21 août 2009

angel va faire plouf

Aujourd'hui, piscine! Toute seule avec les trois zous, parce que Chéwi a besoin d'un mini-break, et parce que y'a pas de raison qu'il arrive à gérer les trois tout seul à la pistoche et moi pas. Donc go go go, je prépare les sacs, je checke tout le monde, et direction l'eau chlorée.

Alors trois enfants dans le petit bain, une qui nage, un qui a une ceinture de flotteurs, et le petit dernier avec sa bouée à bretelles au look trop terrible - surtout qu'il y ajoute les lunettes de piscine de son père, noires et bleues, je te dis pas l'allure du mouflet dans la flotte, bref, trois enfants dans le petit bain, c'est beaucoup de rigolades, mais c'est aussi du sport. Du vrai.

Déjà parce qu'ils trouvent drôle de s'accrocher à leur mère comme des moules sur le rocher, un ptit devant, un moyen derrière, une grande sur le côté, vas-y traverse le bassin comme ça, t'as des cuisses en béton après, et les nénettes qui font leur aquagym avec un air constipé elles peuvent aller se rhabiller, parce que 62 kilos de mouflets à tracter, même dans l'eau, ça fait un peu beaucoup. Et en plus moi, je me marre.

Ensuite parce que LaPatate c'est le symbole même de no fear no limit, tu vois, il saute dans l'eau comme un taré, il court pis yapu de carrelage y'a de l'eau c'est rigolo allez hop on recommence, sauf que des fois il court direct dehors très très très loin et très très très vite, et moi je dois lui courir après et là tu te dis feuque splus la canicule du tout brrrrrr, mais quand tu ramènes le fugueur dans le ptit bain, tu trouves l'eau limite bouillante d'un coup, c'est fun. Pis des fois il court très très vite vers le grand bain, il risque que dalle avec sa bouée de compet, mais les gens ils le savent pas tu vois, ils voient juste une torpille à cheveux longs, bouée rouge et nunettes noires qui va aller se noyer sous leurs yeux, donc le temps que j'arrive pour le récupérer avant le grand plouf, t'as déjà une blonde qui me le tient, c'est pratique. Heureusement les maîtres nageurs ils voient rien, sinon je me fais engueuler hein, avec un mouflet pareil. Après il se calme un peu, et il fait la toupie dans le petit bain, pour se faire applaudir, quel poseur cuilà alors!

Bah sinon t'as PitiGasson qui saute en permanence dans la flotte, en essayant de faire la plus grosse bombe possible, ou alors qui décide de faire comme sa soeur et de nager sous l'eau, rapport qu'il a des nunettes de piscine spa pour rien non plus hein, sauf que vas-y pour aller au fond de la piscine avec une ceinture de flotteurs. Bon après obligé, des fois je lui tourne le dos, et là t'as une blonde (une autre) qui essaie de le repêcher, parce qu'il flotte sur le ventre avec les bras et les jambes pointés vers le fond, et la tête sous l'eau. Mais naaaaaaaa madame, c'est gentil tout plein, mais il cherche juste à nager sous l'eau là, en fait. Lalalalalalala, prendre un air dégagé, non non je ne suis pas la mère de cet enfant, je le garde juste pour l'après-midi, lalalalalalala.

Bon après faut que tu douches, shampouine et essuie trois gamins, et tu rentres chez toi, t'es toute contente parce que tu t'es bien bien bien marrée, et que tes enfants sont ravis et ils veulent y retourner didon, par contre, c'est bizarre, mais c'est comme si quelqu'un t'avait roulé dessus, avec un 38 tonnes par exemple. Bizarre, je te dis.



bonus track Nathalie elle est zinbrin!

Alors déjà ma toupine Nathalie - oui oui la super maman de Matthieu, qui a ouvert le site Autisme Infantile que je te recommande vivement d'aller le lire pour ton édification personnelle, surtout qu'en plus il est bien écrit et ultra intéressant ( + maintenant y'a un forum et un blog passionnant associés au site, c'est bientôt une multinationale limite), ben tu sais ce qu'elle a fait ma toupine Nathalie, hum? Elle a envoyé un colis avec plein plein plein de cadals pour les zenfants dedans. Non mais jte jure. Des petshops pour LaLutine, que même, trop la classe, elle ne les avaient pas ceux là, environ trois miyons de cartes Naruto, genre 5 decks et une jolie boîte en métal, pour ranger le tout (avec encore des cartes dedans didon) + une boule pokemon pour PitiGasson, raaaaaa, mon fils il ne sort plus de sa chambre, cémalin, et pour LaPatate un livre que j'adore et que j'avais déjà, mais vive l'exemplaire tout neuf et impec' du livre à toucher qui a 9 ans d'âge! Et aussi une boîte à musique dans laquelle sont rangées plein de jolies cartes illustrées toutes choupis sur le recto, et au verso, une ptite histoire. Bon on a planqué la carte de La Belle et la Bête, parce que l'illustrateur avait visiblement visionné l'intégralité du rayon Terreur de sa vidéothèque avant de la dessiner - même moi elle me fiche la trouille! Mais la boîte à musique et les cartes font le bonheur de LaPatate. Merci madame, t'es complètement zinbrin de la tête, je le savais déjà hein, mais là, j'en ai la PREUVE! Ah ah!

Et en plus Nathalie elle a le chic pour te dégotter le lien qui tue, celui sur lequel tu passes une heure à te marrer comme une grosse andouille, à pleurer de rire et à hoqueter d'hilarité déchaînée. Donc si tu lis bien l'anglais, et surtout si tu as lu la série des Stephenie Meyers, va lire cet immense article qui chronique les 4 tomes. J'ai adoré les livres et je me suis régalée à chaque ligne de ce très long pamphlet au vitriol, c'est l'un des textes les plus drôles que j'ai lu depuis longtemps. Bon par contre si tu te fais pipi dessus c'est LA FAUTE A NATHALIE, moi je fais que transmettre, voilà.

20 août 2009

angel et la bouteille de lait

Ben non spa la peine que t'achètes du lait en bas, la commande Ooshop faite hier matin arrive entre 16 heures et 18 heures aujourd'hui. Je sais bien que LaPatate réclame un bib - chose proprement hallucinante et impossible le mois dernier, youhou, mais franchement fait chaud, te déplace pas, on est livré staprem'.

Oui mon doudou ton lait arrive cet après-midi, on te fera un bon ptit bib, ça va être sympa hein.

16h. Personne.
17h. Personne.
18h? Personne.

Mais keskispass, spa possib ça mais c'est la 4ème dimension, vla ot chose, Ooshop qui livre pu, ou alors le livreur a fusionné avec le skaï du siège de son camion, par ste chaleur on peut s'attendre au pire, non mais arrête si ça se trouve il a eu un accident, han la vache, pov livreur Ooshop, pitètre en plus c'est le super gentil là, oh non le pauvre monsieur il est tout crabouillé quelque part et personne ne le sait, sauf nous, c'est affreux.

Non mais tu trouves pas que c'est dingue, depuis le temps qu'on commande chez eux, kamème, c'est la PREMIERE fois qu'ils ne respectent pas leurs horaires de livraison, punaise d'habitude ils arrivent limite en avance, et là, deux heures, zont pas trouvé le moyen de me monter mes bouteilles de lait. Jle crois pas.

Spa normal mwajdi.

Comment ça est-ce que j'ai bien passé la commande? Mais atta tu me prends pour qui toi? BIEN SUR que j'ai passé la commande, t'étais là quand je t'ai demandé s'il fallait reprendre de tes fichus spaghettis n°5, raaaaaa quand même chuis pas folle oh.
J'étais même ravie du créneau de livraison pour aujourd'hui, c'était hier matin, je m'en souviens hyper bien hein, BIEN SÛR que j'ai passé la commande.

Bon ok je vais vérifier. Tiens c'est bizarre je n'ai pas reçu le mail de confirmation, c'est bien la première fois que ça arrive??
Je vais voir sur le site, mais vraiment tes insinuations me gonflent je te le dis comme je le pense, c'est gonflant ce manque de confiance envers la femme que tu aimes et idolâtre, franchement!
Tiens mon panier est toujours plein?

Mais kessessé? C'est quoi ça? Wololo j'ai pas payé la commande, ben tu penses ils sont pas fous chez Ooshop, si je ne paie pas ils ne livrent pas, ça suit une certaine logique, je respecte ça, je peux comprendre hein, toutafé, voilà, ça explique un peu le truc là, en fait.

Non mon doudou pour le bibi de lait c'est râpé, Maman a court-circuité du cortex hier matin, et la commande Ooshop est passée à l'as didon. Mais tu peux toujours demander à ton père qui fait son malin depuis taleur de descendre t'en acheter une bouteille, moi je crois qu'il est temps que j'entre en hibernation prolongée pour rénovations des circuits neuronaux, ouala ouala, ouala.

La bonne nouvelle c'est que le gentil livreur est probablement encore en vie, ouf, un peu.



bonus track my poupon pour MaLutine PAS pour Drenka
Drenkinoute Chouchoutte, pour épargner tes ptits noeils, je ne mets pas les photos du poupon 1982 avec ses ptites tenues 2009 DANS le billet, suffit de cliquer ici, et raaaaaaa, non ne clique pas, mais t'es pas maline aussi, hein. Pfff tiens.
Les autres vous pouvez admirer les pites fringues ultra soldées Redoute, 8 euros une tenue, 7 euros l'autre, 6 euros les deux pyjs. Taille préma en 45, impec, pas ruineux, c'est choupi, non?

19 août 2009

angel est trop lente

C'est bien sûr quand tu rêves d'une soirée calme, que ça arrive. Il fait une chaleur torride, l'air est immobile, aucune feuille ne frémit dans les arbres, la nuit est tombée, mais ses promesses de fraîcheur étaient vaines. LaLutine est dans sa chambre avec CopinePréférée, elles se préparent à regarder un dvd toutes les deux peinardes, il fait bien trop chaud pour espérer dormir, et puis c'est si agréable d'être ensemble, un mois et demi de vacances qu'elles ne se sont pas vues. PitiGasson est perché là-haut dans sa mezzanine, torse-nu il est vanné par son après-midi à la piscine avec son papa. Il ne va pas tarder à dormir. MaPatate ne veut pas aller se coucher, comme tous les soirs, il est trop curieux de ce qui continue sans lui, pendant qu'on le confine dans son lit. Chéwi s'apprête à faire la vaisselle du repas des enfants. Il est 22h00.

Il est 22h00 et j'aspire enfin à un peu de calme, quatre enfants à la maison, ça remue, ça rigole, ça crie et ça gigote, ça chahute et ça pouffe. Je visualise déjà ma salade tomate-roquette-mozza, et peut-être du sorbet à la pomme pour finir, si la chaleur ne me coupe pas l'appétit. Je vais manger devant un petit épisode de série, un truc distrayant, genre Eureka, c'est sympa Eureka, c'est amusant et un peu délirant, j'aime bien. D'abord je vais bloguer, je ne sais pas encore quoi, j'aurai bien le temps de réfléchir en couchant LaPatate. Le temps qu'il s'endorme, avec cette chaleur pesante, j'aurai tout mon temps pour dégoter l'idée qui va bien, la mettre en forme, rédiger mentalement les phrases marrantes... Allez, hop, au dodo le loulou choupi, on va aller lire pour la 124854ème fois Les trois ours.

Il est 22h00. Je commence à lire les trois livres auxquels MaPatate a droit -oui que trois, parce que sinon je suis obligée de lire toute sa bibliothèque chaque soir, et plusieurs fois encore, il est fou ce petit. Il fait 29°2 dans sa chambre, je sens que ça va être looooong. C'est en lisant l'histoire du radis qui reste bien accroché, que j'entends pour la première fois les petits coups. Tic tic tic tic tic tic. Et ça s'arrête. Je n'y prête pas attention, je sais que la chambre de MaPatate est sous celle de mon voisin du dessus, un très très vieux monsieur de 92 ans qui ne sort plus de chez lui et à qui nous portons son courrier quasiment tous les jours. Je continue à lire, il fait chaud, je baille un peu, je suis fatiguée, cette chaleur m'endort, et tic tic tic tic tic tic tic ça recommence. Kessessé demande MaPatate. C'est rien je dis, c'est rien, écoute, c'est là que la petite souris va réussir à arracher le radis! Il écoute, attentif, dans le livre il ya une petite souris toute pareille à son doudou, c'est chouette.

Il est peut-être 22h20, MaPatate a eu ses trois histoires, il est allé faire son ptit pipi d'avant la nuit, il a bu douze verres d'eau, il est allongé dans son lit le tutu en l'air, j'ai éteint la lumière et ouvert volets et fenêtre dans le vain espoir que l'air dehors se rafraîchisse un peu et qu'il fasse meilleur dans la chambre... J'entends le tic tic tic tic tic tic tic qui recommence. Là dans la pénombre, avec juste la lumière de la rue qui permet d'apercevoir les pieds de MaPatate sur le mur et non dans son lit, je commence à me dire que ce n'est pas normal. Je connais bien mon voisin, c'est un homme d'habitude, qui mange toujours à la même heure, se couche à la même heure, je connais les bruits de sa vie quotidienne, je connais son pas lourd et lent vers les 2 heures du matin pour son ptit voyage vers ses wawas, et je sais bien pour coucher mon fils tous les soirs, qu'il ne fait jamais tic tic tic tic tic tic dans sa chambre à 22h00 passées. Parce que normalement à 22h il est couché, sans doute qu'il ne dort pas, surtout aujourd'hui avec cette chaleur, et il est juste sous le toit... Alors c'est QUOI ce bruit? Qu'est-ce qu'il peut bien fiche à faire tic tic tic tic tic ?

Je finis par appeler Chéwi, je ne trouve pas ça normal, je sais bien qu'on a un code avec le voisin, qui porte un pacemaker, et qui est vraiment très vieux, si jamais il refait une attaque, il tapera très fort par terre pour qu'on puisse ouvrir aux pompiers qu'il aura appelé en appuyant sur le médaillon qu'il porte toujours autour de son cou. Alors là ce n'est pas BOUM BOUM BOUM, c'est tic tic tic tic tic, mais ce n'est pas NORMAL. Chéwi est embêté, il n'ose pas monter et déranger le vieux monsieur, écoute dit-il le bruit s'arrête, non c'est rien, on ne va pas aller le réveiller pour rien quand même. Il part terminer la vaisselle. Et le bruit recommence, s'arrête à nouveau. Et puis recommence. Et s'arrête encore. Tic tic tic tic tic tic. MaPatate gigote dans tous les sens, il doit sentir que je suis tendue, que je ne suis pas calme et concentrée comme tous les soirs où je reste assise à ses côtés, à réfléchir tranquillement.

Je n'y tiens plus là, ce n'est vraiment pas normal. Je rappelle Chéwi, je lui dis écoute ça continue, ce n'est pas normal, je ne vois pas ce qui pourrait produire ce bruit, à part le voisin qui tapote par terre, monte voir silteplé!
Je l'entends qui monte, qui frappe à la porte.
Qui redescend. Pas de réponse me dit-il. Et le tic tic tic tic tic reprend de plus belle.

- Remonte, prends le double de ses clés, sonne, et s'il ne vient pas t'ouvrir, entre, et surtout, annonce-toi, qu'il n'ait pas peur!

Il est déjà reparti. MaPatate chantonne dans son lit, se tortille, il fait chaud, il fait lourd, je tends l'oreille, j'entends Chéwi qui sonne, j'entends Chéwi qui entre dans l'appartement, j'entends des bruits de voix. Et Chéwi qui redescend. Il est tombé!! Le vieux monsieur est tombé en se mettant au lit, il n'a pas la force de se relever!! Chéwi n'a pas réussi à le relever tout seul, il vient chercher mon aide.

Vite, je confie MaPatate à LaLutine et CopinePréférée, en leur disant de bien veiller sur lui, qu'il ne doit pas sortir de la chambre, et je file dans l'escalier, je fonce, j'arrive dans l'appartement où Chéwi est à côté du vieux monsieur, allongé par terre dans l'obscurité de sa chambre, tout nu. Je fais comme si je n'avais rien vu, je râle ah la la la je le savais! je le savais que ce n'était pas normal ce bruit! et aidée de Chéwi on assoit le vieux monsieur sur son lit. Ouf! il est sauvé!

Il reste à essayer de joindre son fils et sa fille, il n'arrive pas à trop trop se concentrer pour me dire où trouver leurs numéros, mais je le soupçonne de vouloir qu'on lui fiche la paix, il peut se débrouiller tout seul, tu penses, c'est qu'il a sa fierté, je le sais bien. Alors je file dans mon appart, j'ouvre l'annuaire sur internet, je trouve le n° de son fils, et je remonte fissa, portable en main, j'appelle. J'entends Chéwi qui discute avec le vieux monsieur, qui lui remonte le moral.

Impossible de joindre le fils sur son fixe, je tombe sur le répondeur. Une idée, vite! J'aperçois le téléphone sur la table basse, youpi c'est un modèle avec répertoire, je fais défiler, et bingo, le n° de portable du fils. J'appelle, j'explique, je rassure, ce serait bien que vous veniez, je préfèrerais , vous le connaissez, il dit qu'il peut se débrouiller tout seul, mais quand même je me sentirais mieux si vous étiez là!
Il me dit qu'il appelle sa soeur qui est plus près, et qu'il arrive ensuite dans la foulée. Je laisse Chéwi avec le voisin, tout à fait remis et qui bavarde tranquillou, après avoir enfilé un petite chemisette, et je redescends. Les psychocats sont dans l'escalier, et l'un des deux a décidé que clairement il devait aller dans l'appart du voisin, là où est Chéwi aka le Maître de la Bouffe. Je le rattrape in extremis, et je redescends avec lui sous le bras. La clé tourne mal dans la serrure, je n'arrive pas à ouvrir la porte qui coince, pour finir je donne un grand coup de pied dedans, oubliant que je tiens le chat. Il me plante ses griffes dans la cuisse, achevant en beauté de fracasser mon rêve de soirée tranquille.

En couchant à nouveau LaPatate je me dis que j'ai été bien trop lente, que pendant 45 minutes j'ai entendu le tic tic tic tic tic, et que pendant 45 minutes le très vieux monsieur était allongé tout nu par terre dans le noir complet, à taper de toutes ses faibles forces pour m'avertir... 45 minutes... La honte. Je me dis qu'il faut toujours écouter ses tripes, et mes tripes me disaient qu'il y avait un problème. Ma raison essayait de me convaincre du contraire. Le principal reste que j'ai fini par comprendre, mais me reste ce goût amer d'avoir été si lente...

Bloguer pour calmer les émotions, c'est une bonne solution, et sur le balcon, je l'ai senti, un petit courant d'air frais vient de taquiner la chaleur de la nuit étoilée.

18 août 2009

angel et la big louze

Il y a des jours comme ça, tu SAIS, au plus profond de ton être, que tu ne dois pas bouger.
Tu restes là, tranquille, tu te prends un peu la tête sur VistaCaca, tu trafiques sur le livre facial, tu essaies de te faire oublier, tu coaches les zouzous depuis ton fauteuil, mais c'est Chéwi qui assume le plus gros. Parce que tu le SAIS, tu ne dois pas bouger de ce fauteuil. C'est l'instinct tu vois, c'est le côté primal en toi, le cerveau reptilien, limite. PAS BOUGER DU FAUTEUIL. NON. PAS BOUGER. BOUGER CEMAL.

Sauf que.

Bien sûr, y'a un enchaînement d'évènements qui fait que tu dois bien finir par te lever. Tu luttes, mais tu finis par bouger. Et c'est la cata.

Les enfants sont partis à la pistache avec leur papa, tu y serais bien allée aussi, mais tu ne dois pas bouger épicétou, t'écoutes tes tripes et tu bouges pas.

Tu entends un ptit grattement. Persistant. Tu essaies de ne pas y prêter attention. Mais ça continue. Ca s'insinue pour avoir toute ton attention. Tu finis par tourner la tête.
Là tu as une vue dégagée jusqu'au fond de la salledeb', là tu peux apercevoir ton abruti de chat qui fait consciencieusement son ptit popo puant dans le bidet que ça fait six mois que tu dis que tu dois le dégager de là mais que tu le fais pas parce que t'es un peu beaucoup feignasse, des fois (souvent). Il te regarde bien droit dans les yeux. L'enfoiré.

Raaaaaa. Va falloir te lever, et donc en profiter pour aller sortir le linge du sèche-linge, et mettre la nouvelle lessive à sécher. Pis oué récupérer les vêtements fragiles qu'on avait mis à sécher dans la salledeb' et qui avec cette chaleur sont limite chobouillants.

Et donc je me lève.
Et fallait clairement pas.

Je me lève, je passe récupérer un rouleau de péku, histoire de ramasser l'infâmie larguée par le félin cradingue qui estime que la litière n'est pas assez propre pour ses augustes papattes d'aristo. Devant le bidet, j'abandonne l'idée à la vue de la chose, gluante, immonde, mais beuuuuuurrrrkkk euuuh! Je pose le péku sur une étagère, et j'ouvre l'eau du bidet, suffisament fort pour éliminer l'atrocité par la bonde ouverte.
L'eau qui coule rappelle à mon bon souvenir ma vessie, depuis le temps que je n'ai pas bougé, tu penses!
Je file aux wawas fissa fissa, et je me rend compte que le rouleau que j'ai embarqué était le dernier rouleau du paquet. Su-per. Bien sûr je suis déjà entrain de. Sinon spa drôle. Je refile ensuite dans la salledeb', et là je vois le bidet sur le point de déborder. Viiiiiite je coupe l'eau. Je remets le péku dans les wawas, et mes affaires faites, je retourne dans la salledeb' pour vérifier que le bidet est bien clean.
Bah oui.
Mais par contre pourquoi mes tongs font-elles flicfloc?
Mais c'est quoi toute cette flotte par terre?
Han!
Le bidet avait kamème débordé, l'enfoiré, le sol de la salledeb' est inondé.

Et donc je me retrouve entrain de tout éponger avec une serpillère en fin de vie, youpi la vie hein.

Je le savais que je ne devais pas boouger de mon fauteuil, je le SAVAIS!


raaaaaaaaaaaa

17 août 2009

angel VS les moustiques

50.
C'est un joli nombre, bien rond, bien sympathique.
C'est aussi le nombre de piqûres de moustiques dénombrées sur MaPatate, qui est venu me faire un câlin en tenue de tounu, ce matin.
50.
Ce n'est plus POSSIBLE.

Depuis qu'on est rentrés de vacances, c'est l'invasion dans l'appart, on en tue environ une ptite dizaine chaque soir, ce qui ne nous empêche pas de nous faire piquer! Parce que si MaPatate compte 50 piqûres, je pense que la Lutine le dépasse et que PitiGasson le suit de près. Pour ma part j'ai arrêté de compter, j'ai environ une dizaine de piqûres principalement localisées sur les pieds et les orteils, et ce,chaque soir. Ne me demande pas pourquoi les moustiques ils bouffent mes pieds en premier, mais c'est un fait, c'est là qu'ils attaquent. Très pratique pour les buter pendant qu'ils piquent, pfffff.

C'est la guerre, il y a du sang et des tripes sur les murs, MaPatate a appris à dire outik en pointant du doigt vers la saloperie volante qui vient de se poser sur le mur. PitiGasson est passé maître es reconnaissance de l'ennemi en terrain découvert: c'est lui qui nous signale les emplacements, afin que d'une tong vengeresse nous fassions exploser leur ptite gueule bzzzzzibzzzzitante contre le papier peint. Raaaaaaa.

Pourquoi pas d'insecticide me demanderas-tu? Parce qu'après tout, tu me bombes tout l'appart au Baygon Surpuissant, et roule ma poule, ça te dézingue tout, t'es tran-quil-le! Sauf que perso j'ai un peu pas trop envie de vaporiser partout un truc que sur la bombe c'est écrit que ça détruit le miyeu aquatique et l'environnement en général. J'aimerais bien dans l'absolu garder le plus longtemps possible mes poumons. M'est avis que ça peut m'être utile encore quelques décennies. Et ceux de mes enfants, d'ailleurs. Et de mes couillons de chats aussi, tiens. Oui Chéwi aussi, rooo toussuite. Bref.

Au final, la citronnelle on s'est dit que ça ne puait pas tant que ça hein - entre deux grattages intensifs de mollets. Donc après comptage des 50 piqûres, on a décidé qu'avant de sortir au parc, on mettrait 3 pssshhiiits de citronnelle par chambre, 12 dans le salon, 3 dans la salledeb' 3 dans les wawas, et 3 dans la cuisine. Si. Et je suis allée au rayon droguerie du BHV voir ce que ce bon vieux bazar pouvait pour moi, rapport que Pionch est un gros nullos qui ne vend QUE des insecticides pourris. J'ai donc dégotté un pssshhhiiiiiiitttttttt sans insecticide, c'est que de la citronnelle et du géranium. Mioume. Ca sent hypra bon, je te dis que ça. Imagine que tu fourres ta tête dans les géraniums de la mamie du dessous, bah voilà. Terrible.

Alors religieusement, on a vaporisé le truc sur tous les contours des fenêtres, dans toutes les pièces, sur les volets, partout partout partout, même sur le faux gazon du balcon, c'est dire. Ensuite, armés d'une tong dans une main, et d'une éponge dans l'autre, on est parti exterminer les abrutis qui avaient décidés de rester DEDANS l'appart. On en a dégommé trois HENAURMES dans la chambre de MaPatate.

Depuis, on vit l'oreille tendue, attentifs au moindre bzzzzzzzz. C'est la guerre. La vraie. Aujourd'hui, on a décidé de ne plus céder le moindre millimètre carré à l'ennemi assoiffé de sang. Aujourd'hui, on liquide tout et on éparpille façon nucléaire.

Attation, on n'est super pas contents, et on est des gros méchants.
Si.

- Maman, pourquoi tu tues les moustiques, faut pas tuer les insectes, faut faire comme avec les araignées, les faire sortir de la maison, hein!

- Parce que. C'est eux, ou moi. Tu préfères avoir des moustiques, ou une maman? Hum? Ben voilà. Moustiques et guêpes, ça entre chez moi, ca ressort en bouillie. Compris?

La guerre. La vraie. Pas de quartier.

GERONIMOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!

16 août 2009

angel et son poupon

J'avais 8 ans quand j'ai reçu à Noël un merveilleux poupon, un bébé Berchet de 50 cms, au corps souple, et aux yeux bleus. Ce n'était pas ce type de poupon dont les membres et la tête sont en plastique rigide, et le corps en tissu rempli de mousse ou de billes. Non. Celui-là était spécial, les membres et la tête étaient bien en plastique comme ceux des autres poupons, mais son corps était d'une matière souple et douce, de la couleur de la peau, et il pouvait aller au bain, c'était magique. J'adorais ce bébé.

C'était une fille, bien sûr, je l'habillais avec mon pyjama de quand j'étais bébé, rouge et avec des pois multicolores je crois bien, et quelques bricoles récupérées à droite à gauche - la fabuleuse robe brodées seventies offerte par ma tante à ma naissance, qui a disparu depuis je crois... Mon poupon était arrivé au pied du sapin accompagné d'un fabuleux combo transformable poussette/chaise haute/transat, et avec un petit plateau contenant la place de déposer une assiette, deux gobelets, une cuillère et une fourchette. J'ai joué des heures avec ce poupon et sa poussette, c'était mon vrai bébé, je l'adorais.

J'avoue que des fois j'attrapais mon chat chéri adoré, un tigré au caractère aimable, je l'habillais avec le pyjama, je le glissais ensuite derrière la tablette de la poussette, et je le promenais comme ça dans tout l'appart. Il ne mouftait pas, c'était un chat parfait, et tu peux bien imaginer que si ma fille choppe l'un des psychocats pour lui faire subir pareil traitement, on la retrouve fissa aux urgences chirurgie plastique pour une reconstruction totale de la face...
Il s'appelait Nounours, un nom prédestiné je crois pour se faire trimballer en babygros et poussette en plastoc.

Bref.

Cet après-midi, en allant chez mes parents pour fêter les 5 ans de ma nièce, j'ai pu fouiller dans le carton de jouets que mes parents avaient remonté la veille de la cave. Bah oui quand il fait canicule dans leur appart, ils descendent ranger la cave, cherche pas...

Et dans le carton, en plus de la poussette, de ma Bella chouchoute à la coiffure soigneusement étudiée par mes ciseaux enfantins, de mon bébé articulé avec son pantalon pattes d'eph' et son pull à pompons - qui a achtement intéressé LaPatate rapport au fait qu'il est doté un minuscule kiki en plastique, uuuuuuuuuuuuuhhhhhhh cré cré passionnant, dans le carton donc, mon poupon! Intact, parfait, comme au premier jour, quasiment.

Si le carton et son contenu vont rejoindre ma cave, le poupon a rejoint le lit de ma fille, qui l'idolâtre, parce que contrairement à ses autres bébés, il a la taille d'un VRAI bébé. La classe! Et pour que l'illusion soit parfaite, je lui ai commandé tout à l'heure, profitant des fins de série de la Redoute, deux tenues mit chapeau et deux pyjamas, pour une somme plus que modique.
Et oui ma fille joue encore à la poupée, et je trouve ça plutôt chouette, à son âge aussi j'y jouais encore, et je pense que c'était une bonne chose...
Bon, tout comme moi à son âge elle est mère célibataire -enfin presque, il parait qu'il existe un Georges, aventurier rouquin qui lui rend visite tous les deux mois, mais ça c'est quand elle enfile son costume de princesse samouraï du temple de feu (sic), et tout comme moi à son âge, elle est à fond dans son trip.

Par contre elle est bien choupette, mais quand elle retournera à l'école les vacances finies, je ne change pas les couches de son mouflet, ça va bien, hein, j'ai déjà donné (il y a 25 ans, uhuhuhuhuuh).

15 août 2009

MaPatate va se coucher

Tu veux perdre une heure (voire deux) tous les soirs? Rester cloîtré, assis dans la pénombre?
J'ai ce qu'il te faut!
(je sais tu es ravi)

C'est tout simple, il faut réunir quatre ingrédients:

- passer MaPatate au lit de grand
- passer MaPatate au lit de grand en pleine crise des deux ans
- passer MaPatate au lit de grand en pleine crise des deux ans pendant les vacances scolaires
- passer MaPatate au lit de grand en pleine crise des deux ans pendant les vacances scolaires ET en période de canicule.

Je te recommande la chose hein.

Rapport que bien sûr, changer de lit, ne plus avoir de barreaux, pouvoir se bouger comme on veut et se lever comme on veut, déjà, ça occasionne pas mal de soucis pour qui compte que son enfant s'endorme avant minuit.

Tu rajoutes la crise des deux ans, et son autoritarisme qui ne souffre aucune contradiction sous peine de te voir traiter comme le dernier des cacas de chiens sur le trottoir, ou alors de subir une crise avec trépignements divers et agaçants, et donc déjà, tu comprends que les phrases "fais dodo" et "couche-toi" vont être prononcées environ 12 miyons de fois par soirée, avec un pronostic de réussite avoisinant le zéro absolu pendant la première heure et s'élevant graduellement ensuite.

Tu mélanges tout ça avec le fait que tu es en vacances et que donc tes horaires sont relativement libres vu que spa l'armée ici encore et en plusse t'as hyper la flemme d'essayer de recaler tout le monde vu que les deux grands ils veulent regarder StarWars avec leur pôpa ou l'humilier au bowling sur la Wii et que le petiot dans son lit de grand, ben il entend tout et il trouve que c'est abusé, un peu, là - vu qu'il est le maître incontesté du monde, je rappelle pour ceux qui ne suivent pas.

Pour finir, parce que tu aimes quand c'est vraiment un plan bien foireux, tu rajoutes l'ingrédient ultime, la canicule, parce que c'est bien connu, c'est easy-peasy-lemon-squeezy de faire dodo quand, même à pwal avec juste une couche sur ta couette Ikéa étoilée, tu sues des cheveux et tu colles de derrière les genoux.

Bah, après avoir lu trois livres, écouté l'intégralité du CD de berceuses, donné ses petons à maman pour y faire des bisous, étudié à haute voix l'anatomie de l'éléphant bleu en peluche avec une attention particulière pour les pah qui peuvent faire des iiliiiii - démonstration à l'appui sous les aisselles maternelles, of course, et pour les fehh et le pipi-oui tu vois bien ce que c'est, c'est de l'autre côté des fehh, merci; après avoir parcouru sa couette en long en large et en travers et réclamé 27 fois abwar et 74 fois un bisou et un ot lih, MaPatate, vaincu, s'est roulé en boule sous sa couette et s'est endormi.

Victoire!
Demain?
Ben on recommence...

14 août 2009

angel et la guêpe

Non mais moi je tiens à dire que je suis super innocente dans l'histoire, rapport que je n'ai rien fait du tout. Que ce soit clair.

J'avais passé jusque là une excellente journée. Réveil mode vibreur pour 8 heures, reprogrammé sur 8h30 pour cause de tête profondément enfoncée dans le tutu, douche rapide, habillage, faisage de sac, ouverture à ce taré de livreur UPS qui sans mentir vient sonner chez toi à 8h50 que je n'arrive toujours pas à le croire - oui j'ai commandé un cahier de vacances pour PitiGasson qui en a réclamé un, le double effet chambre de grand mit bureau, faut croire. Filage en urgence pour attraper le train de 9h15, afin d'être genre preum's chez Surcouf à l'ouverture.

Parce que oui, mon ordi est mort et bien mort, ou dans un coma si prolongé que la mort ne serait pour lui qu'une simple formalité. Donc achat d'une petite bombe qui m'a coûté un rein, mais moitié moins que le défunt, pour environ 10 fois plus de puissance, d'espace, et de rapidité, youhou. Je te passe le fait que je me suis fait draguer éhontément par le vigile, l'effet gros nénés, à n'en pas douter, raaa jte jure.

Rentrée chez moi, j'ai pris le temps de déjeuner, avant que tute la ptite famille se délocalise au jardin d'acclimatation, histoire de passer une bonne après-midi: jeux, jeux d'eau, animaux de la ferme, jeux musicaux, volière, manèges, il y a de quoi faire, c'est le paradis ! C'était sans compter sur l'autre abrutie de guêpe de chiotte. Visualise, je te prie. Il fait super chaud, on est sur l'aire de jeux des moins de 10 ans, ma fille fait de la balançoire, elle s'éclate, PitiGasson attend sagement son tour, MaPatate est parti explorer les cabanes, accompagné de son père. Je surveille ma fille et mon fils, je suis plantée devant les balançoires, les mains sur ma poussette vide. Je suis FARPAITEMENT immobile, retiens bien ça, c'est à mettre au dossier à charge hein. Je suis là, assommée de soleil, je regarde ma fille qui vole haut dans les airs sur sa balançoire, je réfléchis à tout ce que je vais devoir désinstaller comme coucous sur le nouvel ordi, je me félicite d'avoir mis sur mon disque dur externe, en plus du providentiel back up de toutes mes données, un Firefox qui n'attend que d'être lancé, je planifie, je prévois, et tout à coup, VLAN, une douleur extrêmement vive au doigt.

Surprise, je regarde, et je vois une petite guêpe de rindutou qui se barre, son méfait commis. Mais? Je ne lui ai rien fait, je ne l'ai pas attaquée, que dalle, je ne bougeais pas! Je suis outrée, mais surtout, je douille! Je n'ai jamais été piquée par une guêpe à ma souvenance, une abeille peut-être quand j'étais petite, un taon à l'adolescence, ce que je ne souhaite à personne, mais une saleté de guêpe, never! Raaaaa, ça fait MAAAAAAAL. Je suce mon index, je trépigne, je sautille sur place, je couine, mais je ne pleure pas, les enfants sont là, une maman c'est courageux, ça ne pleure pas, mais boboooooooooooooo. J'appelle Chéwi, je lui dis que je me suis fait piquer, et cet homme fabuleux qui partage ma vie et que j'aime profondément, une fois de plus, m'assoit sur place par sa réaction: beh, t'es sûre?
Euhhhhhh mon amour... comment te dire? Mouarf quoi.

Bref tout çà pour dire que oui j'ai un super nouveau portable qui se la pète sévère avec son écran 16/9ème et ses performances de taré, mais que vas-y comment c'est pas trop pratique de taper sur ton jouli clavier tout neuf avec un index qui douille grave.

C'est tout, je reviens demain, là j'ai environ une liste de 394574732 choses à faire pour que tout soit impec sur mon nouveau joujou.

13 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 15

Les retours, c'est toujours pourri, non?

Où l'on s'en va, ouin!

Les bagages sont prêts, la maison est impec', les enfants sont sagement assis devant la télé pendant qu'on termine les derniers préparatifs... Un gentil et charmant vieux monsieur vient récupérer les clés, il dépose ensuite Chéwi et les bagages à la gare. Je le rejoins à peine 10 minutes plus tard. On est très en avance, comme à notre habitude, tu penses, faudra pas qu'on rate ces précieux moments devant le panneau d'affichage à attendre désespérément que notre train soit affiché hein. On a prévu un petit pique-nique pour déjeuner dans le TGV, je me dis que ça devrait occuper LaPatate un petit moment de manger ses chips, et puis j'ai dans mon sac Mary Poppins le lecteur dvd chargé à bloc, avec le coffret des Barbapapas, une valeur sûre, j'ai également repositionné tous les stickers Barbapapas du livret sur la page blanche, il n'y plus qu'à recommencer à les coller n'imp', avec Barbamama reine de la lévitation. J'ai prévu aussi mon appareil photo, bien chargé, pour pouvoir lui montrer les photos des vacances, il adore, il nomme tout le monde, je me dis que ça aussi, ça fera un bon petit quart d'heure de gagné, voire plus si je lui montre deux fois les 500 photos... Et puis on a l'argument majeur pour que Monsieur Patate se tienne tranquille: des ptits paquets de chipes, iiiiiiiiih, des chipes des chipes des chipes!

On embarque dans le tgv, on réussit à caser tous les bagages, je replie la poussette, tout va bien, et là, bien sûr, à 5 minutes du départ, MaPatateFarceur remplit sa couche. Chéwi attend le départ du train et l'emmène pour le changer. Je me dis que je gagne 10 minutes de tranquillité à lire Vargas, peinarde, les deux autres, ayant avalé leur comprimé anti-gerbouille, jouent calmement .
Chéwi revient, tout va bien, tout est calme, et il distribue le pique nique.
Je donne un paquet de chipes à MaPatate, et là, mes amis, c'est l'hallu!

Où Angel trouve que ses enfants ce sont les mieux du monde

Incroyable, MaPatate mange ses chipes, en regardant le paysage par le minuscule bout de fenêtre qui nous est attribué, et, la main encore dans le paquet de chipes, il s'endort! NON?? SI!!!
Ouhlalalala, trop la classe mwajdi, hop, je te l'attrape, je le met sur moi, un pied de chaque côté, la tête entre les nénés, et roupille mon ptit père, maman bouquine! Ahahahahah, c'est mer-vei-lleux. La Lutine, après avoir englouti son repas, s'est endormie comme une ptite marmotte shootée, la tête sur son sac. PitiGasson, barbouillé malgré le comprimé, auquel il ne fait pas confiance, passera la quasi totalité du trajet immobile avec un sachet en plastique sous le menton, okazou. Il finira par s'endormir sur place, sans avoir bien sûr vomi quoi que ce soit. Et le plus hallucinant, c'est que toutes les 45 minutes, MaPatate se réveillait, se rasseyait à sa place, avalait une ptite poignée de chipes en regardant le paysage, et se rendormait en moins de 5 minutes. Donc rebelotte, je le reprenais sur moi. TOUT LE VOYAGE comme ça. Ca valait bien le coup que je stresse et que je prépare des trucs pour le distraire, c'est bien simple, je ne l'ai pas entendu pendant 3h30!

Par contre, ce que j'ai entendu, ce sont les autres passagers, ah ils ont bon dos les petits enfants qu'on accuse de partout comme étant les pires catastrophes ambulantes qui peuvent te tomber sur le coin de la binette quand tu voyages en train! Déjà, la ptite nénette de genre 20 ans assise à côté de Chéwi, a commenté à haute et intelligible voix, sans prendre ne serait-ce que la peine de baisser le ton - chuchoter, tu n'y penses pas! TOUTES ses photos de vacances à son père de l'autre côté de l'allée, et crois-moi, y'en avait... Difficile de se concentrer sur sa lecture quand Machine te raconte la bouffe allemande dans ses moindres détails gastronomiques que franchement je m'en bats l'oeil moi des saucisses, raaaaaaaa. Et quand elle a eu fini, j'ai pu espérer un minuscule instant qu'elle allait fermer sa grande bouche, mais que nenni, elle a décidé de lancer un concours de Rubik Cub avec sa soeur et son père, et bien sûr, moult commentaires enthousiastes sur leurs performances respectives. Raaaaaa².

Et je te passe sur le fond du wagon réquisitionné par une colo d'ados plutôt insupportables, braillards et bruyants, sur les ptits anglais devant moi qui jouent au Uno, jeu bien connu pour être calme et silencieux, mouarf, et le plus délirant, le gars qui se met carrément à jouer (mal) de l'harmonica. Non mais je rêve? On se croirait dans le métro à l'heure de pointe, ils vont finir par me réveiller MaPatate ces abrutis.

On notera aussi la présence d'une femme, petite cinquantaine d'années, seule, qui pendant 3 heures 30 de voyage, assise de l'autre côté de l'allée, en face de moi, n'a STRICTEMENT rien fait. Mais quand je dis rien, c'est rien. N'a pas mangé, ne s'est pas levée, n'a pas lu, joué, téléphoné, regardé le paysage, absolument RIEN. Ah si, elle a du sourire trois fois. Mazette. Je dois avouer que j'étais relativement impressionnée, perso j'en suis incapable. Elle doit avoir une vie intérieure d'une richesse insoupçonnée, ou alors d'un vide intersidéral...

Où tu maudis les trains de banlieue et Chéwi

C'est bien simple, arrivés à Paris, on a deux possibilités: soit on prend un métro pendant une grosse dizaine de minutes, et ensuite un train de banlieue pour une grosse demi-heure, ce qui nous fait avec les correspondances, un maximum - et je vois hypra large, d'une heure et demi de trajet, soit on refuse de prendre le métro avec les bagages, la poussette, et les gniards, comme Chéwi, et on enchaîne trois trains de banlieue, ce qui avec des correspondances optimales, comme à l'aller, te donne une petite heure de trajet. Sauf qu'au retour, les mêmes correspondances sont tout simplement atroces. Sans mentir, on a mis 2h30 pour faire Paris-La Zonmé, contre 50 minutes à l'aller. 2 HEURES TRENTE bon sang. Juste une heure de différence avec le trajet en TGV, aaaaaaaaaaaaaahhhhhhh l'angoisse. Et bien sûr, Chéwi nous fait des blagues très drôles, comme se tromper de quai, comme ça on retrimballe tous nos bagages dans l'autre sens, ahahahahahah mon amour, je suis pliée (vraiment) en deux là hein.

Quand on arrive enfin à la maison, c'est le soulagement, et aussi le blues, la veille à la même heure, on était les doigts de pieds en éventail sur la plage à l'île de Ré. Sniiiiiif!
Les vacances sont finies. Il faut défaire les bagages...

(mais y'a mon ordi, iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih)

12 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 14

Le coup de foudre

Où l'on se lève à 9h15 et où l'on met le turbo

Ok, on se réveille comme des bouses, ok, mais à peine le pied posé par terre je vois que malgré les prédictions sinistres de la météo, il fait un soleil magnifique, dans un grand ciel bleu. Tout le monde debout, vite vite vite, on s'habille, viiiite, je jette les tenues des enfants sur leurs lits, - dépêchez-vous, on y retourne, on se maaaagne! je m'habille à toute vitesse, et pendant que Chéwi change la couche de LaPatate et l'habille, je prépare le sac de plage, les horaires des bus, la rabane, les jouets de sable, la totale. Viiiiite on se bouge bouge bouge, petit déjeuner, viiiiiiiiiiite, on se coiffe, on enfile les tongs, et EJECTION à 10h05, tout le monde dehors, on file attraper le bus! Il fait beau, ça va être impec', on a le moral au top du top, c'est parti mon kiki.

Où l'on flippe de rater le bus pour l'île de Ré

Alors oui, on a rencontré la chauffeuse de bus la plus nulle de l'histoire. Déjà elle radine son bus avec quasi 10 minutes de retard, alors que la circulation est fluide au possible. Passé le pont, l'avenue devant la gare c'est l'angoisse, on y passe à chaque fois trois minutes, elle réussira à en passer 10 parce qu'elle DISCUTE avec une gonzesse, et qu'elle ne saisit AUCUNE opportunité pour avancer, totalement délirant, limite le feu vert repasse au rouge sous son nez tellement elle ne REGARDE PAS LA ROUTE. Une passagère râle parce qu'elle ne lui ouvre pas la porte alors que l'arrêt est demandé? Elle prend tout le bus à témoin de l'incivilité des gens de nos jours ah lalalalalla. Euh, madame? Et si tu faisais ton job, juste 5 minutes, pour voir, histoire que par exemple on ne rate pas notre correspondance, vu que nos 15 minutes de battement initiaux, par tes soins, ils sont réduits à peau de tutu là! Raaaaaa. Je regarde l'heure toutes les trois secondes, elle se traîne, elle papote, c'est l'enfer. On doit courir comme des dératés pour attraper le bus pour l'île de Ré, en la maudissant pour les siècles et les siècles.

Où l'on passe une journée idyllique

Ah oui la veille, même sous l'orage on avait trouvé la plage très belle. Sous le soleil, c'est juste magnifique. Une merveille absolue. Il est 11h15, il n'y a personne, les enfants sont en maillot le temps de se dire et se baignent, montrent des coquillages, des bernards l'hermite et des étoiles de mer à leur môman qui bouquine tranquillou sur sa rabane en admirant de temps à autre l'océan et les enfants qui jouent dans les vagues.... C'est le pa ra dis sur terre. Il fait chaud, mais le vent de l'océan empêche de cuire, c'est par fait. Coup de foudre absolu pour cette plage, sauvage, vraiment très belle, et cet océan qui parfois s'interrompt un court instant dans son ressac, laissant les enfants tout étonnés du silence soudain des vagues qui se sont tues... C'est dit, l'année prochaine on revient, c'est le coup de foudre, le vrai.

Je n'ai toujours pas prévu de pique nique, mais c'est décidé, aujourd'hui on mangera au restaurant, autant les restaurants en ville me paraissent tape à l'oeil et attrape-touristes, autant ici, je ne sais pas, j'ai un bon feeling. On marche un petit kilomètre en bord de mer, le temps d'arriver sur le port de la toute petite ville qui commence au pied du pont. On repère un restaurant, avec une terrasse très sympathique sur la mer. On s'installe, on commande des moules-frites, parce qu'on est 4 sur 5 a littéralement A DO RER les moules-frites, et la serveuse nous propose au prix du menu enfant une grosse assiette de frites + crevettes pour LaPatate qui se régale et est sage comme une image.

La serveuse viendra en début de repas nous rapatrier à l'intérieur: il va pleuvoir quelques grosses gouttes dans moins de 5 minutes, ça ne durera pas dit-elle, mais vous serez mieux dedans! Mazette, cette fille est bien meilleure météorologue que les nouilles qui préparent les bulletins hein. Effectivement, à peine à l'abri, avec nos précieuses assiettes, une grosse averse de trois minutes tombe et rince le paysage. Le soleil revient aussitôt. Whaouh. Je ne sais pas ce qui m'épate le plus, la précision d'horloger suisse de la serveuse, ou le fait que le repas soit si copieux et si bon pour une somme tout à fait modique...

Après un rapide passage dans une boutique de souvenirs - note pour plus tard, ne JAMAIS dire à LaLutine viens, tu peux acheter une carte postale si tu veux, rapport que la carte postale se transforme en baudet en peluche, je dis ça je dis rien, le parent repu et heureux est un parent faible; on retourne pour trois longues heures à la plage, reculant toutes les demi-heures notre bivouac pour échapper à la marée qui monte plutôt vite... LaPatate a tombé le maillot, après une mini-sieste dans sa poussette, c'est le retour à la nature, c'est Rahan le fils des âges farouches, il se délecte de taper des galets les uns contre les autres, peut-être essaie-t-il de faire du feu?
Les enfants s'éclatent, ils courent, se baignent, s'enterrent dans le sable, font des châteaux et des échafaudages périlleux de galets, c'est une après-midi délicieuse. Obligé, on reviendra!

On part vers 19h00, ravis d'avoir passé une journée aussi réussie, qui clôt superbement des vacances très agréables, présente une merveilleuse revanche sur le BadKarma de la veille et fait la nique aux présentateurs météos et à leurs prévisions plus que hasardeuses: ils prévoyaient une journée de pluie, il a fait un grand ciel bleu, à l'exception d'une unique averse de trois minutes!

C'est avec l'absolu certitude qu'on reviendra l'année prochaine que je finis les bagages pour le départ de lendemain...


11 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 13

L'île de Ré - aller-retour

Où la météo est une sale punaise

Je suis optimiste comme fille. La veille ma mère, en ligne avec moi, a consulté trois sites météo, et si deux disaient que le déluge allait nous noyer, l'un disait qu'il ferait beau avec des passages nuageux. Evidemment j'ai cru ce dernier, tu penses!
J'avais mis le réveil pour qu'à 10h05 on soit dehors afin de prendre le bus qui nous emmène à la grand place où se situe la gare routière, pour prendre le second bus, celui qui en moins de 30 minutes te dépose sur l'île de Ré. Comme je suis ultra-optimiste et un max feignasse, je n'ai pas prévu de picnic, je me dis qu'on trouvera une ptite supérette sur place pour acheter de quoi se sustenter sur la plage.

A peine 2 minutes qu'on attend le premier bus, que les premières gouttes tombent. Le temps que le bus arrive et ce sont des trombes d'eau qui se déversent sur nos tronches. Mais on monte quand même, on est des durs, on y croit, on veut bagarrer le Bad Karma et lui faire mordre la poussière, coûte que coûte! Arrivés à la gare routière, il pleut toujours, et enfin, avant que le bus pour l'île de Ré n'arrive, il s'arrête de pleuvoir et un timide rayon de soleil fait son apparition. Youhou, on monte donc dans le bus, on y croit à fond. Tout le trajet il fera un temps maussade, mais sans la moindre goutte.

Le bus franchit le pont, et nous laisse là. A deux minutes de la plage, mais au miyeu de nulle part! De supérette je n'en vois pas. Deux restos j'aperçois. Sinistres sous le ciel plombés, pas accueillants pour deux sous. Les enfants veulent voir la plage, on y va, elle est ma gni fi que. Déserte. Le ciel est sombre, d'un bleu gris menaçant, l'océan d'un vert gris peu engageant. Des éclairs zèbrent l'horizon, les premières gouttes tombent, on remballe tout et on se retrouve, au miyeu de nulle part, dans un abribus pourri, sous la pluie qui tombe sans cesse. Et rien à manger. Le prochain bus part dans plus d'une heure. Que faire? Rester? Attendre que la météo devienne plus clémente? LaLutine est désespérée, les garçons surexcités, c'est l'angoââââsse. J'appelle ma mère avec le peu de batterie qui me reste, c'est mon point d'accès au oueb, et ce qu'elle me dit n'est pas réjouissant: il y a un ptit bled à une borne de là, et la météo est ultra pessimiste. Raaaaa. On décide de rentrer, à quoi bon rester sous cette pluie à crever de faim? C'est notre avant-dernier jour de vacances, c'est la louze.

On finra par arriver chez nous à 14h00, après être passé au Monop' acheter des pizzas. Et comble de l'horreur, ma pizza aux légumes grillés se révèlera être aux... épinards! Je l'ai mangée quand même, c'est dire le degré de dépression!

Où Angel est dé pri mée

Chéwi veut emmener les enfants à la plage, moi je ne suis pas motivée, ce n'est pas ce pâle rayon de soleil qui va me faire sortir, pas envie de me retrouver sous l'orage arrivée à la plage, je n'y crois plus, je suis lasse. Chéwi sortira donc avec les garçons, et moi je resterai à la maison avec LaLutine, toujours déprimée elle aussi. Au final, il fera un soleil éclatant, et je serai complètement dé goû tée de n'avoir pas suivi Chéwi à la plage! Raaaaaa. Pour compenser ma bêtise absolue, je commence les bagages et le ménage, me disant que si je fais tout maintenant, le lendemain, dernier jour de vacances, on pourra retourner à l'île de Ré, s'il ne pleut pas. Je passe donc trois heures à ranger et faire les bagages passant ainsi mes nerfs. Quelle merveilleuse journée, youhou!

10 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 12

Le bad karma pointe le bout de son sale museau

Où l'on passe une bonne matinée

Ce matin, c'est la visite des musées des automates et modèles réduits, ce n'est pas très très loin de la maison, on y va à pied, il fait très beau et très chaud, on ne se perd même pas, et les enfants sont absolument ravis et enchantés de cette double visite. MaPatate aimera particulièrement la grande scène animée de l'entrée du musée des automates, avec ses dizaines de peluches qui s'activent dans une grand maquette représentant une petite rue. J'aimerai beaucoup moins l'intelligente personne qui a construit une estrade pour permettre - je suppose, aux plus petits de bien voir, mais qui leur permet surtout d'aller directement dans la rue vérifier comment cette grenouille ouvre sa fenêtre. Hum. Un véritable aimant à bêtises ce truc, mais plutôt réussi, dans le genre un peu kitsch.

Et bonheur, en rentrant, on trouvera sur le chemin une boîte aux lettres pour nos cartes postales, et croyez-moi, c'est la seule boîte que l'on ait repérée dans toute la ville en dehors de celles de la Poste. Ihhhhhh. Joie ultime.

Où PitiGasson échappe au coiffeur et s'éclate un max

Sur le chemin du retour, on passe devant un salon de coiffure. Youhou, moi qui n'en peut plus des cheveux du PitiGasson, qui s'hérissent sur le haut de son crâne, et rebiquent dans son cou et sur ses oreilles, je suis ravie: allez viens mon chéri, on va te faire couper les cheveux, on rejoindra Papa et les autres après!
Tu parles Charles, il me faut dix grosses minutes pour le convaincre, et Chéwi, LaPatate et LaLutine sont déjà loin quand je réussis enfin à faire entrer mon petit récalcitrant au changement dans le salon. La coiffeuse est seule, elle a l'air bien sympathique, mais ahahahahaha, elle attend quelqu'un dans 5 minutes, et ne peut donc pas nous prendre. Misère, tant d'efforts, tant de force de conviction, pour me voir essuyer un refus. Raaaaaa.

Voilà que l'enfant râle, il voulait rentrer avec son frère et sa soeur, de toutes façons il ne voulait pas qu'on lui coupe les cheveux, ahhhhh t'es pénible maman hein, on fait quoi maintenant??
Eh bien il nous reste à rentrer, mais comme je sens qu'il faut que je redore mon blason, je lui autorise 15 minutes de jeu libre dans la grande fontaine devant l'Aquarium.
Et il s'en donne à coeur joie, il court, il saute, il crie, il rigole, devant le regard envieux d'un groupe d'enfants assis en plein cagnard, attendant probablement le bus, et à qui bien sûr on a interdit de faire un truc pareil. Les passants eux sourient et rient de voir ce gamin si heureux, totalement trempé de la tête aux pieds, qui va jusqu'à s'asseoir sur un jet d'eau pour amuser la galerie.
Il rentrera à la maison ravi ravi ravi, en laissant des traces de pas mouillées tout le long du chemin, un vrai bonheur. Bah au moins, trempés, ses cheveux ne rebiquent plus!

Où Angel s'empêtre et accumule les bourdes

L'après-midi, pendant que tout le monde est à la sieste et que je lézarde dans le canapé, le téléphone sonne: le proprio ne pourra pas être là samedi pour reprendre ses clés, il me propose de rester trois jours de plus, ou alors de m'envoyer quelqu'un à sa place. Comme une gourde, et parce que j'ai du mal à réagir vite quand on me change mes plans, je lui dis que je préfère la seconde solution, que je ne suis pas sûre que je puisse changer les billets de train. Deux heures plus tard, après en avoir discuté avec Chéwi et mon pôpa qui s'occupe de mes chats at home, et que Chéwi soit allé voir à la gare pour les billets, on rappelle pour accepter plutôt la première solution, les jours bonus. Bah non, ce n'est plus valable. Flûte. Il a du réfléchir et se dire que niveau assurance ce n'était pas moyen glop. Je suis dé goû tée.

Et le Bad Karma s'installe, tranquille, peinard. Il se met à pleuvoir, non stop, on ne peut pas aller à la plage, c'est nul. PitiGasson perd sa dent, celle qui bouge depuis un mois au moins, pile là, PAF. Chéwi sort sous la flotte pour aller au Monop' lui chercher la ptite peluche Pokemon à 5 euros dont il nous rabat les oreilles depuis le début du séjour. Zeeeeennnn.
Je prends ma douche, je vais pour ressortir de la cabine, la poignée me reste dans la main, impossible de la remettre, je flippe pour ma caution, biiiiiiiih.
Je sens que la Bad Karma est là, et ça se confirme quand je me couche, et que je veux lire tranquille dans mon lit: ma ptite lampe bleue fétiche refuse de s'allumer, et même si je lui mets des piles neuves, c'est mort, elle n'émet plus la moindre lumière. Ouiiiiiiiin.

On décide que pour contrer le mauvais sort, et malgré la consultation de trois oracles météo dont deux nous prédisent un déluge imminent, on va se délocaliser le lendemain à l'île de Ré. On ne se laissera pas faire, non mais oh!

09 août 2009

angel fixe l'écran noir

C'est affreux les gens, mon ptit nordi à moi que j'aime, il est dans le coma, je crois bien que c'est le câble de l'alim qui déconne plein tubes, parce que dès que je touche, PAF ça éteint l'ordi, et maintenant, ça ne veut même plus se rallumer, c'est l'angoâââââsse. Je prie les dieux d'Internet et des Blogs que le connecteur interne ne soit pas mort aussi, ça va être trop chiant si je dois le changer aussi. J'attends des infos d'un vendeur pour racheter une alim', je suis patiente, je reste calme, on notera que j'ai été d'une intelligence suffisament rare pour qu'on la note, hier matin, quand j'ai fait un backup total de mes données sur mon nouveau DD externe commandé spécialement pour l'occasion... Au moins, ça c'est fait.

Là je suis sur un ordi à grosses touches, loin de chez moi, et je compte venir tous les jours s'il le faut pour bloguer, notamment, la suite de mes vacances, sauf que là j'ai oublié mon carnet de notes à la maison, la nouille, bravo hein.

Silvouplé, faîtes que mon ordi ne soit pas tout mourru, je n'ai pas trop trop envie d'en racheter un, même si pour la moitié de la somme que je l'ai payé je pourrais avoir une bécane 10 fois plus puissante, c'est quand même mon ordi, on en a vécu des trucs lui et moi, en plus je venais juste de lui coller des stickers crocos trop sympas, raaaa pitiéééééééé, faîtes qu'il ne soit pas claqué, pitié!

Je reviens demain, avec la suite des vacances.
Priez pour mon tit ordi fatigué, merci, envoyez-lui des bonnes ondes, il a besoin, là.

08 août 2009

Angel&Cie vont voir l'océan - jour 11

Vargas!Vargas!Vargas!

Où l'on se lève tard tard tard

Mais atta, y'a pas de miracle non plus, on se couche à des heures impossibles, et en plus, je ne veux pas cafter, mais le lit du môssieur dans lequel Chéwi et moi nous dormons, il tient plus de la planche à clous que d'un bultex five stars hein. Une horreur. Déjà il parait que c'est un 140 que moi je te parie que non, rapport que MON lit c'est un 140 et j'y ai bien plus de place, ensuite le matelas est dur comme du bois, et le lit est vraiment haut, moi qui aime à poser un pied par terre quand je dors - me demande pas, c'est impossible, en plus j'ai la trouille de me ramasser sur le plancher et d'atterrir directement dans le salon! Oui entre les lames du plancher, tu vois le salon, biiiiiiiiiiiih. Chéwi et moi on terminera les vacances avec des douleurs dorsales assez remarquables, des vrais ptits vieux, l'angoisse.

Où l'on part à la recherche du 8ème Vargas

Levés tard, on a juste le courage d'aller acheter nos nouveaux pass de transports, mais pas celui d'aller visiter quoi que ce soit. Avant l'heure du déjeuner, j'entraîne donc toute la petite troupe à la recherche du 8ème Vargas. La ptite nénette super classe de l'Office du Tourisme m'a indiqué qu'il ya deux grosses librairies dans la rue du Monop', roule ma poule, un coup de passeur et nous vla arrivés. Chéwi et les ptits gars filent au Monop' acheter de l'eau et du pain, LaLutine et moi partons en exploration. Première librairie, toute simple, une sorte de très grosse maison de la presse, avec un rayon poche extrêmement bien achalandé. Ils ont tous les Vargas quasiment, et même le 9ème, mais le 8ème, niet. Argh. J'achète le 9ème donc - Dans les bois éternels, et un paquet de tictac pour la louloute qui me fait des grands yeux, pfffffff.
On ressort, tiens, des cartes postales pas moches, miracle! On en prend un bon paquet et des enveloppes imprimées d'une photo du Vieux Port et des armoiries de la ville, histoire de faire genre.

On finit par retrouver Chéwi et les garçons, trop fort, et direction La Poste, pour acheter des timbres, j'ai des vacances trop palpitantes je te raconte que ça. Non mais c'est toujours intéressant de savoir comment ça se passe ailleurs. Et crois-moi, c'est différent. Chez moi la Poste c'est minus, c'est blindé de monde, c'est à crever de chaud sur place, un vrai sauna, les employés sont moyennement aimables, autant te dire que ce n'est pas un endroit que je fréquente avec plaisir. Là, c'est complètement l'hallu: un bâtiment très beau, ancien, immense, accessible aux handicapés et donc à ma poussette, climatisé, à l'intérieur c'est gigantesque, un bureau attribué à chaque type d'opération, du retrait de colis à l'achat de timbres en passant par l'envoi de tous types de paquets ou lettres, complètement délirant! Le personnel est aimable, courtois, et disponible. En moins de 5 minutes je suis dehors avec mon carnet de timbres. Youhou!

Sur le chemin pour retourner dans la grande avenue à la recherche de la seconde librairie, Chéwi dégotte une librairie religieuse, et PAF, en ressort avec un bouquin sur les Gnostiques. Non mais je vous jure, il me tue hein - j'ai lu le début, c'est intéressant, remarque.

Je finis par trouver la seconde librairie, immense, de très grande qualité, avec un personnel nombreux et hyper classe, ils ont absolument TOUT Vargas, SAUF Les vents de Neptune, que je cherche. Enfin l'ordinateur dit qu'il en reste un, mais on ne le trouvera ni dans les rayonnages de poche policiers, ni dans les présentoirs de policiers, ni dans les tourniquets sur le trottoir. QUI A VOLE MON EXEMPLAIRE DU HUITIEME VARGAS HEIN?? Bouhouhouh. Dé pri mée je suis, j'achète le tout petit recueil de nouvelles Coule la Seine pour essayer de me remonter le moral, et demande où je peux trouver rapidement ce fichu bouquin? On m'indique une petite maison de la presse dans l'une des petites rues piétonnes à côté du port. Je n'ai plus le temps, c'est l'heure du bus pour rentrer déjeuner. Je rentre chez moi, en croisant les doigts, et en espérant que la quête du bouquin impossible à trouver ne devienne pas un leimotiv de mes vacances à la plage!

Où Angel cherche Vargas et trouve le bonheur gustatif ultime

C'est l'heure d'aller à la plage, et je n'ai absolument aucune pitié à abandonner à Chéwi le gros sac de plage et les trois mouflets, pendant que je cours vers la maison de la Presse. Je la trouve relativement rapidement, et à l'intérieur je dégage en rigolant une jolie vendeuse de sa page FaceBook pour lui demander de l'aide. Et PAF, elle me rapporte le 8ème Vargas, avec le sourire en prime. YOUHOU! Danse de la joie! Je paie, je ressors, il fait beau, je marche toute seule dans la rue piétonne, je suis CON TEN TE. En retournant vers la plage, j'aperçois un glacier qui vend des glaces italiennes, à un prix tout à fait modeste, je craque. Je m'achète une glace à la pomme verte, la vendeuse me tend mon cornet, énorme, gigantesque, avec une tite cuillère en plastique. Le bonheur. Je goûte, je ne connais absolument pas ce parfum, et c'est tout simplement d i v i n. Frais, léger, sucré mais pas trop, avec un délicieux goût de pomme. Raaaaaaaaaaaaa. Je l'ai fini bien avant d'arriver à la plage, qui est à un ptit quart d'heure de marche. Je retrouve mes zouzous, et les chichis de LaPatate, mais je décline son offre, je n'ai plus faim ***sifflote***
En rentrant de la plage, j'irai acheter une glace à chacun, et la poussette de LaPatate se prendra une grande claque de chocolat, uhuhuhuh.

Où PitiGasson est malheureux...

Le pov le pov le pov enfant. En rentrant de la plage, au-dessus du pont qui enjambe les voies SNCF, voilà qu'il lâche son fameux caillou porte bonheur qu'il tenait pourtant serré dans sa main. C'est horrible, c'est affreux, il ne fait que pleurer pleurer pleurer que ce caillou c'était le mieux du monde et que jamais il n'en retrouvera un pareil, ouinnn ouiiiinn ouiiiiiiin. Impossible de le consoler, impossible d'aller récupérer le caillou, disparu corps et bien dans la végétation qui borde les voies. Il est si triste d'avoir perdu son caillou en forme d'étoiles, que j'essaierai le soir de lui redonner un peu le sourire en écrivant son prénom sur un petit galet blanc, et en le vernissant. Il l'acceptera, mais j'ai bien vu que ce n'était pas pareil. Il n'est pas aussi chouette. Je rajoute une étoile dessus, c'est mieux, mais bon... C'est dur parfois la vie des petits gars de 5 ans et demi.

Où Angel se fait une colo

Non mais oué, j'ai fini par craquer, donc hop, achat de colo au Monop', et hop, pendant que Chéwi prépare le repas, je fais poser ma colo. Claquée par mon marathon Vargas, je m'affale dans le fauteuil de cuir vert devant la télé. Et manque de le ruiner en y appuyant par mégarde ma nuque. Non mais quelle cruche je fais hein! Heureusement un bon coup d'éponge plus tard et on ne voit plus rien, mais des fois je me collerai des baffes tellement je suis atterrée de ma bêtise...
Au final, j'aurais des cheveux à peu près potables, malgré une longueur nullach' qu'il va falloir couper.

07 août 2009

[interlude] PtitePatate a un grand lit

C'est une page qui se tourne, moi je vous le dis. MaPatate est passé ce soir du ptit lit à barreaux au lit de grand. Le lit à barreaux est descendu à la cave, il n'y a plus de lit à barreaux dans la maison, et il n'y en aura plus. Bouhouhouhou. Bientôt il n'aura plus de couches, bientôt il ira à l'école, chaque page qu'il tourne est tournée définitivement pour moi. C'est chouette, mais ça me fait tout bizarre quand même...

Enfin, il a mis une bonne heure à s'endormir, tu penses, Maman est juste à côté de lui, il n'y a plus de barreaux, c'est la fête, on peut lui mettre les pieds dans la tronche, pour qu'elle fasse des bisous dessus, lui faire des guilis de dessous de bras, youhou, c'est la giga rigolade. La seule chose qui l'a sauvé que je le plante là et endors-toi tout seul mon ptit père, c'est qu'il m'a dit E TAI! Uhhhhhh j'ai tout fondu, tu penses, un loustic qui doit avoir max 30 mots qu'il accepte de dire, qu'il me dise ça, j'étais tout chamallow, irrécupérable, pffff tiens. Du coup quand il s'est finalement endormi, je lui ai mis des coussins tout du long, par terre, au cas où il se ramasse la tronche sur le tapis, en attendant que son père enfile son casque de spéléologue confirmé pour retrouver la barrière du lit quelque part dans l'abîme insondable de la cave...


bonus track Pimp my Balcony

la photo d'hier, youhou, me reste encore les plantations et quelques éléments de déco à dégotter, et ce sera PAR FAIT!



ps: ce billet aurait du être rédigé à l'heure à laquelle la magie de Blogger permet de le publier, rapport que mon ordi a des grosses grosses vapeurs, et qu'hier soir il était dans le coma... Faut que je change le câble d'alim, ô joie ô bonheur. D'ailleurs si tu te connais à fond les boulons en câble d'alim' de portable, maile-moi, merci!