23 janvier 2008

angel, paf dans le pif!

Il est tout à fait possible d'être allergique à des odeurs. Si. Pas allergique comme quand le gars à côté de vous sent la vieille sueur planqué sous le Axe que trop t'es pas irrésistible, par contre j'ai irrésistiblement envie de te flanquer dans le mixer, lalalalalala, ni allergique comme quand la mamie que vous croisez dans l'escalier sent le Trésor de Lancôme vintage, celui qui sort du flacon qu'elle pose soigneusement en pleine lumière depuis 15 ans. Non allergique que hop, rhinite dans ta face dès lors que tu es exposé un tant soit peu à l'allergène responsable du massacre.

Prenons, par exemple, moi. Bon exemple me direz-vous, parce que vous êtes de vils flatteurs.
Par exemple, moi, donc, je suis allergique à mon parfum homonyme, ce qui est ballot. N'imaginez pas m'offrir des hectolitres d'Angel de Thierry Muggler pour fêter dignement mon anniversaire et me démontrer tout l'amour que vous avez pour moi (vous êtes miiiiignons) parce que vous m'expédieriez directos à l'hosto, bande de gueudins sans cervelle.
Depuis qu'avec l'une de mes cousines on a eu un pur moment Greluche Inside Greluche Outside dans une échoppe Séphora, à savoir on s'est littéralement inondées d'Angel, fallait pas mettre des pssshhhhtttsss gratos aussi les madames de Séphora, ah ce n'était pas bien malin, ben depuis ce moment qui j'avoue date un chouïa, (10 ans? au moins 10 ans, ouin) je ne peux plus sentir ne serait-ce que le début d'une effluve de ce parfum maudit sans me mettre à
1 éternuer comme si j'essayais d'extraire mon cerveau via ma narine gauche
2 picoter grave du palais avec grattage mit ongle du pouce
3 chialer, à croire que je regarde la pub Evian avec les bébés trop choupinous (quoi toi tu pleures pas quand tu regardes la pub Evian? Etre insensible, va!)

C'est dire si c'est la fête du naseau.

Bref.

Ceci était un long préambule explicatif.

Ah oui, si tu avais su, peut-être tu n'aurais pas lu, donc je n'ai rien dit. Chienne de vie.


Hier soir, en rentrant de l'école, PitiGasson (qu'il va falloir lui trouver un autre nom maintenant qu'il sait dire les R starsouille) a trouvé hyper fûtfût youkaïdi youkaïda balalaïka, de se murger la tronche la première dans l'unique flaque du petit chemin. Y'en avait qu'une, PLOUF, dedans. Les deux mains en avant, cascadeur un jour, cascadeur toujours, qui s'en sont retrouvées immondes, jusqu'aux coudes, je dirais.

Il vient donc me voir, la chouine absolue, bouh ouh ouh mes mains sont toutes sales! Noires de crasses mouillée aurait été plus juste. Une copine qui désire garder l'anonymat, on l'appellera Roudoudou, si, c'est joli Roudoudou, ça lui va trop bien, donc Roudoudou me propose des lingettes qu'elle a dans le dedans de sa voiture, car sous ses allures de rockstar jetlaguée, Roudoudou elle est hyper équipée pour traverser la laïfe avec ses jumeaux en bandoulière. Moi, innocente que je suis, je dis oui oui oui, raaaa mais oui, file, c'est trop GENTIL, parce que figurez-vous que je ne me vois pas me tartiner touuuuuuuuuuuuut le chemin jusque la maison avec à la remorque un gamin immonde des mains, maniaque de surcroît, et qui va donc hurler tout du looooooong, que ses mains sont sales, et que la Terre va s'arrêter de tourner tant qu'on ne lui aura pas lavé les pognes dans les règles de l'art. Au moins. Je n'exagère pas.

Elle revient donc avec un paquet de lingettes Mustela. Ok. Elle nettoie les mimines, parce que trop elle est gentille ma toupine Roudoudou, elle voit bien que j'ai UneGrossePatate dans l'écharpe, et que m'accroupir devant monsieur 1m02, ce n'est pas facile facile. Une lingette ne suffit pas, elle en use 4. En file une 5ème au PitiGasson qui trouve que les lingettes c'est chouette- il en profitera pour lui nettoyer le capot de sa ouature avec, raaaa c'est M A L I N! En file une à Nounette, une à Mini, une à la Lutine, youpi c'est la fête de la lingette Mustela.

On se quitte avec des merci merci merci you saved my life, et des roooo c'est rien va, et des mais siiiii trop t'es une toupine fabulous.

On rentre à la maison. Tout va bien, sauf que le PitiGasson a aussi nettoyé la vitrine de sa coiffeuse adorée avec la lingette, je m'a fâchée un peu. Dans la poubelle la lingette. Quand y'en a marre, y'en a MARRE.

On prend le goûter, le Chéwi rentre du kravail, c'est un peu la maison du bonheur, tout va bien, lalalalalalala. On abandonne MaGrossePatate avec son pôpa adoré, et hop, on filoche au cinoche comme des grosses loches, pour se vautrer devant une comédie gentillette avec écureuils chantants dedans, PitiGasson, la Lutine, Alix et ses filles, et moi. Déjà, dans le hall du cinéma, en attendant le film, je trouve qu'il y a un parfum hum ... bizarre, qui commence sévèrement à m'incommoder. Hyper fleuri. Hyper fort. Hyper juste pas possible. Je m'enquiers auprès de Xila: se serait-elle prise pour Mme C. , son adorable voisine du dessous, et dans un moment d'égarement passager, aurait-elle renversé le flacon d'eau de toilette sur son paletot? Non? Non? Sûr? Ok non. Je vais la sniffer quand même, histoire d'être sûre sûre. Beh ma toupine elle sent juste le savon et Miracle de Lancôme. Comme d'hab.

On rentre dans la salle, j'ai les yeux qui piquent un peu, le nez qui commence à se boucher, mais je regarde le film en me détendant le neurone, tout va bien, une heure passe, le film se termine, et là franchement j'ai mal au crâne, le nez en chou-fleur, ça ne va pas du tout. Le coupable est vite trouvé: c'est le PitiGasson, là, à côté de moi! Ses mains empestent la lotion des lingettes, mes mains aussi (bah oui je lui tiens la main dans la rue!) son visage aussi, tout empeste. C'est HORRIBLE.
Ma fille aussi fouette la lingette, c'est total infect, je vais être muerte.
On rentre dare dare at home, et hop dessapage intégral des trois personnes, mon fils, ma fille et moi-même, fringues direct dans la machine, et hop à pwal sous la douche, on se décrasse et désodorise au Tahiti Coco, lavage des visages compris, des cheveux aussi, la totale. Le Chéri et MaGrossePatate nous regarde un peu incrédules, mais il faut ce qu'il faut.

Ce matin, PitiGasson a remis son mateau fraîchement lavé et séché. Il SENT ENCORE la lingette.
Et mon nez est à nouveau en patate.

Et je suis désolée de vous annoncer, que pour cause de tripotages câlinesques intenses, Mr Bû est présentement entrain de faire l'expérience ultime du lave-linge, dans son petit sac tout confort protecteur, en compagnie du manteau, et de la housse du coussin rehausse-popotin du PitiGasson.

Sérieux, je ne sais pas comment je vais me débarasser de cette odeur. Mais va bien falloir trouver une solution. Je ne vais pas me garder cette fuckin' sinusite tute ma vie non plus.
Le lance-flammes?




bonus extra LOL MDR inside
Comme hier soir le PitiGasson était très à fond sur la counerie, hop, photo:





ahahahahaha hein
veri meuche pratik' l'enlevage de granola
du verre de sirop PLEIN
///soupir///

17 janvier 2008

angel up angel down

Aujourd'hui.

Moment Ahahahahahaha c'est hyper trop fun pourquoi moi hum?

Ce matin je finis par me lever menacée par Chéwi qui va partir au taf en me laissant mon gluon, qui veut que sa mère, dormir sur sa mère, bouffer sa mère, martyriser sa mère (PAF coup de boule à deux heures du mat', explosage de ma lèvre avec crâne de bébé en titane, ça m'apprendra à le câliner parce qu'il fait des cauchemars celui-là) et c'est tout, je suis son soleil, faut le savoir. En trois nuits je cumule à peine ONZE minuscules heures de sommeil, rapport au gluon qui ahahahahaha crise de croissance ahahahahahaha angoisse des huits mois que ça déborde facile sur neuf ahahahahahaha six dents ça ne suffit visiblement pas il lui en faut une septième à cet ostrogoth de bébé mordeur.

Brèfle.

Je me lève.

Face profondément enfoncée dans le dedans de mon popotin, pour situer l'humeur (et la luminosité)

Je me dirige d'un pas extrêmement élégant de pachyderme murgé au whisky de contrebande vers ma salle de bain, qui est à peine moins moche que ma cuisine.

Chéwi, de son ton guilleret de mec bien réveillé et en forme, lui:
- Mon amour, je te rappelle qu'il y a une coupure d'eau.

Moi, sentant mon odeur corporelle m'entourer d'effluves cracra que je vais mourir s'il n'y a pas rencontre imminente entre mon épiderme puant et le tahiti douche agrumes:
- Gn?

Chéwi, je suis fort, je suis grand, je pense à tout:
- En prévision, j'ai rempli une marmite d'eau pour si tu veux faire des pâtes aux enfants ce midi, et la carafe, vu que ta fille s'affolait de n'avoir rien à boire.

Moi, essayant de ne pas décéder de l'odeur de moi-même que ce n'est pas possible de puer comme ça non? si:
- Vais chauffer la marmite.

Ensuite Chéwi, avec MaGrossePatate/Gluon hilare dans les bras, a pu assister au spectacle de sa femme se lavant avec le contenu d'une marmite d'eau chaude versé dans une bassine, et un petit bol en plastique.

Au final, je ne recommande pas.

Praticité = - 136
Élégance = - 943
Efficacité = + 2
Rigolitude= + 12 572

J'ai pu mettre un slip propre, on a les victoires qu'on mérite.



[...]




Moment Ahahahahaha on n'est trop pas des greluches


Ce soir, avec Alix, on décide de faire les soldes, non pas qu'on est semblables à la greluche de base, juste on a besoin de deux trois trucs, et aussi d'un moment peinard without any kids (et no gluon).

Donc planplan, tenues de sport pour la Lutine, paf paf paf cadals d'anniv de Nounette, oh tiens, Habitat, siltepléééééééé Aliiiiiiiiiix on peut aller à Habitaaaaaaat silteplééééééééé?
Là faut savoir qu'à l'époque où je travaillais et où donc les pépettes affluaient telles des gardons frétillants sur mon compte en banque, j'étais en amour d'Habitat.
Brèfle².

On rentre dans le magasin, palais des merveilles un peu, Alix s'empare d'un plateau kré beau, d'un jeu en bois pour Mini, d'un petit puzzle en bois éléphant en volume pour Mini aussi, moi je lâche deux minutes la bride de ma CB sur un mug sublime à 1 euro pour le café de Chéwi, en prévision des crises conjugales où je lui explose sys-té-ma-ti-que-ment sa tasse à café sur le lino moche de la cuisine hideuse, on passe ses nerfs comme on peut, et sur un vase d'une beauté parfaite, qui me servira de pot à crayons. Passage à la caisse.

Et là, le petit éléphant de Mini, indiqué à 2,95 dans le rayon, est étiqueté à 0 euro sur la boîte. Pour de vrai. ZERO EURO. C'est écrit.
La caissière, perplexe, nous dit qu'elle est O BLI GEE de passer l'article au prix indiqué sur la boîte.
Donc gratos.
AHA.
Intéressant.
Je vais donc rajouter à ma tasse et mon vase/pot à crayons une petite girafe puzzle, hop. Ça fera la toupine de l'éléphant.
Zéro euro tout pareil.

Avec Alix, ce soir on a testé les soldes ultimes: les articles gratuits.
Croustibat qui peut te bat'?
Je parie que vous ne faîtes pas mieux.
Hin hin hin.

Demain matin, Mini aura deux petits animaux en bois sur la table de la cuisine. C'est pas top ça?

14 janvier 2008

angel et les devoirs

Ce soir la Lutine avait remarquablement peu de devoirs. Ai-je déjà dit que sa maîtresse trouve que les élèves ne fournissent pas assez de travail en classe, au vu de ce qu'elle leur donne à faire à la maison (facile trois leçons par soirée, plus une ou deux tables de multiplication, et une lecture, quand ce n'est pas une poésie ou 12 mots de vocabulaire à connaitre, signification et orthographe, lalalaitou, c'est la fête)? C'est peu de dire qu'elle me fatigue, mais je me contiens. Juste je ne lui ai rien offert à Noyel, et je pense qu'elle pourra aussi se brosser Martine pour le cadal de fin d'année.

Ce que j'aime ce sont ses amusants paradoxes. Autant un jour elle peut décider qu'il faut que les élèves sachent absolument ce que c'est que la peinture pariétale, non non je n'invente rien, la maîtresse de ma fille, son concept d'enseignement c'est Croustibat' qui peut te bat'? genre je me la pète bien sévère - tu ne sais pas ce que veut dire pariétal sans consulter un dico? Bienvenue au cloube, ma maîtrise de lettres étant restée le bec dans l'eau sur ce coup là les zaminches - autant un autre jour, dès lors qu'elle sort de sa sacro-sainte préhistoire - oui oui en CE2 on ne fait qu'un seul truc en histoire selon la maîtresse de ma fille, mais on le fait TROP BIEN et TOUT LE TEMPS, c'est la Préhistoire - attation indice rapport à "pariétal" là hin hin hin - han que je suis méchante, j'espère un jour ils vont faire autre chose quand même, parce que bon ça commence à me chauffer un peu là de faire réviser les leçons - donc bref avant d'être interrompue malpolichement par moi-même, je disais que certains jours, sortie de sa sacro-sainte préhistoire et de sa peinture pariétale sa mère le mammouth sur la paroi de la grotte de Lascaux (ayé, tu visualises?) elle peut être hyper gnognotte et limite légère dans ses contenus. Y'a pas de silex ni de sagaies et encore moins de harpons, du coup elle aime moins je pense.

Exemple ce soir, leçon sur le groupe nominal. Alors on apprend benoîtement que le groupe nominal est formé d'un nom et de compléments diverzévariés, blablabla rumpssshhheeeeeeeee, qu'il peut être masculin ou féminin - oui ça a une zezette ou un kiki un groupe nominal faut le savoir; par contre on zappe éhontément le fait qu'un groupe nominal puisse être singulier ou pluriel, les exemples sont tous au singulier de toutes façons - vu qu'il y a des kikis et des zezettes, elle a peut-être peur que ça dégénère grave la maîtresse?

Bref ça donne un truc du genre:

Le chat dort.
Le gros chat noir dort.
Le gros chat qui est noir dort.

Punaise mais il n'y a pas que le chat qui dort, je ronfle là même.

Je rassure les foules éplorées, JAMAIS je n'enseigne de cette façon, et JAMAIS non JAMAIS, je le jure, je ne met des exemples aussi bidons et planplans dans les leçons. Plutôt mourir étouffée par les craies jetées dans un grand élan de haine par mes élèves révoltés. C'est dire.

Donc histoire de faire réviser à ma fille son groupe nominal en extension, le reconnaitre, trouver son noyau tout ça -oui oui il y a une sorte de fission de l'atome en grammaire les gens, faut le savoir, c'est rare, mais ça existe (ne pas me lancer sur la grammaire, la chose la plus inutile selon moi, passons, brefle, hum), histoire de réviser la leçon donc, hop exemples de Môman:

Trouver le groupe nominal dans:

Les petits garçons relous sont parfois HYPER pénibles.
(non non le PitiGasson n'a pas mordu une toupine de classe pour avoir sa place sur le banc, à côté de la fenêtre, hum hum, lalalalala)

Les grandes filles jolies doivent apprendre leurs leçons idiotes.
(hin hin hin quoi?)

Les petits bébés qui sont hyper chouminous peuvent atteindre de grands sommets dans la péniblerie.
(non mais sérieux, ça fait 18 fois que je ramasse la pièce lion du puzzle à encastrements là, je suis au bord de la rupture émotionnelle ça suffit oh!)

Bon ma fille, qui n'est pas trop une andouille, trouve. J'ai fait exprès de prendre des exemples au pluriel, mais PAF elle est hyper maline comme sa mère un peu, et elle trouve.

J'upgrade.

Les sveltes girafes aux longs cous déambulent dans la savane.

A l'oral, ça fait un choc hein. Non mais à l'écrit vous êtes trop forts et vous y arrivez fingers in the noze, mais ma fille elle a patiné sévère, j'ai du le lui écrire. Histoire de repérer le verbe et de demander la signification de "sveltes" (bah à part son père et elle hein, la sveltitude est moyen de mise chez nous, lalalala, hop) et de "déambulent".

Bon en tous cas c'est sûr, elle sait reconnaître un groupe nominal, même au pluriel ouais, et en extraire le noyau (et le recracher, faut pas avaler le noyau bandes de malheureux inconscients).

Ce n'est pas grâce à sa maîtresse.
Non mais.

Cette année je vous jure, je serre les dents. Je suis héroïque.

Enfin.

Peut-être je lui offrirais un bouquin de pédagogie à la maîtresse, comme cadeau de fin d'année. Faut que j'en trouve un du style "enseigner en s'enlevant les doigts du BIP". Pas gagné gagné je dirais.

angel, matelas de lusque

Ne vous fiez pas au titre de cette note qui s'annonce faramineuse (faramineuse, vient de farine et légumineuse, signifie "tourte aux haricots blancs"), si j'use du terme matelas cela n'est en aucun cas pour évoquer mon tour de taille ou ma graisse abdominale sans nul autre pareil, petits salopiots, je vous ai bien vu vous gausser, mais ahahahahaha, Salopa is dead et je ne me pèse plus et ma graisse abdominale, fessière et mentonnière ne m'importe que d'environ - 638 sur l'échelle de l'Importance dans la Vie, c'est dire.

Si je me compare à un matelas, c'est que cela fut ma fonction première pendant toute une journée, mardi pour être précis. Après son petit aller aux urgences dans la camion qui fait pin-pon, et retour en Xila Mobile, il s'est avéré que MaGrossePatate avait chopé le ptit virus qu'on aime bien, celui qui te fait faire pipi par le trou des fesses. Bon du coup il était un chouïa kaput le mouflet.

Le mardi c'est la journée peinarde, c'est la journée où les grands mangent à la cantoche...
Revenue de l'école, je m'installe devant l'ordi avec mon petit gluon, et entreprend de le nourrir, car visiblement, vu ses regards insistants et ses attaques de cuirassé russe, il a les crocs (6 au dernier décompte).

Ok. Voilà donc le bébé accoudé au comptoir, et qui, sa ration avalée, s'endort comme une grosse loche qu'il est. Et vu ma nullité en faisage de rototos, et le fait que comme une grosse débile j'ai oublié de préparer son lit et sa chambre, je me dis que rot + fermage de volets + ouvrir la gigoteuse, ça va donner bébé réveillé et ronchon, et que le pauvre enfant, il est tout malade, il a le droit de dormir sur sa mère, pour une fois, oh eh hein, bon.

Et donc je le laisse dormir.

Me disant qu'il n'y en a pas pour longtemps tfassons, au bout de 40 minutes il sera parfaitement awake, prêt à mettre le dawa dans les livres de papa (quelqu'un peut m'expliquer pourquoi mon bébé de 9 mois sort systématiquement de la bibliothèque L'amant de Lady Chatterley et L'amant de la Chine du Nord? Hum? Any suggestion here? Nope? ).

Ignorant le petit minuscule ridicule détail qui fait que j'ai dîné léger la veille, et carrément zappé le petit-dèj' et que si la veille au soir et le matin je n'avais pas faim, ben là, euh, comment dire, ça gargouille sévère et je pourrais manger un thon entier/ une omelette de 72 oeufs / 5 kilos de patates / une cargaison de crèmes au café je sais pas moi, n'importe quoi, mais vite, j'ai super la dalle, faut que je bouffe.

Mais le bébé, mignon, malade, dort.

Je regarde si par bonheur j'aurais laissé à côté de moi quelques menues provisions, en prévision d'un siège de longue haleine?
Que pouic!

Et le bébé, mignon, malade, dort. Ça fait bien une heure maintenant.

Sans déconner, sur ce bureau, il n'y a juste que mon déo qui me semble comestible.
Au bout d'une heure et demie, je commence à envisager sereinement de grignoter le Sanex dermo-protecteur. C'est affreux.

Et le bébé, mignon, malade, dort toujours.

Bon. Si je mange un tout petit bout du bébé, dans un endroit qui ne se voit pas trop? Je peux? Après tout il me mange bien lui. Comment ça non?
Mais j'ai faim?
Non?
Bon ben non, mais franchement c'est gâcher, il est grassouillet l'arsouille hein.

Et le bébé, mignon, malade, dort encore.

Profondément, ouhla, je peux jouer à des jeux qui font du bruit, il pionce.
Je peux mettre le son de MSN et Google Talk à donf, il pionce.
Je lis, je discute, je CREVE DE FAIM! Il pionce.

Au bout de deux heures, il s'est réveillé. Il a ouvert ses yeux et il m'a vue, et il m'a souri, et c'était très cromimi gouzigouzi. Mais je l'ai chopé c'était quelque chose et j'ai limite couru à la cuisine, le bébé dans les bras, et sous ses yeux ébahis j'ai englouti 4 granolas pionch, et descendu un pichet d'eau. Maman a FAIM mon petit coeur!

Deux heures après, il redormait, sur moi, ENCORE.
Mais ce coup ci, ahahaha, mère prévenue en vaut douze, j'avais beau être assise sur le parquet, j'avais la DS de la Lutine mit chargeur, les deux téléphones, et une caissette d'HAVREFLARN entière à portée de main. Ahahah. Non mais.
Il a dormi deux heures et demie.
A la fin, je n'avais certes pas faim, mais je n'avais plus du tout de popotin.


Voilà, il fallait que ce soit dit, alors mon chéri gouzigouzi, quand dans quelques années ta vieille mère te demandera de lui apporter son petit déj' au lit, ou de lui filer la télécommande, tu seras prié de t'exécuter avec le sourire, parce que mardi, pendant 4 heures et demie, je t'ai servi de Bultex Grand Lusque.

Non mais.


ps: la Fille Orange a blogué, alleluïa, et on me dit merci, c'est moi qui ait posté, parce que dans son travail de la perfide Albion, ils sont hyper méchants, non seulement ils l'empêchent de lire mon bloug, mais en plus ils disent niet pour ce qu'elle blogue. Comment ils sont pas glop les Britons, ça fait peur.

06 janvier 2008

angel, mère sans pitié

La Lutine sort de la douche qu'elle a pris étonnament vite, au lieu d'écluser as usual trois citernes d'eau chaudes qu'on finit par lui couper pour lui apprendre et la vie et l'écologie bon sang de bonsoir.

- Maman aujourd'hui tu as la fille qui prend sa douche HYPER vite!

- C'est bien ma fille, parce que sinon tu aurais eu la mère qui revend tes jouets sur E-Bay pour payer la facture de gaz.

Non mais.


bonus mon ptit coeur oskour:
MaGrossePatate est prié de ne PAS refaire de malaise vagal, parce que le duo pompiers+urgences pédiatriques, alors que examen clinique parfait sauf t° interne proche de la cuisson des oeufs sur le plat, ça le fait moyen pour mon myocarde, hein. Gloups. Tout ça pour une ordonnance de Dolip' qu'on en a déjà trois flacons, facile.

04 janvier 2008

angel, chirurgien urgentiste de doudou

Le lundi 30 décembre, le chirurgien dormait du sommeil du juste. Réveillé par un vacarme un peu très pénible, il décide de changer de lit, et d'aller se pieuter manu militari dans un plumard bien calme, quitte à en vider son occupant (va prendre ton petit déjeuner!). Bien que le chirurgien soit très fatigué, il n'arrive pas à se rendormir. Bon du coup il joue à la DS, ça occupe.

Tout d'un coup un grand cri retentit!

MON DIEU!

Une urgence!

Voilà qu'on apporte au chirurgien, qui curieusement était totalement à pwal - ??? - un petit singe, très mignon, très usé de la vie et de l'amour à juger de son état général, et qui n'a plus que trois pattes-
HEIN? QUOI?
Trois pattes?

Horreur!

Mais oui c'est bel et bien le célèbre Câlinologue de Haut Niveau, le Sprinteur du Réconfortage, l'immense et fameux Mister , himself, en train de souffrir mille morts avec son bras gisant à quelques centimètres de lui, totalement détaché de son corps! Ultime outrage du temps à un petit corps déjà bien malmené: plus de force dans les bras raplaplas, les mains déchirées par des trous béants, un trou derrière la nuque, des kystes filaire un peu partout. Et maintenant, le pire était arrivé, un bras manquait!

Il y a URGENCE!

Le chirurgien sait qu'il n'y a pas une seule minute à perdre, car le compagnon du petit singe, un certain Mr P. Gasson, est aux abois: il est en état de choc devant l'état plus qu'alarmant de son ami de toujours, il en a les larmes aux yeux, ce sont ses cris de désespoir qui ont fait sortir le chirurgien de son lit.

Le chirurgien saute dans sa culotte, et rapidement, d'une claque bien sentie derrière la nuque, assomme Mr , l'expédiant pour quelques heures dans un coma propice à la dure opération qui l'attend. Enfilant une blouse sale, qui traînait sur un fauteuil, le chirurgien aux 400 coups, cherche fébrilement son matériel, et finit par trouver l'aiguille ad hoc. Reste encore à trouver le fil de la bonne couleur, histoire que le rattachage du bras au corps laisse le moins de marques possible. Mr P. Gasson, connaissant bien son ami, aide au choix crucial.

Enfin, le moment est venu de recoudre, dans le silence le plus complet. A part un certain Mr G. Patate qui n'arrête pas de mettre le dawa et que les forces de l'ordre de la Chéwi Cie appellées en renfort immobilisent aussitôt et envoient voir là-bas si j'y suis (et je n'y étais pas).

L'opération est longue, le chirurgien sait qu'il n'a pas le droit à la moindre erreur, il en va de la vie de son patient, et de sa réputation auprès de Mr P. Gasson, qu'il ne saurait décevoir, au risque de se voir laminer menu menu menu. Les boules un peu. Enfin, au bout d'un temps un petit peu très très long, le bras est de nouveau solidement arrimé au corps inanimé du fameux Médaillé Olympique du Bisou. Le chirurgien essuie la sueur qui perle à son front, et se dit qu'il devrait profiter de l'anesthésie pour effectuer quelques autres opérations qui n'ont que trop attendues.

Mais c'est du lourd dont on parle là, de la chirurgie réparatrice, voilà qui n'est pas facile. Et surtout il va falloir du matos que peut-être on l'a pas. Aha. Il faut joindre vitefébienfé un autre centre hospitalier de pointe, la Clinique Xila, ultra réputée pour la qualité de ses interventions et la disponibilité de ses équipes et matériels. La chance est du côté de Mr : la Clinique Xila possède en effet un greffon de muscles de bras, il suffit juste de venir le récupérer dans leurs locaux, en faisant abstraction du fait que le médecin de garde est encore en pyjama Poopy.
Le chirurgien urgentiste saute dans son jean, enfile ses tongs, et file tel l'éclair récupérer les greffons de muscles de bras, que c'est trop de la chance, et que youhou.

Enfin, de retour, il commence l'opération la plus complexe de toute sa carrière, vu que quand même ce n'est pas un chirurgien très doué. Il pratique l'ablation des kystes filaires qui parsèment le corps du petit singe, le rendant parfois disgracieux, et recoud le trou derrière sa nuque, avant qu'il ne soit fatal.
Ensuite, prenant son courage à deux mains, il positionne les greffons à l'intérieur des bras raplaplas, et des mains toutes plates. Armé de son aiguille et du fil couleur patte sale qui va bien, il referme les mains, essayant de rendre les cicatrices les moins disgracieuses possibles. C'est un peu un échec de ce côté là, mais il est fatigué le chirurgien, il n'a encore rien mangé, ne sent pas très bon, et a passé une nuit de merde. Donc bon on ne critique pas, merci.

Le résultat est plus qu'honorable. Rassurant Mr P. Gasson sur le fait que son ami chéri n'a en rien souffert de ses multiples opérations, il lui rend intact, éveillé, et prêt aux câlins, son doudou enfin réparé.

P. Gasson, armé de son indétachable tototte, part en compagnie de son pétant la forme, se vautrer sur le canapé afin de regarder son dévédé préféré des Barbapapas.

Tout est bien, et le chirurgien peut enfin aller prendre une douche, se vêtir décemment, et voir ce que ce bruyant Mr G. Patate a de si important à dire, vu qu'il recommence à mettre le dawa all over the place.

Le petit déjeuner, ce sera pour une autre fois.
On se rattrapera sur les chocolats.




bonus coincoin style:



- les premiers canards légo de PitiGasson,
qui sont aussi ses premières constructions légo avec modèle -
30 décembre 2007

01 janvier 2008

bonne année les gens :)






la famille de canards Lego est une création PitiGasson 30 décembre 2007

31 décembre 2007

angel et les petites histoires de Noyel

Uhhhhh le Ptit Pôpa Noyel il est passé dans notre maison, et il n'y est pas allé de main morte. Hum.

Bref. Des petits bouts de Noyel de chez nous, ça donne ça:

L'incident mystère:

Si le jour de Noyel est arrivé un truc hyper blogable à ma Grande Zoute de 8 ans, vous n'en saurez rien, je n'ai pas le droit de l'écrire, interdiction formelle, elle a mis son veto et comme elle a le droit, beh voilà. Si vous avez des plaintes, tant pis. Gniark gniark.

M'enfin j'ai le droit, je viens de demander hein, de vous mettre une liste de mots. A vous de faire le lien:

- pet shop - lunettes - toilettes - pince à insectes -

Muf muf muf, j'ADORE ma fille.

Batman, un héros pragmatique:

Après avoir déballé sa Batmobile trop bath, qu'elle peut se transformer en engin volant, qu'elle fait des bruits de folie, et que même elle tire des petits bidules rouges pas du tout chiants à aller récupérer sous les meubles, PitiGasson a déballé aussi sa figurine Batman Ninja, oh que oui ça existe, il a une cape rouge, punaise, ça pète hein.
Après avoir essayé à moult reprises de faire rentrer Batman sans son véhicule de fonction, en vain, PitiGasson fait parler le super héros:
- Ah cette voiture est trop petite pour moi, il va falloih que j'aille m'en acheter une autre!

Uhuhuhuu. J'ADORE mon fils.

MaPatate, bébé photogénique:

Faut pas croire, malgré ses 8 mois et demi, MaGrossePatate aussi a reçu des cadals à Noyel. Oui oui oui. Et croyez-moi, devant les mitraillages hystériques de sa mère, il joue super bien le jeu de "je déballe hystériquement mes cadeaux, kessessé kessessé????".
Mais non il ne voulait pas baffrer le papier cadal et le bolduc, qu'est-ce que vous allez imaginer là.
Pffffff.

Hin hin hin. J'ADORE mon bébé.
(surtout qu'il a fait un super cadal de Noyel à sa mère, il a dormi 6 heures de rang, youhou)

La Lutine, employée modèle:

Pour Noyel, ma loupiotte a eu une Nintendo DS, ouip ouip, avec le jeu Animal Crossing, trop bieng. Et j'ai donc pu voir mon enfant, celle-là même à qui je peux demander 20 fois de suite de ranger son gourbi sans obtenir satisfaction à moins d'user de menaces apocalyptiques, refuser de venir prendre son repas, parce qu'elle devait aller poster un courrier pour son patron, et qu'il a dit de faire vite!(ton hystérique)
MA FILLE!
Elle a failli chialer quand il lui a dit qu'elle ne bossait plus pour lui, ce qui était synonyme de liberté dans l'univers du jeu lui est apparu comme une disgrâce pile poil sur sa pomme: Mamaaaaaan, j'ai pluuuuuuus de travail! (ton larmoyant)
MA FILLE!

Mazette.

Enfin là où je l'ai bien reconnue, c'est quand elle est allée revendre le stock de navets, hyper rares, que je lui avais acheté à 102 clochettes pièce (40 navets! un investissement!) pour une misère dès que cela a été possible, au lieu d'attendre que le cours monte. Elle a vendu à perte, la bécasse. Non je ne suis pas fâchée. Non je ne suis pas addict au jeu de ma fille.
Non j'ai dit.


Voilà voilà.


(il y a une note toute fraîche en dessous, j'ai décidé de multiposter aujourd'hui)
(une autre note en arrivage normalement bientôt)

angel et Docteur Cruche

Alix en a parlé ici, mais ce qu'elle n'a pas dit, c'est que j'étais avec elle, et le PitiGasson aussi.

Le PitiGasson, il a trop pas de chance, parce que la nuit du samedi au dimanche, la semaine dernière, hop, plein de fièvre, et vas-y que je délire à pwal dans la baignoire que je vais vomir mais en fait non, et quand maman réalise que le marmot est bouillant, elle réussit tant bien que mal à le convaincre qu'il ne va pas vomir, à le recoucher mit suppo de dolip', et elle reste à côté de lui jusque 3 heures du mat', qu'il s'endorme, en jouant au Mental Blocks sur son portable...

Le lendemain, direction SOS Médecins dans la TitineMobile de Xila, hop, diagnostic vite fait bien fait, angine angine angine, le PitiGasson doit prendre des antibiotiques. Aucun test buccal n'est pratiqué, autant mon zou à moi que j'ai il a une angine virale, mais on s'en tape, antibios, hop. Comme je suis aux abonnés absents niveau réflexion, rapport au retard phénoménal d'emballage de cadals et limite burn out mental, voyez, ben je ne tilte pas, et je vais acheter les médocs avec Alix. Un flacon de Clamoxyl fait son apparition dans notre home sweet home, à côté du sapin décoré, des vitres floconneuses, des calendriers de l'avent bientôt achevés.

Et l'angoisse commence.

Parce que le Clamoxyl, faut le savoir, c'est dégueulasse. Et pour le coup j'ai permis à mon fiston de dire le mot interdit: parce que le Clamoxyl ce n'est pas simplement dégoûtant, non, c'est franchement dégueulasse.
Tout comme c'est dégueulasse d'oser prescrire cette saloperie à un chtit minot de 4 ans qui voudrait juste attendre que le Père Noyel arrive dans son manteau rouge et blanc, dans un traîneau porté par le vent, pour lui apporter des Bionicles, des légos, des playmobils, des Transformers, et une voiture de Batman aussi, hop!
Du coup bah passé la première prise, et les hauts le coeur qui suivirent, le PitiGasson décida que c'était niet pour reprendre cette merde.

On a TOUT essayé.

Pendant DEUX HEURES.

La négociation,
les explications scientifiques (SuperClamoxyl vient aider ton corps à se battre contre les vilains microbes ouhla, vite il en a besoin, vite avale-le!)
les promesses faramineuses (chips, bonbons, dvd au choix, as you want, mais AVALE!)
la détermination sévère (tu l'avales et tu ne discutes pas, il FAUT le prendre, donc on y va, c'est comme ça et pas autrement)
l'emmenage dehors pour aller faire des piqûres d'antibiotiques à l'hôpital
le forçage avec pincement de nez (= je possède le seul modèle d'enfant qui respire à travers ses dents serrées tel l'étau de l'enfer)
RIEN N'Y A FAIT.

Au bord de la crise de nerfs, au bout de deux heures, je lui ai collé 4 claques sur les fesses, et il l'a pris: je veux paaaaaAAAAAAAA-gloup! Cuillère enfournée sur le AAAAAAAAA.
N'étant absolument pas partisane de ce genre de pratique éducatives, il m'en a coûté (j'en ai pleuré).

C'était le lundi matin. On a fonctionné à la menace de fessée, youh super esprit de noyel, c'était extra, je recommande. Fièvre tombée le lundi soir. Mais toujours le fuckin' clamoxyl à prendre TROIS FOIS par jour pendant SEPT jours bon sang! Arrivé au mercredi matin, je trouve que mon fiston il n'a certes plus de fièvre, mais ce n'est pas la joie. En gros, on m'a transformé ma balle de ping-pong qui rebondit entre les murs et me casse les pieds all day long, en une espèce de serpillière vagissante, prostré dans son lit, qui ne mange quasi rien, qui émet des gaz à retuer un mort qui aurait des velléités de zombification, et qui dort entre deux plaintes de "j'ai maaaaaal au ventre". Avec plein de cadals de noyel hyper chouettes encore dans leur boîtes? Carrément pas glop, je dis.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'enfant amorphe se réveille juste pour vomir le demi oeuf dur qu'il avait voulu manger, avec une charmante sauce au clamoxyl. Miam.

Y O U P I.

Le jeudi se passe à l'identique, il ne quitte pas le lit, ne mange pas, ne joue pas, dort et câline son doudou. Depuis l'épisode vomi, j'ai arrêté de lui filer l'antibio, surtout que son état général est vraiment pas terrible...
Je décide de l'emmener voir son médecin. Sauf que bien sûr, un 27 décembre, j'aurais du y penser, beh y'avait une remplaçante.

Très gentille, habillée tout en rose comme un petit bonbon au mohair un peu, environ la moitié de mon âge, et l'aplomb d'une petite souris dans la mâchoire d'un greffier. Qui après avoir signalé la disparition de l'angine, a pris le temps de chercher une trace d'appendicite, et de diagnostiquer une gastro. Aha. Ben tiens. Le fait que mon gamin fasse une intolérance au sacro-saint antibiotique, non non non, voyons madame, non! Il a préféré déclarer une gastro à vomissement unique (il n'a rien vomi de la journée de ce qu'il a accepté de manger) version constipée (n'est pas allé rendre visite aux wawas depuis mardi, n'ira que samedi!). Bravo. Il est fort mon zou à moi que j'ai. Et donc la bouche en coeur elle prescrit du motilium et me regarde l'air de vouloir me sélectionner pour la plus mauvaise mère de l'année 2008, en me disant qu'il faut qu'il prenne encore deux doses minimum d'antibiotique, au cas où il resterait des bactéries.

Ah. 30 euros, au revoir, merci, n'hésitez pas à revenir s'il continue à être abattu.
Chouette, madame!

Sauf que le soir, devant les larmes de mon gamin tout patraque, j'ai piqué la grosse colère, et je suis allée flanquer le flacon de clamoxyl à la poubelle. Parce que forcer mon fils à prendre ce truc infâme qui le fait vomir, sur la présomption qu'il reste des bactéries d'une angine qu'à 95% elle était virale bordel, ça va bien les conneries, mais qu'en y'en a marre, y'en a marre.

Depuis, mon fils n'a toujours pas de fièvre, a retrouvé son enthousiasme, sa chiantitude absolue, mange comme un ogre, et me pète les arpions. Youhou.

Conclusion: le prochain qui diagnostique une angine chez l'un de mes enfants, il a intérêt à dégainer le test viral/infectieux, sinon je castagne. Sérieux. Ce ne sera pas pour mon loulou la raclée hein.
NON MAIS!

19 décembre 2007

angel n'est pas aidée

Ce matin, bravant le froid polaire, uniquement animée par un amour maternel profond pour mon PitiGasson, j'ai réussi à sortir de sous ma couette, ramper sous la douche, glisser dans mon jean, enfiler un pull et mon manteau, et sortir dans le Grand Congélateur Extérieur, afin d'accompagner mon enfant aux portes ouvertes de son cours de multisports. C'est que depuis plus d'un an qu'il pratique cette activité, impossible pour moi d'assister aux portes ouvertes: enceinte à gros bidon, puis maman d'une toute petite patate, j'avais du laisser ma place .
J'étais extrêmement fière d'aller voir mon fils se balancer sur le trapèze, faire des courses de relais et autres parcours avec obstacles.

Et surtout, n'ayant pas eu le temps de prendre un petit déjeuner, je comptais énormément sur le goûter festif des portes ouvertes pour m'éviter de passer en hypoglycémie. C'est en décédant intérieurement de la faim (juste eu le temps de choper 5 minuscules madeleines au chocolat avant de partir en trombe de l'appartement, et seulement 3 ont réussi à atterrir dans mon estomac, les deux autres étant détournées en plein vol vers le gouffre qui me sert de fils) que j'ai couru avec le zouzou le long de l'avenue jusqu'au gymnase.

En arrivant j'ai vu les deux animateurs terminer d'installer le buffet, extrêmement bien garni. Mazette. Mon estomac a gargouillé sévèrement, mais heureusement pour ma dignité de respectable mère de famille, ma couche de graisse abdominale aidée de trois strates de vêtements épais, a réussi à étouffer l'infamie. D'une zénitude que le Dalai Lama m'envierait certainement, je me suis dirigée d'un bon pas vers les vestiaires, afin que le PitiGasson se déleste de ses pelures de petit oignon anti-gel et qu'il enfile sa paire de baskets.

C'est avec des sanglots de désespoir totalement réprimés que je suis passée devant le buffet tentateur avec mon petit sportif: il apparaissait clairement que le goûter était installé pour APRES le cours. J'aurais bien grommelé des insanités à base de "faim bordel" et " ptin y'en a qui meurent d'une crise d'hypoglycémie" mais mes lèvres étaient doublement scellées par ma politesse naturelle d'une part, et le fait que je n'avais strictement rien apporté pour le goûter d'autre part, oubli et flemme s'étant astucieusement mêlés pour que je passe pour la rapiat de service. Shame on me.

Je passerai allégrement et avec la prestance souple et fluide qui me caractérise toujours, telle le jaguar agile dans la pampa un peu, sur le cours de sport qui me permit de constater que mon enfant adoré est extrêmement mignon quand il court en faisant le singe, ou qu'il essaie d'aller très vite avec un plot rouge sur la tête, et sans les mains.

Arrivons vite à la partie "goûter" de l'évènement sportif et social qui nous occupe, parce que vous je ne sais pas, mais moi je crève de faim.

Enfin le charmant animateur annonce que les enfants peuvent aller prendre le goûter. Youpi! Euh. Attendez? Les enfants?
ARE YOU KIDDIN ME MISTER?
Raaaaaaa, je vois les enfants qui se jettent sur toute cette nourriture qui m'appelle de sa petite voix de bouffe kré kré bonne "viens me manger, hummmm, je suis un délicieux gatal au choc" "grignote moi! je suis le sublime cake aux olives homemade" et surtout je me rends compte, alors que je vais pour m'approcher enfin de l'ElDorado de la Chip et du Savane, que tous les parents restent soigneusement à distance, et conversent aimablement pendant que leurs loustics se goinfrent. Mais c'est quoi ces empaffés de gens?

Le désespoir étend son ombre froide, sinistre, et affamée sur moi et ma faim démesurée. Je me vois déjà défaillir, j'ai des petites étoiles qui dansent devant les yeux, et la conversation de ma copine qui m'explique qu'elle est stressée par les travaux dans sa nouvelle maison, s'estompe peu à peu dans un brouhaha sonore.

C'est là, aux portes du vertige, que je réalise que certains enfants apportent de la nourriture à leur parents, dans une sublime inversion de la maman moineau nourrissant son petit qui piaille. Han. Mon fils, chair de ma chair, sang de mon sang, amour de ma vie, va-t-en donc à la recherche de mets succulents et vitaux pour ta mère en désespérance.

C'est avec des mots simples que je lui confie sa mission:

- Apporte moi un morceau de gâteau mon ptit coeur.

Il revient avec une chip. Une chip. Une chip. Unique. Ah. A mieux y regarder il s'agit d'un fragment de chip en fait. Il veut ma mort, c'est sûr. Ou alors il est totalement abruti. Mais vu qu'il porte pour moitié mon code génétique, ce n'est tout simplement pas envisageable. Peut-être a-t-il seulement mal compris?

- Rapporte moi du TEAU mon coeur. Pas des chips, du TEAU!

Il y retourne, et il revient avec une boulette apéritif à la cacahuète.
4 ans! Il a 4 ans! Ne me faîtes pas croire qu'il n'a pas compris la consigne ou que sa cervelle de piaf trouve le moyen de confondre "gâteau" avec "chip pourrie" le temps d'accéder au buffet? Il le fait éxeuprès le sale petit morpion qu'on a du me l'échanger à la maternité ce n'est pas possible que ce soit mon fils.
C'est ainsi que 5 fois de suite il m'apportera des bricoles en lieu et place de la tranche de gâteau exigée:

- Non du gâteau s'il te plait, du gâteau!

Revient avec un micron de chip au fromdu.

- MAIS DU GÂTEAU! GÂTEAU!

Se raboule avec une miette de cake.

- GÂTEAU! PAS CAKE, GÂTEAU!

Se ramène peinard avec un bout de chip mâchouillé par ses soins.

Je dépose les armes, je le sais, j'ai compris, je suis vaincue, il se venge de toutes les fois où je lui ai refusé un gâteau supplémentaire. Pour une fois qu'il a le pouvoir dans ses mains, il s'en sert, le petit morpion.

Ce n'est que quand les enfants retourneront jouer dans le gymnase, que je pourrais discretos m'approcher de la table, et baffrer du cake aux olives, me vautrer avec délice dans le gatal au chocolat, l'air de rien et le geste souple et détaché.



Epilogue:

Ma fille vient de rentrer de son atelier:
- Ah maman tu aurais du venir me chercher, il y avait un gigantesque bol de bonbons, et quatre délicieux gâteaux, tu aurais adoré!

TU M'ETONNES!



14 décembre 2007

angel et le contenu de la couche maudite

Cette note est une spéciale dédicace pour Syven, elle saura pourquoi, et pour tous les parents du monde, confronté au monde cruel et multi-quotidien de la Peaudouce.

Alors voilà, on pourrait croire qu'au bout du troisième bébé, on est hyper blindé mentalement en ce qui concerne le contenu atomique des couches, les cacas en jet, les pipis olympiques dont le but est clairement de mouiller le maximum de choses en un minimum de temps - home record: body, tee-shirt, babylegs, chaussettes, jean du mouflet posé à côté, matelas à langer, parquet, jean de maman raaaaaaaaaa punaiiiiiiise, temps: 3 secondes et 17 centièmes, oh my oh my oh my. Respire par le ventre, respire, et répète après-moi: la zénitude est mon amie, je marche à côté de la zénitude.


On purrait croire, donc. Mais que nenni mes braves amis. Que nenni.

Surtout que les couches, c'est vraiment souvent le trip bad karma, dont les 5 règles absolues sont immuables.

Première régle:
C'est toujours pire à l'intérieur que ce qu'on pensait en regardant l'extérieur.

Deuxième régle:
Obligé, ça A débordé. Cherche pas, tu crois que c'est bon parce que les côtés et les petits élastiques sont impecs, mais tu n'as pas encore vu le placard jusqu'en haut du dos. Sur 2 cms d'épaisseur. A dégager à la truelle ou au karsher, your choice.

Troisième règle:
Si tu prends la température du bébé au dessus de la couche propre, elle ne le restera pas bien longtemps. Prévois le paquet de Lotus King Size même.

Quatrième régle:
C'est toujours quand tu enlèves ENFIN la couche immonde pourrie pour glisser la toute propre sous le postérieur rutilant comme un sou neuf du bambin, qu'il te déroule tout le contenu de ses intestins sur le pantalon. Quand il ne te l'explose pas direct sur le tee-shirt, miracle du bébé totalement allaité.

Cinquième règle:
Quand vraiment c'est l'horreur, qu'il y en a partout, que tu sais que tu vas devoir changer intégralement la bestiole, et qu'en plus t'es en retard pour aller chercher les autres à l'école, c'est toujours à ce moment là que tu réalises avant de sombrer dans l'absence mentale pour sauvegarder tes données personnelles et ne pas péter complètement le boulard, que tu es à cours de, au choix, produit nettoie-fesses ou cotons extra-large. Ca se termine aux demak-up et flotte du robinet, en continuant à gazouiller des bêtises rigolotes pour ne pas affoler le bébé joli.


Tout ça pour dire que lors du premier caca infect de ton rejeton, celui qui schmouicke sévère, qui colle façon mousse au chocolat ratée, qui a la couleur orangeasse bien dégobillatoire, et qui BIEN SÛR remonte dans le dos en plaque, il y a toujours le même mouvement d'horreur absolue en découvrant la chose. Même après trois enfants.

Et que même au troisième bébé, c'est panique à bord.


Sauf que cette fois il y a eu pire.

[attention, nous interrompons cette note pour prévenir toutes les petites âmes sensibles des chochottes qui lisent ce blog fabuleux, d'aller voir dans le pays des Bisounours si j'y suis, vu que ce qui va suivre relève absolument et totalement du domaine de l'immonde. Vous êtes prévenus, vous êtes grands, si vous continuez, faudra pas venir chialer après]

Aujourd'hui donc fût le jour de la première bouse immonde de MaGrossePatate, joli bébé de moi que j'aime, mais qui a le popotin atomique, ouhla ça fait très peur.
Comme dit précédemment, j'ai eu le grand mouvement de recul, je me suis reprise, j'ai assuré, j'ai serré les dents et réparé le massacre en poussant des petits cris perçants entrecoupés de gazouillis rassurants, j'ai soudoyé ma fille pour qu'elle aille mettre l'objet du délit à la poubelle (prix du service: 5 M&M's) et je suis passée à autre chose.

Plus tard, en allant chercher le PitiGasson à l'école, j'ai téléphoné à ma Copine Playmobil, et en dépliant de ce geste gracieux qui me caractérise, si si, mon téléphone portable rose girlie avec des fleufleurs dessus, j'ai aperçu une trace orange sur l'ongle de mon pouce. Je crois avoir songé "crème caramel" avant de la grignoter vite fait, histoire de faire propre quand j'arriverais devant les mères d'élèves.

Bien sûr, ce N'était PAS de la crème caramel. BIEN SÛR.

12 décembre 2007

Angel, hackeuse de blog

Du coup la note du jour est là-bas.

10 décembre 2007

PitiGasson joue avec les mots

Le matin, le PitiGasson consulte le catalogue de jouets avec sa maman, dans le canaprout familial. Le voilà arrivé à la page des PetShop.

PitiGasson: Oh regarde! les Ketchups!
moi: Ah bah euh non, ce sont des PPPPetsShOOOOps hein.
PitiGasson: Ahahahaha ils pètent, ahahaha ils pètent.

Ok.
Sa soeur l'a moyen bien pris, elle adore son piaf depressif petshop offert (ahahaha) par son grand-père.

Le midi, à table, le PitiGasson prend son dessert. Il veut participer aux devinettes lui aussi, atta c'est bon il a 4 ans, il peut faire, il assure, hop, c'est parti mon kiki:

PitiGasson: Qu'est ce qui est tout vert, qui monte et qui descend?
Sa soeur: Un petit pois dans un ascenseur!!
PitiGasson: Non! C'est un ascenseur qui est ouvert.

Avec la liaison.
Oh my god.

J'ai enfanté un génie.
Si.




bonus track happy life youhouuuuu!
La maîtresse de ma fille est absente. Ce qui veut dire qu'avec le remplaçant on passe de:

- pour demain, relisez l'intégrale de Proust, apprenez le bottin, et vérifiez la conformité des éléments contenus dans votre trousse avec les normes BJZ-341-a8

à

- rien

Je peux vous dire, c'est la fête du playmobil.

bonus track on ne contrarie pas le pyjama!
Hier, j'ai mis le jean pour aller au cinoche. Parce que le pantalon de pyjama -ex fût de grossesse, ben il laisse voir l'intégralité des converses et c'est trop super moche.

Bilan:

- Alix a tué son Sagem dans le socle du fauteuil du cinoche.
- On s'est bien pris la flotte dans la tronche en rentrant, donc j'ai présentement un choux-fleur en lieu et place de ma sphère ORL.

On NE plaisante PAS avec le pyjama.

09 décembre 2007

angel et son pyjama

Ah mon pyjama. Vous vous doutez bien que ma glamouritude naturelle me pousse aux confins de la hypitude la plus pointue. Fi donc de ces fanfreluches made in déroute, des tenues assorties, et des vaporeux kimonos et nuisettes affriolantes. Ici on tape dans le détendu de la raie voyez. Donc mon pyjama c'est mon ancien fût de grossesse, version sportwear gris, hyper laid, trop court aux chevilles, et le tee-shirt du moment. Et mes tongs roses. Autant dire que je gagne un premier prix de laideur sans même avoir à me décoiffer - ah bah oui c'est déjà fait, suis-je bête.

Bref.

C'est quand même l'amour entre mon pyjama et moi. Surtout en période de bad karma direct sur ma tronche que j'ai rien demandé mais qu'on m'a resservi deux fois, c'est super méchant.

Et donc hier et avant-hier, erreur fatale, j'ai quitté mon pyjama, pour enfiler mon jean, j'ai viré les tongs pour les converses à fleufleurs, j'ai enfilé mon manteau tout neuf, celui avec le col en pure peau de peluche kromimi, et je suis sortie dans le vaste monde.

Erreur FATALE.

Avant hier, pof, pluie, froid, narine droite bouchée.

Je n'ai pas compris la leçon, ah non alors. J'ai recommencé.

Donc hier je suis ressortie, abandonnant mon pyjama aimé, lâchement, sur le fauteuil.
Je suis allée chez Hic et Ah, pour des raisons noyelesque ascendant belle-mère, et j'ai décidé d'emmener le PitiGasson avec moi.
Ah ah.
Je me suis retrouvée à l'arrivage sur le parking du géant suédois du meuble au nom imprononçable, totalement éjectée de la totomobile de Xila, pour raison de vomitage de compote sur minot tout pâlot. Arf. Sous la pluie direct, sans parapluie, à courir jusque la Halle aux vêtements, avec PitiGasson trauma d'avoir vomi, histoire de trouver des sapes de rechange, la jolie tenue choisie avec amour le matin même étant présentement recouverte de compote de pommes prédigérée (bon appétit les gens!).
L'enfant ayant compris que sa mère était affaiblie, a réussi à ressortir du magasin non seulement avec le fût à 5 euros et le gilet à 9 euros prévus pour le rhabiller proprement, mais aussi avec un tee-shirt batman pas du tout prévu au budget.
A ensuite tartiné son gilet neuf de sucre du beignet que sa mère a eu la faiblesse de lui acheter.

Et après les courses dans Hic et Ah blindé comme un cul après un chili, avec un caddie totalement déterminé à retrouver la vie sauvage sur la terre de ses ancêtres, j'ai du courir sous la pluie avec le caddie wild is wild, le PitiGasson happyyyyyy liiiiiife essayant de ne pas décoller avec son parapluie lion dans la tempête, et mon pebrok qui essayait en vain de me faire ressembler à Mary Poppins (il avait de l'espoir de me soulever lui).

Ensuite les courses à Pionch.


Et une deuxième narine de bouchée.


NE JAMAIS QUITTER LE PYJAMA.

NEVER.


Sauf que là j'ai promis le cinoche à mes mouflets (qu'ils ne méritent pas, ils sont très très déterminés à envoyer leur mère épuisée en cure de sommeil) donc je me pose la question:
Est-ce qu'on peut aller en pyjama au cinéma à 5 minutes à pied, pour peu qu'on troque les tongs contre les converses? Hum?
Look de débile profonde versus Apocalypse dans ma Face, je me tâte là.

06 décembre 2007

angel et la crevaison mentale

Non je ne suis pas mourute, merci de vous en inquiéter. Plus d'une semaine sans rien écrire, et personne ne s'affole (à part deux ou trois, des bisous, vous), heureusement que je ne suis pas au fin fond du ravin avec pour seule possiblité d'être sauvée un appel en masse de mes lecteurs à la Police Nationale (celle qui ne retrouve pas ma poussette -ne la cherche pas d'ailleurs) pour qu'ils lancent une opération d'envergure mondiale afin de me retrouver. Bernique.

Je suis juste en grêve. Je suis restée toute la journée d'hier, et toute celle d'aujourd'hui en pyjama. Le truc qui ne m'arrive jamais. Mais là j'ai fait une crevaison mentale. Une carabinée. Depuis lundi, crevaison mentale sa mère, je ne bouge plus de chez moi, je traîne, je fais la goyiote sur Facebook, je joue à des jeux débiles, rien qui ne puisse aggraver ma fracture neuronale profonde.

Mais comment vous demandez-vous, effarés - si si, effarés, ne me cassez-pas la barraque, merci bien, comment donc en suis-je arrivée là?
Moi la blogueuse prolifique, à la longévité que le monde entier m'envie, à la verve prolixe et délirante?
Pour vous répondre, il faut obligatoirement remonter quelques jours en arrière, et lister impitoyablement tous les évènements qui ont fait qu'aujourd'hui je suis en mode glandouille ON et que je l'assume farpaitement bien, merci.

Vendredi:

- Emmener les enfants à l'école parce que Chéwi accompagne ses abrutis au cinoche, la joie est dans son coeur, le désespoir dans mon mien d'avoir à sortir de mon lit et réveiller la Patate. Ne pas se recoucher avec le bébé joli. Ouin.

- Recevoir un coup de fil de mon beau-père, déchiffrer son langage que plus personne ne comprend, ni les italiens, ni les français, comprendre qu'il veut que je l'aide à jouer au grand-père parfait, ahahahaha, hum. J'accepte, pour les enfants. Ma mission: aller acheter pour le lendemain, un cadeau pour chacun, et les lui remettre à l'insu de tout le monde quand il viendra nous rendre visite dans l'après-midi. Youpi. Je vais mentir à mes enfants, j'adore. Ne pas reprendre le téléphone pour lui dire le fond de ma pensée, et croyez-moi, y'a de la profondeur, y'en a des choses à dire. Rester zen et serrer les fesses.

- Aller chercher les enfants, les faire déjeuner, les raccompagner à l'école, courir au centre commercial dans le vent froid, pour trouver des cadeaux qui leur plaisent. Quitte à dépenser des sous qui ne sont pas les miens, autant le faire correctement. Se dire que le rayon jouets de Pionch c'est la misère. Se résigner à aller à la librairie du coin, qui n'a de librairie que le nom, vu que la pauvreté intellectuelle des rayons ferait honte à n'importe quel personne sachant lire autre chose que Tele7Jours. Trouver des cadeaux sympas pour la minette et le loupiot. Supporter la conversation hallucinante de glauquitude de la tenancière du lieu pendant qu'elle fait les paquets cadals. Se répéter en boucle "la vie est belle" pour contrer la dépression qui guette au coin du comptoir. Ne pas ouvrir grande sa bouche pour leur dire de la boucler et de s'acheter le package coeur+cerveau. Se retenir. Dur dur.

- En profiter pour aller acheter un anneau de bain pour la GrossePatate en même temps qu'un hochet rigolo. Ne pas acheter la moitié du magasin, se rapeller que le compte en banque de l'internet n'est pas rempli d'argent virtuel à dépenser sans compter, mais de vraies pépettes durement gagnées par le Chéwi à la sueur de son bic rouge.

- Rentrer dans le temps tout moche du dehors, jusque dans le confort tout chaud du dedans, en réussissant l'exploit de pousser la poussette mit paquets encombrants et bébé chouine chouine chouine. Ne pas prendre le bus, parce que tfassons, apa bus. Méchants bus.

- Enchaîner sans double axel et sans se péter la margoulette sur le marathon cataclop cataclop du vendredi soir. Ne pas s'enfiler tout le litre de chocolat chaud du thermos. Ah bah si, trop tard.

Samedi:

- Aller chercher les enfants à l'école. Facile.

- Faire le sapin avec les enfants. Facile, mais épuisant un peu. Faire gaffe aux consignes pour que le conifère artificiel ne semble pas tout droit dégobillé de la goule de l'enfer du kitsch pile poil sur la petite table de mon salon. Aider Chéwi à attacher toutes ces saloperies de petites ficelles dorées sur les boules neuves low price mais qui brillent et qu'on se voit dedans, achetées spécialement pour faire plaisir au PitiGasson qui en rêve. Ne pas fracasser les boules à coups de tatanne, rester zen. Dire au PitiGasson que oui il peut accrocher sa boule préférée sur l'arbre, et ne pas lui dire qu'elle est trop moche et qu'on voudrait l'avoir perdue dans la veuca. Et le laisser accrocher le Père Noyel, parce que c'est son plaisir.

- Supporter le beau-père, laisser les enfants s'extasier sur les supers cadeaux que j'ai achetés, le laisser récupérer tous les honneurs et les fouler aux pieds quasiment aussi sec. Ne pas ricanner devant l'ego plus que surdimensionné du monsieur. Ne pas se fiche de sa poire devant chaque énormité qu'il assène comme vérité immortelle gravée dans le marbre car issue de son cerveau à nul autre pareil! Sourire, être polie, penser aux enfants, c'est leur grand-père. Se dire que dans quelques années à peine ils le verront sous son vrai jour, et que ce sera triste pour eux. Se dire que les trois autres chouettes grand-parents rattraperont bien le coup. Zénitude mise à mal à plusieurs reprises, aucun mort, victoire.

- Enchaîner sur les courses à Pionch. Penser à acheter les chocolats pour remplir le calendrier de l'avent. Se retenir d'ouvrir une boîte de Champs-Elysées direct dans le rayon pour se calmer les nerfs. Passer 10 minutes avant la fermeture à la caisse, et s'excuser auprès de la caissière d'être such a pain in the ass, elle va terminer plus tard à cause de moi. Se retenir de l'embrasser quand elle me dit que ce n'est pas grave. Lui proposer de partir en thalasso dans un pays chaud, à boire des jus de fruits frais devant la piscine. Ranger les courses vite, se péter le dos. Ne pas pleurer. Bénir Alix d'avoir son permis de conduire, et sa mère de nous prêter la ouature.

Dimanche:

- Faire les courses de Noyel dans un ToysRUs qui de gentiment fréquenté passe rapidement à l'enfer sur Terre. Trouver des cadeaux pour tous les enfants, les miens, ceux d'Alix, le petit bouchon de la copine et ma nièce aussi, hop, hop, hop. Rester dans le budget et trouver des trucs sympas et adaptés. User et user encore du forfait illimité du portable. Perdre Alix dans les rayons et lui téléphoner pour la retrouver. Ne pas s'assoir et dormir quand on se rend compte qu'il pleut à verses dehors. Charger la voiture.

- Aller chez Ikea avec la coupine. Se retenir d'acheter le magasin, prendre juste des rangements utiles, cette caisse là, pour les playmos de la Lutine, et ces boîtes Glis trop bien, pour trier les 1800 légos du PitiGasson (oui 1800, autant dire que ce n'est pas jouable si ce n'est pas trié!). Des torchons aussi. Mais le croco en peluche, non? Non! Mais il aurait été terrible pour faire le monstre qui attaque l'île des pirates playmobil? NON! Bon ok. Mais? NON! Pffffff.

- Rentrer tard alors qu'on est parties tôt, ranger les jouets à la cave, remonter, remplir le calendrier de l'avent avec les chocolats. Emballer 48 chocolats dans du papier alu sans en manger un seul. Se dire que personne n'apprécie l'exploit à sa juste valeur et que c'est bien dommage. Se sentir fatiguée un peu.

- Oh, MaGrossePatate à 39°2. Super. Ne pas pleurer que le bébé est malade. C'est moi l'adulte.

- Construire les calendriers de l'avent playmobil achetés en avance sur ebay il y a des mois, en profitant du sommeil de la PatateChaude. Regarder la boîte: temps de montage, 25 minutes. Passer une heure et demi sur le calendrier Princesses de la Lutine, râclures de fleurettes de mes fesses, crébindiou! Passer une grosse demi-heure sur celui des Chevaliers du PitiGasson, ahahaha les mecs c'est carré, y'a des armes, du canasson, du concret, des tables, des torches, des bestioles, pas toutes ces misérables fleufleurs leur mère! Se retenir de dormir par terre. Aller chercher deux punaises, et accrocher les calendriers terminés dans les chambres des enfants endormis. Se rendre compte qu'on est déjà demain.

Lundi:

- Rester toute la journée à la maison à s'occuper du bébé malade. Filer chez le médecin à 18 00, en larguant les autres loulous chez Xila. S'occuper de la PatateBouillante (39°6) dans la salle d'attente, le mettre carrément en body (troué, la HONTE! son père lui a mis le body de secours, bouh ouh ouh, achevez-moi) et ensuite s'entendre dire que le petit mimi chouine et dort tout le temps parce qu'il a un bon rhume, une mini bronchiolite et une grosse otite. Yiha. Aller chercher les médocs. Rentrer chez soi, se mettre en pyjama, et décider de rester en pyjama jusqu'à ce que le bébé soit guéri, et débrancher son cerveau. Voilà.

Cre
vai
son

men
tale

Aujourd'hui, retour chez le doc, changement de médocs, youpi², je suis toujours en pyjamas, et c'est parti pour durer.
Du coup j'ai trié quasiment les 1800 légos, et aussi mon FaceBook que c'était le dawa là-dedans. C'est dire si j'ai des activités passionnantes. Faut que je m'occupe, les enfants sont à l'école et mon bisou ne fait que dormir.

Je vous rassure, ce soir MaGrossePatate recommence à sourire et à jouer, donc je respire. Mais je suis toujours en pyjama. C'est la convalescence. C'est long un peu.


Et comme je vous aime, un petit bonus.


bonus track MaGrossePatate se fiche du monde en général et de sa mère en particulier:
Je suis très vexée. Mon bébé chéri refuse la purée de carottes super trop bonne lisse et douce et délicieuse, que j'ai confectionnée de mes blanches mains avec amour, il en a des hauts-le-coeur, alors qu'il lèche sa morve avec délectation. Ingrat!