19 septembre 2010

angel n'est plus anonyme

Je devais bien m'en douter, voilà, c'était ultra prévisible, vu que non seulement j'ai un poste dans ma ville, mais en plus dans mon quartier, mais ayé, c'est confirmé, je ne suis plus anonyme. Je suis la maikresse de 26 gnomes de 4/5 ans, et aussi une maikresse dans une école de plus de 100 élèves.

Et donc c'est foutu.
Les courses fissa du dimanche midi à la supérette, les cheveux mouillés parce que je sors de la douche, sapée à l'arrache avec du confortable et du premier qui me tombe sous la pogne, pas maquillée, l'oeil vague, à vaquer dans les rayons à la recherche des ingrédients de mes bentos de la semaine, ne se font plus dans un doux flou artistique où je ne distingue aucun visage, et où je ne parle à personne. Fi ni to. A peine tu arrives au rayon frais, t'es là en train de comater entre les yahout's à la mûre, et les bûches de chèvre, quand t'entends: Han regarde maman, c'est la maîtresse, c'est Angel!
Mais euuuuuh. Donc là tu souris à la maman, tu fais un grand sourire à la moustiquette à couettes que tu ne sais même pas comme elle s'appelle - pas dans ma classe - et tu louvoies ensuite dans les rayons pour ne pas les recroiser, mais euh, c'est MA supérette, barrez-vous, bande de gens. Pis pendant que tu attends à la caisse, tu vois débarquer une choupette de ta classe, et là tu ne peux pas ne pas dire bonjour, et à la gamine, et à la maman - très charmante d'ailleurs - et tu te dis que ouf, ce sont juste des courses de bouffe pour les bentos, et pas les courses en urgence pour le péku ou autre truc bien glamour - oui la maikresse fait popo figurez-vous, et non elle ne vit pas à l'école, même si ses 50 heures de boulot par semaine pourrait bizarrement le faire croire.

Et ça ne s'arrête pas là. Parce que le dimanche aprem', quand t'as bouclé tout ton kravail, tu emmènes tes enfants au square, genre pendant deux heures, afin que Chéwi il puisse être peinard pour bosser, et puis pour aérer la marmaille, et là d'habitude toi tu t'écroules sur un banc, avec ton polar en ricain, et au bout de trois pages, tu dors à moitié, parce que c'est la fin de la semaine, parce que t'es épuisée, parce que flûte, quoi, DODO!
Et donc cette fois-ci, à peine tu as posé le bout de ta mule dans l'herbe du square, que tu vois deux loupiots que tu les as déjà vu 4x6heures cette semaine. Caramba! Encore raté. Donc tu t'assois et tu lis, et tu essaies de ne pas t'endormir, et c'est dur, et pfffff tiens.

Je ne suis plus anonyme, mais je vais m'y faire.
Et me planquer, hin hin hin.

02 septembre 2010

la rentrée de la famille CoinCoin

Ben pour moi ce n'était pas gagné, et ça ne l'est toujours pas, rapport que ma classe ce lundi était encore une salle des maîtres, et que j'ai tellement peu de matériel (les commandes ne sont même pas arrivées c'est dire mon degré de youpilavie) que faire classe relève du challenge. Heureusement j'ai une AT*SEM certes grande gueule et soupe au lait, MAIS d'une efficacité redoutable et d'une hargne de pit-bull en ce qui concerne notre classe, et donc elle taxe à droite à gauche pour qu'on puisse bosser dans des conditions certes précaires mais qui en deviennent acceptables...

Depuis 10 jours je n'ai plus de vie, je ne fais que travailler, travailler, travailler, je ne dors plus, je ne mange quasi plus, je ne vis que pour cette rentrée.
Ce matin j'en étais tellement malade d'angoisse - SEPT ANS BON SANG DE BONSOIR - que j'ai cru que j'allais dégobiller mon absence de petit déjeuner sur le chemin de l'école. Et oui, les parents éberlués m'ont vue écraser discrètement une petite larme à l'accueil de mes premiers élèves. C'est dire le choc émotionnel que je me prends pleine face, c'est assez violent, mais c'est la vie, il faut en passer par là.

A la fin de cette première journée, je me rends compte que c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas, et j'ai réussi à passer quelques moments extras avec mes élèves, notamment la lecture de cet album, où je rigolais comme une bécasse de leurs réactions, planquée derrière le bouquin. Et j'ai déjà un dessin ramené de l'heure du déjeuner accroché au-dessus de mon bureau, c'est génial.

Mais cette rentrée était également en même temps celle de LaPatate dans la même école que celle de sa maman, mais bien sûr pas dans la même classe. Et là, attation les yeux.

1. L'enfant n'a pas pleuré et a dit babaille tout souriant à son père.

2. 20 minutes après, confirmé par mon AT*SEM partie en reconnaissance mode furtif, il pleurait à pierre fendre, rapport qu'il était entouré de braillards et que visiblement il s'est demandé pourquoi on l'avait collé dans ce lieu de misère enfantine.

3. Une heure après il pleurait encore tout ce qu'il pouvait accroché à la main de sa maikresse quand celle ci a ouvert ma porte en plein passage de consigne pour l'atelier commun, afin de faire visiter l'école à sa classe. Et j'ai donc récupéré un môme hoquetant sur les genoux, c'était d'un pratique, j'ai bien aimé. "Maikresse, c'est ton fils?" Bah oui, et visiblement il est moyen content de la vie là hein. Je l'ai refilé à sa maîtresse en lui disant que je le verrais à la récré.

4. 10 minutes plus tard il écoutait les histoires assis sur le tapis à bader sa maikresse et ne pleurait plus du tout. A la récré il est juste venu me dire qu'il voulait rentrer à la maison, et ensuite il est allé faire du toboggan, peinard.

5. A la cantine où je suis allée accompagner une petite abandonnée, il m'a fait un mini coucou avant de faire voler sa fourchette par dessus DEUX camarades, par totale maladresse. Me suis éclipsée rapido presto.

6. A la sieste, il a mis le dawa du siècle, il a fallu que son AT*SEM et sa maikresse lui expliquent la laïfe pour qu'il s'endorme comme une bouse, et c'est là que je l'ai trouvé une heure et demi plus tard, le dernier à se lever du dortoir!

7. A la récré, il n'a fait QUE me pleurer dessus qu'il voulait les bras, alors que bon non, je ne suis pas sa maman à l'école (enfin si un peu hein) je suis surtout à mon travail. Vas-y pour lui faire comprendre ça, tiens, je t'attends. J'ai adoré faire mon rang pour remonter en classe avec môme braillard accroché à ma jambe. Est finalement parti avec sa maikresse, en désespoir de cause, et est revenu à 16H40 dans ma classe, récupéré par son grand frère, super top.

8. Ok il veut bien y retourner demain, mais quand même, il n'est pas hyper convaincu par la chose. Je le sens super bien, staffaire moi, tiens.

Quant à la Lutine elle a trouvé dans sa classe de 6ème, non seulement sa meilleure amie, comme convenu, mais aussi ses deux autres super potesses, c'est trop bien, elle plane à 3000. Elle a passé l'aprem' tute seule à la zonmé, à manger des tartines de rillettes de thon et de chèvre devant Beetlejuice. Trop dure la vie.

PitiGasson est très content de sa rentrée, il a deux maîtresses dont une très enceinte, il a retrouvé ses copains et ses habitudes, tout roule.

Et Chéwi? Chéwi a un emploi du temps qui lui permet d'emmener ses fils à l'école tous les matins, et c'est hyper youhou. Et il se retrouve catapulté coordinateur de l'équipe il est r a v i (comment ça je ne suis pas crédible?) parce que ça n'ouvre aucun avantage financier et aucun privilèges, c'est juste du job en plus. Triple youhou pour Chéwi, alors.

Voili voilou, je vous fais des tonnes de poutous endormis, et reviens vous conter des aventures comme elles viennent, dès que je peux ( environ au mois d'octobre, ça devrait rouler). (argh). (help me).

21 août 2010

la team coincoin a un plan

La petite souris est passée apporter un ptit cadal à PitiGasson, qui a perdu hier sa dent de devant, que ça lui fait un sourire tellement choupi que je suis fondue grave. La petite souris pour le première fois de sa carrière de petite souris s'est faite chopper la main dans le sac, enfin plus exactement sous l'oreiller, et pourtant il était quasi deux heures du mat'. Heureusement l'enfant était au courant du fait que sa mère se transforme en rongeur la nuit tombée, donc il était juste mort de rire, l'affreux jojo.

Et qu'est ce que la petite souris a apporté au PitiGasson? Elle lui a apporté un Bagukan. Ouaip. Tu te demandes ce que c'est? Ben figure toi que c'était mon cas aussi pendant les six derniers mois où mon fils n'a pas arrêté de me tanner pour en avoir un et qu'il pouvait se brosser. Donc un Bagukan c'est une petite boule de plastique, tu la jettes sur une carte magnétique, et PAF, elle se déplie et ça te fait une sorte de petit robot. C'est fun. Enfin quand on a 6 ans et demi quoi.

Donc PitiGasson a eu en fait deux Bagukan, parce que la caissière de Toys m'a dit que pour un centime (!!) de plus, je pouvais en avoir un autre. Joie bonheur et liesse de l'enfant, ouhla.

Et bien évidemment LaPatate, très intéressé par les affaires de son frère, s'est penché sur la question des Bagukan. Et pour enquiquiner son grand frère qui refuse de lui prêter les petites figurines chéries adorées toutes neuves que c'est l'amour absolu, ben il lui choure une carte, et cet affreux ouistiti à roulettes la jette par dessus le balcon.

ET LA

C EST LE DRAME.

Oui.
Parce que figure toi qu'une carte c'est léger, et ça ne tombe pas nécessairement pile sur la pelouse ou dans l'allée.
Non.
Ca peut aussi voleter et tomber disons genre dans les géraniums de Mamie Infecte.
La voisine du dessous que ça fait quatre ans qu'elle veut nous voir migrer au Guatemala et qu'elle peut se brosser le paillasson, on n'ira pas. Elle ne nous aime pas et on le lui rend bien, rapport qu'elle veut notamment faire abattre le sapin devant nos fenêtres, qu'elle nous a obligé à enlever notre poussette du hall, et j'en passe, c'est une sale teigne, et plutôt crever que d'outrepasser le pseudo "bonjour" entre les dents serrées quand on la croise, et qu'on zappe une fois sur deux.

Donc pas possible d'aller sonner chez elle pour récupérer la carte. Déjà elle a tapé un scandale quand un escargot venant de chez nous est allé sur son balcon, imagine une carte du démon dans ses géraniums chéris adorés, c'est les flics qu'elle nous met au popotin, direct, hein.

Là on réfléchit.
Et je trouve l'idée qui va bien: on va aller repêcher la carte. Suffit d'attacher du fil de pêche à l'aimant de Jojo Lapin et d'aller récupérer discrétos la carte qui est, je le rappelle, magnétique.
On vérifie avec l'aimant et l'autre carte, ouaip, ça fonctionne très bien, yapuka.
Sauf que le fil de pêche est perdu au fin fond de la chambre de LaLutine à qui on l'a prêté hier, pour qu'elle fabrique des porte-clés. Impossible qu'elle remette la main dessus, non mais franchement, c'est un trou noir sa chambre ou bien, je croyais que c'était rangé moi? Bah oui ça l'est, rangé, mais encore faudrait-il qu'elle pose les objets en évidence et non pas au ptit bonheur la chance.
Comme elle ne retrouve pas la bobine, on passe au plan B, je réfléchis encore, et je me souviens qu'il nous reste du câblage électrique, ça devrait faire l'affaire!

Le temps de le dire, Chéwi accroche l'aimant avec le fil électrique, et récupère la carte... et la fait retomber, mais sur la pelouse cette fois, ouf, il lui reste juste à descendre la récupérer.

Trois heures plus tard ma fille retrouvera le fil de pêche au fond de son panier à linge.
On fait une bonne équipe, mais quand même, on a quelques faiblesses sur le front adolescent, hein. D'ici quelques années on devrait être au top de l'opérationnel, attation les yeux.

LaPatate fait du shopping

Voilà que Chéwi il a décidé, pour sa tranquillité personnelle à lui qu'il veut, de me refourguer LaPatate pour aller faire les magasins avec sa grande soeur, afin d'acheter les derniers éléments in dis pen sa bles maman silteplé c'est im por tant de la liste de 6ème - aka la deuxième paire de baskets pour le gymnase exclusivement et le k-way pour quand le prof de gym psychopathe fournira de la pneumonie par lot de douze en faisant courir les gamins sous la flotte.

Bon moi j'ai râlé un pwal, puis bon je suis la fille gentille, j'ai embarqué le mouflet dans le train, hop hop viens avec môman, on va faire des couuuuurses ça va être rigolo. Et je savais que Chéwi pouvait s'assoir sur sa tranquillité et son roman rapport que PitiGasson seul avec son père ça donne "joue avec moiiiiii silteplééééé papaaaaaaa" en boucle /non stop /fouton off introuvable. Good luck mon amour. Moi j'me casse faire les magasins pour trouver des baskets à pas cher pour ta fille.

Mais ça donne quoi une Patate de troizan dans un immense centre commercial?


- LaPatate aime courir tout seul très vite en braillant "ouh ouh maman, 'egad' ye m'échappe"

- LaPatate veut des chipes pour son goûter, mais tant pis pour lui il aura une gaufre au choc'. Spa grave, il va s'essuyer les mains ET la bouche avec son débardeur, voilà voilà.

- LaPatate danse dans l'immense hall du CNIT, parce qu'il y a de la musique d'ambiance new age et lui ça le rend tout chose, donc remuage de popotin, envolée de bras potelés, gigotage de gambettes en nu-pieds rouges. Et ensuite on se barre en courant très vite " ye m'échappe!"

- LaPatate trouve que Décathlon c'est à fond le fun. Rapport qu'on peut courir, s'échapper, revenir, dire "ouh ye m'étais pe'du moi" " t'as vu yé p'is un aut' chemin" et tournicoter la main du mannequin femme en jupette de tennis. Main qui se décroche. Stupeur de LaPatate, qui fait les gros yeux, pose la main par terre, et file se planquer derrière mon popotin okazou il ait été repéré par la police du magasin. Oskour. Maman revisse la main, tout va bien, on respire, voilàààà. On ne rigole pas, sinon il est vesqué après.

- LaPatate aime beaucoup le petit parcours pour tester les chaussures de randonnée, comme ça il s'occupe à le faire 112 fois dans les deux sens pendant que sa mère essaie, dans le plus grand désespoir, de connecter deux neurones afin de replier correctement dans sa petite pochette le k-way de la grande soeur, qui, elle, baille aux corneilles.

- LaPatate est bien content de sortir du CNIT, il veut gagner et sortir le premier alors il s'échappe et court très très très vite PAF. C'était la vitre. C'est super méchant mais sa soeur et sa mère ont rigolé, alors qu'il s'est à moitié assommé. Mais il a quand même trouvé une porte ouverte et a gagné la course. Il était super content, parce que c'est lui le plus fort. Même pas mal.

- LaPatate a décidé que le seul intérêt des magasins de vêtements - oui sa soeur cherche maintenant une veste pour parfaire sa tenue de rentrée, elle serait un peu maniaque celle-là hein, bon - c'est de se cacher dans les portants, sous les portants, derrière les portants. Il peut rester immobile très longtemps derrière une douzaine de pantalons. C'est très pratique pour farfouiller dans les fringues sans se soucier de savoir s'il est en train de démonter un nouveau mannequin.

- LaPatate a décidé que chaque escalator devait être testé dans les deux sens, même s'il n'est pas sur le chemin emprunté par sa mère et sa soeur. LaPatate se perd beaucoup, mais ne s'inquiète pas plus que ça, s'il ne voit plus sa mère, il la cherche deux minutes puis oh un chien ouh le chien je vais aller le caresser tiens. Il a un 6ème sens très très très au point qui lui dit que sa mère se planque en ricanant, en fait.

- LaPatate n'est même pas fatigué, même s'il n'a pas fait de sieste, même s'il s'est couché à 22h hier soir après avoir crapahuté tout l'aprem' dans les jardins de Bagatelle, alors il est prêt pour tester tous les jouets de Toy's R Us, vu que sa mère y fait des choses mystérieuses, sans doute en rapport avec la dent de devant du grand frère qui est tombée ce matin. Visiblement on n'est pas d'accord avec lui et il trouve qu'on le brime beaucoup, et que d'ailleurs, faudrait voir à faire un petit sit-in improvisé afin d'affirmer son mécontentement.

- LaPatate aime bien le bateau et le camion dans lesquels il faut mettre des pièces, mais sa maman n'a plus de monnaie, mais spa grave, parce que sa soeur les secoue dans tous les sens en faisant des bruits de vague ou de moteur, et on s'y croirait, youhou!

- LaPatate rentre tard dans sa maison par le train de 19h47, mais il a bien l'intention de s'amuser avec ses deux nouvelles petites voitures, et de se lever un maximum de fois sur son siège, d'aller regarder sous le nez des gens, et de s'échapper à l'autre bout du wagon. C'est bon, hein, on ne va pas se reposer, on n'est pas fatigués.


Dans quinze jours, le fabuleux enfant rentre à la maternelle, dans MON école. Mes oreilles en sifflent à l'avance.

15 août 2010

angel est au milieu

Ne crois pas que je t'oublie lecteur. Non. Juste je suis au milieu. Au milieu de quoi me demanderas-tu. Au milieu, entre les vacances et la rentrée.

Rentrée pour moi au bout de 7 ans d'absence. La trouille et l'envie mêlées, c'est quelque chose.
Je me prépare à me préparer, si si c'est possible, j'ai acheté les bentos et accessoires pour mon déjeuner - bah oui la bouffe c'est important -, j'ai acheté les vernis pour la rainbow manucure, je vais aller acheter le netbook et l'imprimante wifi, j'ai repéré les sites des nouveaux programmes et autres joyeusetés que je vais devoir rapidement intégrer, j'ai acheté le trieur, les porte-vues, ah mince j'ai oublié la ramette de papier, et la semaine précédant la rentrée, je vais aller travailler à tout mettre en place, de 9h à 16h, voilà voilà. Angoisse et envie. Ca ira mieux le 10 septembre, au bout d'une bonne semaine de remise en selle. On y croit.

Rentrée de la Lutine en 6ème, ouhla elle a hâte, elle range sa chambre au cordeau pour faire de la place pour tous ses paquets de copie, feuilles simples, copies doubles, feuilles dessin, papier calque, feuilles de couleurs, et les classeurs, les cahiers, le matos de dessin, la nouvelle calculatrice que je la soupçonne d'aller aux wawas avec et qui limite supplante la bien-aimée DS dans son affection, elle dort avec son nouveau sac à dos, ultra kawaii avec des fleurs et Miffy, elle replonge dans les cahiers histoire de pas arriver le jour J toute rouillée, elle est prête over prête giga prête, et elle ne sait pas où elle va mettre les pieds la pauvre enfant... je prévois un déjeuner par semaine avec elle, histoire qu'on fasse le point et qu'on mette du baume au coeur sur les petits bobos.

Rentrée de LaPatate à l'école. Ah je stressais sur sa maîtresse, en me disant, ahlalalala, pitié, pourvu qu'il ne se mette pas tout nu dans la cour, pourvu qu'il fasse pas sa blague du caca aux wawas, pourvu qu'il soit sage comme une image, pourvu pourvu pourvu. C'était AVANT de savoir que sa maîtresse serait au choix ma directrice, ou ma collègue. Bah oui, vu qu'on m'a retiré pour cause de réduction d'effectifs, mon poste d'amûûûûr, ben mon poste de repli, c'est l'école de LaPatate. Ce qui est chouette niveau organisation, mais niveau tranquillité de l'esprit, c'est foutu. M'est avis que la moindre bêtise du ouistiti va mettre moins de 3 minutes à me parvenir via Radio Couloirs. Allez, on n'a plus à s'inquiéter sur le fait que LaPatate n'ait pas de doudou à emporter à l'école pour la sieste, parce que de facto il va emporter son doudou de toujours: sa mère! Ouéééééééé!
(va sangloter nerveusement)
(en plus il veut être dans ma classe même si j'ai dit que spa possib' mon chéri, toi tu vas être chez les petits, et moi j'aurais les moyens grands)

Les fournitures sont achetées, l'appart est rangé à 95%, les caves aussi, tout est prêt, et je savoure ma dernière semaine, alternant derniers préparatifs avant le plouf dans le travail, et glandouille absolue en famille: câlins, bouquins, jeux, dvds, balades, on cocoone à fond, on profite!

Je suis entre deux rives, et je profite de la traversée.
Je vous tiens au courant.

ps: on a commandé le lave-vaisselle, il arrive mercredi, vous pouvez croire ça??

02 août 2010

angel est dé pi tée

L'un des trucs que tu apprends vite quand tu deviens parent, c'est que le temps pour toi où tu pouvais aller aux wawas en toute tranquillité, et soyons-fous, y lire quelques pages de ton bouquin, peinard dans ton petit cabinet à la porte close, c'est fi ni to.

C'est râpé. Tout petit le bébé hurle s'il ne te voit plus, et tu ne peux pas compter sur sa sieste pour y aller peinard: tu préfères t'écrouler misérablement dans le canaprout pour essayer de récupérer de ta nuit en miettes. Plus grand le bébé hurle toujours s'il ne te voit pas, et donc tu continues à y aller avec le transat, et puis un peu plus tard avec le petit sur les genoux, c'est chouette. Des fois il t'apporte un livre. Et s'installe. Donc tu fais la lecture, mais pas celle dont tu rêvais, pas celle de ton polar non non non, tu lis les aventures de Spot le Chien. C'est super.

Pis comme t'es un peu maso, tu enchaînes les enfants histoire de n'avoir jamais de répit, à peine l'un a-t-il atteint les trois ans et logiquement devrait te fiche une paix royale, qu'en voilà un autre. Damned. Au final, plus de 10 ans sans tranquillité dans tes wawas sauf exceptions ultra rarissimes.

Et là, vu que le ptit troize c'est le der des der, tu te dis qu'ayé, il a trois ans passés, trois ans bien tassés, trois ans bon sang, et donc tu files aux wawas avec Stephanie Plum que ce coup ci t'aimerais bien qu'elle chope Ranger pour changer de Morelli, et là...

là....

alors que tu avais laissé la porte entr'ouverte pour cause de claustrophobie wawatesque aigüe, que LaPatate fait sa sieste, que LaLutine bouquine tranquille sur son lit La petite maison dans la prairie, que PitiGasson attend que tu aies terminé tes affaires pour jouer avec toi à Monkey Island, la porte des wawas s'ouvre!

Mais?

Qui c'est qui vient m'embêter?

Le chat figure-toi, ami lecteur, MON chat, qui décide que là maintenant tout de suite c'est le moment du câlin.
Il saute sur mes genoux. Et ronronne.
Et miaule si je le caresse pas.

Et vas-y pour lire quand même avec une queue blanche de 12 mètres cinquante qui se balance devant ton nez et fouette ton bouquin.

Et pis ensuite, qu'est ce que tu crois qu'il fait, le chat de l'enfer? Hein?
Ben oui il se roule en boule et se couche. Sur tes genoux.


Les wawas publics là, à 2 euros, ça peut se louer à l'heure, ou bien?

27 juillet 2010

LaPatate et Angel vont faire fureur

14h35.
Depuis ce matin j'ai bugué. Je me suis levé à une heure décente, je suis allée directement prendre ma douche, et arrivée en serviette devant mon ordi, on m'a servi une tasse de thé et j'ai bugué.
Je suis donc toujours toute nute, et ce n'est même pas la canicule, pas du tout même.
LaPatate aussi a bugué. Il devait faire la sieste, mais en fait non. Il n'a pas envie. Il a préféré se mettre tunu aussi, et faire l'andouille.
Va falloir agir!


- Tu veux aller faire les boutiques avec ma maman?
- Oui!
- On va prendre le bus pour y aller?
- Oui!
- On va y aller tout nus?
- NOOOONNN!
- Ah bon? Qu'est ce qu'on va faire alors?
- On va met' des saussuhs!

Okey.
On va faire fureur à mon avis.

LaLutine rigole (bêtement)

Oh my god.
Ayé on y est.
Pas possible de reculer, c'est foutu.
Ma fille, 10 ans et demi et des brouettes, est entrée dans l'âge bête.
Elle ricane pour tout et n'importe quoi, c'est atterrant. Et on sait qu'on en prend pour des années, youhou.

Donc en gros, tu peux lui dire n'importe quoi, et paf, elle se met à rigoler à s'en faire limite peepee dessus. Délire.

Bon du coup moi je m'amuse, y'a pas de raison.

- Chaussure.
- Uhuhuhuhuhuhuhuhuhu
- Cornichon.
- AHAHAHAHAHAHAHHAHA
- Concombre.
- MOUHAHAHAUHUHUHIHIHIHIHI
- Fauteuil.
- AHAHAHAHAHIHIHIHIHII ARRETEUUHHH AHAHAHAAHHAAHAH.
- Pingouin.
- MOUHAHAHAHAHAHAHAH arrêteuuuuh je vais me faire pipiihihihihihihihihihi dessuhuhuhuhuhu.

Tu vois ce que je subis quand même.
Et donc là t'as PitiGasson qui rapplique, attiré par la rigolade de folle furieuse de sa soeur.

- Pourquoi elle rigole?
- Bah va savoir, ça reste un peu un grand mystère pour moi aussi, hein.

Du coup il demande à sa soeur:
- Beh pourquoi tu rigoles?
- C'est maman, elle joue avec mes hormones!

Autant te dire qu'il n'est pas parti plus renseigné qu'il n'est venu, le loulou.

Ca va être long cette histoire, je le sens.
Youpi.


26 juillet 2010

la coincoin family à la playa (5)

Jour 6

la laverie
Comme je suis la fille super organisée (et stressée) de la laïfe, arrivée à la veille de faire les bagages pour repartir à la zonmé, je flippe des tonnes de linge sale à ranger dans les valises, et moi je suis désolée, mais ranger du linge sale dans la valise, ça me débecte. Cherche pas. C'est pas explicable. Je m'autorise un minimum de linge sale, genre le contenu d'une petite machine en rentrant, et stout. Et là, ça tombe bien, y'a une laverie dans la rue, genre à moins de 100 mètres, impec.
Pis bon je veux pas dire mais quel meilleur argument peux-tu trouver pour te barrer deux heures et lire tranquille que " je vais à la laverie, pffffff, tout ce linge à laver, relou, mais bon, je me sacrifie, allez jouer à la plage, hein"? Bon ok faut porter le sac de linge sale jusque la laverie, et crois-moi, 5 jours de linge sale pour une famille de 5, ça fait un peu lourd, mais après c'est peinard. Tu balances tout dans la machine, tu lances le biniou, et tu t'installes avec Stephanie pour rigoler comme une bécasse aux facéties de Grandma Mazur et soupirer bêtement à chaque description de Morelli.
Sauf que bien sûr, la laverie n'est pas vide, et te voilà en train d'aider les bourgeoises parisiennes qui ont décidé de laver une couette et trois chemises avant de rentrer dans la capitale, parce que bon, c'est comme ça, tu es in ca pa ble de fermer ta grande gueule devant l'incompétence des gens, y'a comme une fibre Mère Térésa qui s'active, c'est limite flippant. Et me voilà donc en train de lire l'étiquette lavage de la couette, d'indiquer quelle machine convient le mieux, quel programme sélectionner, et quelle séchante il faudra utiliser, et à quelle puissance, ensuite. Raaaaaah. Bon enfin, quand le linge est propre, faut le sécher. Logiquement la centrale de paiement permet de programmer plusieurs cycles de séchage de 10 minutes chaque, sauf que visiblement ma tronche ne lui revient pas, puisque je suis obligée de la nourrir toutes les 10 minutes et elle me recrache ma monnaie jusque dans la poubelle en dessous, la garce!
Au final, du linge tout propre, tout sec, tout plié et prêt à remettre dans les placards, et une faim de loup! Et comme j'arrive après la bataille pour le repas, ahahahaha je peux manger avec mon bouquin, trop bien.

la plage (toujours)
Comme à chaque fois on nous dit qu'il fait moche et qu'au final il fait beau, on va à la plage, tranquillou, et puis de toutes façons c'est marée ultra basse, et figurez-vous qu'il n'y a rien qui plaise autant à mon mec que de marcher sur la grève à marée basse, et d'y dénicher des miyons de trésors à partager avec ses gamins. Et donc pendant que tous les 4 ils s'extasient sur les mini crabes, les bernard l'ermite (vas-y j'ai la flemme de chercher le pluriel, oh), les ptites méduses et les grosses méduses (biiiiih), les bigorneaux, les coques, et j'en passe, tu t'en doutes, je suis allongée sur ma serviette, maillot de bain, paréo, huile qui sent bon et vernis de pétasse, et je bouquine du polar chicklitt ricain. Et quand il fait un pwal froid pour moi, je rajoute une serviette par dessus, et je m'endors comme une bouse. Non mais je suis désolée, mais ça ce sont des vacances, des vraies!

Jour 7

jeux de sable & gossips
Le matin, vu que dans ce bled les squares sont au nombre de deux, et qu'ils sont loin d'être la porte à côté ni même particulièrement attrayants, ben qu'est ce que tu fais histoire que tes minots ils se dégourdissent les mollets et évitent de jouer à la balle rebondissante entre les murs de l'appart? Ben tu vas à la plage. Bah oui. Sauf que bon pas pour te baigner, t'es pas fou non plus, juste pour jouer dans le sable, parce que ça tombe bien, du sable, y'en a des tonnes, partout partout partout, et pas de caca de chien dedans en plus, si ce n'est pas la classe (mais des mégots de clope oui, les gens sont des porcs).
Donc Chéwi et moi on s'installe le tutu sur les planches, les doigts de pied dans le sable, et on laisse les trois loulous avec seaux, pelles, rateaux et moules, et allez-y, construisez nous des châteaux, nous on bouquine, mais on veut voir du résultat hein, alors hop hop hop, on creuse, on remplit, on démoule, on se défonce, merci bien.

Pis comme la lecture au bout d'un moment c'est un peu surfait, avec Chéwi on joue à la Fashion Police, et on rigole comme des andouilles, parce qu'en vrai on est des super méchants, et la mamie avec sa combi courte orange à motifs, et ses Crocs rose layette, désolée, mais c'était juste pas possible, de même pour la mère de famille bon teint, son pantalon rouge vif, et sa marinière assortie, le style cyrillus fait peut-être fureur à Deauville, mais il faut bien l'avouer, c'est hideux.
Et on a bien halluciné aussi sur la nana qui enlève les tee shirts de deux petits gamins qui l'accompagnent, les envoie dans le sable avec seaux et pelles, leur demande de faire un sourire pour la photo - elle les mitraille à fond - et ensuite s'indigne qu'ils ne reviennent pas immédiatement sur les planches se rhabiller et aller déjeuner. Limite elle trépignait la dame, on a bien ri, mais en même temps, mettre des mômes dans le sable et s'attendre à ce qu'ils y restent seulement trois minutes, c'est se mettre le doigt dans l'oeil jusque la cheville, et aller-retour.

mioume le resto!
Dernier jour de vacances, flemme absolue, resto. Logique imparable. Et comme depuis une semaine j'observe au passage les contenus des assiettes et le comportement des gens à table, je sais un peu près lequel choisir. Ce sera donc la petite crêperie sans prétention sur la place de la mairie, j'ai vu les gens terminer leurs assiettes -pourtant copieuses- ça me semble donc une bonne idée, contrairement à la brasserie à côté, aux prix prohibitifs, et dont les gens pinaillent dans l'assiette... Et j'ai bien fait, car les plats sont effectivement copieux, très simples mais très bons - crêpes et moules frites seront nos choix, crêpes pour les filles, moules frites pour les gars, ça ne s'invente pas - et les serveurs tout à fait charmants, gentils et souriants, ce qui est toujours un plus quand tu débarques avec trois enfants dont deux particulièrement remuants.
Et donc après le délicieux repas sans vaisselle à laver et sans courses au préalable, mini sieste, et direction la plage, ça tombe bien, il fait un soleil éclatant, alors que la météo, toujours aussi fiable, prévoyait de la pluie à gogo.

les mouettes et le goéland
Des fois quand tu es sur ta serviette, tute seule parce que lâchement abandonnée par les explorateurs fous partis à la recherche du crabe et de la méduse géante, tu t'endors la tête sur ton bouquin. Ca n'a pas du tout de rapport avec le fait que tu as mangé ta crêpe oeuf/fromage + la moitié des moules frites de LaPatate. Du tout. Tais-toi. Et donc quand tu dors, au bout d'un moment tu te réveilles, oui je sais, c'est fou. Et là, tu ouvres un oeil, tu tâtonnes pour trouver ton tiliphone dans ton sac, et tu te rends compte que t'as dormi 45 minutes, et que t'es toujours toute seule sur ta serviette. Ah. Depuis plus d'une heure, absolument personne n'est venu te réclamer une serviette, un gâteau, à boire, ou que sais-je encore.
Limite c'est inquiétant. Surtout qu'en scrutant la mer tout là-bas loin, tu vois super pas ton mec et tes mouflets. Ok.
Tu pries qu'ils n'aient pas été emportés par le seul grand requin blanc de la côte deauvilloise, et tu te replonges dans ta lecture.
Quand tu avises une mouette qui se tient à moins de 10 m de toi.
Et là, paf, un accès de folie, tu lui files une céréale, tu sais les Trésor de Kellog's, des petits trucs fourrés au chocolat là, que LaPatate il pourrait en manger sur la tête d'un pouilleux.
Tu jettes la céréale à la mouette.
Erreur fatale.
Après tu as quinze mouettes.
Qui te regardent.
Biiiiiiiiiiiiiih.
Tu rejettes une céréale à TA mouette, qui l'engloutit vite fait, et qui ensuite se transforme en Bad Mouette, attation ça rigole plus elle défend sa céréale, elle se fait toute grosse, elle rentre la tête dans les plumes et vas-y que je marche de façon belliqueuse vers les autres, en criant comme une damnée que ce sont MES CEREALES CASSEZ VOUS LES GUEUSES!
Ah bah didon. Elle a pas l'air contente la bestiole, elle fait PEUR!
Et moi je suis morte de rire.
Et je redonne des céréales.
Faut voir les mouettes faire du sur place pour repérer la céréale et descendre en piqué. Hilarant. C'est bien le seul intérêt qu'on peut trouver à la bestiole, faut dire.
Pis là t'as un goéland qui arrive, et il a du rouge sur son bec, il a du buter de la mouette avant, et je peux te dire qu'elles filent droit les excitées, le king est dans la place, mais comme il est lent et pas très futé, elles lui chourent les céréales quand même.

Et c'est à ce moment là que mes enfants reviennent, et que LaPatate fonce dans les mouettes mit goéland, et y met une belle pagaille. Hin hin hin. C'est mon fils le plus fort et ce sont SES céréales d'abord.

bagages
Et puis voilà, c'est l'heure de rentrer, et tu sais que tu vas devoir faire les bagages, et pffff c'est déprimant. En une heure c'est bouclé, tu as réussi à tout faire tenir dans les valises, tu n'as rien oublié, youhou, il est 21h00, tu peux aller t'écrouler dans ton lit sans te laver les dents parce que t'as déjà rangé la brosse à dents. Pffff tiens.


Jour 8

ménage&vadrouillage
Pendant que Chéwi fait le ménage, je suis chargée de m'occuper des enfants dehors, et d'acheter le pique nique du midi. Parce que la blague, c'est qu'on doit libérer l'appartement à 11h00, pas une minute plus tard, et le train est à 14h10. Misère quoi.
Donc acheter le pique nique, ça te prend pas longtemps, et ensuite tu fais quoi dans la ville sans square quand tu as rangé les jeux de plage dans les valises?
Ben tu improvises.
Donc j'ai fait séance photo devant la bibliothèque maintenant défunte de Deauville, ça tombe bien il y a trois mini supports en pierre pour des statues qui ne sont plus là, et donc un enfant sur chaque, et c'est parti. Ils ont bien rigolé, et ça nous a occupé une bonne vingtaine de minutes.
Ensuite visite du marché, avec d'abord passage à la pharmacie pour PitiGasson qui a trouvé malin de tomber sur des marches et de se bousiller méchamment au niveau du tibia.
Je marche très très lentement pour que mon petit blessé puisse suivre et pour gagner du temps en extérieur, raaaaaa, quelle maligne je fais. Et je rentre pile pour 11h00, on récupère notre chèque de caution malgré le lit bébé toujours pas replié hin hin hin, et on descend tous les bagages pour une nouvelle traversée de la Caravane de l'Angoâsse à travers les rues de la ville. Youpi. C'est parti pour quasi trois heures d'attente à la gare, heureusement il fait très beau, le lieu est joli, et les enfants, grâce soit rendue aux Nintendo DS, sont hyper sages.

dedans le train
Moi je suis désolée mais à chaque fois que je prends le train avec mes loupiots je suis hype fière d'eux. Les gens ils tirent grave la gueule quand on arrive, genre ahhhhh noooon on est maudiiiiiiiiiiits, TROIS enfants d'un coup, misère de misère ça va être l'enfer, mais en fait ça dure super pas, parce qu'au bout de 10 minutes qu'on est installés, LaLutine et PitiGasson sont le nez dans leur DS à comparer leurs avancées dans le jeu Pokemon, et LaPatate ronfle sur moi pendant que je bouquine. Le tout pendant les deux heures de trajet. Ahahaha ça vous en bouche en coin hein. Oui je crâne si je veux. Spa tous les jours non plus, faut les voir à la supérette les trois affreux, on en recause, hein.

Par contre avec le train le souci c'est que des fois il s'arrête, et il y a des gens qui montent. Et là c'était la troupe de scouts. On a cru mourir quand ils sont passés à côté de nous, tellement ils sentaient le pas lavé et le saucisson. Une horreur. Les gens ouvraient des yeux effarés et fronçaient leur nez, et franchement il y avait de quoi, quelle puanteur, sérieux! Et bruyants et cons avec ça. Affligeant. Y'en a un qui est venu demander à Chéwi ce que ça faisait de porter des lunettes, a priori c'était le gage d'un jeu alakon entre scouts de bon aloi à qui ça ne suffit pas d'empuantir le wagon, faut aussi enquiquiner le passager. Chéwi est resté très zen, rapport que bon les merdeux de cet âge-là, ça va il gère. Tsé c'est quoi le truc le plus atroce que mon Chéwi il a sorti à un élève - oui je sais je digresse, mais c'est mon blog, oh -?
L'élève lui demande s'il a sa copie. Chéwi lui répond: Ah bah non, je ne l'ai pas, je l'ai directement envoyée à tes parents, assortie d'un billet pour deux heures de colle.
Qu'il est méchant, ce n'était même pas vrai, c'était une blaaaague. Bref.

Le contrôleur qui passait à l'arrivée pour vérifier que tout le monde était descendu, et donc nous on y était encore, on n'aime pas trop trop les bousculades, il a dit que les scouts dans un wagon c'était l'angoisse totale, et que vraiment il était dégoûté. Ben tiens tu m'étonnes mon gars, j'ai encore l'odeur de saucisson pourri dans le nez, là.

Et un train de banlieue plus tard, et nous voilà chez nous. Et tu me crois tu me crois pas, c'est toi qui voit, mais arrivés à 17h15 dans notre appartement, à 18h00 tous les bagages étaient rangés impec. Et la lessive des fringues sales tournait gentiment dans la machine. Sans que je me lève du canapé, juste en ouvrant les valises et en dispatchant les affaires à ranger entre mes elfes de maison, payés non pas en chaussettes, mais 3 euros chacun. Eheh.

Et c'est ainsi que s'achève la fabuleuse série des vacances à la plage, et restez connectés, un autre billet devrait arriver demain, surtout qu'il est déjà écrit. Et oui.

22 juillet 2010

la coincoin family à la playa (4)

Jour 4

Ce qui est enquiquinant avec les journées ensoleillées dans une ville balnéaire, c'est qu'il n'y a rien à raconter. Jeux de sable le matin, déjeuner tranquille, sieste bercée par le cri des mouettes, plage enfin d'après -midi, jusque 19h30, la tranquillité absolue d'un bord de mer déserté pour cause de soleil vaguement voilé, et d'heure tardive, les enfants qui se baignent, et jouent dans le sable, et jouent dans le sable, et se baignent, et entreprennent des travaux de terrassement d'importance, à base de trous que la marée montante doit remplir, ce qu'elle fera avec diligence, au grand bonheur des petits et du grand, ingénieur en chef. Pendant ce temps j'attends toujours que Morelli tope Stephanie, et il a presque réussi ce grand couillon, mais au dernier moment, failed, mouarf. Soirée pizza, et dodo. Non mais je te jure, les vacances à la plage c'est pas l'aventure....

Jour 5


la pluie dans ta face
Réveil une fois de plus à 8h11, je pense que LaPatate a avalé un curieux réveil, mais cependant très efficace. A 9h30 l'échec flagrant des tentatives de recouchage de mômes et de pionçage parental, entraîne un lever peu dynamique, et ce d'autant plus qu'il fait gris dehors. Visiblement une averse a humidifié les trottoirs pendant la nuit. Qu'à cela ne tienne, ce sera donc le jour idéal pour aller à l'aquarium, que l'on avait déjà visité – et beaucoup apprécié – il y a deux ans. Et bien évidemment, alors qu'on a quasi accompli tout le chemin jusqu'au bac, il se met à pleuvoir, d'abord quelques gouttes, puis un crachin persistant, bien pénétrant. On accélère le pas, les enfants sont en pantacourt, nu-pieds, et tee-shirt manches courtes, il ne fait pas froid, mais ça commence à mouiller sévère! Le temps d'attendre le bac, on est déjà bien mouillés, et on remercie le sac magique de Lili, grand cabas de coton sergé rouge, épais, qui non seulement nous sert de sac de courses et de sac de plage, mais fait une bonne protection chaude et couvrante pour LaPatate, transformé pour l'occasion en petit chaperon rouge. Le temps d'arriver à l'aquarium, et on est quasi trempés. La fête. Une heure de visite enchantée plus tard – cet aquarium est formidable, hyper accessible pour les enfants, avec des textes clairs, intéressants, engagés, je recommande ++++ - et il est temps de repartir. Et bien sûr il pleut toujours. Fort.

L'un des types du bac nous abrite dans son local, en attendant d'embarquer, et même il offre un ballon aux enfants, ravis, pour jouer sur la plage quand le soleil sera revenu – ah bah oui il va bien finir par revenir, allez, pliiiize? Le temps de rentrer à l'appartement, il faut 5 grosses minutes de marche, et on est saucés quelque chose de bien.

Mais ce qui est chouette dans ces cas là, c'est l'après. Quand tu rentres chez toi bien à l'abri, que tu enlèves les vêtements mouillés, que tu te sèches avec les serviettes de bain, que tu t'installes dans le canapé sous une couette bien chaude, avec des tuc et des bâtonnets de surimi, devant les dessins animés.... Quand je vois que les enfants sont à l'abri, au chaud, calmes, occupés, et que Chéwi revêtu de sa grande cape imperméable de serial killer est parti acheter le déjeuner à la supérette, je m'installe dans la cuisine avec Stephanie, et je mets un reste de pizza à réchauffer au micro-ondes, et c'est un peu le bonheur, de manger chaud en lisant un bon bouquin, dans le calme, à l'abri, tranquille.

La plage après la pluie
Ce qui est vraiment chouette en bord de mer, c'est que la météo est complètement versatile. Le matin il te tombe des trombes de flotte sur le coin des tongs, le ciel est gris plomb jusque l'horizon, la vie te semble sans espoir, mais après la sieste, le soleil est là, il brille, il fait chaud, on file donc à la plage. Mais les vacanciers sont des petites natures: il a plu, donc la plage est quasi déserte. Il est 18h00 en plus, donc c'est la tranquillité absolue, et pendant que je bouquine sur ma serviette, je n'entends que le cri des mouettes (une carabiiiiiine), le clapotis des vagues de la marée qui monte, les cris de mes enfants qui jouent dans le sable et ramassent des coquillages, le vent qui souffle... Le paradis. Deux heures plus tard on rentre, et on se prend à espérer trouver la plage aussi désertée le lendemain...

Le wifi où est le wifi? (2)
Sérieusement? J'ai acheté DEUX tickets d'une demi-heure de wifi à l' ODT avant de filer à la plage, et après avoir déposé enfants, Chéwi et sacs à la zonmé, je pars faire trois courses à la supérette, et quand enfin je me pose dans les jardinières de géranium devant l'ODT, leur réseau déconne et refuse de reconnaître mon ordi. Frustration!! Indignation!! Sacrebleu de carabistouille, mais file moi ma dope, merde! Au bout de quinze minutes où je m'acharne, j'abandonne, et je repars vers l'appart, et tout le long de la rue, je suis la pauvre SCF (sans connexion fixe) et je cherche des réseaux: je trouve même du free wifi, mais à moins de m'assoir sur le trottoir, c'est mort. Un réseau Apple aussi, non sécurisé, je me faufile, à peine le temps de consulter ma liste de mails et déjà il part en coucougnettes.... dans ma rue, 15 réseaux, facile. J'arrive devant notre porte, deux réseaux (sécurisés) j'entre dans l'immeuble: plus rien. La malédiction, je vois que ça. Demain matin j'irais à la laverie, et je pourrais poster ce billet si avec un peu de chance je capte un free wifi ou un réseau non sécurisé d'un internaute inconscient... sinon il faudra attendre que j'ai le temps d'aller à l'ODT, pour utiliser mon crédit temps...
Pour l'instant je vous laisse, les toasts chèvre/tomate/basilic sont presque prêts, et j'ai grand faim.

20 juillet 2010

la coincoin family à la playa (3)


Jour 3


Ne lit pas ce billet si tu es coincé dans ton bureau sans la clim' et que ton chef te fait suer avec des objectifs pourris. OU alors tu es maso, mais tu es aussi prévenu.

Parce que dire de cette 3ème journée de vacances, hum?
A part les ouvriers (??!) qui te réveillent à 8h du mat' en tapant comme des gueudins dans l'escalier, apparemment ils remplacent le lino de l'escalier, et ils veulent ma main dans leur tronche, rapport que pour une fois El Patato Insomniako est en train de dormir profondément, et que du coup, plus. Grrrr.

Parce que sinon, tout n'est que calme et volupté. Balade sur les planches, sur la plage, au parc, retour dans les rues aux jolies villas (sûre qu'il y a du free wifi kekpart, mais bon), mini courses pour déjeuner, repas, sieste pour les uns, wifi pour l'autre (genre moi, tiens), et puis plage, trois heures de farniente, avec les loulous qui se baignent, jouent dans le sable, te balancent du sable sur ton stephanie plum que tu te demandes quand est-ce que Morelli va la toper, toi tu lézardes dans le soleil dans ton maillot fifties, avec de l'huile qui sent bon, et du vernis rose fushia à paillettes de greluche, le Chéwi il fait son bad boy avec ses nunettes noires et il surveille les gnomes, à peine tu risquerais de t'endormir que l'intendance te rappelle à l'ordre, il faut distribuer goûter et serviette, et pssshhhhh pssshhhh allez jouer et laissez-moi lire, euh, ouste, bande d'enfants... il fait un soleil magnifique, le vent est juste parfait pour ne pas crever de chaud, la mouette se tient à carreau et à distance, raaaaaaa, encore....

Et le soir, après une bonne douche pour tenter de désincruster le sable incrusté everywhere tu manges un petit repas tout sympas avec tes loulous qui ont les zyeux au miyeu des genoux, et qui filent se coucher et ronflent le temps de dire "bonne nuit".

Le seul souci tu vois, c'est que le lit fait 1m20 de large, qu'il est visiblement construit sur 6 dos d'ânes, et qu'il fait une chaleur à crever dans l'appart, mais si t'ouvres les fenêtres tu as le droit au concert des mouettes et goélands qui, sache-le, JAMAIS ne se la bouclent... Et donc la nuit va être courte.
On s'en fiche un peu, au lieu de lire sur la plage, on peut tenter de dormir, sur la plage, aussi...

19 juillet 2010

la coincoin family à la playa (2)

Jour 2

le lit maudit
Ah ça non il ne fallait pas ouvrir le lit bébé ultra cheap trouvé dans le placard, très très très grosse FBI, c'est moi qui vous le dit. Car quand le matin fut venu, et il arrive très tôt au pays des persiennes et des mouettes en rut, et qu'on a voulu replier le lit pour le ranger dans son placard, ahahahahaha, une demi-heure après on y était encore, la super louze, il y a une fermeture sur les 4 qui refuse de cliquer correctement et par conséquent le lit ne se replie plus. Coup de fil à notre contact sur place: bah spa grave, mais quand même elle aimerait bien qu'on le replie. Bah écoute madame, pour l'instant nous on va le planquer dans le cagibi du balcon, et quand on te rendra les clés samedi midi, tu nous feras une démonstration de tes prouesses en matière de pliage de lit pourri, voilà voilà. Non mais oh. On est en VACANCES!


la sieste de l'enfer
Tu le crois que l'enfant qui s'est enquillé un voyage de 4 heures, avec seulement 40 minutes de sieste, qui a veillé jusque minuit après deux heures sur la plage, qui n'a dormi que 8 heures la nuit, et qui a encore vadrouillé au matin, REFUSE catégoriquement de faire la sieste alors que son frère et sa soeur en écrasent sévère, et que ses parents désespèrent de se reposer en paix. Pendant une heure et demie rien n'y fera, malgré la menace que pas de sieste, pas de plage! Il finira par aller réveiller les deux autres, non mais quel affreux jojo! La vengeance étant un plat qui se mange froid, et vu qu'on espère pouvoir se reposer les autres jours du séjour, on lui a fait croire qu'il n'allait pas à la plage, je suis partie avec les deux autres et toutes les affaires, et il est resté avec son papa... qui nous a suivi 10 minutes plus tard, avec le petit gars le plus sage du monde, non mais oh céki ki décine?

Le wifi où est le wifi??

Bon ben c'est clair, dans cette ville de friqués et surtout de vacanciers friqués, tu peux te brosser pour avoir le Free Wifi comme dans ta zonmé, que c'est bien pratique quand la livebox elle déconne, hop, tu restes connectée grâce au gentil voisin qui partage son wifi gratuitement. Là dans le petit immeuble, j'arrive péniblement à capter une livebox et une freebox, et stout, et l'enfoiré chez Free n'a pas activé le Free Wifi, qu'il aille rôtir en enfer et que le tutu lui pèle.
Obligée pour prendre ma dose d'internet d'aller à l'Office du Tourisme, ok à deux minutes à pied, et de payer 1 euro ma demi-heure – oui oui tu peux pas prendre une heure, c'est une demi-heure et stout, après ça coupe et tu dois re filer un euro, et on te re donne un papier avec un code d'accès, trop pratique. Et une demi-heure c'est ri di cu le, crois-moi, à peine le temps de checker mes mails, de poster une statut FB, de mettre en forme et en ligne le billet du blog, et t'as même pas le temps de ramasser tes cacahuètes sur FrontierVille qu'ayé, babaille la connexion, et en plus c'est l'heure d'aller à la playa. Flûte. Tu me plains, je sais.


la plage c'est la classe
La plage, un peu super pleine de gens pour le coup, tout en restant acceptable niveau tranquillité, vive le dimanche + le grand soleil, c'est quand même le paradis, à partir du moment où tu acceptes ces deux inconvénients que sont le sable – qui s'incruste absolument partout – et la mouette goguenarde. Crémage des enfants, tout le monde en maillot, allez hop, allez vous baigner, maman s'allonge sur sa serviette et bouquine les zaventures zextraordinaires de Stephanie Plum, en ricain dans le texte, hop hop tranquillité. Pis quand t'en as marre de lire, c'est bien c'est Chéwi qui prend la relève et s'allonge sur la serviette avec son Vargas, et toi tu peux aller te baigner et nager dans la mer un pwal froide mais qui fait le plus grand bien à mes chevilles de Dumbo, c'est merveilleux, le soir venu j'ai la cheville fine et gracieuse comme en plein moi de novembre, alors qu'il fait 27° à l'ombre! Vite, il me faut des bains de mer dans ma maison aussi, hein! Ca urge!

Enfin il dort!
21h00, il fait encore jour dans l'appartement, malgré les persiennes perpétuellement closes. Il est pourtant l'heure d'aller au lit, pour la simple et bonne raison que nous sommes complètement fourbus. Et là le miracle se produit, à peine s'est-il glissé sous les draps que LaPatate dort. Si. Pour de vrai. Miraikeule. On peut enfin tous s'assoupir tranquillement, en espérant que les voisins sortis faire la fête ne feront pas trop de bruit à leur retour...


to be continued...

18 juillet 2010

la coincoin family à la playa (1)




Jour 1

le voyage

Niveau répartition des bagages c'est bon on gère. Trajet jusque Paris? Impec. Repas couic comme des campeurs assis sur les bagages devant le panneau des départs? Impec, zéro attaque de pigeons, ce qui est largement appréciable. Ridicule absolu en allant voir le personnel de la gare parce qu'on a confondu le tableau des arrivées et celui des départs et qu'on ne trouve pas notre train? Impec, 100% de l'objectif atteint.

On embarque dans le corail, et merci monsieur sncf qui m'avait garanti un compartiment... nous voilà en voiture traditionnelle, et bien évidemment il y a des gens assis sur nos places réservées. Trop désolée pour la madame qui après s'être faite virer de la place de LaPatate, se refera virer de la place de Chéwi, ah bah quand ça veut pas madame, ça veut pas!

Palme de l'enfant le plus sage: LaPatate, qui installé avec le casque sur les oreilles devant les Drôle de petites bêtes puis devant Merlin l'Enchanteur, ne pipera pas mot du voyage, et finira par s'endormir comme une bouse sur sa mère...
Palme de l'enfant la plus résignée à LaLutine, dont le comprimé anti-gerbouille n'est pas trop efficace, et qui prend donc son mal en patience en comptant les vaches dehors... La deuxième heure sera plus facile, elle arrivera à dormir un peu.
Palme de l'enfant pénible à PitiGasson, qui ne veut pas dormir, qui ne veut pas jouer à la DS, alors que depuis des jours qu'il joue aux Pokemon il faut un pied de biche pour l'en déloger, l'hallu. Il ne veut pas lire, et surtout il ne veut pas arrêter de dire « quand est ce qu'on arrive », raaaaaaaaa, mais on va le coller dans le porte bagages celui-là.
Palme de l'étourdi à Chéwi qui avait laissé son livre dans la grosse valise hyper lourde, celle qu'il a eu un mal de chien à monter dans le porte-bagage, et que donc il devra redescendre au péril de sa vie, sinon il était condamné à regarder les vaches, comme sa fille. La louze.

Et bien sûr vu qu'on n'a eu aucun vrai souci pendant ce voyage, à peine quelques heurts insignifiants, il fallait que ça merdoie quelque part. Et donc les 2 adultes, 3 enfants, 3 valises à roulettes et 6 sacs qui ont cheminé en plein soleil dans les rues très chics et très encombrées, en plein soleil, pour rejoindre leur appartement c'était nous. La dame sensée réceptionner Chéwi et bagages, s'est retrouvée sans véhicule, et donc ouala. Ahahahahaha, c'était bien on a eu le droit à du rab de « quand est-ce qu'on arriiiiiiive? » de la part de l'enfant le plus impatient du monde.

L'appartement

Toujours le même, toujours avec les toilettes dans le salon, mais nouveau revêtement de sol, peintures fraîchement refaites, nouvelles fenêtres, mais toujours des volets qui sont plus des persiennes qu'autre chose, et donc il ne fait nuit que quand le soleil est parti faire dodo, et le matin, of course, il fait jour à l'aube, c'est la classe totale. Avec bien évidemment le retour hyper attendu de DJ Goéland et MC Mouette, au mieux de leur forme, filez-moi une carabine toussuite.
Et visiblement plus de 5 assiettes est une option, lalalalalala, et Chéwi est ravi on a du aller acheter une cuillère en bois, une de plus pour notre collection, super.
Le détail qui tue: le bout de sopalin dans la serrure pour qu'on ne puisse pas regarder chez nous depuis le pallier, c'est la petite touche design qui va bien. Et si tu claques la porte du hall, il te faudra prévoir un grand coup d'épaules pour la rouvrir, façon forces de la loi en action... j'aime.

La plage

Ah la plage. Le top. Après avoir largué les bagages à l'appart, et être passé fissa à la supérette pour acheter un goûter pour les petits morfalous, direction la plage, à 5 minutes à pied, tranquille. Les enfants sont ravis, et hurlent dans l'eau froide, avec ravissement, et les petites vagues font des miracles sur mes jambes endolories par le voyage tout en trempant mon paréo. Il y a suffisamment de vent pour ne pas fondre de chaleur, et pas beaucoup de gens, donc tranquillité relative. Le bonheur. A renouveler tous les jours, ça tombe bien c'est pour ça qu'on est venus. Juste la prochaine fois si LaLutine pouvait ne pas oublier le sac de jeux de plages, ce serait mieux. Enfin bon moi je m'en fiche, je dis ça pour les 4 autres que ça amuse de construire des châteaux de sable. Perso la lecture des aventures de Stephanie Plum me suffit amplement comme activité allongée sur ma serviette.

Le coucher de l'angoâsse

A 22h00 arrive enfin le temps où , courses faites, bagages rangés, lits faits, douches prises, repas avalé, il est temps de coucher les enfants, et les parents aussi. Dans l'appartement, deux petits lits gigognes et un canapé lit sont sensés accueillir les trois zous. Comme je suis une feignasse, que l'appart n'est pas grand, et que ça me saoule de faire trois lits en plus du nôtre chaque matin – je suis en vacances, oui ou non? - je me dis que PitiGasson et LaPatate dans le grand lit, LaLutine dans le petit, c'est bien mieux. Typique FBI (la fausse bonne idée). Parce qu'à 23h00 LaPatate est tellement en mode java +++++ que son frère songe à se coucher sur le parquet. Cash. Je me fâche:
- Les petits garçons qui ne font pas dodo seront trop fatigués pour aller à la plage demain, donc moi je m'en fiche mais toi tu vas être triste demain quand tu n'iras pas à la mer!
- Ah non, pas le 'roit maman!
- Ah si j'ai le droit, parce que figure toi que c'est moi qui décide!
- Non, cé mwa qui décine!

Et donc à 23 30, après une demi heure en boucle de cé mwa qui décine - une demi heure où tu te retiens difficilement de ricaner devant la prononciation défectueuse du tyran en pull-ups carrouf, et où tu te retiens aussi de lui filer des crayons de couleurs, histoire qu'il dessine une bonne fois pour toutes et nous laisse dormir en paix – tu craques et tu lui expliques que si le pionçage n'est pas immédiat, il y a un lit bébé dans le placard et qu'on va le fiche dedans. Erreur fatale. Pourquoi?
1 il ne s'y endormira pas, il faudra le mettre dans le lit de sa soeur pour qu'il daigne s'endormir vers minuit – sa soeur profondément endormie qu'on devra porter jusqu'au grand lit, et
2, tu le sauras demain en lisant le prochain épisode, ahahahahaha.

To be continued, donc.



(billet rédigé mis en ligne sur un siège extrêmement inconfortable, dans un hotspot wifi, rapport que visiblement trouver un abonné freewifi à portée de l'appart c'était mission impossible)

16 juillet 2010

la coincoin family part à la playa

Ah ce n'est pas que je vous aime plus mes ptits loulous, mais cette semaine c'était chaud, entre le rangement de l'appart - je vous raconte pas comment Chéwi c'est un HEROS qui a intégralement décrassé et rangé la cuisine, placards réorganisés et tout - notamment le Placard de l'Enfer (I) pour ma pomme, mit les 4 ans de paperasse non classées, youhou c'était bien, et donc les préparatifs de la ptite semaine de vacances à la plage, vu que ahahahaha, on se casse demain! Ouaip. Mais on va rentrer dans un appart rangé, et ça, c'est la vraie classe.

Les psychocats sont déjà partis chez belle-maman, qui prise d'une crise de folie passagère a proposé de faire du cat-sitting dans son appart, au lieu de passer nourrir les bêtes tous les jours. J'angoisse un pwal qui lui pète des trucs, kamème, elle n'a jamais eu de chat de sa vie, et donc là, deux couillons déchaînés pendant une semaine, peur peur peur, un peu.

Les valises sont quasi finites, et j'espère ne rien oublier, mais me connaissant, obligé je vais zapper un truc important, et on va finir par avoir 12 coupe-ongles dans cette maison. Ou 5 brosses à cheveux. Demain matin coup d'aspiro, et roule ma poule, train et train, et hop la plage!

J'espère pouvoir bloguer de là-bas, j'emporte le netbook de Chéwi, et pour peu que le dieu du FreeWiFi soit avec nous, ça devrait le faire!

Soyez sages en attendant, et ayez une pensée émue pour nous demain après-midi, jusque 16h00, ensuite vous pourrez être jaloux, on fera des pâtés dans le sable, lalalalalalala, PLOUF!



ps: des bisous par miyons à ma Drenkou, je suis super fière de toi ma loute, et donc les autres, les Drenka's Months c'est finito, mais je trouverais bien une raison débile quelque part pour bloguer tous les jours, vu mon amour des défis alakon.

08 juillet 2010

LaLutine prend sa douche

Par ces temps caniculaires, je continue dans le billet fraîcheur, le billet qui t'aide à garder la tête froide sans pour autant la ranger dans le compartiment à glace de ton congélo - arrête de manger mes glaces bounty merci.
Je le sais que tu as chaud, et donc je vais t'aider, comme je viens d'aider ma fille.

La pauvre enfant. Crevant de chaud sur sa couette dans son grand tee-shirt Snoopy. Quelle horreur. Elle vient me voir, tu penses, elle pète de chaud, c'est l'angoisse mais comment va-t-elle dormir? Surtout que son arsouille de petit frère s'endort lui à grand coups de ventilo puissance max dirigés tout droit sur son bidon dodu, alors elle, que lui reste-t-il? Un éventail? Merci bien hein.

Bah t'inquiète ma loute, maman est là, maman sait, maman va t'apprendre.
Déjà tu te lèves, tu me vires ton tee-shirt et ta toulotte, et direction la douche.
Vas-y fait pas ta mijaurée, c'est pas de l'eau froide, c'est de l'eau fraîche, nuance.
Des pieds vers les épaules, et on redescend, et on remonte, et on redescend. Quoi t'as froid? Tu me cherches ou bien? Jamais content les mômes ralalalala.
Sors de la baignoire. Naaaaaaaaaa! Pas touche la serviette, file la moi plutôt. Regarde on va l'étaler sur ton lit. Et maintenant tu peux te recoucher mon doudou. Oui oui toute trempée, c'est le but hein. T'as vu un peu comme c'est mieux?
DORS MAINTENANT!
(et arrête de rigoler comme une bécasse, on croirait ta mère)