc bon, ils peuvent toutafé aller se vautrer devant les dessins animés avec un bol de céréales, et me laisser dormir, sacrebleu.
Bref.
Du coup, dès que le gars a eu livré ma deuxième commande de courses, hop, direction le centre ville, pour aller voir à quoi ressemble le marché. Pastèque, échalotes, laitue et pommes plus tard, je craque: un chapeau de paille pour LaPatate, lui qui aime tant les chapeaux et qui a égaré le sien chéri et adoré dans un train de banlieue. On y ajoute les lunettes de soleil, les tongs, le petit tee shirt rayé blanc et bleu, l'enfant a un look vacancier absolument terrible. Ah je m'amuse si je veux, c'est mon petit dernier, je profite.
Comme on est à côté des fameuses boutiques de la plage, et que cette fois les monstres ont prévu le coup et apporté leur argent de poche, c'est parti mon kiki: l'Ado claque tout dans deux colliers - un pour elle, un pour sa meilleure amie - une bague et un superbe sac manga, et deux straps pour son portable. LeZèbre lui a seulement dépensé une somme minime pour s'acheter une grosse montre au marché, il en rêvait, il ne se sent plus depuis qu'il la porte.
Quant à LaPatate - le plus riche des trois, il économise un max quand on lui file des billets, il a un gène Picsou relativement efficace - il a décidé d'acheter des cristaux violets. A 15 euros pièce. Autant te dire que je lui explique que je comprends bien que ça lui plaise, mais que sa mamie a les mêmes et qu'elle pourra les lui montrer, peut-être même les lui prêter, et qu'on peut aussi en acheter ailleurs que dans les boutiques de la plage, là où tout coûte une blinde. Et je réussi, ô miracle de la persuasion maternelle et de la manipulation éhontée, à lui vanter l'achat d'une grande serviette de plage: j'ai la mienne depuis mes 20 ans, il l'aura toujours quand il sera adulte, et puis, il pourra avoir sa propre place à la plage, et décider si oui ou non il la partage avec son grand frère, et c'est super doux, et moelleux et confortable, et après une bonne baignade, quel réconfort, c'est mieux que les petites serviettes absorbantes Décathlon! L'idée de choisir tout seul comme un grand son motif - et j'étais sincèrement prête à accepter qu'il choisisse un truc über kitsch genre les lions dans la savane ou la 2 Chevaux psychédélique - emporte la mise. Voici donc LaPatate, 7 ans pas encore et demi, heureux propriétaire d'une magnifique serviette de plage bleue foncée, avec des rayures dans un camaieu de bleus, et deux grandes fleurs d'hibiscus. Plutôt classe, en fait, mon gamin.
Il faut rentrer, et déjeuner.
Ah le déjeuner, le moment idéal pour rigoler en écoutant les conversations.
Voilà que LaPatate explique que quand on rentrera à notre maison, il aimerait bien qu'on aille à Paris, dans le restaurant où on mange des okonomachin là, des omelettes au chou, quoi! Son frère et sa soeur rigolent, "okonomiyaki" ce n'est pas dur à dire, tout de même! LaPatate essaie et s'embrouille, et on rigole. LeZèbre parle alors de mots compliqués à dire, et donc de "anticonstitutionnellement" et il me demande ce que ça veut dire: j'explique que c'est un adverbe qui veut dire contraire à la constitution, et que la constitution c'est l'ensemble des règles qui dirigent le pays, et là, y'a LaPatate qui intervient:
- Hum, on ne pourrait pas changer de sujet, je veux dire, choisir un sujet que tout le monde peut comprendre hein, ce serait bien, aussi.
Ok.
C'est bon.
Pfffff.
Et là venue de nulle part, illumination:
- Les garçons, j'ai trouvé la sanction idéale pour que vous arrêtiez de me réveiller le matin. Si Patate tu me réveilles, je me lève immédiatement, et je te fais faire une heure de lecture à haute voix, direct, hop. Zèbre, si c'est toi, pareil, une heure de lecture, tu me liras à haute voix tes Chair de Poule.
L'Ado, qui est une SuperFlipette, en profite pour placer son grain de sel:
- BOn ben tu devras racheter des ampoules hein, s'il doit lire ses Chair de Poule.
LeZèbre, vexé comme un pou, la regarde sévèrement et dit:
- Ah bah ça c'est vraiment pas gentil, hein, vraiment, c'est pas gentil du tout, merci, hein.
Je le regarde, elle le regarde, on est dubitatives, un peu:
- Bah? Pourquoi ce n'est pas gentil?
- Oui, tu crois que ça veut dire quoi?
Et lui de répondre:
- Ben que quand je lis, ça fait péter les ampoules?
Lolilol.
Non.
Que ta soeur est une flipette des histoires d'horreur, et qu'elle va dormir la lumière allumée et donc il faudra racheter des ampoules.
Andouille, va.
Une salade de pâtes plus tard, LaPatate file de lui-même à la sieste, LeZèbre se chope l'ordi de sa soeur, celle-ci se colle sur la terrasse avec son carnet de croquis et son matos de dessin, et moi, vautrage dans le canapé, devant une série, puis mini sieste.
A 18h, on arrive à la plage, et cette fois on décide d'aller se baigner entre les drapeaux verts. Ce qui nous demande une longue balade en bord d'océan. Sympa et rafraîchissante la balade. Arrivés au niveau des drapeaux, on s'installe, je tartine tout le monde de crème, et comme la baignade est surveillée, je peux rester sur ma rabane de lusque, à bouquiner tranquille. Pendant ce temps là, mes gamins se font mettre une raclée monumentale par l'océan Atlantique, LaPatate vient régulièrement reprendre son souffle sur sa serviette, tellement les vagues sont costauds. Bien plus que celles d'hier midi, au drapeau rouge, qui étaient ridiculement gentilles. M'enfin, ils sont ravis. Complètement jetés dans tous les sens, ils ont bu un nombre incalculable de fois la tasse, se sont fait jeter au sol à de multiples reprises, mais ils en redemandent. Les gros masos.
C'est l'heure de rentrer, et la balade retour peu avant 20h, c'est magique. Presque personne en bord de mer, le bruit de l'océan, l'eau à perte de vue, le soleil, le vent, raaaaaaa. Les enfants sont claqués mais pas un gémissement, pas un râlage. Ca marche dans le sable humide ou dans l'eau qui se retire, dans le calme.
Bonheur.
A la maison, tout le monde au décrassage, du bonheur d'avoir deux salles d'eau, je douche et shampouine les gars d'un côté, la grande se douche et shampouine de l'autre, je lance des lessives, passe l'apirateur, en maillot de bain, JE SUIS EN VACANCES, et je prépare le repas, c'est qu'il est déjà quasi 22h!
Pommes noisettes et hamburgers végéta(r)(l)iens, ils sont ravis.
Au dodo tout le monde, et demain matin
ON NE REVEILLE PAS MAMAN!
Non mais ça va aller, oui.
bonus le + et le - du jour
LaPatate
Le - J'ai pas aimé aller sous les vagues, après j'avais envie de vomir
Le + Aller à la plage, que Maman m'achète un chapeau, ma serviette, et trouver des trésors (un os de seiche, et une grande plume d'oiseau marin non identifié)
LeZèbre
Le - Aller sous les vagues, parce que je ne pouvais plus respirer et après j'avais envie de vomir.
Le + Acheter ma montre et le porte clé Mario, et aussi aller AU DESSUS des vagues et le repas du soir!
L'Ado
Le - Rentrer de la plage, car j'étais crevée, j'avais envie de faire pipi, et j'avais du sable dans les fesses.
Le + Faire du shopping, et dessiner tranquille sur la terrasse.
Angel
Le - Me faire réveiller trop tôt, non merci. Et le pur moment de panique quand sur ma rabane s'est posé un frelon aussi grand et gros que mon petit doigt, et ceux qui me connaissent savent que j'ai de très longs doigts. Je n'avais jamais vu un bestiau pareil, j'en suis restée estomaquée et au bord de l'infarctus. Dediou.
Le + Faire le marché, regarder les étals, acheter le chouette chapeau pour LaPatate. Marcher au bord de l'océan, avec la brise, les pieds dans l'eau, et le soleil qui commence à baisser dans le ciel.
30 juillet 2014
29 juillet 2014
- 210 -
Au réveil, je le savais: aujourd'hui, obligé, je devais emmener les enfants à la plage. Sinon LaPatate allait entamer une grève de la faim, une manifestation avec pancarte, ou encore édifier des tactiques terroristes pour me faire céder.
Ca tombait bien, il faisait un temps magnifique, un immense ciel bleu, pas un nuage, le rêve.
Juste le temps d'émerger - une heure - le temps de téléphoner à Mr Bouygues pour régler mon problème de téléphone - vite réglé, Mr Bouygues était super sympa et mort de rire à mes blagues débiles, je pense que je lui ai fait gagner sa journée - le temps de prendre ma douche et de préparer le sac de plage, le temps de faire que les gamins soient prêts, et didon il était déjà midi. Bah, on y va quand même.
Alors le truc à la plage, quand tu es toute seule avec tes gamins, et qu'il faut vraiment que tu les surveilles de près dans l'eau, c'est que tu laisses ton sac tout seul sur le sable. Le pauvre.
Donc j'ai passé les 20 minutes de baignade à rester pile dans l'axe du sac, et à vérifier en permanence que les 3 enfants étaient là, et le sac aussi.
Me suis dit que tfassons, même si quelqu'un passait et prenait mon sac, le temps que je sorte de l'eau, même en courant, pas dit que j'arriverais à le/la rattraper.
Des fois j'aimerai trouver le bouton OFF de mon cerveau, quand même.
Après la baignade, les garçons ont joué dans le sable et ma fille et moi on a papoté sur la grande serviette - cette nouille d'Ado avait oublié en partant de la maison de prendre ma magnifique rabane avec coussin bayadère intégré, c'était bien dommage.
Vers 14h30 on était de retour à la maison, tout le monde à la douche - ah l'immense plaisir des grains de sable dans la raie du chamallow - rinçage des maillots, et préparation du repas pour les affamés...... pâtes à la sauce tomate, ils ont adoré, je me demande vraiment parfois pour quoi je me casse la tête à chercher des nouveaux plats hum.
Et tout le monde à la sieste, sauf LeZèbre, qui en fait est un enfant cyborg venu d'une autre galaxie, et qui ne dort jamais. Dormir, c'est nul.
Et c'est là que ça a dérapé... Il était 15h30, me suis endormie sur mon ordi vers 16h20.
Ai comaté, mais alors, profond hein, genre tu pouvais tirer le canon j'aurais même pas bougé un sourcil, jusque 19h22 très exactement, heure à laquelle j'ai émergé en me demandant qui j'étais, où j'étais, et pourquoi quelqu'un venait de me frapper aussi fort partout. Le bonheur, à peu de choses près.
Bah pas de plage, à cette heure là, laisse béton, et donc re crise de désespoir de LaPatate, il est allé bouder dans le hamac. Pauvre enfant brimé.
On a zoné jusque 22h où j'ai daigné servir semoule et pois chiches à la tomate, mon plat express favori, encore plus rapide que les pâtes. Les enfants ont dessiné, regardé un dvd en VO non sous titré parce qu'on n'a pas réussi à trouver la télécommande du lecteur - cette maison est un défi permanent pour moi, parceque je suis d'un sens pratique et d'une logique qui défient la science, hein - alors qu'elle était tout simplement rangée dans la poche du canapé... Les enfants ont aussi joué à SOS Ouistitis, jeu que les deux grands adorent, et qu'ils connaissent bien. LaPatate, lui, il ne connait pas vraiment.
La preuve.
Les premiers tours, il faisait tomber plein de singes et il était super content:
- Ouais, je gagne à tous les coups!
Ben.....
Non.
Enfin, ils sont couchés.
Demain, je dois absolument les emmener à la plage dès que le livreur sera passé avec les courses, sinon j'ai bien peur que LaPatate ne me zigouille dans mon sommeil.
Je suis terrorisée.
Ca tombait bien, il faisait un temps magnifique, un immense ciel bleu, pas un nuage, le rêve.
Juste le temps d'émerger - une heure - le temps de téléphoner à Mr Bouygues pour régler mon problème de téléphone - vite réglé, Mr Bouygues était super sympa et mort de rire à mes blagues débiles, je pense que je lui ai fait gagner sa journée - le temps de prendre ma douche et de préparer le sac de plage, le temps de faire que les gamins soient prêts, et didon il était déjà midi. Bah, on y va quand même.
Alors le truc à la plage, quand tu es toute seule avec tes gamins, et qu'il faut vraiment que tu les surveilles de près dans l'eau, c'est que tu laisses ton sac tout seul sur le sable. Le pauvre.
Donc j'ai passé les 20 minutes de baignade à rester pile dans l'axe du sac, et à vérifier en permanence que les 3 enfants étaient là, et le sac aussi.
Me suis dit que tfassons, même si quelqu'un passait et prenait mon sac, le temps que je sorte de l'eau, même en courant, pas dit que j'arriverais à le/la rattraper.
Des fois j'aimerai trouver le bouton OFF de mon cerveau, quand même.
Après la baignade, les garçons ont joué dans le sable et ma fille et moi on a papoté sur la grande serviette - cette nouille d'Ado avait oublié en partant de la maison de prendre ma magnifique rabane avec coussin bayadère intégré, c'était bien dommage.
Vers 14h30 on était de retour à la maison, tout le monde à la douche - ah l'immense plaisir des grains de sable dans la raie du chamallow - rinçage des maillots, et préparation du repas pour les affamés...... pâtes à la sauce tomate, ils ont adoré, je me demande vraiment parfois pour quoi je me casse la tête à chercher des nouveaux plats hum.
Et tout le monde à la sieste, sauf LeZèbre, qui en fait est un enfant cyborg venu d'une autre galaxie, et qui ne dort jamais. Dormir, c'est nul.
Et c'est là que ça a dérapé... Il était 15h30, me suis endormie sur mon ordi vers 16h20.
Ai comaté, mais alors, profond hein, genre tu pouvais tirer le canon j'aurais même pas bougé un sourcil, jusque 19h22 très exactement, heure à laquelle j'ai émergé en me demandant qui j'étais, où j'étais, et pourquoi quelqu'un venait de me frapper aussi fort partout. Le bonheur, à peu de choses près.
Bah pas de plage, à cette heure là, laisse béton, et donc re crise de désespoir de LaPatate, il est allé bouder dans le hamac. Pauvre enfant brimé.
On a zoné jusque 22h où j'ai daigné servir semoule et pois chiches à la tomate, mon plat express favori, encore plus rapide que les pâtes. Les enfants ont dessiné, regardé un dvd en VO non sous titré parce qu'on n'a pas réussi à trouver la télécommande du lecteur - cette maison est un défi permanent pour moi, parceque je suis d'un sens pratique et d'une logique qui défient la science, hein - alors qu'elle était tout simplement rangée dans la poche du canapé... Les enfants ont aussi joué à SOS Ouistitis, jeu que les deux grands adorent, et qu'ils connaissent bien. LaPatate, lui, il ne connait pas vraiment.
La preuve.
Les premiers tours, il faisait tomber plein de singes et il était super content:
- Ouais, je gagne à tous les coups!
Ben.....
Non.
Enfin, ils sont couchés.
Demain, je dois absolument les emmener à la plage dès que le livreur sera passé avec les courses, sinon j'ai bien peur que LaPatate ne me zigouille dans mon sommeil.
Je suis terrorisée.
bonus le + et le -
LaPatate
Le - On n'est pas retourné à la plage!!! Je voulais retourner à la plage moi! Et en plus tu as oublié ma couverture dans notre maison, je voulais ma couverture pour mettre dans le hamac! (Note de l'auteure et de la mère de l'Ayatollah: le pire c'est que j'ai pensé à mettre sa couverture fétiche, une polaire bordeaux achetée en soldes chez Habitat, dans sa valise et puis je me suis dit que ça ferait trop. Flupke)
Le + On est allés à la plage! C'était super!
LeZèbre
Le - Ils ont triché à SOS Ouistitis, et moi j'aime pas la triche, je m'en fiche de gagner (mon oeil, NDLR) mais faut pas tricher!
Le + On est allé se baigner et c'était super.
L'Ado
Le - On n'est pas retourné à la plage!!! Je voulais retourner à la plage moi! Et en plus tu as oublié ma couverture dans notre maison, je voulais ma couverture pour mettre dans le hamac! (Note de l'auteure et de la mère de l'Ayatollah: le pire c'est que j'ai pensé à mettre sa couverture fétiche, une polaire bordeaux achetée en soldes chez Habitat, dans sa valise et puis je me suis dit que ça ferait trop. Flupke)
Le + On est allés à la plage! C'était super!
LeZèbre
Le - Ils ont triché à SOS Ouistitis, et moi j'aime pas la triche, je m'en fiche de gagner (mon oeil, NDLR) mais faut pas tricher!
Le + On est allé se baigner et c'était super.
L'Ado
(a tenté de demander une dérogation pour ne pas répondre, dérogation refusée, c'est le totalitarisme ici, qu'on se le dise)
Le - Marre de mes frères qui essaient d'entrer dans ma chambre, si la porte est fermée à clé, c'est que je veux avoir la paix, ce n'est pas difficile à comprendre, non?
Le + Ouais, la plage, c'était bien.
Angel
Le - Marre de mes frères qui essaient d'entrer dans ma chambre, si la porte est fermée à clé, c'est que je veux avoir la paix, ce n'est pas difficile à comprendre, non?
Le + Ouais, la plage, c'était bien.
Angel
Le - Cette fichue sieste qui m'a mise dedans et laissée dans le gaz.
Le + Réparer le téléphone et aller à la plage avec les zous... Si on m'avait dit il y a de ça 3 ans que j'étais capable de tout faire toute seule avec mes gamins, même aller en vacances, j'aurais été dubitative. Aujourd'hui? Je m'éclate et je n'échangerais ma vie pour rien au monde.
Bonus track la vidéo qui nous a fait hurler de rire - à 22h sur la terrasse, promis les voisins, je ne le referais pas!
Les trois enfants, pleurant de rire, et moi, hoquetant de rire. On est un peu cons, donc ça nous va bien ce genre de vidéo, on va dire.
Le + Réparer le téléphone et aller à la plage avec les zous... Si on m'avait dit il y a de ça 3 ans que j'étais capable de tout faire toute seule avec mes gamins, même aller en vacances, j'aurais été dubitative. Aujourd'hui? Je m'éclate et je n'échangerais ma vie pour rien au monde.
Bonus track la vidéo qui nous a fait hurler de rire - à 22h sur la terrasse, promis les voisins, je ne le referais pas!
Les trois enfants, pleurant de rire, et moi, hoquetant de rire. On est un peu cons, donc ça nous va bien ce genre de vidéo, on va dire.
rangé au pif dans:
les vacances c'est mieux
28 juillet 2014
- 209 -
Oh la petite journée de démarrage en douceur, mâtinée d'épuisement de la veille.
Aujourd'hui, après un délicieux petit déjeuner improvisé devant l'ordi à finir de rédiger le billet d'hier, hop, réception de la livraison de courses - j'en ai refait une autre pour mercredi avec tout ce que j'avais oublié, vu que les prix pratiqués à la supérette équivalent à un vol à main armé, et même si je comprends bien qu'il faut qu'ils vivent et qu'ils ne bossent vraiment que 4 mois dans l'année, misère de misère, j'y ai juste acheté un Trésors de Picsou en soldes pour LeZèbre. Soit moins cher que la boîte de 25 sachets de thé vert.
Rangement des courses, vite vite parce qu'ici le frigo bipe si tu le laisses ouvert, il a du être conçu par mon papa, m'est avis.
Et ça y est, on est pleinement opérationnels. Ah non, il manque quelques détails, raté, donc direction l'Office du Tourisme après le déjeuner, avec une carte du bled dans le cabas cette fois, histoire de ne pas se paumer comme hier, rusée la belette. Bon avant d'arriver à l'Office du Tourisme, on se fait happer littéralement par les fameuses "boutiques de la plage". Les mômes sont ravis. J'achète deux paires de tongs pour les gars, ça manquait. Et une paire de nunette de soleil chacun, ça manquait aussi. Ils peuvent se la péter sévèrement maintenant. Verres à reflets et tout, on a pas fait semblant. La graaaaaaande claaaaaaasse. Comme je te le dis. Ils n'en peuvent plus.
On a récupéré les horaires de marée, les informations sur les containers de tri, et les horaires et trajets des bus, et vite on rentre à la maison pour éviter l'averse.
Et là, c'est la crise.
J'avais promis la plage, mais autant les deux grands ont bien compris qu'on est là pour deux semaines et qu'on aura l'occasion d'aller se baigner demain, autant pour LaPatate, ce n'est juste pas acceptable.
Pas acceptable.
Non.
Donc, crise.
C'est là que je me suis souvenue qu'il y a des hamacs dans le garage, et j'en ai installé un.
Sauvée.
Enfant ravi.
Veut y passer la nuit.
Serait embêtant avec l'arrosage totomatik de la pelouse sur le coup de 5h et des brouettes.
Ca se tente?
Bon sinon mon téléphone depuis hier 16h a décidé que je n'avais plus d'accès 4G/3G/2G/un ptit vélo pour pédaler et aller sur internet, ni même la possibilité d'envoyer des MMS. D'après le gentil monsieur de l'assistance téléphonique, il faut faire le test des cartes sim croisées, avec un autre téléphone - genre celui de ma fille, aux anges de faire un switch de téléphones tu penses! - pour déterminer si nous sommes en présence d'une possession démoniaque de la carte SIM - auquel cas il faudrait la faire changer - ou en présence d'une avarie sévère du téléphone - auquel cas, il faut rappeler le gentil monsieur ou l'un de ses copains, avec un autre téléphone, afin d'essayer de pratiquer les gestes qui sauvent.
Je suis frustration. C'est le téléphone qui fait des siennes. Je retéléphone demain. Gn.
Ah et le micro-ondes est bien plus puissant que celui de l'école, seul micro-ondes que je fréquente, je ne cours pas les micro-ondes moi madame.
Du coup l'explosion du reste du curry de pois chiches de ce midi, c'était un peu inattendu. Et le nettoyer avec les cheveux qui glissent dans l'évier tout proche, plein l'évier, ça a beaucoup fait rire ma fille. C'est toujours ça de pris.
Coquin, le micro-ondes, va. Je me méfierai de toi la prochaine fois.
bonus + et - du jour:
LaPatate
Le - c'est qu'on est pas allé à la plage alors qu'on avait dit qu'on y allait, et spa grave s'il pleut, on aurait du y aller t'avais promis.
Le + l'installation du hamac, parce que c'est trop bien le hamac.
LeZèbre
Le - c'est d'avoir été puni. ( Note de la rédactrice, aka sa mère, il l'a cherché toute la journée, donc...)
Le + c'est d'avoir acheté les chouettes lunettes de soleil et d'avoir pu regarder One Piece sans mon petite frère et sur la très grande télé.
L'Ado
Le - c'est son Patatoïde de frère qui n'arrête pas de faire irruption dans sa suite personnelle. C'est intolérable. Elle s'insurge.
Le + ce sont les boutiques de la plage et la dépense en pensées de tout son argent de poche. Elle est encore en train de faire des comptes d'apothicaire.
Angel
Le - le fait d'être coupée de l'Internet Mondial dès lors qu'elle sort dans la rue. Pour l'ultra communicante ultra rapide que je suis, c'est l'antichambre de l'enfer. Je suis allée jusqu'à restaurer les paramètres d'usine du téléphone - ce qui n'est absolument pas joyeux, pas festif pour un sou. Pour rien en plus.
Le + le fait de manger tout le temps dehors. Le bonheur pur et simple.
bonus Les réflexions nocturnes de l'Ado:
- Hum, ok, les produits bio, c'est écrit dessus. C'est bien.. Mais du coup les autres produits, pourquoi y'a pas écrit " dégueulasse" "pollue" "rend malade"? Je veux dire, c'est comme les paquets de clope, "fumer tue", ok, c'est bien, mais sur les carottes, on devrait écrire " manger de la carotte ne tue pas". Ce serait plus logique.
Ben euh.
Euh.
Sans doute.
Aujourd'hui, après un délicieux petit déjeuner improvisé devant l'ordi à finir de rédiger le billet d'hier, hop, réception de la livraison de courses - j'en ai refait une autre pour mercredi avec tout ce que j'avais oublié, vu que les prix pratiqués à la supérette équivalent à un vol à main armé, et même si je comprends bien qu'il faut qu'ils vivent et qu'ils ne bossent vraiment que 4 mois dans l'année, misère de misère, j'y ai juste acheté un Trésors de Picsou en soldes pour LeZèbre. Soit moins cher que la boîte de 25 sachets de thé vert.
Rangement des courses, vite vite parce qu'ici le frigo bipe si tu le laisses ouvert, il a du être conçu par mon papa, m'est avis.
Et ça y est, on est pleinement opérationnels. Ah non, il manque quelques détails, raté, donc direction l'Office du Tourisme après le déjeuner, avec une carte du bled dans le cabas cette fois, histoire de ne pas se paumer comme hier, rusée la belette. Bon avant d'arriver à l'Office du Tourisme, on se fait happer littéralement par les fameuses "boutiques de la plage". Les mômes sont ravis. J'achète deux paires de tongs pour les gars, ça manquait. Et une paire de nunette de soleil chacun, ça manquait aussi. Ils peuvent se la péter sévèrement maintenant. Verres à reflets et tout, on a pas fait semblant. La graaaaaaande claaaaaaasse. Comme je te le dis. Ils n'en peuvent plus.
On a récupéré les horaires de marée, les informations sur les containers de tri, et les horaires et trajets des bus, et vite on rentre à la maison pour éviter l'averse.
Et là, c'est la crise.
J'avais promis la plage, mais autant les deux grands ont bien compris qu'on est là pour deux semaines et qu'on aura l'occasion d'aller se baigner demain, autant pour LaPatate, ce n'est juste pas acceptable.
Pas acceptable.
Non.
Donc, crise.
C'est là que je me suis souvenue qu'il y a des hamacs dans le garage, et j'en ai installé un.
Sauvée.
Enfant ravi.
Veut y passer la nuit.
Serait embêtant avec l'arrosage totomatik de la pelouse sur le coup de 5h et des brouettes.
Ca se tente?
Bon sinon mon téléphone depuis hier 16h a décidé que je n'avais plus d'accès 4G/3G/2G/un ptit vélo pour pédaler et aller sur internet, ni même la possibilité d'envoyer des MMS. D'après le gentil monsieur de l'assistance téléphonique, il faut faire le test des cartes sim croisées, avec un autre téléphone - genre celui de ma fille, aux anges de faire un switch de téléphones tu penses! - pour déterminer si nous sommes en présence d'une possession démoniaque de la carte SIM - auquel cas il faudrait la faire changer - ou en présence d'une avarie sévère du téléphone - auquel cas, il faut rappeler le gentil monsieur ou l'un de ses copains, avec un autre téléphone, afin d'essayer de pratiquer les gestes qui sauvent.
Je suis frustration. C'est le téléphone qui fait des siennes. Je retéléphone demain. Gn.
Ah et le micro-ondes est bien plus puissant que celui de l'école, seul micro-ondes que je fréquente, je ne cours pas les micro-ondes moi madame.
Du coup l'explosion du reste du curry de pois chiches de ce midi, c'était un peu inattendu. Et le nettoyer avec les cheveux qui glissent dans l'évier tout proche, plein l'évier, ça a beaucoup fait rire ma fille. C'est toujours ça de pris.
Coquin, le micro-ondes, va. Je me méfierai de toi la prochaine fois.
bonus + et - du jour:
LaPatate
Le - c'est qu'on est pas allé à la plage alors qu'on avait dit qu'on y allait, et spa grave s'il pleut, on aurait du y aller t'avais promis.
Le + l'installation du hamac, parce que c'est trop bien le hamac.
LeZèbre
Le - c'est d'avoir été puni. ( Note de la rédactrice, aka sa mère, il l'a cherché toute la journée, donc...)
Le + c'est d'avoir acheté les chouettes lunettes de soleil et d'avoir pu regarder One Piece sans mon petite frère et sur la très grande télé.
L'Ado
Le - c'est son Patatoïde de frère qui n'arrête pas de faire irruption dans sa suite personnelle. C'est intolérable. Elle s'insurge.
Le + ce sont les boutiques de la plage et la dépense en pensées de tout son argent de poche. Elle est encore en train de faire des comptes d'apothicaire.
Angel
Le - le fait d'être coupée de l'Internet Mondial dès lors qu'elle sort dans la rue. Pour l'ultra communicante ultra rapide que je suis, c'est l'antichambre de l'enfer. Je suis allée jusqu'à restaurer les paramètres d'usine du téléphone - ce qui n'est absolument pas joyeux, pas festif pour un sou. Pour rien en plus.
Le + le fait de manger tout le temps dehors. Le bonheur pur et simple.
bonus Les réflexions nocturnes de l'Ado:
- Hum, ok, les produits bio, c'est écrit dessus. C'est bien.. Mais du coup les autres produits, pourquoi y'a pas écrit " dégueulasse" "pollue" "rend malade"? Je veux dire, c'est comme les paquets de clope, "fumer tue", ok, c'est bien, mais sur les carottes, on devrait écrire " manger de la carotte ne tue pas". Ce serait plus logique.
Ben euh.
Euh.
Sans doute.
Je veux alleeeeeeer à la plaaaaaaaage!
rangé au pif dans:
les vacances c'est mieux
27 juillet 2014
- 208 -
6h du matin, mon EsseQuat' m'annonce du mieux qu'il peut qu'il est 6h déjà et que ce n'est pas la peine de lui défoncer la face, c'est l'heure de se lever, il fait juste son job.
6h05, je me lève, j'ai dormi 3h, c'est l'équivalent d'une grosse sieste. La faute à commencer réellement les bagages à 22h, et d'être une grosse maniaque hystéro de je range tout bien et j'oublie qued'. Je suis toutafé fraîche, reposée et concentrée. Not.
7h15, tout le monde est habillé, les pique-niques individuels sont dans les sacs, chacun est propre, habillé, coiffé, équipé de sa valise, les lits sont faits, les portes des chambres et les volets clos, les chats ont été nourris et leurs litières nettoyées. Ce n'est pas de l'exploit, c'est le combo extraordinaire de l'organisation militaire conjugué avec le fait de se lever à l'aube. Et une pincée de miracle divin.
7h20, tout le monde est en bas de l'immeuble, et la caravane, bruyante des roulettes des valises sur le bitume, peut s'ébranler dans la rue totalement déserte.
7h30, tout le monde est sur le quai, et
7h40 tout le monde est dans le train pour Paris. Tout le monde a la tête dans le chamallow, il faut bien le préciser, vu que je réussis à roupiller en douce sans avoir à résoudre aucun conflit. C'est dingue!
8h15, tout le monde descend du train et s'apprête avec courage, détermination, héroïsme et serrage de biceps, à vivre la partie la moins fun du voyage qui nous mène à la plage. Il s'agit d'emprunter les couloirs et dédales d'escaliers de la ligne 12 qui rejoint Montparnasse. Ben je vais te dire spa une sinécure. Des escaliers partout, des petits, des moyens, des grands, des qui montent et des qui descendent, des que tu vois tout de suite, des qui se révèlent dans toute leur démoniaque amplitude au détour d'un couloir. Autant les petites valises de LaPatate et du Zèbre sont faciles à manier et légères, autant le gros sac à roulettes de L'Ado, et ma valise de compet, c'est moyennement épanouissant, vois-tu. Ce soir encore mes épaules pleurent. Et je vais payer demain matin. Non mais après, c'est chouette, hein, tu t'émerveilles de tout ce que le GoodKarma place sur ta route: fabuleux escalators magiques, délirants plans inclinés, extraordinaires tapis roulants, lieux de toutes les béatitudes.
8h50, Montparnasse, compostage de l'unique billet commun - la modernité, l'écologie, l'économie toussa - attente patiente devant le tableau d'affichage. Ai-je précisé que nous sommes tous les 4 dans un état de fatigue empiré par un travail répétitif et violent des biceps? La catatonie guette.
9h00, nous nous installons dans le TGV, sens contraire à la marche, histoire que je n'ai pas refilé des comprimés de Nautamine pour rien hein, après avoir déposé dans le porte bagage ma grosse valise et le gigantinorme sac de l'Ado. Je suis vraiment costaud, mais pas tous les jours non plus ça ira merci bien. Heureusement que j'avais plus de 3 heures de trajet ensuite pour essayer de me refabriquer des muscles.
LaPatate s'assoit à côté de moi, sa valise à ses pieds, côté fenêtre. LeZèbre fait de même avec sa soeur à ses côtés.
9h30 le TGV quitte le quai et il arrivera sans souci à Bordeaux quelques heures plus tard. Rien à signaler, les deux grands dorment, mangent, dorment, LaPatate dort, mange, joue à rien avec beaucoup d'entrain dans un silence relatif, et moi je regarde deux épisodes de série avant que ma batterie ne déclare forfait, je mange, je dors. Enfin j'essaie, ça coïncide avec la phase active de LaPatate qui me force à lui retrouver les liaisons manquantes dans Marabout Bout d'ficelle. Joie.
12h40 environ, on finit par émarger intacts du TGV, c'est une grande victoire. Il s'agit maintenant de rejoindre le quai A pour choper le TER pour Arcachon. Il est où le quai A? Beh écoute, pour te répondre franchement, il est juste à l'opposé du quai du TGV. On a beau marcher d'un bon pas, rapide, déterminé, motivé, je me rends bien compte que ça sent le roussi de chez Cramé & Cie. Ca ne loupe pas: pas de
places assises, et 50 minutes de trajet pour arriver à Arcachon. Misère. J'arrive à stocker les trois gamins sur des strapontins devant les toilettes - glamour un jour, glamour toujours - et je reste debout dans le compartiment bagages, à côté des deux grosses valises mit ordis inside. Prudence un jour, prudence toujours. Et comment bloguer sans ordi, hein, je vous le demande? Je sais que j'ai votre approbation!
13h10, on débarque à Arcachon, il fait un temps magnifique, on est fatigués mais heureux, et je compte sur ma sublime jupe orange bien flashy pour que le ChouetteMari d'AmélieChouette me repère. Ce qu'il ne manque pas de faire. Il porte un tee-shirt Angry Birds, les enfants le reconnaissent immédiatement comme l'un des nôtres. 25 minutes de trajet plus tard, au milieu des superbes forêts de pins, agrémenté d'une conversation intéressante, et de la surexcitation de LaPatate.
Un peu avant 14h, nous voilà devant une chouette villa, avec un jardin, une terrasse où manger dehors, avec un auvent électrique, c'est magique, tout est joli et sympathique, et vu le DVD de Chihiro édition limité avec un morceau de pellicule, et le Calvin et Hobbes en anglais, les mêmes qu'à la maison, on est clairement dans notre élément. Une chouette discussion sur l'annulation honteuse de Firefly - quand je vous dis qu'on est chez des gens bien sous tout rapports! - les codes du wifi, et nous voilà seuls. En attendant que la femme de ménage finisse son oeuvre - adorable femme de ménage d'ailleurs - nous filons voir l'océan, à 10 minutes à pied. Une petite escalade de dune plus tard et le voilà!
Emerveillement, trois enfants non pshités à la crème solaire, se roulent dans le sable et s'extasient. Il fait un temps superbe, mais un peu claquée par le voyage, je décide de retourner à la maison.
Et là.
Ben disons qu'on a du mal à retrouver la maison.
C'est qu'on est des champions nous.
Tu nous colles devant un rond point d'où partent 4 rues, bah... on s'est trompé de rue. Pécadille.
On a bien fini par retrouver la bonne maison, et s'écrouler sur les chaises de la terrasse.
Où les enfants ont pu boire du jus d'orange et faire une étude comparative des différents parfums de Jelly Beans, avec dégustation à l'appui. Démarche scientifique, on appelle ça.
Le reste de la journée a consisté à défaire les bagages, ranger nos petites affaires, faire les lits, appeler au secours pour la FreeBox qui ne m'aime pas alors que je suis SUPER gentille avec les box moi, je les aime d'amour, je les vénère, je n'ai pas compris. Du coup le gentil mari est revenu pour pratiquer les gestes de premier secours et sauver la connexion. Au passage, explication du fonctionnement de la télé, LaPatate allait entrer en dépression, sinon. On a eu enfin le calme après. L'enfant surexcité et épuisé par le voyage ne trouvait pas le bouton OFF. Merci Gulli.
J'ai réussi à faire que tout le monde se douche, et à préparer le repas: salade de concombre - pour trouver une planche à découper, un fouet à main, un épluche légumes, et l'huile, dans une maison qui n'est pas la tienne quand tu as dormi seulement trois heures et que tu t'es enquillé quasiment 7h de voyage, disons que tu as besoin de ton Ado, et du chat FB sur ton téléphone pour appeler AmélieChouette à l'aide! - et pâtes à la sauce tomate, c'est qu'on fait dans la haute gastronomie, voilà voilà.
Manger dehors, jouer aux 7 familles dehors, le bonheur.
Coucher les monstres. Le bonheur².
Dans le silence, fermer les volets de la maison, aller prendre sa douche. Bonheur décuplé.
Enfin, s'assoir au petit bureau de la chambre, et bloguer...
Les vacances, ça y est, on y est.
Félicité.
Bonus Le + et le - de la journée:
LaPatate:
Le - S'assoir sur les strapontins du train gris et ne rien faire pendant très longtemps.
Le + Pique niquer dans le tgv, et aller voir l'océan
LeZèbre:
Le - Se faire enquiquiner par son petit frère dans le TGV et le TER
Le + La plage. La plage. La plage.
L'Ado:
Le - Tout ce qui descend et qui monte.
Le + Prendre enfin une douche chaude, dans sa salle d'eau privative de sa suite personnelle.
Angel:
Le - Se lever à 6h du matin après une nuit de 3h. L'horreur.
Le + Rencontrer le mari d'AmélieChouette et découvrir la maison: la nouveauté, dans les gens comme dans les lieux, c'est le paradis.
6h05, je me lève, j'ai dormi 3h, c'est l'équivalent d'une grosse sieste. La faute à commencer réellement les bagages à 22h, et d'être une grosse maniaque hystéro de je range tout bien et j'oublie qued'. Je suis toutafé fraîche, reposée et concentrée. Not.
7h15, tout le monde est habillé, les pique-niques individuels sont dans les sacs, chacun est propre, habillé, coiffé, équipé de sa valise, les lits sont faits, les portes des chambres et les volets clos, les chats ont été nourris et leurs litières nettoyées. Ce n'est pas de l'exploit, c'est le combo extraordinaire de l'organisation militaire conjugué avec le fait de se lever à l'aube. Et une pincée de miracle divin.
7h20, tout le monde est en bas de l'immeuble, et la caravane, bruyante des roulettes des valises sur le bitume, peut s'ébranler dans la rue totalement déserte.
7h30, tout le monde est sur le quai, et
7h40 tout le monde est dans le train pour Paris. Tout le monde a la tête dans le chamallow, il faut bien le préciser, vu que je réussis à roupiller en douce sans avoir à résoudre aucun conflit. C'est dingue!
8h15, tout le monde descend du train et s'apprête avec courage, détermination, héroïsme et serrage de biceps, à vivre la partie la moins fun du voyage qui nous mène à la plage. Il s'agit d'emprunter les couloirs et dédales d'escaliers de la ligne 12 qui rejoint Montparnasse. Ben je vais te dire spa une sinécure. Des escaliers partout, des petits, des moyens, des grands, des qui montent et des qui descendent, des que tu vois tout de suite, des qui se révèlent dans toute leur démoniaque amplitude au détour d'un couloir. Autant les petites valises de LaPatate et du Zèbre sont faciles à manier et légères, autant le gros sac à roulettes de L'Ado, et ma valise de compet, c'est moyennement épanouissant, vois-tu. Ce soir encore mes épaules pleurent. Et je vais payer demain matin. Non mais après, c'est chouette, hein, tu t'émerveilles de tout ce que le GoodKarma place sur ta route: fabuleux escalators magiques, délirants plans inclinés, extraordinaires tapis roulants, lieux de toutes les béatitudes.
8h50, Montparnasse, compostage de l'unique billet commun - la modernité, l'écologie, l'économie toussa - attente patiente devant le tableau d'affichage. Ai-je précisé que nous sommes tous les 4 dans un état de fatigue empiré par un travail répétitif et violent des biceps? La catatonie guette.
9h00, nous nous installons dans le TGV, sens contraire à la marche, histoire que je n'ai pas refilé des comprimés de Nautamine pour rien hein, après avoir déposé dans le porte bagage ma grosse valise et le gigantinorme sac de l'Ado. Je suis vraiment costaud, mais pas tous les jours non plus ça ira merci bien. Heureusement que j'avais plus de 3 heures de trajet ensuite pour essayer de me refabriquer des muscles.
LaPatate s'assoit à côté de moi, sa valise à ses pieds, côté fenêtre. LeZèbre fait de même avec sa soeur à ses côtés.
9h30 le TGV quitte le quai et il arrivera sans souci à Bordeaux quelques heures plus tard. Rien à signaler, les deux grands dorment, mangent, dorment, LaPatate dort, mange, joue à rien avec beaucoup d'entrain dans un silence relatif, et moi je regarde deux épisodes de série avant que ma batterie ne déclare forfait, je mange, je dors. Enfin j'essaie, ça coïncide avec la phase active de LaPatate qui me force à lui retrouver les liaisons manquantes dans Marabout Bout d'ficelle. Joie.
12h40 environ, on finit par émarger intacts du TGV, c'est une grande victoire. Il s'agit maintenant de rejoindre le quai A pour choper le TER pour Arcachon. Il est où le quai A? Beh écoute, pour te répondre franchement, il est juste à l'opposé du quai du TGV. On a beau marcher d'un bon pas, rapide, déterminé, motivé, je me rends bien compte que ça sent le roussi de chez Cramé & Cie. Ca ne loupe pas: pas de
places assises, et 50 minutes de trajet pour arriver à Arcachon. Misère. J'arrive à stocker les trois gamins sur des strapontins devant les toilettes - glamour un jour, glamour toujours - et je reste debout dans le compartiment bagages, à côté des deux grosses valises mit ordis inside. Prudence un jour, prudence toujours. Et comment bloguer sans ordi, hein, je vous le demande? Je sais que j'ai votre approbation!
13h10, on débarque à Arcachon, il fait un temps magnifique, on est fatigués mais heureux, et je compte sur ma sublime jupe orange bien flashy pour que le ChouetteMari d'AmélieChouette me repère. Ce qu'il ne manque pas de faire. Il porte un tee-shirt Angry Birds, les enfants le reconnaissent immédiatement comme l'un des nôtres. 25 minutes de trajet plus tard, au milieu des superbes forêts de pins, agrémenté d'une conversation intéressante, et de la surexcitation de LaPatate.
Un peu avant 14h, nous voilà devant une chouette villa, avec un jardin, une terrasse où manger dehors, avec un auvent électrique, c'est magique, tout est joli et sympathique, et vu le DVD de Chihiro édition limité avec un morceau de pellicule, et le Calvin et Hobbes en anglais, les mêmes qu'à la maison, on est clairement dans notre élément. Une chouette discussion sur l'annulation honteuse de Firefly - quand je vous dis qu'on est chez des gens bien sous tout rapports! - les codes du wifi, et nous voilà seuls. En attendant que la femme de ménage finisse son oeuvre - adorable femme de ménage d'ailleurs - nous filons voir l'océan, à 10 minutes à pied. Une petite escalade de dune plus tard et le voilà!
Emerveillement, trois enfants non pshités à la crème solaire, se roulent dans le sable et s'extasient. Il fait un temps superbe, mais un peu claquée par le voyage, je décide de retourner à la maison.
Et là.
Ben disons qu'on a du mal à retrouver la maison.
C'est qu'on est des champions nous.
Tu nous colles devant un rond point d'où partent 4 rues, bah... on s'est trompé de rue. Pécadille.
On a bien fini par retrouver la bonne maison, et s'écrouler sur les chaises de la terrasse.
Où les enfants ont pu boire du jus d'orange et faire une étude comparative des différents parfums de Jelly Beans, avec dégustation à l'appui. Démarche scientifique, on appelle ça.
Le reste de la journée a consisté à défaire les bagages, ranger nos petites affaires, faire les lits, appeler au secours pour la FreeBox qui ne m'aime pas alors que je suis SUPER gentille avec les box moi, je les aime d'amour, je les vénère, je n'ai pas compris. Du coup le gentil mari est revenu pour pratiquer les gestes de premier secours et sauver la connexion. Au passage, explication du fonctionnement de la télé, LaPatate allait entrer en dépression, sinon. On a eu enfin le calme après. L'enfant surexcité et épuisé par le voyage ne trouvait pas le bouton OFF. Merci Gulli.
J'ai réussi à faire que tout le monde se douche, et à préparer le repas: salade de concombre - pour trouver une planche à découper, un fouet à main, un épluche légumes, et l'huile, dans une maison qui n'est pas la tienne quand tu as dormi seulement trois heures et que tu t'es enquillé quasiment 7h de voyage, disons que tu as besoin de ton Ado, et du chat FB sur ton téléphone pour appeler AmélieChouette à l'aide! - et pâtes à la sauce tomate, c'est qu'on fait dans la haute gastronomie, voilà voilà.
Manger dehors, jouer aux 7 familles dehors, le bonheur.
Coucher les monstres. Le bonheur².
Dans le silence, fermer les volets de la maison, aller prendre sa douche. Bonheur décuplé.
Enfin, s'assoir au petit bureau de la chambre, et bloguer...
Les vacances, ça y est, on y est.
Félicité.
Bonus Le + et le - de la journée:
LaPatate:
Le - S'assoir sur les strapontins du train gris et ne rien faire pendant très longtemps.
Le + Pique niquer dans le tgv, et aller voir l'océan
LeZèbre:
Le - Se faire enquiquiner par son petit frère dans le TGV et le TER
Le + La plage. La plage. La plage.
L'Ado:
Le - Tout ce qui descend et qui monte.
Le + Prendre enfin une douche chaude, dans sa salle d'eau privative de sa suite personnelle.
Angel:
Le - Se lever à 6h du matin après une nuit de 3h. L'horreur.
Le + Rencontrer le mari d'AmélieChouette et découvrir la maison: la nouveauté, dans les gens comme dans les lieux, c'est le paradis.
Jus d'orange et JellyBeans, le goûter des champions.
rangé au pif dans:
les vacances c'est mieux
26 juillet 2014
- 207 -
Pas de vrai billet aujourd'hui, je FAIS LES VALISES
après être allée changer l'eau du bassin des poissons à l'école et les nourrir
être allée faire du shopping avec les garçons
être passée à la banque puis au commissariat
avoir fait les courses
Autant dire que je ne suis pas sûre de dormir cette nuit, mais vu que je me lève à l'aube, spa très grave.
A quoi ça sert de dormir, tfassons?
La bonne nouvelle: Il y a du wifi dans la ChouetteMaison d'AmélieChouette.
Un billet par jour, ça continue MEME pendant les vacances!
après être allée changer l'eau du bassin des poissons à l'école et les nourrir
être allée faire du shopping avec les garçons
être passée à la banque puis au commissariat
avoir fait les courses
Autant dire que je ne suis pas sûre de dormir cette nuit, mais vu que je me lève à l'aube, spa très grave.
A quoi ça sert de dormir, tfassons?
La bonne nouvelle: Il y a du wifi dans la ChouetteMaison d'AmélieChouette.
Un billet par jour, ça continue MEME pendant les vacances!
rangé au pif dans:
les vacances c'est mieux
25 juillet 2014
- 206 -
Quand la double fuite sous la baignoire est ENFIN réparée
qu'on peut utiliser le lave linge
et puis le lave vaisselle
et puis prendre des douches
et puis le lave vaisselle
et puis prendre des douches
tirer des chasses d'eau
remplir un verre au robinet
remplir un verre au robinet
faire un shampoing, et la coloration!!
BONHEUR!
Modernité!
Luxe!
Ce qui va arriver au Plombier Apocalyptique:
BONHEUR!
Modernité!
Luxe!
Ce qui va arriver au Plombier Apocalyptique:
rangé au pif dans:
YOUHOU
24 juillet 2014
- 205 -
Ce matin, à l'heure où blanchissent les os du plombier au soleil après que je l'ai lentement découpé en tranches, cet enfoiré d'escroc incompétent et mou du gland, je suis allée en totomobile avec mon pote chez Point P pour chercher du matos, afin de réparer la fuite de la Baignoire Maudite.
Ensuite, il a démoli à coups de massette une partie du cache de ma baignoire, il a branché son fluo, et au boulot mon gars, il a scié du tuyau, réparé du tuyau, serti du tuyau, et hop, on rouvre le robinet d'arrivée d'eau.
Et yapu la fuite.
Sur ce tuyau là.
Sur l'autre, si.
Comment ça sur l'autre???
Ben.
Disons que la fuite du tuyau d'eau chaude était tellement éloquente, cette pouffiasse, qu'elle a largement cloué le bec à celle du tuyau d'eau froide.
La tête de mon pote:
La mienne:
La sérénité quoi.
Paisibles, on était.
Relax, limite.
Détendus du genou, carrément.
Bah, spa grave, il a dit, on recommence demain?
Bah, oui, j'ai dit, demain, c'est bien.
En fait avec une bonne partie du cache démolie, j'ai plus de place, j'ai upgradé: je suis passée du bol au plat à gratins. Je peux faire tourner le lave-vaisselle, et LaPatate a même pris un mini-bain.
Quel luxe dites-moi!
C'est la fête, quasi.
Je pense que non seulement j'habite sur un cimetière indien, mais là je déterre les corps des grands chefs et je pisse dans leurs tombes hein. Obligé.
Parce qu'en plus.
En plus.
J'ai paumé ma carte d'identité.
Comme je te le dis.
Ma fille jure me l'avoir rendue après être allée chercher un colis pour moi, quelque part dans les deux dernières semaines d'école. La période où je devais vérifier que j'étais bien dans ma culotte, tellement j'étais fondue du cortex et épuisée telle la serpillère qui traine présentement sous ma baignoire. Donc autant te dire, que je n'en ai aucune idée, de si elle me l'a rendue ou pas. J'ai cherché pendant trois heures. Beh je ne l'ai pas retrouvée. Je suis joie.
Et je vais te dire.
Je crois que c'est ce connard de plombier qui me l'a chourée.
Si.
Je ne vois pas sinon.
Ensuite, il a démoli à coups de massette une partie du cache de ma baignoire, il a branché son fluo, et au boulot mon gars, il a scié du tuyau, réparé du tuyau, serti du tuyau, et hop, on rouvre le robinet d'arrivée d'eau.
Et yapu la fuite.
Sur ce tuyau là.
Sur l'autre, si.
Comment ça sur l'autre???
Ben.
Disons que la fuite du tuyau d'eau chaude était tellement éloquente, cette pouffiasse, qu'elle a largement cloué le bec à celle du tuyau d'eau froide.
La tête de mon pote:
La mienne:
La sérénité quoi.
Paisibles, on était.
Relax, limite.
Détendus du genou, carrément.
Bah, spa grave, il a dit, on recommence demain?
Bah, oui, j'ai dit, demain, c'est bien.
En fait avec une bonne partie du cache démolie, j'ai plus de place, j'ai upgradé: je suis passée du bol au plat à gratins. Je peux faire tourner le lave-vaisselle, et LaPatate a même pris un mini-bain.
Quel luxe dites-moi!
C'est la fête, quasi.
Je pense que non seulement j'habite sur un cimetière indien, mais là je déterre les corps des grands chefs et je pisse dans leurs tombes hein. Obligé.
Parce qu'en plus.
En plus.
J'ai paumé ma carte d'identité.
Comme je te le dis.
Ma fille jure me l'avoir rendue après être allée chercher un colis pour moi, quelque part dans les deux dernières semaines d'école. La période où je devais vérifier que j'étais bien dans ma culotte, tellement j'étais fondue du cortex et épuisée telle la serpillère qui traine présentement sous ma baignoire. Donc autant te dire, que je n'en ai aucune idée, de si elle me l'a rendue ou pas. J'ai cherché pendant trois heures. Beh je ne l'ai pas retrouvée. Je suis joie.
Et je vais te dire.
Je crois que c'est ce connard de plombier qui me l'a chourée.
Si.
Je ne vois pas sinon.
rangé au pif dans:
achevez moi tout de suite,
BOUM
23 juillet 2014
- 204 -
C'est trop facile de se lever à 7h30 pour partir au zoo, quand tu t'es endormie à plus de 3 heures du matin pour cause de bols à vider sous ta baignoire.
Oui je sais, j'ai des occupations de guedin.
Mettre le pique nique acheté la veille dans le grand sac, préparer le rehausseur dans un cabas pour le refiler au BFF qui nous attend devant le zoo.
Se doucher avec un seau.
Faire en sorte que tout le monde soit habillé, les chats nourris, les litières propres, les lits faits, les portes des chambres fermées, ne rien oublier, surtout pas les entrées gratuites offertes par la ChouetteIsabelle.
Etre à la gare à 8h40, prendre le train, le RER, le métro, avec trois enfants moyen réveillés.
Penser au réveil téléphonique du BFF. Je suis multitask. Je gère.
Arriver au zoo, attendre que le BFF vienne récupérer le rehausseur, à tout l'heure, bosse bien, nous on va voir les ANIMAUX!
Et donc des animaux! Plein!
Et surtout des otaries.
C'est génial les otaries.
Si on continue à me faire suer dans mon job, je vais changer, je vais faire soigneuse d'otarie, comme ça je pourrais moi aussi enfiler une super combi, des palmes, un masque, et nettoyer les vitres du grand bassin. Et leur donner des sardines. Et leur faire des bisous.
Ok.
Bon.
Non mais c'était super, j'ai vu un tamanoir pour la première fois de ma vie, et c'est un animal hautement improbable. Ravissant dans le genre grand n'importe quoi. Je suis fan.
J'aurais bien voulu voir le glouton mais il faisait la sieste dans un tronc d'arbre évidé, je n'ai vu que ses pattes avant. Faut le comprendre, il faisait super chaud.
J'ai vu plein de girafes, et des oryx disparus dans la nature, et un rhinocéros blanc, enfin surtout son popotin, et puis des zèbres magnifiques, et des babouins, et des toucans fabuleux, et des loups, des tapirs, des cabiais, plein d'oiseaux, un iguane cuivré superbe... whaouh.
J'ai vu aussi des enfants des centres de loisirs, pile à côté de nous quand on s'est installé aux tables jusque là vide pour déjeuner.
Misère.
En vacances.
En pause de BadKarma.
Une trentaine d'élèves de maternelle.
Ma fille les voyant débarquer:
- Mais où sont donc les pumas quand on a besoin d'eux?
Bonne question!
Moi qui fait hyper gaffe tous les midi d'école à manger dans le silence loin des gamins.
M'enfin.
Une belle visite, suivie d'un retour en voiture avec trois gamins cuits de chez cuits sur la banquette arrière.
Une belle fin d'après-midi et une super soirée, en excellente compagnie.
Juste fallait chronométrer l'utilisation de l'eau, mais à part ça, on aurait presque pas cru qu'on était en zone sinistrée.
Une vraie journée de pause, volée au BadKarma et à la Malédiction de la Baignoire.
Pour remercier l'Univers de sa Grande Mansuétude, et te remercier, toi lecteur, toi lectrice, d'être allée jusqu'au bout de ce billet, je te laisse en la charmante compagnie du chamallow du rhinocéros.
Ne me dis pas merci, c'est de bon coeur.
Oui je sais, j'ai des occupations de guedin.
Mettre le pique nique acheté la veille dans le grand sac, préparer le rehausseur dans un cabas pour le refiler au BFF qui nous attend devant le zoo.
Se doucher avec un seau.
Faire en sorte que tout le monde soit habillé, les chats nourris, les litières propres, les lits faits, les portes des chambres fermées, ne rien oublier, surtout pas les entrées gratuites offertes par la ChouetteIsabelle.
Etre à la gare à 8h40, prendre le train, le RER, le métro, avec trois enfants moyen réveillés.
Penser au réveil téléphonique du BFF. Je suis multitask. Je gère.
Arriver au zoo, attendre que le BFF vienne récupérer le rehausseur, à tout l'heure, bosse bien, nous on va voir les ANIMAUX!
Et donc des animaux! Plein!
Et surtout des otaries.
C'est génial les otaries.
Si on continue à me faire suer dans mon job, je vais changer, je vais faire soigneuse d'otarie, comme ça je pourrais moi aussi enfiler une super combi, des palmes, un masque, et nettoyer les vitres du grand bassin. Et leur donner des sardines. Et leur faire des bisous.
Ok.
Bon.
Non mais c'était super, j'ai vu un tamanoir pour la première fois de ma vie, et c'est un animal hautement improbable. Ravissant dans le genre grand n'importe quoi. Je suis fan.
J'aurais bien voulu voir le glouton mais il faisait la sieste dans un tronc d'arbre évidé, je n'ai vu que ses pattes avant. Faut le comprendre, il faisait super chaud.
J'ai vu plein de girafes, et des oryx disparus dans la nature, et un rhinocéros blanc, enfin surtout son popotin, et puis des zèbres magnifiques, et des babouins, et des toucans fabuleux, et des loups, des tapirs, des cabiais, plein d'oiseaux, un iguane cuivré superbe... whaouh.
J'ai vu aussi des enfants des centres de loisirs, pile à côté de nous quand on s'est installé aux tables jusque là vide pour déjeuner.
Misère.
En vacances.
En pause de BadKarma.
Une trentaine d'élèves de maternelle.
Ma fille les voyant débarquer:
- Mais où sont donc les pumas quand on a besoin d'eux?
Bonne question!
Moi qui fait hyper gaffe tous les midi d'école à manger dans le silence loin des gamins.
M'enfin.
Une belle visite, suivie d'un retour en voiture avec trois gamins cuits de chez cuits sur la banquette arrière.
Une belle fin d'après-midi et une super soirée, en excellente compagnie.
Juste fallait chronométrer l'utilisation de l'eau, mais à part ça, on aurait presque pas cru qu'on était en zone sinistrée.
Une vraie journée de pause, volée au BadKarma et à la Malédiction de la Baignoire.
Pour remercier l'Univers de sa Grande Mansuétude, et te remercier, toi lecteur, toi lectrice, d'être allée jusqu'au bout de ce billet, je te laisse en la charmante compagnie du chamallow du rhinocéros.
Ne me dis pas merci, c'est de bon coeur.
Il est beau, il est beau, le chamallow du rhino!
rangé au pif dans:
les vacances c'est mieux,
zanimos
22 juillet 2014
- 203 -
Il se trouve que souvent j'ai l'impression d'habiter sur un cimetière indien et de bouleverser la paix de leur sommeil éternel: leurs esprits vengeurs s'attachent alors avec force et indignation à me pourrir le quotidien.
Vendredi comme tu le sais j'ai donc voulu changer un flexible.
Et hop, lundi j'avais un dégât des eaux sur le point de se produire dans ma salle de bain.
Je ne suis plus sûre pour le cimetière indien du coup.
Je cherche plus tôt du côté des vies antérieures là.
A mon avis j'ai du noyer des chatons mignons dans mes vies précédentes.
Plein de chatons.
Plein de chatons super mignons.
Donc ça donne quoi la vie avec un robinet d'arrivée d'eau général coupé?
Bah oui n'imagine pas qu'il y a plusieurs quarts de tour dans cet appart, afin de couper à notre guise les parties qui déconnent. Ce serait bien trop facile. TU coupes tout et tu pleures. En silence, merci.
Et tu vas acheter pour la première fois de ta vie, une bombonne de 5 litres de flotte, histoire de vaincre la déshydratation galopante et de faire cuire tes pâtes.
Alors comme disent mes enfants, c'est le moyen-âge.
Apu les toilettes.
Apu de l'eau aux robinets.
Apu les douches, le lave-linge, le lave-vaisselle.
Apu.
Ton shampoing et ta couleur?
TU OUBLIES.
Parce que si tu ouvres ton robinet d'arrivée d'eau, tu mets tes tuyaux sous pression, et ils aiment pas. Et ils coulent sans discontinuer SOUS la baignoire.
Ca fait piscine du coup.
Piscine dans le noir, parce que sous ma baignoire tu y vois autant que dans un cul.
Donc ton pote dont c'est entre autre le job de poser des salles de bain, il vient chez toi pour essayer de colmater la fuite. Histoire de la faire réparer par un autre plombier après, parce qu'il faut faire de la soudure, et ça la soudure, spa son truc et il n'a pas les outils. Il y va par deux fois, dans la journée, à 4 pattes dans ta salle de bain, en train de faire ce qu'il peut pour poser des pâtes qui durcissent et colmatent tout.
Mes robinets sont comme le petit village d'Asterix, figure-toi.
2 sortes de pâtes plus tard, et des heures de séchage, tu rouvres l'eau, et....
Ca fuit.
Bah au moins ça ne gicle plus façon mini karsher contre le mur. Ca coule gentiment mais de façon ultra continue sur le carrelage.
Ouh bah oui c'est gentil du coup.
A ce niveau de toutes façons tu es passée en mode Bisounours sauf pour le plombier, là tu es en mode Massacre à la Tronçonneuse feat Resident Evil.
La fuite, avec la pâte, elle fuit, ok, mais On. Peut. La. Contenir.
Avec un bol.
Tout petit le bol, pour passer sous les tuyaux, par la trappe d'ouverture.
Il se remplit en 4 minutes le bol.
Je sais j'ai minuté.
Et puis s'il se remplit trop, ben quand on le penche un peu pour le faire passer sous les tuyaux, ben il se renverse.
Le bol.
Sur le carrelage.
Sous la baignoire.
Et quand toute la journée tu as espéré que la fuite soit contenue, quand arrive la nuit venue, et que tu vois à l'horizon se profiler ta journée au zoo prévue pour le lendemain, et les valises prévues pour samedi, tu te dis que tu vas quand même faire les lessives des gars, qui n'ont strictement plus rien à se mettre sur le chamallow.
Et que la vaisselle n'est pas auto nettoyante.
Et bien c'est long un lave-vaisselle mesdames et messieurs.
Deux lessives à 30° c'est 1h10, mais c'est de la gnognotte à coté de cet enfoiré de lave vaisselle.
Lave-vaisselle = emmerdeur professionnel.
Et pendant ce temps tu réalises que vider le bol d'eau en tenant la lampe de poche, toutes les 4 minutes, c'est un poil contraignant. Surtout qu'entre le moment où délicatement tu l'enlèves de sous la fuite, tu le vides et tu le replaces, l'eau continue de couler. Et donc tu éponges avec ta serpillère. Que c'est bien galère vu le peu d'espace dont tu disposes. Et donc à genoux sur le lino de la salle de bain pendant plus d'une heure et demi, c'est moyen glop en matière de vacances réussies. C'est même un peu pourri j'avoue.
Et ça fait bobo aux genoux.
Et il fait super chaud.
Et du coup tu te prépares deux grands seaux d'eau pour quand ce con de lave-vaisselle sera fini, histoire de te prendre une bonne douche. Parce que le soleil de ta journée c'est une douche avec un seau et un bol.
La misère.
La partie que j'ai préférée?
Quand mon pote m'a rappelée pour me dire qu'il avait trouvé comment réparer la fuite.
J'étais juste hystérique en train de vider mes bols, étendre ma seconde lessive en même temps, et péter de chaud et de fatigue.
J'ai un nouveau Super Héros.
En plus il veut péter la djoule à mon plombier.
Il vient réparer jeudi matin.
Demain j'ai zoo. Et le BFF qui nous ramène en voiture et reste dîner à la maison.
Demain je mets le BadKarma sur pause. Il a intérêt à obéir.
Ne pas énerver la femme en culotte échevelée et qui n'a pas pu faire sa couleur, et qui a vidé des bols et épongé pendant quasiment deux heures. A genoux.
Non.
Tu l'énerves pas.
Ou tu paies le prix.
Vendredi comme tu le sais j'ai donc voulu changer un flexible.
Et hop, lundi j'avais un dégât des eaux sur le point de se produire dans ma salle de bain.
Je ne suis plus sûre pour le cimetière indien du coup.
Je cherche plus tôt du côté des vies antérieures là.
A mon avis j'ai du noyer des chatons mignons dans mes vies précédentes.
Plein de chatons.
Plein de chatons super mignons.
Donc ça donne quoi la vie avec un robinet d'arrivée d'eau général coupé?
Bah oui n'imagine pas qu'il y a plusieurs quarts de tour dans cet appart, afin de couper à notre guise les parties qui déconnent. Ce serait bien trop facile. TU coupes tout et tu pleures. En silence, merci.
Et tu vas acheter pour la première fois de ta vie, une bombonne de 5 litres de flotte, histoire de vaincre la déshydratation galopante et de faire cuire tes pâtes.
Alors comme disent mes enfants, c'est le moyen-âge.
Apu les toilettes.
Apu de l'eau aux robinets.
Apu les douches, le lave-linge, le lave-vaisselle.
Apu.
Ton shampoing et ta couleur?
TU OUBLIES.
Parce que si tu ouvres ton robinet d'arrivée d'eau, tu mets tes tuyaux sous pression, et ils aiment pas. Et ils coulent sans discontinuer SOUS la baignoire.
Ca fait piscine du coup.
Piscine dans le noir, parce que sous ma baignoire tu y vois autant que dans un cul.
Donc ton pote dont c'est entre autre le job de poser des salles de bain, il vient chez toi pour essayer de colmater la fuite. Histoire de la faire réparer par un autre plombier après, parce qu'il faut faire de la soudure, et ça la soudure, spa son truc et il n'a pas les outils. Il y va par deux fois, dans la journée, à 4 pattes dans ta salle de bain, en train de faire ce qu'il peut pour poser des pâtes qui durcissent et colmatent tout.
Mes robinets sont comme le petit village d'Asterix, figure-toi.
2 sortes de pâtes plus tard, et des heures de séchage, tu rouvres l'eau, et....
Ca fuit.
Bah au moins ça ne gicle plus façon mini karsher contre le mur. Ca coule gentiment mais de façon ultra continue sur le carrelage.
Ouh bah oui c'est gentil du coup.
A ce niveau de toutes façons tu es passée en mode Bisounours sauf pour le plombier, là tu es en mode Massacre à la Tronçonneuse feat Resident Evil.
La fuite, avec la pâte, elle fuit, ok, mais On. Peut. La. Contenir.
Avec un bol.
Tout petit le bol, pour passer sous les tuyaux, par la trappe d'ouverture.
Il se remplit en 4 minutes le bol.
Je sais j'ai minuté.
Et puis s'il se remplit trop, ben quand on le penche un peu pour le faire passer sous les tuyaux, ben il se renverse.
Le bol.
Sur le carrelage.
Sous la baignoire.
Et quand toute la journée tu as espéré que la fuite soit contenue, quand arrive la nuit venue, et que tu vois à l'horizon se profiler ta journée au zoo prévue pour le lendemain, et les valises prévues pour samedi, tu te dis que tu vas quand même faire les lessives des gars, qui n'ont strictement plus rien à se mettre sur le chamallow.
Et que la vaisselle n'est pas auto nettoyante.
Et bien c'est long un lave-vaisselle mesdames et messieurs.
Deux lessives à 30° c'est 1h10, mais c'est de la gnognotte à coté de cet enfoiré de lave vaisselle.
Lave-vaisselle = emmerdeur professionnel.
Et pendant ce temps tu réalises que vider le bol d'eau en tenant la lampe de poche, toutes les 4 minutes, c'est un poil contraignant. Surtout qu'entre le moment où délicatement tu l'enlèves de sous la fuite, tu le vides et tu le replaces, l'eau continue de couler. Et donc tu éponges avec ta serpillère. Que c'est bien galère vu le peu d'espace dont tu disposes. Et donc à genoux sur le lino de la salle de bain pendant plus d'une heure et demi, c'est moyen glop en matière de vacances réussies. C'est même un peu pourri j'avoue.
Et ça fait bobo aux genoux.
Et il fait super chaud.
Et du coup tu te prépares deux grands seaux d'eau pour quand ce con de lave-vaisselle sera fini, histoire de te prendre une bonne douche. Parce que le soleil de ta journée c'est une douche avec un seau et un bol.
La misère.
La partie que j'ai préférée?
Quand mon pote m'a rappelée pour me dire qu'il avait trouvé comment réparer la fuite.
J'étais juste hystérique en train de vider mes bols, étendre ma seconde lessive en même temps, et péter de chaud et de fatigue.
J'ai un nouveau Super Héros.
En plus il veut péter la djoule à mon plombier.
Il vient réparer jeudi matin.
Demain j'ai zoo. Et le BFF qui nous ramène en voiture et reste dîner à la maison.
Demain je mets le BadKarma sur pause. Il a intérêt à obéir.
Ne pas énerver la femme en culotte échevelée et qui n'a pas pu faire sa couleur, et qui a vidé des bols et épongé pendant quasiment deux heures. A genoux.
Non.
Tu l'énerves pas.
Ou tu paies le prix.
rangé au pif dans:
achevez moi tout de suite,
BOUM
21 juillet 2014
- 202 -
Attention ce billet n'a aucune vocation à être drôle, distrayant ou léger. Il s'agit de ce type d'écrit libératoire et structurant que j'ai besoin parfois de mettre ici. Dont acte.
Il est des fois.
Il est des fois où je sens qu'il faut que je pose le fardeau, quelques instants, pour réfléchir à comment poursuivre le chemin.
Il est des fois où un simple enchaînement de faits, si ridicules soient-ils à l'échelle de ma vie, entraîne dans son sillage un bouleversement plus profond.
Ce n'est plus possible.
Je ne peux plus vivre comme ça.
Alors oui c'est super bien écologiquement, éthiquement, et économiquement parlant de vivre dans la moindre consommation. J'en suis persuadée, et j'en vois les bénéfices depuis des mois que j'en ai fait ma ligne de conduite - légèrement obligée par le fait que je n'ai pas un radis de trop à dépenser dans des babioles ou des futilités, et que je suis obligée de déployer toute l'étendue de mon système D pour que mes enfants gardent une vie sympa, rigolote, et chouette.
Ecrire ici en fait partie, c'est un immense plaisir pour moi, c'est extrêmement gratifiant, les retours sont globalement extra, et les bonus, ah les bonus, eux ils sont carrément démentiels. J'ai une télé et une cuisinière pour le prouver, plein de petits cadeaux de partout, une maison pour les vacances, au bord de la mer, des entrées au zoo, et j'en passe. L'échange, ici, est in-cro-ya-ble. Ca me nourrit d'une force de vie dont j'ai grand besoin, tout en corroborant ce qui devient ma nouvelle philosophie: la juste rétribution des actes.
Mais il n'en reste pas moins que courir après l'argent, au bout d'un moment, et je sais que plein parmi vous l'expérimentent quotidiennement, c'est usant. Moralement, physiquement, ça étire, ça étiole, ça écrase.
Et j'en ai marre.
D'un tout petit flexible de douche qui a craqué on arrive à une situation totalement catastrophique, vu que ce petit con de plombier, en posant le nouveau robinet aujourd'hui, a accentué, ou créé, accidentellement ou non, une fuite de bonne taille sous ma baignoire et qu'il n'a pas pu réparer - il ne m'a même pas proposé de nouveau rendez-vous ou devis pour ce faire, vu l'énormité de la tâche, la baignoire ayant été raccordée, posée, et emmurée de la façon la plus tartignolle qui soit par un amateur branquignolle à souhait, qu'il repose en paix.
Si je ne fais rien, je vais vers le dégât des eaux.
Pour l'instant si je veux utiliser l'eau, je dois éponger ensuite, et c'est moyen facile, l'accessibilité étant plutôt limitée.
Bref.
A 5 jours d'un départ en vacances longuement attendu et souhaité par les enfants et moi après trois années très dures, j'avoue, ça plombe un peu l'ambiance. Si, quand même.
Bref.
C'est là que je réalise que j'en ai marre.
Que je ne peux pas continuer comme ça.
A déployer des trésors d'ingéniosité pour mettre quelques petits sous de côté, pour qu'ils s'évaporent comme neige au soleil à chaque fois que le sort décide de péter un truc quelque part dans mon périmètre.
A m'inquiéter, me stresser, me projeter, en permanence, sur ce qui risque de me tomber sur le coin du nez.
C'est là que je décide qu'il faut que ça change.
Que je ne veux plus flipper, m'angoisser, partir en vrille, pour des saloperies d'histoire d'argent.
Et que le meilleur moyen de solutionner ce problème, c'est d'en avoir.
De l'argent.
Voilà comment j'ai décidé de devenir riche.
Enfin riche, entendons-nous bien, suffisamment aisée pour ne pas m'angoisser.
Je ne sais pas encore comment, mais je suis super déterminée.
Bien sûr, papa, maman, je vous rassure, je ne vais pas aller braquer la Caisse d'Ep'.
Ni autres solutions peu glorieuses ou illégales.
Un changement de carrière, écrire un best-seller, épouser un millionnaire sont les options pour l'instant retenues.
Vendredi je décide de changer mon flexible de douche.
C'est gravement parti en sucette.
Lundi je décide de devenir riche.
M'est avis que ça risque d'être mouvementé.
Pas grave, vous serez là pour m'accompagner dans les virages.
Il est des fois.
Il est des fois où je sens qu'il faut que je pose le fardeau, quelques instants, pour réfléchir à comment poursuivre le chemin.
Il est des fois où un simple enchaînement de faits, si ridicules soient-ils à l'échelle de ma vie, entraîne dans son sillage un bouleversement plus profond.
Ce n'est plus possible.
Je ne peux plus vivre comme ça.
Alors oui c'est super bien écologiquement, éthiquement, et économiquement parlant de vivre dans la moindre consommation. J'en suis persuadée, et j'en vois les bénéfices depuis des mois que j'en ai fait ma ligne de conduite - légèrement obligée par le fait que je n'ai pas un radis de trop à dépenser dans des babioles ou des futilités, et que je suis obligée de déployer toute l'étendue de mon système D pour que mes enfants gardent une vie sympa, rigolote, et chouette.
Ecrire ici en fait partie, c'est un immense plaisir pour moi, c'est extrêmement gratifiant, les retours sont globalement extra, et les bonus, ah les bonus, eux ils sont carrément démentiels. J'ai une télé et une cuisinière pour le prouver, plein de petits cadeaux de partout, une maison pour les vacances, au bord de la mer, des entrées au zoo, et j'en passe. L'échange, ici, est in-cro-ya-ble. Ca me nourrit d'une force de vie dont j'ai grand besoin, tout en corroborant ce qui devient ma nouvelle philosophie: la juste rétribution des actes.
Mais il n'en reste pas moins que courir après l'argent, au bout d'un moment, et je sais que plein parmi vous l'expérimentent quotidiennement, c'est usant. Moralement, physiquement, ça étire, ça étiole, ça écrase.
Et j'en ai marre.
D'un tout petit flexible de douche qui a craqué on arrive à une situation totalement catastrophique, vu que ce petit con de plombier, en posant le nouveau robinet aujourd'hui, a accentué, ou créé, accidentellement ou non, une fuite de bonne taille sous ma baignoire et qu'il n'a pas pu réparer - il ne m'a même pas proposé de nouveau rendez-vous ou devis pour ce faire, vu l'énormité de la tâche, la baignoire ayant été raccordée, posée, et emmurée de la façon la plus tartignolle qui soit par un amateur branquignolle à souhait, qu'il repose en paix.
Si je ne fais rien, je vais vers le dégât des eaux.
Pour l'instant si je veux utiliser l'eau, je dois éponger ensuite, et c'est moyen facile, l'accessibilité étant plutôt limitée.
Bref.
A 5 jours d'un départ en vacances longuement attendu et souhaité par les enfants et moi après trois années très dures, j'avoue, ça plombe un peu l'ambiance. Si, quand même.
Bref.
C'est là que je réalise que j'en ai marre.
Que je ne peux pas continuer comme ça.
A déployer des trésors d'ingéniosité pour mettre quelques petits sous de côté, pour qu'ils s'évaporent comme neige au soleil à chaque fois que le sort décide de péter un truc quelque part dans mon périmètre.
A m'inquiéter, me stresser, me projeter, en permanence, sur ce qui risque de me tomber sur le coin du nez.
C'est là que je décide qu'il faut que ça change.
Que je ne veux plus flipper, m'angoisser, partir en vrille, pour des saloperies d'histoire d'argent.
Et que le meilleur moyen de solutionner ce problème, c'est d'en avoir.
De l'argent.
Voilà comment j'ai décidé de devenir riche.
Enfin riche, entendons-nous bien, suffisamment aisée pour ne pas m'angoisser.
Je ne sais pas encore comment, mais je suis super déterminée.
Bien sûr, papa, maman, je vous rassure, je ne vais pas aller braquer la Caisse d'Ep'.
Ni autres solutions peu glorieuses ou illégales.
Un changement de carrière, écrire un best-seller, épouser un millionnaire sont les options pour l'instant retenues.
Vendredi je décide de changer mon flexible de douche.
C'est gravement parti en sucette.
Lundi je décide de devenir riche.
M'est avis que ça risque d'être mouvementé.
Pas grave, vous serez là pour m'accompagner dans les virages.
20 juillet 2014
- 201 -
Faut pas croire.
Un karma juste pourri ce qu'il faut pour que les chouettes moments ressortent bien comifo en couleurs, ça se travaille. Et puis un peu de BadKarma, c'est aussi ce qui fait l'intérêt de la vie, c'est de la matière à souvenirs, première qualité.
Mais si, va.
Regarde, aujourd'hui, pour changer de la journée chez la Famille Hérisson Cochons d'Inde d'hier, nous sommes allés rendre visite à la pétillante et extraordinaire Din qu'on n'avait pas vu depuis fort fort fort longtemps, et nous avons pu découvrir son palace de l'Est parisien, au bord d'un fort sympathique canal, et dans un immeuble digne de Fort Knox. Je me suis crue un peu dans une série américaine quand l'interphone m'a parlé et que j'ai du taper un code dans l'ascenseur. J'ai bien cru que j'allais devoir voler un badge d'accès pour ouvrir la porte du labo secret, hum.
Mais en sortant de la gare, paf, grosse averse, on est resté abrité sous un auvent, pendant un temps infiniment trop long dès lors que l'on doit y faire tenir tranquille deux zigotos hystéros de 7 et 10 ans. Il n'était bien sûr pas tombé une seule goutte d'eau depuis qu'on était partis de la maison, tu penses bien. La météo est vraiment une sacré coquine, ahahahahaha, friponne va.
Et que crois-tu qu'il s'est passé dès lors qu'après une fabuleuse après-midi au pays des mangas, animes, figurines, art toys et autres bonheurs, nous avons décidé de repartir?
Hum?
A peine 100 mètres dehors et voilà ce qui s'est passé, voilà, regarde:
Un karma juste pourri ce qu'il faut pour que les chouettes moments ressortent bien comifo en couleurs, ça se travaille. Et puis un peu de BadKarma, c'est aussi ce qui fait l'intérêt de la vie, c'est de la matière à souvenirs, première qualité.
Mais si, va.
Regarde, aujourd'hui, pour changer de la journée chez la Famille Hérisson Cochons d'Inde d'hier, nous sommes allés rendre visite à la pétillante et extraordinaire Din qu'on n'avait pas vu depuis fort fort fort longtemps, et nous avons pu découvrir son palace de l'Est parisien, au bord d'un fort sympathique canal, et dans un immeuble digne de Fort Knox. Je me suis crue un peu dans une série américaine quand l'interphone m'a parlé et que j'ai du taper un code dans l'ascenseur. J'ai bien cru que j'allais devoir voler un badge d'accès pour ouvrir la porte du labo secret, hum.
Mais en sortant de la gare, paf, grosse averse, on est resté abrité sous un auvent, pendant un temps infiniment trop long dès lors que l'on doit y faire tenir tranquille deux zigotos hystéros de 7 et 10 ans. Il n'était bien sûr pas tombé une seule goutte d'eau depuis qu'on était partis de la maison, tu penses bien. La météo est vraiment une sacré coquine, ahahahahaha, friponne va.
Et que crois-tu qu'il s'est passé dès lors qu'après une fabuleuse après-midi au pays des mangas, animes, figurines, art toys et autres bonheurs, nous avons décidé de repartir?
Hum?
A peine 100 mètres dehors et voilà ce qui s'est passé, voilà, regarde:
Avoue que spa mal, non?
Ca a duré un temps très très très très long, avec une option brumisateur vraiment super appréciable, merci les rafales de vent, même à l'abri, on a été bien bien humidifiés, et c'était sympa avec LeZèbre qui voulait aller faire pipi sous l'orage et le déluge parce que sinon il allait exploser du macaroni, le pauvre enfant. Le tout avec un fond sonore de coups de tonnerre, c'était über classe. On a vu des gens complètement rincés, on aurait cru qu'ils sortaient tout habillés du canal, on a bien ri, parce qu'on est des méchants.
Les moments Tahiti Douche, toujours mes préférés.
Tu le crois pas que c'est du boulot de pro, ça, d'avoir la grosse averse pour le trajet aller, et le déluge pour le trajet retour, et pas une goutte entre les deux, hein, spa des compétences de bad mojo de ouf'? Hum?
Admire.
On gère la fougère.
Ca a duré un temps très très très très long, avec une option brumisateur vraiment super appréciable, merci les rafales de vent, même à l'abri, on a été bien bien humidifiés, et c'était sympa avec LeZèbre qui voulait aller faire pipi sous l'orage et le déluge parce que sinon il allait exploser du macaroni, le pauvre enfant. Le tout avec un fond sonore de coups de tonnerre, c'était über classe. On a vu des gens complètement rincés, on aurait cru qu'ils sortaient tout habillés du canal, on a bien ri, parce qu'on est des méchants.
Les moments Tahiti Douche, toujours mes préférés.
Tu le crois pas que c'est du boulot de pro, ça, d'avoir la grosse averse pour le trajet aller, et le déluge pour le trajet retour, et pas une goutte entre les deux, hein, spa des compétences de bad mojo de ouf'? Hum?
Admire.
On gère la fougère.
L'histoire de ma vie (2)
rangé au pif dans:
fuck la météo,
KarmaStories,
plouf plouf
19 juillet 2014
- 200 -
Mon corps est une énigme.
Mon cerveau est une énigme.
Le combo des deux me laisse largement perplexe.
De 12h45 à 23h45 chez des amis, on mange, on rigole, on discute, on feignasse, on poupougne des hérissons, et puis aussi on boit, du sirop de cassis on the rocks pour moi avec de la menthe fraîchement cueillie du jardin, et puis aussi du sirop de coca avec du Perrier pour voir si les deux mélangés ça fait du coca - presque - et puis du Perrier tout seul, et puis une sublime infusion de menthe poivrée du jardin, bien sucrée, et une soupe portugaise, un délice...
Et à 23h45 quand on prend congé, je vais super bien.
Mais je ne suis pas allée une seule fois aux toilettes de la journée.
Je n'ai pas eu envie, c'est tout.
Je n'y ai même pas pensé.
Mon corps ne m'a envoyé aucun signal prévenant d'un quelconque débordement imminent.
Au bout de trois minutes de marche dans la rue, c'est mort.
Ma vie contre des toilettes.
Un défi de chaque pas.
Une concentration musculaire de champion de haut niveau.
Et une fois de plus je me maudis de n'avoir pas fait les séances de gym foufoune après mes trois accouchements.
Je ne comprends pas.
Et ça je sais que vous connaissez tous, ne mentez pas hein, plus on se rapproche de chez soi, plus l'envie est pressante, au point d'en arriver à réaliser une excellente performance de la très fameuse et ridicule danse du pipi au moment d'introduire la clé dans la serrure.
Mon corps et mon cerveau ensemble, ce sont vraiment une belle paire d'enfoirés.
Je ne vois pas d'autre explication à cette torture à chaque fois renouvelée.
Je me dis que je devrais mettre des alarmes sur mon téléphone, toutes les 4 heures: Va faire pipi.
Pathétique.
Mon cerveau est une énigme.
Le combo des deux me laisse largement perplexe.
De 12h45 à 23h45 chez des amis, on mange, on rigole, on discute, on feignasse, on poupougne des hérissons, et puis aussi on boit, du sirop de cassis on the rocks pour moi avec de la menthe fraîchement cueillie du jardin, et puis aussi du sirop de coca avec du Perrier pour voir si les deux mélangés ça fait du coca - presque - et puis du Perrier tout seul, et puis une sublime infusion de menthe poivrée du jardin, bien sucrée, et une soupe portugaise, un délice...
Et à 23h45 quand on prend congé, je vais super bien.
Mais je ne suis pas allée une seule fois aux toilettes de la journée.
Je n'ai pas eu envie, c'est tout.
Je n'y ai même pas pensé.
Mon corps ne m'a envoyé aucun signal prévenant d'un quelconque débordement imminent.
Au bout de trois minutes de marche dans la rue, c'est mort.
Ma vie contre des toilettes.
Un défi de chaque pas.
Une concentration musculaire de champion de haut niveau.
Et une fois de plus je me maudis de n'avoir pas fait les séances de gym foufoune après mes trois accouchements.
Je ne comprends pas.
Et ça je sais que vous connaissez tous, ne mentez pas hein, plus on se rapproche de chez soi, plus l'envie est pressante, au point d'en arriver à réaliser une excellente performance de la très fameuse et ridicule danse du pipi au moment d'introduire la clé dans la serrure.
Mon corps et mon cerveau ensemble, ce sont vraiment une belle paire d'enfoirés.
Je ne vois pas d'autre explication à cette torture à chaque fois renouvelée.
Je me dis que je devrais mettre des alarmes sur mon téléphone, toutes les 4 heures: Va faire pipi.
Pathétique.
l'histoire de ma vie...
rangé au pif dans:
achevez moi tout de suite,
J'assure pas une cahouète,
plouf plouf
18 juillet 2014
- 199 -
Non mais moi je voulais juste passer une journée tranquille, faire quelques bricolages dans l'appart, m'occuper des repas, emmener LaPatate faire son vaccin, me reposer au maximum par cette journée de franche canicule.
Réveillée aux aurores -7h26, mon cerveau est un connard, les garçons dormaient encore, quelle injustice - je me dis que réveillée pour réveillée, je peux rester à fainéanter un peu au lit à regarder des séries. Mais à 9h00 ce qui me sert de conscience me sort du lit, afin que je nourrisse les félins, et puis, tiens, le petit déjeuner des gamins aussi, c'est bien. Puisque je suis debout, autant changer de suite ce flexible de douche.
Equipée de ma pince, je dévisse le flexible pété, et je visse le nouveau. J'ouvre l'eau: le flexible fuit au niveau du pas de vis. Ben je serre un peu plus, mais ça fuit toujours. Je me dis que j'ai du mal engager le truc, donc je dévisse. Et là le flexible me reste dans les mains, avec la partie qui permet de le visser au robinet. Complètement pétée la partie. Mortibus ratibus foutus.
Ma tête: le désespoir.
Obligée d'appeler un plombier.
En juillet.
Pendant mes vacances.
Quand je suis fauchée.
Et je réalise que je ne me suis pas lavée les cheveux hier soir en rentrant de la piscine, par pure flemme.
Et que là, ils puent le chlore et sont juste au bord du suicide collectif pour mocheté absolue. Je me suis regardée dans le miroir, je sais de quoi je parle, la Gorgonne c'est Barbie à côté de moi, hein.
Donc j'ai ajouté à mon super programme de la journée, en plus d'appeler un plombier, me laver les cheveux.
Avec un seau.
C'est le moment où tu envisages sérieusement de les couper courts, voire de les raser, alors que ça fait trois ans que tu les laisses pousser. Parce que le nombre de seaux renversés sur ma tête ce matin a atteint des sommets, croyez-moi. Double shampoing et après shampoing. J'ai des courbatures dans les épaules, c'est parfait. Vraiment la partie de mon anatomie qui nécessitait le plus d'être musclée.
Et puis, ben j'ai nettoyé la salledeb' à fond, afin que le plombier ne reparte pas en courant.
Alors avec 39° à l'ombre, faire du ménage, c'est vraiment une activité de choix.
Je recommande grandement.
C'est donc dans une salle de bain impeccable, avec des cheveux soyeux et fleurant bon, que j'ai pu faire un infarctus à l'annonce du montant du devis pour changer mon robinet. Plus de 500 euros. Bah spa comme si j'avais déjà payé 90 euros pour ma chaudière en début de mois, boah, non. Ah je peux faire deux chèques, youpi, ça va alors, super. J'ai le temps pour une petite anesthésie, ou vous me ponctionnez le rein à vif direct dans ma cuisine?
Se laver, je me demande si c'est vraiment nécessaire. Je veux dire, regardez nos ancêtres, ils étaient craspoueks et bon personne ne disait rien, bon.
Je peux pleurer un peu, j'ai le droit?
Le pire?
Le pire c'est que je suis allée chez le Dr Pommes faire vacciner LaPatate, et quand je suis revenue, LeZèbre avait pris un bain frais, et chahuté avec sa soeur, et ils m'avaient ruiné la salle de bain toute propre. Que j'avais mis deux plombes à récurer en pleine canicule caniculaire.
Le pire du pire?
C'est que je me disais ce matin que ce soir je prendrais un bain bien frais et parfumé, quand les enfants seraient couchés, pour me détendre.
On est ce soir.
Ils sont couchés.
Et disons que l'idée de regarder dans les yeux mon enfoiré de robinet, et de penser au prix de son remplaçant, ça me coupe toute velléité de zénitude, bizarrement.
Si tu cherches qui a mangé toutes les cacahuètes, ben, cherche plus.
C'était ça ou je sautais par le balcon.
Réveillée aux aurores -7h26, mon cerveau est un connard, les garçons dormaient encore, quelle injustice - je me dis que réveillée pour réveillée, je peux rester à fainéanter un peu au lit à regarder des séries. Mais à 9h00 ce qui me sert de conscience me sort du lit, afin que je nourrisse les félins, et puis, tiens, le petit déjeuner des gamins aussi, c'est bien. Puisque je suis debout, autant changer de suite ce flexible de douche.
Equipée de ma pince, je dévisse le flexible pété, et je visse le nouveau. J'ouvre l'eau: le flexible fuit au niveau du pas de vis. Ben je serre un peu plus, mais ça fuit toujours. Je me dis que j'ai du mal engager le truc, donc je dévisse. Et là le flexible me reste dans les mains, avec la partie qui permet de le visser au robinet. Complètement pétée la partie. Mortibus ratibus foutus.
Ma tête: le désespoir.
Obligée d'appeler un plombier.
En juillet.
Pendant mes vacances.
Quand je suis fauchée.
Et je réalise que je ne me suis pas lavée les cheveux hier soir en rentrant de la piscine, par pure flemme.
Et que là, ils puent le chlore et sont juste au bord du suicide collectif pour mocheté absolue. Je me suis regardée dans le miroir, je sais de quoi je parle, la Gorgonne c'est Barbie à côté de moi, hein.
Donc j'ai ajouté à mon super programme de la journée, en plus d'appeler un plombier, me laver les cheveux.
Avec un seau.
C'est le moment où tu envisages sérieusement de les couper courts, voire de les raser, alors que ça fait trois ans que tu les laisses pousser. Parce que le nombre de seaux renversés sur ma tête ce matin a atteint des sommets, croyez-moi. Double shampoing et après shampoing. J'ai des courbatures dans les épaules, c'est parfait. Vraiment la partie de mon anatomie qui nécessitait le plus d'être musclée.
Et puis, ben j'ai nettoyé la salledeb' à fond, afin que le plombier ne reparte pas en courant.
Alors avec 39° à l'ombre, faire du ménage, c'est vraiment une activité de choix.
Je recommande grandement.
C'est donc dans une salle de bain impeccable, avec des cheveux soyeux et fleurant bon, que j'ai pu faire un infarctus à l'annonce du montant du devis pour changer mon robinet. Plus de 500 euros. Bah spa comme si j'avais déjà payé 90 euros pour ma chaudière en début de mois, boah, non. Ah je peux faire deux chèques, youpi, ça va alors, super. J'ai le temps pour une petite anesthésie, ou vous me ponctionnez le rein à vif direct dans ma cuisine?
Se laver, je me demande si c'est vraiment nécessaire. Je veux dire, regardez nos ancêtres, ils étaient craspoueks et bon personne ne disait rien, bon.
Je peux pleurer un peu, j'ai le droit?
Le pire?
Le pire c'est que je suis allée chez le Dr Pommes faire vacciner LaPatate, et quand je suis revenue, LeZèbre avait pris un bain frais, et chahuté avec sa soeur, et ils m'avaient ruiné la salle de bain toute propre. Que j'avais mis deux plombes à récurer en pleine canicule caniculaire.
Le pire du pire?
C'est que je me disais ce matin que ce soir je prendrais un bain bien frais et parfumé, quand les enfants seraient couchés, pour me détendre.
On est ce soir.
Ils sont couchés.
Et disons que l'idée de regarder dans les yeux mon enfoiré de robinet, et de penser au prix de son remplaçant, ça me coupe toute velléité de zénitude, bizarrement.
Si tu cherches qui a mangé toutes les cacahuètes, ben, cherche plus.
C'était ça ou je sautais par le balcon.
rangé au pif dans:
achevez moi tout de suite,
L'heure est grave,
Whaaaaaaaat??
17 juillet 2014
- 198 -
Aujourd'hui les livreurs darty sont venus installer la nouvelle cuisinière et la nouvelle télé écran plat. Je ne saurais même pas par où commencer pour remercier les ♡ 50 fofolles♡ qui ont rempli ma cagnotte d'anniversaire et permis cet immense bonheur dans ma maison: les enfants et moi sommes ravis ravis ravis, eux surtout par la télé qui déboite sévère, moi par la cuisinière magnifique avec un four qui semble sain d'esprit et qui me promet monts et merveilles en matière de cuisson. Mille mercis encore, c'est extra fabuleux génial merveilleux tiptoplamarmotte et gigayeaaaah♡
Et un gentil merci ensoleillé pour Laure qui m'a envoyé le paréo parfait pour la plage très bientôt ♡
Comme si ça ne suffisait pas d'avoir une nouvelle télé et une nouvelle cuisinière, je suis allée faire des courses ce matin avec les garçons, histoire d'acheter une rallonge pour brancher mon lave-vaisselle, vu que cette coquine de cuisinière a piqué sa prise. Et puis un flexible de douche, parce que garanti dix ans mes fesses quoi. Au bout de deux ans, il se suicide toujours de la même façon.
Et au final je suis revenue avec trois items de plus que prévus, un sac à roulettes pour ma fille et notre départ en vacances le 27 (yihaaaaaa!) et deux trucs super vitaux pour améliorer ma vie en vacances. J'explique.
1. Une pendule.
Pourquoi une pendule? Parce que je n'en ai pas, et qu'en dehors des ordis et des téléphones, point d'heure dans cette maison. Pas grave me diras-tu, amie lectrice, pote lecteur, sauf que, si. Quels repères donner aux enfants qui viennent me réveiller le matin? Vu que l'interdiction de me réveiller ne fonctionne pas, ils pensent toujours qu'il est suffisamment tard pour venir me tirer des bras de Morphée, les monstres.
Donc là, paf, pendule.
Je colle un post it au miyeu: INTERDICTION DE REVEILLER MAMAN AVANT 9H.
Le môme se pointe à 8h55, il se retrouve le chamallow sur le pallier le temps que j'émerge de dessous ma couette.
Ahah. On fera moins les malins, hein.
Y'a intérêt.
2. Une petite chaise longue.
Tu n'imagines pas le bonheur que ça va être de pouvoir surveiller LaPatate qui fait la chasse aux insectes et LeZèbre qui se perfectionne dans le maniement du skate, le chamallow confort dans la chaise longue, plutôt qu'en tailleur sur la pelouse façon ado attardée.
Pour 15 euros, j'aurais eu tort de m'en priver.
Surtout que sur ma pelouse j'ai le wifi de la maison. Ahah, les immenses possibilités.
Et faut juste que je trouve où ranger ma chaise longue le reste du temps, mais je devrais y arriver, j'aime les challenges Tetris.
Des fois je m'épate.
Non?
Et un gentil merci ensoleillé pour Laure qui m'a envoyé le paréo parfait pour la plage très bientôt ♡
Comme si ça ne suffisait pas d'avoir une nouvelle télé et une nouvelle cuisinière, je suis allée faire des courses ce matin avec les garçons, histoire d'acheter une rallonge pour brancher mon lave-vaisselle, vu que cette coquine de cuisinière a piqué sa prise. Et puis un flexible de douche, parce que garanti dix ans mes fesses quoi. Au bout de deux ans, il se suicide toujours de la même façon.
Et au final je suis revenue avec trois items de plus que prévus, un sac à roulettes pour ma fille et notre départ en vacances le 27 (yihaaaaaa!) et deux trucs super vitaux pour améliorer ma vie en vacances. J'explique.
1. Une pendule.
Pourquoi une pendule? Parce que je n'en ai pas, et qu'en dehors des ordis et des téléphones, point d'heure dans cette maison. Pas grave me diras-tu, amie lectrice, pote lecteur, sauf que, si. Quels repères donner aux enfants qui viennent me réveiller le matin? Vu que l'interdiction de me réveiller ne fonctionne pas, ils pensent toujours qu'il est suffisamment tard pour venir me tirer des bras de Morphée, les monstres.
Donc là, paf, pendule.
Je colle un post it au miyeu: INTERDICTION DE REVEILLER MAMAN AVANT 9H.
Le môme se pointe à 8h55, il se retrouve le chamallow sur le pallier le temps que j'émerge de dessous ma couette.
Ahah. On fera moins les malins, hein.
Y'a intérêt.
2. Une petite chaise longue.
Tu n'imagines pas le bonheur que ça va être de pouvoir surveiller LaPatate qui fait la chasse aux insectes et LeZèbre qui se perfectionne dans le maniement du skate, le chamallow confort dans la chaise longue, plutôt qu'en tailleur sur la pelouse façon ado attardée.
Pour 15 euros, j'aurais eu tort de m'en priver.
Surtout que sur ma pelouse j'ai le wifi de la maison. Ahah, les immenses possibilités.
Et faut juste que je trouve où ranger ma chaise longue le reste du temps, mais je devrais y arriver, j'aime les challenges Tetris.
Des fois je m'épate.
Non?
rangé au pif dans:
festif,
HappyLife,
le sommeil c'est la santé,
les vacances c'est mieux
16 juillet 2014
- 197 -
La fille qui ne fiche strictement rien de sa journée à part nourrir les chats en se levant, et préparer un chouette petit dej' à LaPatate.
La fille qui reste toute sa journée sur son lit à se reposer, parce qu'elle est un peu vannée la fille.
La fille qui se lève à 20h00 et décide qu'elle va attaquer sa journée, maintenant qu'elle est bien reposée.
La fille qui range donc tout le meuble télé en reclassant tous les dvds, en dépoussiérant les étagères.
La fille qui range tout le salon en fait, et passe l'aspirateur, même derrière le meuble télé, surtout derrière le meuble télé, c'est que demain les livreurs de Darty se radinent dans la zonmé, alors il ya une réputation à tenir.
La fille qui déplace son lave-vaisselle et nettoie à fond derrière le lave-vaisselle, tuyaux d'entrée et d'évacuation d'eau compris.
La fille qui déplace sa gazinière, et qui nettoie à fond le sol, les murs, les fils, les prises, tout. C'est que demain, y'a Darty qui vient, oh.
La fille qui range sa cuisine et la brique impec, et lessive ses sols aussi.
La fille qui va se prendre une douche à minuit passé parce que jusque là elle faisait comme à son habitude son ménage en culotte. Elle enfile une robe, ensuite.
La fille qui regarde les sacs poubelles et le sac de tri, dans son salon tout propre et tout rangé, et qui se dit que bon ce serait bien d'aller les descendre, maintenant, à la fraîche. Elle n'est pas sortie de la journée, après tout.
La fille qui chope la clé du Zèbre, sa toute nouvelle clé, avec son porte-clé champignon Mario, parce que c'est celle qui est sur la nouvelle porte d'entrée.
La fille qui va vider ses poubelles, et va pour remonter chez elle.
La fille qui regarde la clé dans sa main, et se dit que ça va être compliqué de rentrer dans l'immeuble sans le badge de l'interphone.
La fille qui se dit qu'il est quasiment une heure du matin, et que ça va être moyen facile de rentrer dans sa maison, là. Parce que ses trois enfants dorment, et qu'ils ont le sommeil profond.
La fille qui a le chamallow bordé de nouilles, puisqu'au bout de 6 ou 7 coups d'interphone pas trop appuyés pour ne pas réveiller les voisins, L'Ado a émergé de son sommeil pour venir répondre, et ouvrir la porte. Avant d'aller se recoucher en traitant sa mère de zinbrin.
La fille qui se dit que bon, ok les gars de Darty viennent demain et peuvent appeler dès 5h et demi, mais elle se ferait bien une ptite salade de pâtes devant un épisode de série là, dans le calme et la fraîcheur, là, tout de suite.
Et elle le fait. La fille.
La fille qui reste toute sa journée sur son lit à se reposer, parce qu'elle est un peu vannée la fille.
La fille qui se lève à 20h00 et décide qu'elle va attaquer sa journée, maintenant qu'elle est bien reposée.
La fille qui range donc tout le meuble télé en reclassant tous les dvds, en dépoussiérant les étagères.
La fille qui range tout le salon en fait, et passe l'aspirateur, même derrière le meuble télé, surtout derrière le meuble télé, c'est que demain les livreurs de Darty se radinent dans la zonmé, alors il ya une réputation à tenir.
La fille qui déplace son lave-vaisselle et nettoie à fond derrière le lave-vaisselle, tuyaux d'entrée et d'évacuation d'eau compris.
La fille qui déplace sa gazinière, et qui nettoie à fond le sol, les murs, les fils, les prises, tout. C'est que demain, y'a Darty qui vient, oh.
La fille qui range sa cuisine et la brique impec, et lessive ses sols aussi.
La fille qui va se prendre une douche à minuit passé parce que jusque là elle faisait comme à son habitude son ménage en culotte. Elle enfile une robe, ensuite.
La fille qui regarde les sacs poubelles et le sac de tri, dans son salon tout propre et tout rangé, et qui se dit que bon ce serait bien d'aller les descendre, maintenant, à la fraîche. Elle n'est pas sortie de la journée, après tout.
La fille qui chope la clé du Zèbre, sa toute nouvelle clé, avec son porte-clé champignon Mario, parce que c'est celle qui est sur la nouvelle porte d'entrée.
La fille qui va vider ses poubelles, et va pour remonter chez elle.
La fille qui regarde la clé dans sa main, et se dit que ça va être compliqué de rentrer dans l'immeuble sans le badge de l'interphone.
La fille qui se dit qu'il est quasiment une heure du matin, et que ça va être moyen facile de rentrer dans sa maison, là. Parce que ses trois enfants dorment, et qu'ils ont le sommeil profond.
La fille qui a le chamallow bordé de nouilles, puisqu'au bout de 6 ou 7 coups d'interphone pas trop appuyés pour ne pas réveiller les voisins, L'Ado a émergé de son sommeil pour venir répondre, et ouvrir la porte. Avant d'aller se recoucher en traitant sa mère de zinbrin.
La fille qui se dit que bon, ok les gars de Darty viennent demain et peuvent appeler dès 5h et demi, mais elle se ferait bien une ptite salade de pâtes devant un épisode de série là, dans le calme et la fraîcheur, là, tout de suite.
Et elle le fait. La fille.
allez, silvoupléééééééé, j'ai faim!
rangé au pif dans:
Feignasse en Force,
Lutine,
ManiacInside,
plouf plouf
Inscription à :
Articles (Atom)















