12 décembre 2007

Angel, hackeuse de blog

Du coup la note du jour est là-bas.

10 décembre 2007

PitiGasson joue avec les mots

Le matin, le PitiGasson consulte le catalogue de jouets avec sa maman, dans le canaprout familial. Le voilà arrivé à la page des PetShop.

PitiGasson: Oh regarde! les Ketchups!
moi: Ah bah euh non, ce sont des PPPPetsShOOOOps hein.
PitiGasson: Ahahahaha ils pètent, ahahaha ils pètent.

Ok.
Sa soeur l'a moyen bien pris, elle adore son piaf depressif petshop offert (ahahaha) par son grand-père.

Le midi, à table, le PitiGasson prend son dessert. Il veut participer aux devinettes lui aussi, atta c'est bon il a 4 ans, il peut faire, il assure, hop, c'est parti mon kiki:

PitiGasson: Qu'est ce qui est tout vert, qui monte et qui descend?
Sa soeur: Un petit pois dans un ascenseur!!
PitiGasson: Non! C'est un ascenseur qui est ouvert.

Avec la liaison.
Oh my god.

J'ai enfanté un génie.
Si.




bonus track happy life youhouuuuu!
La maîtresse de ma fille est absente. Ce qui veut dire qu'avec le remplaçant on passe de:

- pour demain, relisez l'intégrale de Proust, apprenez le bottin, et vérifiez la conformité des éléments contenus dans votre trousse avec les normes BJZ-341-a8

à

- rien

Je peux vous dire, c'est la fête du playmobil.

bonus track on ne contrarie pas le pyjama!
Hier, j'ai mis le jean pour aller au cinoche. Parce que le pantalon de pyjama -ex fût de grossesse, ben il laisse voir l'intégralité des converses et c'est trop super moche.

Bilan:

- Alix a tué son Sagem dans le socle du fauteuil du cinoche.
- On s'est bien pris la flotte dans la tronche en rentrant, donc j'ai présentement un choux-fleur en lieu et place de ma sphère ORL.

On NE plaisante PAS avec le pyjama.

09 décembre 2007

angel et son pyjama

Ah mon pyjama. Vous vous doutez bien que ma glamouritude naturelle me pousse aux confins de la hypitude la plus pointue. Fi donc de ces fanfreluches made in déroute, des tenues assorties, et des vaporeux kimonos et nuisettes affriolantes. Ici on tape dans le détendu de la raie voyez. Donc mon pyjama c'est mon ancien fût de grossesse, version sportwear gris, hyper laid, trop court aux chevilles, et le tee-shirt du moment. Et mes tongs roses. Autant dire que je gagne un premier prix de laideur sans même avoir à me décoiffer - ah bah oui c'est déjà fait, suis-je bête.

Bref.

C'est quand même l'amour entre mon pyjama et moi. Surtout en période de bad karma direct sur ma tronche que j'ai rien demandé mais qu'on m'a resservi deux fois, c'est super méchant.

Et donc hier et avant-hier, erreur fatale, j'ai quitté mon pyjama, pour enfiler mon jean, j'ai viré les tongs pour les converses à fleufleurs, j'ai enfilé mon manteau tout neuf, celui avec le col en pure peau de peluche kromimi, et je suis sortie dans le vaste monde.

Erreur FATALE.

Avant hier, pof, pluie, froid, narine droite bouchée.

Je n'ai pas compris la leçon, ah non alors. J'ai recommencé.

Donc hier je suis ressortie, abandonnant mon pyjama aimé, lâchement, sur le fauteuil.
Je suis allée chez Hic et Ah, pour des raisons noyelesque ascendant belle-mère, et j'ai décidé d'emmener le PitiGasson avec moi.
Ah ah.
Je me suis retrouvée à l'arrivage sur le parking du géant suédois du meuble au nom imprononçable, totalement éjectée de la totomobile de Xila, pour raison de vomitage de compote sur minot tout pâlot. Arf. Sous la pluie direct, sans parapluie, à courir jusque la Halle aux vêtements, avec PitiGasson trauma d'avoir vomi, histoire de trouver des sapes de rechange, la jolie tenue choisie avec amour le matin même étant présentement recouverte de compote de pommes prédigérée (bon appétit les gens!).
L'enfant ayant compris que sa mère était affaiblie, a réussi à ressortir du magasin non seulement avec le fût à 5 euros et le gilet à 9 euros prévus pour le rhabiller proprement, mais aussi avec un tee-shirt batman pas du tout prévu au budget.
A ensuite tartiné son gilet neuf de sucre du beignet que sa mère a eu la faiblesse de lui acheter.

Et après les courses dans Hic et Ah blindé comme un cul après un chili, avec un caddie totalement déterminé à retrouver la vie sauvage sur la terre de ses ancêtres, j'ai du courir sous la pluie avec le caddie wild is wild, le PitiGasson happyyyyyy liiiiiife essayant de ne pas décoller avec son parapluie lion dans la tempête, et mon pebrok qui essayait en vain de me faire ressembler à Mary Poppins (il avait de l'espoir de me soulever lui).

Ensuite les courses à Pionch.


Et une deuxième narine de bouchée.


NE JAMAIS QUITTER LE PYJAMA.

NEVER.


Sauf que là j'ai promis le cinoche à mes mouflets (qu'ils ne méritent pas, ils sont très très déterminés à envoyer leur mère épuisée en cure de sommeil) donc je me pose la question:
Est-ce qu'on peut aller en pyjama au cinéma à 5 minutes à pied, pour peu qu'on troque les tongs contre les converses? Hum?
Look de débile profonde versus Apocalypse dans ma Face, je me tâte là.

06 décembre 2007

angel et la crevaison mentale

Non je ne suis pas mourute, merci de vous en inquiéter. Plus d'une semaine sans rien écrire, et personne ne s'affole (à part deux ou trois, des bisous, vous), heureusement que je ne suis pas au fin fond du ravin avec pour seule possiblité d'être sauvée un appel en masse de mes lecteurs à la Police Nationale (celle qui ne retrouve pas ma poussette -ne la cherche pas d'ailleurs) pour qu'ils lancent une opération d'envergure mondiale afin de me retrouver. Bernique.

Je suis juste en grêve. Je suis restée toute la journée d'hier, et toute celle d'aujourd'hui en pyjama. Le truc qui ne m'arrive jamais. Mais là j'ai fait une crevaison mentale. Une carabinée. Depuis lundi, crevaison mentale sa mère, je ne bouge plus de chez moi, je traîne, je fais la goyiote sur Facebook, je joue à des jeux débiles, rien qui ne puisse aggraver ma fracture neuronale profonde.

Mais comment vous demandez-vous, effarés - si si, effarés, ne me cassez-pas la barraque, merci bien, comment donc en suis-je arrivée là?
Moi la blogueuse prolifique, à la longévité que le monde entier m'envie, à la verve prolixe et délirante?
Pour vous répondre, il faut obligatoirement remonter quelques jours en arrière, et lister impitoyablement tous les évènements qui ont fait qu'aujourd'hui je suis en mode glandouille ON et que je l'assume farpaitement bien, merci.

Vendredi:

- Emmener les enfants à l'école parce que Chéwi accompagne ses abrutis au cinoche, la joie est dans son coeur, le désespoir dans mon mien d'avoir à sortir de mon lit et réveiller la Patate. Ne pas se recoucher avec le bébé joli. Ouin.

- Recevoir un coup de fil de mon beau-père, déchiffrer son langage que plus personne ne comprend, ni les italiens, ni les français, comprendre qu'il veut que je l'aide à jouer au grand-père parfait, ahahahaha, hum. J'accepte, pour les enfants. Ma mission: aller acheter pour le lendemain, un cadeau pour chacun, et les lui remettre à l'insu de tout le monde quand il viendra nous rendre visite dans l'après-midi. Youpi. Je vais mentir à mes enfants, j'adore. Ne pas reprendre le téléphone pour lui dire le fond de ma pensée, et croyez-moi, y'a de la profondeur, y'en a des choses à dire. Rester zen et serrer les fesses.

- Aller chercher les enfants, les faire déjeuner, les raccompagner à l'école, courir au centre commercial dans le vent froid, pour trouver des cadeaux qui leur plaisent. Quitte à dépenser des sous qui ne sont pas les miens, autant le faire correctement. Se dire que le rayon jouets de Pionch c'est la misère. Se résigner à aller à la librairie du coin, qui n'a de librairie que le nom, vu que la pauvreté intellectuelle des rayons ferait honte à n'importe quel personne sachant lire autre chose que Tele7Jours. Trouver des cadeaux sympas pour la minette et le loupiot. Supporter la conversation hallucinante de glauquitude de la tenancière du lieu pendant qu'elle fait les paquets cadals. Se répéter en boucle "la vie est belle" pour contrer la dépression qui guette au coin du comptoir. Ne pas ouvrir grande sa bouche pour leur dire de la boucler et de s'acheter le package coeur+cerveau. Se retenir. Dur dur.

- En profiter pour aller acheter un anneau de bain pour la GrossePatate en même temps qu'un hochet rigolo. Ne pas acheter la moitié du magasin, se rapeller que le compte en banque de l'internet n'est pas rempli d'argent virtuel à dépenser sans compter, mais de vraies pépettes durement gagnées par le Chéwi à la sueur de son bic rouge.

- Rentrer dans le temps tout moche du dehors, jusque dans le confort tout chaud du dedans, en réussissant l'exploit de pousser la poussette mit paquets encombrants et bébé chouine chouine chouine. Ne pas prendre le bus, parce que tfassons, apa bus. Méchants bus.

- Enchaîner sans double axel et sans se péter la margoulette sur le marathon cataclop cataclop du vendredi soir. Ne pas s'enfiler tout le litre de chocolat chaud du thermos. Ah bah si, trop tard.

Samedi:

- Aller chercher les enfants à l'école. Facile.

- Faire le sapin avec les enfants. Facile, mais épuisant un peu. Faire gaffe aux consignes pour que le conifère artificiel ne semble pas tout droit dégobillé de la goule de l'enfer du kitsch pile poil sur la petite table de mon salon. Aider Chéwi à attacher toutes ces saloperies de petites ficelles dorées sur les boules neuves low price mais qui brillent et qu'on se voit dedans, achetées spécialement pour faire plaisir au PitiGasson qui en rêve. Ne pas fracasser les boules à coups de tatanne, rester zen. Dire au PitiGasson que oui il peut accrocher sa boule préférée sur l'arbre, et ne pas lui dire qu'elle est trop moche et qu'on voudrait l'avoir perdue dans la veuca. Et le laisser accrocher le Père Noyel, parce que c'est son plaisir.

- Supporter le beau-père, laisser les enfants s'extasier sur les supers cadeaux que j'ai achetés, le laisser récupérer tous les honneurs et les fouler aux pieds quasiment aussi sec. Ne pas ricanner devant l'ego plus que surdimensionné du monsieur. Ne pas se fiche de sa poire devant chaque énormité qu'il assène comme vérité immortelle gravée dans le marbre car issue de son cerveau à nul autre pareil! Sourire, être polie, penser aux enfants, c'est leur grand-père. Se dire que dans quelques années à peine ils le verront sous son vrai jour, et que ce sera triste pour eux. Se dire que les trois autres chouettes grand-parents rattraperont bien le coup. Zénitude mise à mal à plusieurs reprises, aucun mort, victoire.

- Enchaîner sur les courses à Pionch. Penser à acheter les chocolats pour remplir le calendrier de l'avent. Se retenir d'ouvrir une boîte de Champs-Elysées direct dans le rayon pour se calmer les nerfs. Passer 10 minutes avant la fermeture à la caisse, et s'excuser auprès de la caissière d'être such a pain in the ass, elle va terminer plus tard à cause de moi. Se retenir de l'embrasser quand elle me dit que ce n'est pas grave. Lui proposer de partir en thalasso dans un pays chaud, à boire des jus de fruits frais devant la piscine. Ranger les courses vite, se péter le dos. Ne pas pleurer. Bénir Alix d'avoir son permis de conduire, et sa mère de nous prêter la ouature.

Dimanche:

- Faire les courses de Noyel dans un ToysRUs qui de gentiment fréquenté passe rapidement à l'enfer sur Terre. Trouver des cadeaux pour tous les enfants, les miens, ceux d'Alix, le petit bouchon de la copine et ma nièce aussi, hop, hop, hop. Rester dans le budget et trouver des trucs sympas et adaptés. User et user encore du forfait illimité du portable. Perdre Alix dans les rayons et lui téléphoner pour la retrouver. Ne pas s'assoir et dormir quand on se rend compte qu'il pleut à verses dehors. Charger la voiture.

- Aller chez Ikea avec la coupine. Se retenir d'acheter le magasin, prendre juste des rangements utiles, cette caisse là, pour les playmos de la Lutine, et ces boîtes Glis trop bien, pour trier les 1800 légos du PitiGasson (oui 1800, autant dire que ce n'est pas jouable si ce n'est pas trié!). Des torchons aussi. Mais le croco en peluche, non? Non! Mais il aurait été terrible pour faire le monstre qui attaque l'île des pirates playmobil? NON! Bon ok. Mais? NON! Pffffff.

- Rentrer tard alors qu'on est parties tôt, ranger les jouets à la cave, remonter, remplir le calendrier de l'avent avec les chocolats. Emballer 48 chocolats dans du papier alu sans en manger un seul. Se dire que personne n'apprécie l'exploit à sa juste valeur et que c'est bien dommage. Se sentir fatiguée un peu.

- Oh, MaGrossePatate à 39°2. Super. Ne pas pleurer que le bébé est malade. C'est moi l'adulte.

- Construire les calendriers de l'avent playmobil achetés en avance sur ebay il y a des mois, en profitant du sommeil de la PatateChaude. Regarder la boîte: temps de montage, 25 minutes. Passer une heure et demi sur le calendrier Princesses de la Lutine, râclures de fleurettes de mes fesses, crébindiou! Passer une grosse demi-heure sur celui des Chevaliers du PitiGasson, ahahaha les mecs c'est carré, y'a des armes, du canasson, du concret, des tables, des torches, des bestioles, pas toutes ces misérables fleufleurs leur mère! Se retenir de dormir par terre. Aller chercher deux punaises, et accrocher les calendriers terminés dans les chambres des enfants endormis. Se rendre compte qu'on est déjà demain.

Lundi:

- Rester toute la journée à la maison à s'occuper du bébé malade. Filer chez le médecin à 18 00, en larguant les autres loulous chez Xila. S'occuper de la PatateBouillante (39°6) dans la salle d'attente, le mettre carrément en body (troué, la HONTE! son père lui a mis le body de secours, bouh ouh ouh, achevez-moi) et ensuite s'entendre dire que le petit mimi chouine et dort tout le temps parce qu'il a un bon rhume, une mini bronchiolite et une grosse otite. Yiha. Aller chercher les médocs. Rentrer chez soi, se mettre en pyjama, et décider de rester en pyjama jusqu'à ce que le bébé soit guéri, et débrancher son cerveau. Voilà.

Cre
vai
son

men
tale

Aujourd'hui, retour chez le doc, changement de médocs, youpi², je suis toujours en pyjamas, et c'est parti pour durer.
Du coup j'ai trié quasiment les 1800 légos, et aussi mon FaceBook que c'était le dawa là-dedans. C'est dire si j'ai des activités passionnantes. Faut que je m'occupe, les enfants sont à l'école et mon bisou ne fait que dormir.

Je vous rassure, ce soir MaGrossePatate recommence à sourire et à jouer, donc je respire. Mais je suis toujours en pyjama. C'est la convalescence. C'est long un peu.


Et comme je vous aime, un petit bonus.


bonus track MaGrossePatate se fiche du monde en général et de sa mère en particulier:
Je suis très vexée. Mon bébé chéri refuse la purée de carottes super trop bonne lisse et douce et délicieuse, que j'ai confectionnée de mes blanches mains avec amour, il en a des hauts-le-coeur, alors qu'il lèche sa morve avec délectation. Ingrat!

26 novembre 2007

Chéwi et son PitiGasson [edit inside]

Ah mon fiston de 4 ans a bien de la chance d'avoir un papa si farceur -et qui cuisine plus souvent qu'à son tour des pâtes, aliment de base de sa culture ritale, et aliment de base de son difficile de fils. Ca Chéwi ce n'est pas le dernier pour la blague débile - certains vieux -ouais enfin je me comprends - lecteurs, se rappelleront avec émotion de Maurice le Petit Beurre et de Robert le camembert, ou était-ce le contraire? Faudrait faire une recherche Google et trop je n'ai pas le temps, j'ai un bébé qui dort sur moi et bientôt je devrais partir chercher les mouflets à l'école, avant de courir à Pionch chercher du beurrer et des smarties pour le gatal d'anniv à l'école demain, youhouuuuuuu, donc oui Chéwi c'est un rigolo, voilà, c'est dit. Il fait des blagues crétines, ça l'amuse, à l'occasion ça nous fait rire aussi.

La dernière.
PitiGasson a été bien gâté à son anniversaire: en plus de l'île playmo vintage et des Bionicles (ses parents) du déguisement superman (copine) de l'île aux dinosaures et du baril monstrueux (-sement chouette) Légo de 1800 pièces (ma reum, gloire sur elle), des boîtes légos impec (une toupine first class), l'enfant de 4 ans s'est trouvé l'heureux propriétaire de 3 RRRRansfoRRRRmeuRRRRRR. Merci à ma belle-mère qui a permis à mon fiston de dormir avec un robot qui se transforme quand on a compris comment (le mode d'emploi aide très peu, c'est honteux!) en vaisseau spatial bleu glacier du plus bel effet. Chéwi après moult manipulations de la chose, et étude attentive du papelard attenant, a fini par décréter, de guerre lasse: ok, si ça continue, je l'emporte en classe demain, sur mes 33 abrutis, sûr qu'il y en aura un pour m'expliquer comment ça fonctionne!
(traduire= par contre pour comprendre un texte de trois lignes, faut que je les prévienne environ trois ans avant, donc c'est trop tard)
En plus du vaisseau bleu, il y a aussi le scorpion/robot, et la voiture de police/robot.
Ils sont rangés dans une boîte que j'ai acheté spécialement pour, call me Organized Woman.
Mon PitiGasson prend grand soin de ses Transformers, car c'est "à partir de 5 ans", c'est écrit sur la boîte, et lui il n'a que 4 ans, alors il doit faire bien attention à ne pas les casser en les manipulant, sinon il serait trop triste, et ça il ne veut pas. Il doit aussi les ranger dans la boîte, s'il ne veut pas que SaGrossePatate de bébé de petit frère, qui après le très fashion rollin' (plat dos, plat ventre, toupie sur le gros bidon) a enclenché la marche avant ET arrière du rampage, lui tope ses robots multi-tâches pour en faire des allumettes - oui le potentiel de destruction de ce bébé ne doit pas être ignoré, d'autant qu'il augmente chaque jour.

Bon là je crois que j'ai hyper trop bien sa mère situé le contexte de la blague pour que vous compreniez tout bien comme il faut - non non ne commencez pas, je sais TRES bien que certains d'entre vous ne sont pas fut-futs, suffit de lire mes commentaires pour s'en convaincre (PAF une vague de suicides et 50% de comms en moins, ahahahahahaha, hum).

Bref.
Hier midi, après le repas, le PitiGasson va à la sieste.
Il cherche ses Transformers chéris, mais ils ont disparus!


(rââââââ c'est l'heure d'aller à l'école, la suite tout à l'heure, hin hin hin)
(voilà voilà voilà, j'arrive, non mais pas d'émeute les gens hein, j'ai une vie aussi, et des fois elle est un peu compliquée, non mais non mais non mais)
(là par exemple je blogue, profitant de la sieste de la GrossePatate, et si ça se trouve quand j'aurais fini, il sera réveillé, et je ne pourrais pas manger peinarde mes délicieux paniers chèvre/ciboulette et ma salade verte, hein, et ce sera de votre faute, j'espère que vous culpabiliserez comme il se doit, méchants lecteurs râleurs)

L'enfant est en panique, ce n'est pas possible, mais où sont donc passés ses supers robots, mais mais mais, ils sont oùùùùùù?

Chéwi: Mais tu ne les as pas rangés dans la boîte?
PitiGasson: Ben si! (voix outrée)
Chéwi: Mais tu n'as pas fermé le couvercle?
Moi (comprenant la blague, je commence à maîtriser l'humour de Monsieur): hein quoi? tu n'as pas FERME le COUVERCLE? C'est pas VRAI?
PitiGasson: Ben non, j'ai pas fehmé le couvehcle, mais?
Chéwi: Faut toujours fermer le couvercle, voyons!
Moi: TOUJOURS!
PitiGasson: mais ?
Chéwi: Ils ont du se sauver, je ne vois que ça.
Moi: Ah bah ça s'il n'a pas fermé le couvercle, obligé qu'ils se sont fait la malle. Ah pfffffff tiens.
PitiGasson: ....

Là le Chéwi a pitié du PitiGasson en amour de ses robots que c'est honteux de lui faire subir pareille torture, et il assène le coup final:

Chéwi: Je serais toi j'essaierais de voir du côté de la porte d'entrée hein...
PitiGasson (court dans l'entrée): Oui! Ils sont là!
On sent le soulagement intense.
Chéwi: Mais ils ont quoi avec eux?

Là j'avise que le scorpion, la voiture de police et le vaisseau spatial bleu glacier traînent l'infâme porte-clés en cuir hérité des précédents propriétaires.
Je vous dis pas comment ça a été dur de retenir le fou-rire quand même, j'ai failli tout faire foirer lamentablement.

Chéwi: Tu as vu, ils essayaient d'ouvrir la porte!
Moi: Ah oui didon, ils étaient vraiment décidés, faut vraiment fermer le couvercle!
PitiGasson: Oui oui, ils voulaient partir, mais on les a attRRRapé, ouf!

Le soir, ils ont essayé l'évasion par le balcon, c'est qu'ils sont coriaces ces robots ouhla, le scorpion était sur la rambarde, prêt à sauter dans le vide. Depuis, PitiGasson fait bien attention à fermer la boîte avec le couvercle, et répète à qui veut l'écouter que ses RRRRRansfoRRRRRmeuRRRRR ils sont vivants!

La Lutine n'a pas intérêt à vendre la mèche, elle est prévenue.

23 novembre 2007

angel et l'erreur de jugement

Il y a de ça neuf ans et demi, je me suis rendue dans un bled du neuf un pour chercher deux petits chaton trop meuhgnons. Cela faisait 6 mois que Chéwi et moi habitions ensemble, et il nous avait semblé une excellente idée d'ajouter deux félins dans nos 41m². Avec Alix comme conductrice émérite et attitrée, je m'étais donc rendue dans cette baraque paumée, avec un jardin plutôt sympa. Je me souviens qu'on a croisé quelqu'un qui repartait avec un tit tigré très mignon, mais moi j'étais venue pour le petit blanc, et le petit gris tigré avec les bottes blanches.

Dans un panier, dans une pièce qui donnait sur le jardin, trois chatons dormaient les uns contre les autres. Un petit blanc, un petit noir, une petite noire et blanche, façon dalmatien, rigolote. Je me suis enquis d'où pouvait bien être le petit gris que je venais chercher aussi, pour lui donner un foyer doux, accueillant, aimant? Il était en vadrouille dans le jardin, loin de sa mère, loin de son panier. 6 semaines à peine. Lâché dans le Big Wild la bestiole. J'étais épatée. Ouhla, j'ai dit à Chéwi quand je les ai eu ramenés tous les deux après un long et griffu pénible en automobile -les chats, même quand ils pèsent moins qu'un bac de glace chocolat-menthe, n'aiment pas DU TOUT la ouature; ouhla, le petit gris, c'est un aventurier hein, le plus débrouillard des 4, il était dans le jardin, fallait voir ça!

Innocence et amour maternel sont les oeillères de la triste et douloureuse vérité nue.

9 ans et demi plus tard, il est chaque jour qui passe plus évident que Charlie, le chat gris qui ressemble à un lapin pour la partie arrière de son anatomie, est absolument débile. Ne reconnaît pas son nom, regard absent, pisse si on l'embête, mord son frère et les petits, ressemble certes à une grosse peluche, mais le vent souffle entre ses oreilles comme il souffle sur la Bretagne Armoricaine. QI négatif. Hurle pour entrer dans la pièce, s'enfuit quand on lui ouvre la porte.

9 ans et demi plus tard, je réalise que ce que j'avais pris pour un esprit aventureux et audacieux, pour du courage et de la ténacité, n'était que de la bêtise pure et simple. Ce con de chaton était LE SEUL dans le jardin, grand - inconnu - potentiellement dangereux, loin de sa mère, de son panier, de ses frères et soeur, de la sé cu ri té. J'aurais du me douter. Un abruti suicidaire qui fait le contraire de ce que dicte le bon sens.

La preuve, il vient d'aller vomir sous notre lit.
Là où c'est le plus chiant pour nettoyer.
Il risque sa peau sur un coup pareil hein.

Je me demande s'ils me le reprendraient, les gens, dans le neuf un?
Hum?



bonus track quizz muzik à deuballes:
Sauras-tu reconnaître la référence musicale subtilement glissée dans cette note pleine de nostalgie et de vomi? Si c'et le cas, n'hésite pas à étaler ta science dans les commentaires!

22 novembre 2007

PitiGasson a 4 ans




Voilàààààà. Un gatal de piRRRRRRates, pour un PitiGasson qui 4 ans aujourd'hui.
Merci à ma Lili sans qui rien n'aurait été possible!(MERCI LILI!) Elle m'a envoyé des photos de SON gatal pirates, et le modèle des voiles à imprimer (sauf que j'ai fait blanc, mon imprimante n'aurait pas pu gérer des voiles noires, elle est un peu goyote la pauvre, je la ménage).
Donc gatal fini ce matin à l'arrache, le bateau c'est la même base que celui de la Lutine en début de mois, et les îles sont découpées dans un gatal sans oeufs, pour que le Chonchon d'Alix puisse manger avec nous. Call me Perfect hin hin hin. Décos playmos de la chambre de PitiGasson, et bonbecs du supermarché. On appréciera les Maltesers en boulets de canon miaoumiam (j'adore les Maltesers).

Je suis un chouïa malade, je prie que ce ne soit pas la g*r*i*p*p*e, parce que je vais moyen bien le vivre. J'attends que Chéwi rentre pour emballer l'immense île pirate playmo vintage achetée sur le marketplace allemand (j'aime prendre des risques avec ma cb) et les trois pitites boîtes de bionicle (je vais me marrer à les monter, groumph). J'ai fait de la place sur les étagères pour les nouveaux cadals, ToysRUs peut débarquer chez nous, I'm ready.

Que la fête commence.


ps: merci aussi à Xila pour les trajets école-maison à ma place, j'aurais rien pu faire non pu sans elle (je me serais juste écroulée hagarde dans mon canaprout en pleurant pour que laGrossePatate aille me chercher l'advil, uhhhhhhhh)

20 novembre 2007

PitiGasson change de nom

PitiGasson va avoir 4 ans jeudi. Alors attation, maintenant c'est un grand. Déjà il s'entraîne comme un fou à dire les R histoire que tout le monde puisse le comprendre. Peut-être sent-il qu'il est entrain de grandir, qu'une période se termine et qu'une autre commence, quoiqu'il en soit, il a décidé qu'il devait changer de prénom. Ainsi, sur le chemin de l'école, tout à l'heure:

- Maintenant je m'appelle Sonic. Tu dois m'appeler Sonic.
- Ah. Ok. Ben Sonic, tu dois tenir la main de ta mère dans la rue hein, viens ici!
- Non mais Sonic il n'a pas de papa et pas de maman.
- Oh? Et est-ce que Sonic sait s'essuyer les fesses tout seul?
- Non mais c'était une blague maman, Sonic il a une maman, c'est twop duh de s'essuyer les fesses.


Ben tiens.
Angel 1 - Sonic 0.


ps: Sonic sait farpaitement fermer une fermeture éclair, je l'ai vu faire, j'aimerais bien savoir pourquoi Sonic chiale pour qu'on le lui fasse chaque jour, hum? Se ficherait pas un peu de moi le Sonic par hasard?

19 novembre 2007

La Lutine ce n'est pas une maline

On pourrait croire, je dis bien on pourrait, que le matin, alors que MaGrossePatate et moi on ronfle de concert sous la couette (enfin la Patate ronfle et je suis la condition sine qua none de son ronflage, sacrée Patate va!), que ce qui pose problème au Chéwi, dans la préparation des marmots dans le but avoué de les flanquer à l'école, ce serait le PitiGasson - ne veut pas boire son lait, ne veut pas s'habiller, ne veut pas chuchoter, veut emporter son pistolet Buzz l'Eclair à l'école etc, alors que pas du tout du tout du tout, on finit toujours par maîtriser la bête. Non mais Chéwi le menace de l'emmener à poil, le ventre vide, avec seulement le pistolet Buzz l'Eclair, ça le calme.

Non ce qui peut vraiment vraiment vraiment vous mettre un Chéwi bien bien bien en retard, c'est une Lutine de 8 ans, qui a décidé de passer en mode Portnaouak.

Prenons ce matin.
Par exemple.

L'enfant a décidé qu'aujourd'hui ce serait robe pour aller à l'école. Elle a donc choisi l'unique robe qu'elle a dans son armoire, une paire de collants qu'elle sait que ça ira (blanc crème) et un tee shirt à mettre en dessous, elle a bien regardé, la couleur ça va, c'est ok. Elle s'est habillée, elle a fait son lit, elle a rangé son pyjama avec les trois autres (sales) derrière son oreiller (ma fille, va falloir qu'on cause, hum hum). Elle est partie prendre son petit-déjeuner. C'est là que ça a lamentablement basculé dans le drame le plus total.

La Lutine sort de la cuisine, son petit-déjeuner est fini. Tout semble aller pour le mieux. Sauf que la GrossePatate remplit sa couche d'une substance toxique dont lui seul maîtrise la formule radio-active, et pendant que son paternel se charge du colis puant, j'en profite pour me lever et aller me doucher. Croisant ma fillette, malgré mon absence de lunettes sur le bout de mon (gros) nez, j'avise une double tache sur sa manche. J'inspecte plus avant la moyenne personne: la robe et les collants sont également maculés de ce qui s'avère être, après un examen rapide, du chocolat chaud. La gamine nie avoir fait quoi que ce soit de répréhensible avec son breuvage matinal, elle est innocente ouhla, plus innocente qu'elle, va falloir chercher du côté de la bergerie voyez.

Je suis donc obligé de reporter ma douche pour choisir une nouvelle tenue à Miss Chocolate Everywhere, (la chaise, le mur, le sol, elle est toujours innocente blablabla, et mon cul c'est du poulet?), c'est dire si déjà le planning pour arriver à l'heure à l'école vient de se prendre un coup dans la goule. Pendant qu'elle se change, met ses vêtements tachés dans la machine, enfile les nouveaux, je me douche genre on passe la bande en accéléré. C'est rigolo un peu.

La loupette enfin vêtue correctement, je vais pour la coiffer. Mais? Mais? Mais?
Ah bah oui, tout le bout de la natte est trempé de chocolat. Ça explique le reste et l'innocence absolue, cette gourde de minette a réussi à se flanquer les bouts de tifs dans le bol Fée Clochette.

Vous pouvez l'applaudir, c'est ma fille.




ps: N'appellez pas la DDASS, j'ai réussi à tout planquer dans une nouvelle tresse, et habillée, coiffée, mignonne comme un coeur, elle est arrivée à l'heure à l'école. Dans son sillage, une curieuse odeur de chocolat Poulain flottait dans l'air?

14 novembre 2007

angel déprime

Samedi je me suis fait piquer l'une des deux poussettes de MaGrossePatate, et croyez-moi ça me flingue le moral qu'on puisse chourer la poussette d'un bébé, une poussette en parfait état mais loin d'être neuve, c'était aussi celle du PitiGasson. Il m'en reste une, bien heureusement, pour véhiculer all day long mon bébé géant. Elle est présentement cadenassée au radiateur du hall, je ne me ferais pas avoir deux fois. Je pensais naïvement que l'interphone, le peu de voisins dans mon escalier (on est 7, le 8ème est à l'étranger 9 mois sur 12) le quartier impec', la ville tranquille, le genre humain en général (là est mon erreur), tout me protégeait du vol.
MACACHE.
Entre vendredi soir 20h et samedi 04h (ma voisine a vu qu'il manquait une poussette en raccompagnant des amis dans le hall) quelqu'un est venu, je ne sais comment (clé d'interphone à 10 euros? porte mal refermée? complicité d'Awful Simone, la vioque moche qui supporte pas les enfants?) et m'a VOLE ma poussette.

J'avoue que là, j'en suis restée comme deux ronds de flanc.

Ma connaissance du genre humain s'est pris une bonne claque. Je savais déjà d'amère expérience qu'on pouvait voler le sac d'une petite fille de trois ans (butin = un ours chéri, un doudou-bandana, un bavoir, un bib étoile, une tototte violette, SU-PER) ou s'emparer du premier amour en peluche d'un bébé de quelques mois. Le vol de poussette j'avoue que je n'y avais jamais songé.

C'est chouette quand il fait froid pour aller à l'école (jusque 4 fois par jour). En plus d'habiller la Patate de pied en cap, de l'installer dans sa poussette mit plaid bien chaud et chancelière, il faut maintenant que je me plie en 15 pour aller décadenasser ma poussette.
Je ne suis pas encore bien au point, lundi ma poussette est restée plusieurs heures cadenassée avec la clé du cadenas dans le vide-poche. Hum. On m'excusera merci, je débute en criminalité de puériculture.

Donc bon depuis, ça m'énerve, ça m'écoeure, ça m'agace, ça me retourne. Je suis allée faire un dépôt de plainte, je sais bien que toutes les forces de police ne sont pas à la recherche d'une Graco Citysport 2005, rouge et noire, et qu'aucun test ADN ne sera pratiqué sur les lieux du crime pour retrouver le coupable (que le cul lui pèle).
C'était la poussette de mes fils, celle dans laquelle on est assis bien doit pour regarder le paysage, celle qui passe parfaitement les portillons du métro, qui se plie en deux secondes et se porte à l'épaule, qui pèse moins qu'une plume.
Ca
me
GONFLE.

RENDS-MOI MA POUSSETTE CONNARD!

Bon.
Du coup après j'ai été malade.

[témoignage d'Alix: "oui alors y'a ma copine elle est venue m'apporter des trucs tout à fait légaux via sa clé usb dans mon chez-moi, je l'ai laissée entrer, et trois minutes après j'avais une Bielorusse qui lutte contre le froid de la toundra recroquevillée dans mon canapé, sous les coussins, et sous le plaid taxé à ma fille, grelottant comme pas permis. Ah on ne m'y reprendra plus, elle m'a quémandé du gatal et du jus, en plus"]

Du coup après j'ai fait un FaceBook.
Ca m'occupe.
C'est dire le degré zéro de la déprime.


note pour plus tard qui n'a rinavoir: quand les baskets que tu veux sont à un prix dérisoire, que tu as topé le code pour les frais de port gratos, mais, bon sang, PASSE TA COMMANDE! le lendemain c'est 10 euros plus cher. La procrastination, c'est mal.

note pour ceux qui disent caca les grêves, ouh les méchants cheminots, blabla: allez lire cet article, il résume tout à fait ma pensée. Ah regarder dans l'écuelle du voisin pour voir si elle est mieux ou moins remplie, c'est farpait pour se faire entuber dans les grandes largeurs. Pauvre pauvre pauvre de nous.

11 novembre 2007

Chéwi est dingue (2)

La première partie est ici.


Minuit passé, again. Je me couche. MaGrossePatate attend que je me sois endormie depuis 5 minutes pour me réclamer la deuxième ration de sa tétée du soir, merci mon bébé, c'est tellement attentionné. Donc hop, Chéwi m'amène le petit glouton, et il se repieute. Moi je dois rester pleinement réveillée, sinon je me rendors comme une grosse bouse avec ZePatate. Pas bon plan.

Je m'embête un peu, si je ne m'occupe pas, je vais m'effondrer au pays de Morphée. Rien ne vaut un peu de fun pour rester éveillée.

(je rappelle que l'homme dort)
(je suis une teigne, j'assume)

- Hum dis moi, ta paëlla taleur, tu l'as achetée où?
- Paëlla!
- Ah tu l'as acheté chez Paëlla? C'est intéressant! Tu es sûr?
- Oui!
- Donc tu achètes ton couscous chez Couscous alors?
- Non!
- Et ta choucroute chez Choucroute?
- Non!
- Ok. Mais tu achètes ta paëlla au supermarché Paëlla, c'est ça?
- Oui!
- Pourquoi?
- Parce que c'est moins cher!

Après j'étais super bien réveillée, parce que je ne pouvais plus m'arrêter de rigoler.

Je suis une pure saloperie.




[je rassure la Société Protectrice des Chéris, le lendemain matin il ne se souvenait de rien, et il semblerait que la paëlla venait de chez LP]

08 novembre 2007

angel cherche une vengeance

Quand on a des enfants, il faut bien savoir qu'ils vous font suer. Les enfants c'est super trop chouette, ok, mais quand même, ce sont de sacrés emmerdeurs. Ne vous méprenez pas, j'aime d'amour profond mes trois enfants, ce sont les lumières de ma vie, mais il m'est arrivé plus d'une fois d'avoir des envies de passage par la fenêtre voir de vente en lot à prix plus que compétitifs sur ebay (0,01 cts les 3, qui dit mieux? Prix achat immédiat, l'acheteur vient chercher l'objet).
Le seul truc qui parfois me fait tenir, quand au coeur d'une crise bien monumentale de la Lutine, d'un tannage du PitiGasson, ou d'une insomnie mit crise de gavage de LaGrossePatate, je sens ma raison vaciller, c'est de me dire que rira bien qui rira le dernier. Je sais c'est petit petit petit de penser à se venger de ses enfants, mais je tiens ça de ma mère: un jour tu auras une fille aussi chiante que toi, pour me venger! Raté, ce fut un garçon. Mais ma mère elle est un peu forte en malédiction quand même.

Mais là, ce soir, face à une nouveauté complète pour moi, je ne sais quoi penser.
Pour la première fois, je n'ai pas d'idée de comment me venger, plus tard, de ce que MaGrossePatate vient de faire.

Voyez-vous, pour la Lutine qui me tape des crises je prends des photos, pour montrer à ses futurs chéris: ouais oouais t'inquiète, regarde, elle était déjà caractérielle à l'époque, j'ai failli la noyer plusieurs fois, mais bon, elle est mignonne quand même, je l'ai épargnée. Pour elle c'est à peu près tout, il n' y a pas à tortiller, ça a toujours été une chouette gamine, elle a du me faire moins de 10 grosses conneries en 8 ans, elle dort bien, mange de tout, travaille bien à l'école, commence presque à ranger sa chambre, elle est drôle, intelligente et débrouillarde, et elle a plein d'autres talents.
Pour le PitiGasson, j'ai aussi pris des photos compromettantes pour montrer à ses futures chéries, mais ça en fait c'est pour du chantage s'il me réclame un scooter. La photo de lui habillé avec le manteau de sa soeur devrait avoir un effet dissuasif relativement important.
J'ai aussi bien sûr comploté de venir le réveiller à 6 heures 30 le matin quand il rentrera décalqué d'une soirée ou d'un concert, en lui demandant d'aller me préparer mon petit dej'. Tass'deuuuuuuu'théééééééé Tass'deuuuuuuu'théééééééé Tass'deuuuuuuu'théééééééé en écho à son fameux bibwondlééééééééé qui nous réveille tous les matins aux aurores et parfois en pleine nuit. Justice sera faite. Et bien sûr je cracherai par terre dans sa chambre, quand je ne serais pas contente. Il va adorer. Il n'y a pas que lui pour être chameau asc. lama hein. J'attendrais d'avoir un bon gros rhume des familles, histoire de lui sortir une belle huître. Non mais.

Mais là, je ne sais pas.
MaGrossePatate est le premier de mes bébés a m'avoir littéralement cagué dessus le jean. Je l'ai innocemment pris quand son père me l'a tendu, emmailloté lâchement dans une sortie de bain trop petite (7 mois aujourd'hui, taille d'un bb d'un an, au secours) vu qu'il venait d'agrémenter son bain d'une série de petits flotteurs relativement répugnants. Je n'ai pas réfléchi, et le petit bouseux a fini son affaire sur mon jean. Mon seul jean potable, qui me va farpaitement, râââââââ.
Alors je planifie quoi?

D'aller faire popo dans ses Nike en 46 quand il en aura besoin pour aller à sa compet' de basket?
Sérieux?

Je vais y réfléchir encore, quand même. Quoique.

06 novembre 2007

Chéwi n'a peur de rien.

[je précise que j'ai édité ma note précédente, afin d'y inclure la recette du gâteau, oui je sais je suis formidable et vous m'aimez d'amour. ]


Aujourd'hui, histoire de se remettre de la folle journée de préparatifs et de fête d'hier, nous avons décidé d'aller nous reposer chez M'sieur Mickey. Si si. Autant vous dire que ce matin, après une nuit bien pourrie avec un PitiGasson bobo bidon, et MaGrossePatate bobo gencives en forme de dents (4), j'avais moyen envie d'aller saluer la souris ricaine, et plutôt très envie de rester à pioncer jusque demain sous ma couette.
Mais ce n'est pas d'aujourd'hui dont je veux vous parler - quoique faire 14600 main gauche et 6300 main droite, oué oué two guns only for me, dans Buzz l'Eclair, avec une PatateRigolarde dans l'écharpe, je trouve que ça mérite d'être précisé (et oui bien sûr je suis gauchère!). Je veux vous parler d'hier et des préparatifs. Parce que bon une journée chez la Souris, ça se réfléchit un chouïa, si vous ne voulez pas vous retrouver à 1 heure 45 de chez vous avec un bébé recouvert de caca, une migraine horrible, ou pire encore.

Donc déjà, recherche des pass annuels franciliens, grosse grosse suée, angoisse totale, strictement aucune idée d'où j'ai pu les fourrer, je sais que je les ai tellement bien rangés que jamais je ne serais foutue de remettre la main dessus, mes enfants vont me détester, une semaine et demi que je les fais marcher à la baguette avec la carotte Mickey est ton Ami/Obéis à ta mère!, autant dire que si on n'y va pas parce que maman a rangé les passeports mais ne les retrouve plus, ils me mettent dans l'heure sur le trottoir en attendant que le camion-benne vienne me chercher.
C'est en totale panique que je cherche les bidules plastifiés partout, ils ne sont dans aucun des endroits logiques où ils devraient être ces abrutis de pass de mes deux, c'est là que Chéwi, alors que bon je pourrais le zigouiller d'énervement, brave les dangers, ma colère et la mort, et se précipite devant une bibliothèque, soulève deux bouquins, et trouve le pactole.
TROP FORT.
Ne
me
demandez
pas
pourquoi
ils
étaient
"rangés"
là.
JAMAIS.

Hum.

Les pass retrouvés - et rangés en sécurité avec les cartes famille nombreuse, ma carte d'identité (celle où ma photo glamour a été inexplicablement échangée avec celle d'un vampire femelle obèse inconnu au bataillon?) et autres cartes importantes, voilà que je prépare le sac de MaGrossePatate.
A l'intérieur, une tenue de rechange complète, body, tee-shirt, salopette, babylegs, chaussettes, chaussons souples, veste, bonnet, écharpe, on ne soupçonne pas avant que ça arrive à quel point un bébé peut chier absolument partout, et dégobiller sur LA fringue propre épargnée par l'océan de bouse thermonucléaire. Deux tapis à langer, évidemment, vu qu'un seul, il risque de périr à la première ouverture de couche, le bébé est un être facétieux, il faut le savoir. Des couches taille supérieure à celle de d'habitude, au cas où une file d'attente soit vraiment trop longue. Du coton nettoie-popotin en veux-tu en voilà, et bien sûr, du produit à fesses. Sauf que le produit à fesses que j'utilise en déplacements, ben il m'en reste deux flacons. Un totalement plein, neuf, poids approximatif 600 grammes, et un second, quasi vide, poids approximatif, 112 grammes. Ah bah mince. Il est évident que le second ne pourra pas résister à un Armaggedon de résidus radioactifs issus de lait maternel et de petits pots de crème vanille ou chocolat (oui les fruits, visiblement, il n'est pas fan l'autre zigue de bébé).

Ah mais c'est que je n'ai pas dit mon dernier mot, non non non. Il suffit simplement de transvaser une partie du produit du flacon neuf, dans un flacon vide. Après recherches approfondies dans l'appart, j'avise le seul flacon capable de faire office de récipient à produihaku honorable. Mon flacon quasi vide de Biactol. Oui oui rigole, oui j'utilise encore du Biactol, à 33 ans, mais tu rigoleras moins quand je t'annoncerais que ma peau grasse a l'immense avantage de ne pas rider du tout, oui oui oui, pas une seule ride entre mes comédons, et toc. Va pleurer dans ton pot de Rétinol Machin aux Bidulotrucs actifs. Non mais.

Zou, nettoyage du flacon de Biactol, rinçage soigneux de l'intérieur au produit vaisselle mit eau chaude et goupillon à bib', rinçage maximum à l'eau claire, ça rigole pas. Puis rinçage soigneux également de la pompe du flacon, histoire que le popotin tout neuf de mon poupon chéri ne se retrouve pas tartiné de gel désincrustant aux micro-billes bouffeuses de sebum, par inadvertance, et que ça lui bouffe la peau des fesses, le pauvre!
Mais même si l'eau ressort claire de la pompe au bout d'un certain temps, comment être sûr à 100% que la pompe est correctement nettoyée et peut-être utilisée total safe avec MaGrossePatate le derche à l'air?

Une expérience scientifique, visant à démontrer la totale innocuité du liquide véhiculé par la pompe. Voilà ce qu'il nous faut.
Aussitôt pensé, aussitôt mis en oeuvre

[oui oui hier soir j'ai écrit que j'allais me coucher à la fin de ma note, mais en fait j'ai menti. Je sais, c'est affreux.]

Deux gobelets en plastique Hic et Ah. Verts. On s'en fout, mais c'est joli vert je trouve. Je remplis d'eau tirée du robinet le Verre n°1. Et je transvase une partie de cette eau dans le Verre 2, à l'aide de la pompe. Maline je suis.

Première observation: l'eau est effectivement totalement claire.
Mais méfiance tout de même.

Deuxième observation: l'eau semble aussi inodore que possible pour une eau qui goûte la javel que ce n'est pas permis.
Méfiance toujours.

Il faut une troisième observation: goûter l'eau, pour vérifier qu'elle n'a pas un infâme relent de Biactol, prouvant ainsi qu'elle contient encore des agents nocifs au petit posétrieur de MaGrossePatate.

Sauf que ça me dit moyennement de goûter ce machin. Je ne suis pas courageuse, c'est un fait.
Avisant Chéwi qui passe par là, apparemment désoeuvré, me voilà entrain de lui expliquer mon fol projet et l'expérience qui en a découlé. Je lui montre le Verre N°2.

- Tu veux bien goûter toi?
- Bah euh non.
- Non mais faut goûter tfassons hein, y'a pas le choix, moi je me trimballe pas un flacon plein demain en plus de tout le barda.
- Ouais bien sûr, mais.... non.
- Bon ben tant pis je vais le faire alors...
[là trop je feinte, vous m'avez bien cernée, mais lui, que dalle, c'est l'amûr ça rend aveugle!]
- Non allez vas-y, file le moi, je vais le goûter.

Et mon Chéwi il est super fort, parce qu'il a pris le verre, et tel l'oenologue de base, il a fait tourner le liquide en bouche sans l'avaler, l'analysant longuement, avant de le recracher dans le lavabo:
- C'est bon, ça n'a pas de goût.

Ben franchement, je vous jure, j'ai trouvé ça super héroïque, parce que franchement, je n'aurais jamais goûté, parce que quand je me lave le visage au Biactol, si par mégarde il y a un peu d'eau savonneuse qui m'arrive dans la bouche, je crois mourir tellement c'est digoulasse. Pouacre!

En plus c'est un papa super chouette, parce qu'il est prêt au pire pour le bien-être du popotin de son bébé.


Juste ce matin la dame dans le RER l'a regardé bizarre, quand voulant nettoyer le visage de SaGrossePatate tout morveux, il a sorti le flacon de Biactol du sac à langer, avant d'en humidifier généreusement un carré de coton et de débarbouiller le Bidibulle avec.

05 novembre 2007

la Lutine est GRANDE



Un joli gâteau maison fait avec mes 10 doigts à l'arrache entre deux lessives, une tétée, et un zillion de choses à faire, avec un petit assistant de 4 ans bientôt un chouïa pénible. Je suis très fière pour deux raisons: ma grande fille a 8 ans aujourd'hui, et je trouve mon gâteau très réussi, les ptites roses c'est bien une chierie à façonner mais ça rend bien, et en plus il est super trop bon, ouhla mon papa il en a mangé un quart à lui tout seul!

Maintenant je vais juste aller m'écrouler dans mon lit.
BOUM.

Edit du lendemain:

Des précisions et la recette donc, je vois bien que vous voulez tout savoir.

Déjà ce gatal est une redif' de celui d'il y a deux ans, que l'on peut admirer ici.

Ensuite OUI les roses, feuilles et tiges sont en pâte d'amande entièrement modelés de mes dix doigts fuselés, ce n'est pas très difficile hein! Suffit de prendre un grand couteau, de couper de fines tranches de pâte d'amande, de couper ensuite les tranches en deux dans le sens de la longueur, d'aplatir encore un peu au doigts, et de rouler chaque bande ainsi obtenue, de pincer pour faire éclore la rose, de couper proprement au couteau dessus (cette méthode permet de faire deux roses à la fois je vous laisse tester). Les feuilles se découpent tout pareil, se modèlent avec les doigts, vite fait. Les tiges, bah là quand même j'explique pas rôôô, je sais bien que vous savez.

Et NON je n'ai rien fait aux chamalows pour qu'ils aient cette délicieuse forme de coeur, j'ai juste acheté un sachet de chamallows light au Pionch local, ils sont déjà tout prêts, si ce n'est pas super choupinet ça?

La recette, pour les curieuses.

2 gâteaux, same recipe.

Pour chaque gâteau il faut:
- 4 oeufs,
- 200g de sucre (de canne c'est mieux),
- 2 sachets de sucre vanillé,
- de l'extrait de vanille (le flacon LP fait très bien l'affaire)
- 150 g de farine
- 100 g de maïzena
- 1 sachet de levure.

- Préchauffer le four th.5
- Séparer les blancs des jaunes.
- Ajouter les sucres et 2 cuillères à café d'extrait de vanille aux jaunes d'oeuf. Ajouter 6 cuillères d'eau chaude (cherchez pas, j'ai toujours fait ça, et c'est trop bon).
- Battre le tout jusqu'à ce que le mélange soit mousseux.
- Battre les blancs en neige.
- Glisser les blancs sur la préparation.
- Ajouter farine, maïzena, levure.
- Mélanger sans briser les blancs, en soulevant la masse. C'est un peu long mais ça paie.
- Beurrer un moule rond de taille honorable.
- Mettre au four 15/20 minutes.
- Surveiller. Si vous voyez que les bords sont à la limite du cramage, arrêtez le four et laisser 5 minutes à four chaud, pour que l'intérieur termine de cuire (la pointe d'un couteau doit ressortir sèche).

Démouler le premier gâteau, frigo.

Faire un second gatal sur la même recette que le premier.

Quand il est cuit, le démouler à l'envers sur une grande assiette.
Sortir le premier gatal du frigo, découper dedans à l'emporte pièces deux ronds de taille différentes: ce seront les étages. bien sûr vous pouvez grignoter ce qui reste après les découpes, et vous rendre compte que ce gâteau est une tuerie uhuhuhuu.

Monter les étages.

Pour le glaçage, le truc, c'est que les bords des étages n'ont pas l'aspect lisse du gâteau entier. Alors va falloir y aller à la brutor. Avec un large pinceau, passez le glaçage sur les parties lisses, c'est le plus facile. Ah oui le glaçage, c'est 200g de choc à pâtisser +100 grammes de beurre qui ont fondu de concert doucement dans une petite casserole.
Ensuite pour les bords "emiettables" c'est chacun pour sa gueule les gens, dé mer dez vous! Perso j'ai utilisé la technique très très brute de décoffrage: j'ai carrément flanqué du glaçage direct de la casserole sur le gâteau, et quand ça a dégouliné, j'ai égalisé au pinceau.
Pas trop moche, mais bon, doit y avoir une meilleure méthode.

Ensuite déco avant que le glaçage ne prenne.
Donc soit vous avez préparé à l'avance vos décos en pâte d'amande, soit vous optez pour la déco bonbons, c'est très rapide et plutôt réussi.
Voilà.

Ah et ensuite bien sûr au frigo au moins une demi-heure, histoire que le glaçage soit bien dur.

03 novembre 2007

angel et le petit bouton orange

Il était une fois, au pays de MaGrossePatate, un papa qui en trois nuits, flingua trois fermetures éclairs de gigoteuses. Trois gigoteuses fichues plus tard, la maman décida via un site de Vépécé, d'acheter une gigoteuse de rechange au cas où l'unique qui restait subisse le même sort, ou pire, soit momentanément rendue indisponible par une attaque de gerbouillis, cacakipu, ou pipikidébord'.

Quelques jours plus tard, par le miracle conjugué du code réduc et du colissimo gratos, une nouvelle gigoteuse arriva au pays de MaGrossePatate. Elle était belle, très grande, blanche et rouge, doublée d'orangé, avec un petit hippo caché dessus. Et deux mignons boutons oranges, à 4 trous, la fermaient aux épaules. C'était le bonheur. Deux gigoteuses pour MaGrossePatate, voilà qui lui assurait de douces et belles nuits, au chaud.

Malheureusement, au beau milieu d'une nuit sans lune, le papa de la Patate réussit on ne sait comment, par un sombre maléfice sûrement, à faire sauter le petit bouton orange de la jolie gigoteuse, la rendant inutilisable.

La maman se dit qu'elle allait le recoudre, mais deux mois plus tard, n'ayant toujours pas retrouvé son aiguille unique, elle se trouva fort dépourvue quand le pipi fut venu, et que l'autre gigoteuse, trempée, ne permettait plus au bébé joli de passer une sereine et paisible nuit. Il fallut que le doigt du destin pointe de son ongle crochu son incompétence notoire et sa paresse légendaire, pour qu'enfin elle commence à s'activer un chouïa.

La première des tâches fut d'acheter des aiguilles à coudre, ce qui fut fait, par lot de neuf, on est jamais trop prudent, dans une échoppe de taille plus qu'honorable, lors de ses emplettes hebdomadaires.

Plusieurs jours plus tard, alors que les couches taille 4 montraient les limites de leurs possibilités en matière de retiendage de pipid'bébé, à savoir peau de burne, et que par deux fois la gigoteuse fut trempée, après l'achat d'un paquet de taille 5 juste pour la nuit (il restait 6 paquets de taille 4 à la cave, c'est que la maman était prévoyante en couches mais pas en aiguilles, on ne peut pas être fort en tout non plus) la maman décida que cette fois-ci c'était la bonne, elle devait absolument la tout de suite maintenant, recoudre ce fieffé bouton. Ce qui l'arrangeait bien, mais chut, vu qu'elle avait un Evil placard of Death and Pain à terminer de ranger, un sèche-linge de tout ptits vêtements (du 18 mois for god's sake!) de bébé joli à remettre sur l'endroit, plier, ranger, et toute une cuisine à réorganiser.

Armée de son aiguille, elle récupéra la gigoteuse soigneusement pliée sur le dessus de la commode depuis 2 bons mois, le bouton intelligemment posé à côté pour ne pas l'égarer, et se mit en quête du petit étui de carton bleu contenant les fils de la bonne couleur pour ne pas dépareiller le linge chatoyant. En vain.

Elle passa une bonne demi-heure à pester en retournant le moindre centimètre carré de son logis qu'elle avait pris bien soin de ranger depuis quelques jours, lors d'une opération de grande envergure. En vain.

De guerre lasse, elle alla choisir, dans une autre boîte, un autre fil, dont la couleur était un tout petit peu moins parfaite, mais qui irait bien, crébindiou de ventredieu. Épuisée, elle s'effondra dans le canapé, avec la gigoteuse, le bouton, l'aiguille, le fil. Tout enfin était réuni, tout était bien, tout était parfait. Elle s'appliqua à sa tâche, recousant ce petit bouton orange avec une intensité rare, veillant à chaque coup d'aiguille à ce qu'il soit solidement arrimé à la gigoteuse, qu'il ne puisse plus bouger d'un iota. Ce qu'elle fit avec une ardeur sans nulle autre pareille.

Enfin, elle acheva son dur labeur, qui lui avait demandé tant d'efforts, de stratégies, deux mois de planification pour en arriver là. Le petit bouton orange était finalement recousu, solidement, fermement, soigneusement.

Sur l'envers.