Comme personne, je dis bien personne, ne veut me financer pour que j'engage une armée de serviteurs, je suis bien obligée de faire certaines choses moi-même (non mais vraiment...), alors qu'honnêtement, si je pouvais rester à dormir toute la journée, je serais bien plus tranquille.
Et entre autres joyeusetés, je suis obligée certains jours, quand je n'ai plus aucun esclave de disponible (coucou Chéwi, coucou Alix!) de me fader le trajet pour aller chercher mes enfants à l'école. Et notamment, hier midi, je n'avais vraiment pas le coeur de laisser mon PitiGasson à la cantoche, vu qu'ils avaient concocté un menu spécial Anti-PitiGasson, aussi apellé, PitiGasson Va Crever la Dalle ou PitiGasson Va Exploser la Cantine. Donc je suis allée le chercher, pour le nourrir de chips, vu que je suis une mère parfaite en tous points, et que je connais la diététique sur le bout de ma balance. Hum. Non mais sa soeur avait picnic, c'était pô juste, allez, le pov, quoi.
Après cette mise en place longue comme une grossesse chiante (as usual), entrons dans l'action. Allez, un petit effort.
Je sors de chez moi 30 minutes à l'avance. Il faut 10 minutes à un être humain lambda pour se rendre à l'école, mais cela fait plus de 6 mois que je ne suis plus un être humain, je suis une COUVEUSE, nuance. Et les couveuses, beh ça couve et ça marche pas vite.
Le chemin, au début, est plat, tranquille, petite rue quasi piétonne, j'avance tel le canard mit hémorroïdes, pour vous situer la démarche au top de la glamoritude. Je respire, je vais quasi bien, je me dis que je peux le faire. J'arrive sur la place, je commence un peu à fatiguer, mais rien de bien grave, juste les ligaments qui se tendent. Je maîtrise. Mais je sais qu'elle arrive, et je commence à flipper.
Et là je finis par l'apercevoir.
LA CHOSE
LA CÔTE.
Celle qui veut ma peau, qui veut me voir souffrir, qui chaque fois me laisse à moitié mourrante.
Alors elle commence soft, ça monte presque gentiment, tu te dis que trop facile, tu vas y arriver, limite tu pourrais accélérer le pas et passer à 3 mètres par minute. Franchement, pourquoi s'angoisser pour ça, aujourd'hui ça va le faire, pas de problème. Mais il y a ruse sous le bitume, méfie toi!
Si la première partie est faite d'une côté lambda, de la bonne côte bien d'chez nous, la deuxième partie commence à sérieusement grimper sa mère, mais où est le tire fesse? Je commence à trouiller de ne pas arriver en haut, tellement je m'essoufle, je suis morte, je ralentis à mort, je cale mes mains sur mon dos, histoire de porter mieux ce ventre qui commence à peser son poids. Je suis plein de haine: sale côte pourrite, je vais t'exploser le macadam, te laminer ta tronche, mais qu'est ce que tu fous là, appelez les pelleteuses, et nivellez moi cette saloperie, installez un foutu escalator, un funiculaire, quesais-je, une porte de télétransportation, mais vite parce que là j'en ai maaaaarre!
Et c'est là que ça sombre dans l'horreur totale. La troisième partie de la côte, ce n'est plus une côte, cela n'a plus rien de civilisé, c'est une saleté de talus, un truc à pic, que si tu n'as pas de l'ADN de cabri dans ton patrimoine génétique, tu peux te brosser l'arpion, c'est mourru pour ton karma, tu vas cracher ton poumon gauche, exploser tes lombaires, et faire une pause au milieu, la honte, alors qu'elle doit faire, quoi? 15 mètres?
Arrivée en haut, parce que finallement j'y arrive, je m'enquille le chemin caillouteux qui n'a pas été refait depuis 21 ans que j'habite cette ville, j'ai des papillons devant les yeux, des bourdonnements dans les oreilles, et je n'ai qu'une hâte c'est d'arriver devant l'école et de m'assoir (m'allonger dans le pire des cas) sur le banc, sous le petit auvent.
Dire que dans deux mois, deux mois et demi grand maximum, je pourrais à nouveau grimper cette chierie de côté en moins de 5 minutes, le pied léger, la volonté de me muscler le mollet et le fessier me motivant à accélérer le pas. La grossesse, ce n'est pas ma coupine.
bonus track inside angel:
Le gynéco (en pleine échographie): ouh là, ça va nous faire un bébé de plus de 4 kilos à terme çà.
A n g e l (ne veut plus accoucher): No way Doc, je le pondrais avant, obligé, il dépassera pas 3,9 kilos, on parie ce que vous voulez.
Le Chéwi (flippé de naissance): Mais ça ne vas pas poser de problème à l'accouchement si c'est un gros bébé?
Le gynéco (mort de rire): Euh vous avez bien regardé votre femme? Vu comment elle est grande, elle peut sortir bien pire.
MACACHE! 3,9 kilos, emballé c'est pesé j'ai dit! Personne ne m'écoute ou bien?
bonus track karaokons en choeur:
Juste parce que j'adore cette chanson (quoi??) et que le clip fait sous Paint ça déchire son mulot c'est quelque chose...
bonus le lien du ouikend:
- Si vous pestez contre la SNCF que vraiment c'est trop des nazes, je vous propose d'aller faire un tour de l'autre côté de la barrière, sur le blog d'Ophise, chef d'une grand gare parisienne: non seulement la dame a une écriture soignée et claire, mais le propos est hyper intéressant (j'ai tout lu, c'est dire) et remet les choses en perspective.
- Et encore une note sur PiyaPiyon le blog recommandé pour que tes zonfants ne soient pas cons.
Et entre autres joyeusetés, je suis obligée certains jours, quand je n'ai plus aucun esclave de disponible (coucou Chéwi, coucou Alix!) de me fader le trajet pour aller chercher mes enfants à l'école. Et notamment, hier midi, je n'avais vraiment pas le coeur de laisser mon PitiGasson à la cantoche, vu qu'ils avaient concocté un menu spécial Anti-PitiGasson, aussi apellé, PitiGasson Va Crever la Dalle ou PitiGasson Va Exploser la Cantine. Donc je suis allée le chercher, pour le nourrir de chips, vu que je suis une mère parfaite en tous points, et que je connais la diététique sur le bout de ma balance. Hum. Non mais sa soeur avait picnic, c'était pô juste, allez, le pov, quoi.
Après cette mise en place longue comme une grossesse chiante (as usual), entrons dans l'action. Allez, un petit effort.
Je sors de chez moi 30 minutes à l'avance. Il faut 10 minutes à un être humain lambda pour se rendre à l'école, mais cela fait plus de 6 mois que je ne suis plus un être humain, je suis une COUVEUSE, nuance. Et les couveuses, beh ça couve et ça marche pas vite.
Le chemin, au début, est plat, tranquille, petite rue quasi piétonne, j'avance tel le canard mit hémorroïdes, pour vous situer la démarche au top de la glamoritude. Je respire, je vais quasi bien, je me dis que je peux le faire. J'arrive sur la place, je commence un peu à fatiguer, mais rien de bien grave, juste les ligaments qui se tendent. Je maîtrise. Mais je sais qu'elle arrive, et je commence à flipper.
Et là je finis par l'apercevoir.
LA CHOSE
LA CÔTE.
Celle qui veut ma peau, qui veut me voir souffrir, qui chaque fois me laisse à moitié mourrante.
Alors elle commence soft, ça monte presque gentiment, tu te dis que trop facile, tu vas y arriver, limite tu pourrais accélérer le pas et passer à 3 mètres par minute. Franchement, pourquoi s'angoisser pour ça, aujourd'hui ça va le faire, pas de problème. Mais il y a ruse sous le bitume, méfie toi!
Si la première partie est faite d'une côté lambda, de la bonne côte bien d'chez nous, la deuxième partie commence à sérieusement grimper sa mère, mais où est le tire fesse? Je commence à trouiller de ne pas arriver en haut, tellement je m'essoufle, je suis morte, je ralentis à mort, je cale mes mains sur mon dos, histoire de porter mieux ce ventre qui commence à peser son poids. Je suis plein de haine: sale côte pourrite, je vais t'exploser le macadam, te laminer ta tronche, mais qu'est ce que tu fous là, appelez les pelleteuses, et nivellez moi cette saloperie, installez un foutu escalator, un funiculaire, quesais-je, une porte de télétransportation, mais vite parce que là j'en ai maaaaarre!
Et c'est là que ça sombre dans l'horreur totale. La troisième partie de la côte, ce n'est plus une côte, cela n'a plus rien de civilisé, c'est une saleté de talus, un truc à pic, que si tu n'as pas de l'ADN de cabri dans ton patrimoine génétique, tu peux te brosser l'arpion, c'est mourru pour ton karma, tu vas cracher ton poumon gauche, exploser tes lombaires, et faire une pause au milieu, la honte, alors qu'elle doit faire, quoi? 15 mètres?
Arrivée en haut, parce que finallement j'y arrive, je m'enquille le chemin caillouteux qui n'a pas été refait depuis 21 ans que j'habite cette ville, j'ai des papillons devant les yeux, des bourdonnements dans les oreilles, et je n'ai qu'une hâte c'est d'arriver devant l'école et de m'assoir (m'allonger dans le pire des cas) sur le banc, sous le petit auvent.
Dire que dans deux mois, deux mois et demi grand maximum, je pourrais à nouveau grimper cette chierie de côté en moins de 5 minutes, le pied léger, la volonté de me muscler le mollet et le fessier me motivant à accélérer le pas. La grossesse, ce n'est pas ma coupine.
bonus track inside angel:
Le gynéco (en pleine échographie): ouh là, ça va nous faire un bébé de plus de 4 kilos à terme çà.
A n g e l (ne veut plus accoucher): No way Doc, je le pondrais avant, obligé, il dépassera pas 3,9 kilos, on parie ce que vous voulez.
Le Chéwi (flippé de naissance): Mais ça ne vas pas poser de problème à l'accouchement si c'est un gros bébé?
Le gynéco (mort de rire): Euh vous avez bien regardé votre femme? Vu comment elle est grande, elle peut sortir bien pire.
MACACHE! 3,9 kilos, emballé c'est pesé j'ai dit! Personne ne m'écoute ou bien?
bonus track karaokons en choeur:
Juste parce que j'adore cette chanson (quoi??) et que le clip fait sous Paint ça déchire son mulot c'est quelque chose...
bonus le lien du ouikend:
- Si vous pestez contre la SNCF que vraiment c'est trop des nazes, je vous propose d'aller faire un tour de l'autre côté de la barrière, sur le blog d'Ophise, chef d'une grand gare parisienne: non seulement la dame a une écriture soignée et claire, mais le propos est hyper intéressant (j'ai tout lu, c'est dire) et remet les choses en perspective.
- Et encore une note sur PiyaPiyon le blog recommandé pour que tes zonfants ne soient pas cons.