Ah bah oui.
Il parle.
Bon ben du coup on regretterait presque quand il disait rien, le pov zouzou. (oui c'était prévisible, je sais, je sais, je sais)
Rapport que sa mère trouve ça rigolo sur le coup mais achement moins ensuite, quand sa cheffe la tope à la remontée de récré, pour lui dire " ah oué, didon, j'ai puni ton fils ce matin".
Ah?
Mon fils ?
Koikilafé encore cuilà?
Bah euh...
Voilà voilà, il n'était pas très sage en classe, option je mets le dawa et je ricane comme une bécasse, donc la maîkresse - aka ma cheffe donc - lui explique gentiment la vie, à savoir qu'il va falloir voir à se calmer, sinon, paf, puni le kiki. Le gamin opine du chef, il sait très bien faire, et repart aussi sec mettre le boxon dans la classe, tagada tagada voilà les dalton. Donc la maîkresse en toute zénitude et maîtrise de la situation - elle en a vu d'autres, y'en a un qui essaie de lui maraver la face dans la classe, donc bon, le mien c'est un ptit joueur - lui explique que c'est finito les bêtises, sinon direction la classe de A.
Le gamin la regarde et lui dit: " T'es méchante!"
je vois trop bien la petite tête indignée qu'il devait avoir quand il lui a sorti ça, rapport qu'il me fait la même dix fois par jour en me sortant la même chose, parce que j'ai osé lui dire non.
Sa maîkresse avise A. qui passe dans le couloir emmenant ses élèves en gym, et donc lui colle le mouflet insolent et remuant dans les pattes, avec mini sermon en prime. Comme d'usage dans l'école, A. lui en repasse une couche, et se voit répondre " Je t'aime pas!".
Elle ne s'est pas démontée, et lui a rétorqué que ça tombait bien, elle n'était pas là pour ça. Non mais oh.
Donc ben voilà, il parle, et dans la toute-puissance de la parole, il commande au monde encore mieux qu'il ne le faisait avant. La dictature est en marche, nous avons tous pris le maquis, ça va chauffer pour son matricule.
Surtout que ce soir, alors qu'à chaque fois qu'il va se coucher il est pris subitement d'une envie d'aller cacater totalement irrésistible et qu'il exige la présence paternelle devant les wawas porte ouverte, sous prétexte qu'il a peur (de quoi, on ne sait pas), ce soir donc, il a dit, de sa petite voix incisive et du haut de son trône: " esse tu peux dégager papa? allez, ouste!"
Tout en persistant à dire haut et fort à qui veut l'entendre, que de toutes façons " cémwa qui décide!"
Comment te dire mon chéri?
Non.
(on va rire)
Il parle.
Bon ben du coup on regretterait presque quand il disait rien, le pov zouzou. (oui c'était prévisible, je sais, je sais, je sais)
Rapport que sa mère trouve ça rigolo sur le coup mais achement moins ensuite, quand sa cheffe la tope à la remontée de récré, pour lui dire " ah oué, didon, j'ai puni ton fils ce matin".
Ah?
Mon fils ?
Koikilafé encore cuilà?
Bah euh...
Voilà voilà, il n'était pas très sage en classe, option je mets le dawa et je ricane comme une bécasse, donc la maîkresse - aka ma cheffe donc - lui explique gentiment la vie, à savoir qu'il va falloir voir à se calmer, sinon, paf, puni le kiki. Le gamin opine du chef, il sait très bien faire, et repart aussi sec mettre le boxon dans la classe, tagada tagada voilà les dalton. Donc la maîkresse en toute zénitude et maîtrise de la situation - elle en a vu d'autres, y'en a un qui essaie de lui maraver la face dans la classe, donc bon, le mien c'est un ptit joueur - lui explique que c'est finito les bêtises, sinon direction la classe de A.
Le gamin la regarde et lui dit: " T'es méchante!"
je vois trop bien la petite tête indignée qu'il devait avoir quand il lui a sorti ça, rapport qu'il me fait la même dix fois par jour en me sortant la même chose, parce que j'ai osé lui dire non.
Sa maîkresse avise A. qui passe dans le couloir emmenant ses élèves en gym, et donc lui colle le mouflet insolent et remuant dans les pattes, avec mini sermon en prime. Comme d'usage dans l'école, A. lui en repasse une couche, et se voit répondre " Je t'aime pas!".
Elle ne s'est pas démontée, et lui a rétorqué que ça tombait bien, elle n'était pas là pour ça. Non mais oh.
Donc ben voilà, il parle, et dans la toute-puissance de la parole, il commande au monde encore mieux qu'il ne le faisait avant. La dictature est en marche, nous avons tous pris le maquis, ça va chauffer pour son matricule.
Surtout que ce soir, alors qu'à chaque fois qu'il va se coucher il est pris subitement d'une envie d'aller cacater totalement irrésistible et qu'il exige la présence paternelle devant les wawas porte ouverte, sous prétexte qu'il a peur (de quoi, on ne sait pas), ce soir donc, il a dit, de sa petite voix incisive et du haut de son trône: " esse tu peux dégager papa? allez, ouste!"
Tout en persistant à dire haut et fort à qui veut l'entendre, que de toutes façons " cémwa qui décide!"
Comment te dire mon chéri?
Non.
(on va rire)